OXI commence par un “O” comme OUI, mais veut dire NON ! Un grand NON ! Le billet du jour…

MOI_pRÉVOLUTION !!!
Bonjour et bises à toutes et tous mes amis (es),
C’était il y a un peu plus de cinq mois, les Grecs ont choisi Syriza avec Trispas pour gouverner la Grèce. Déjà, ils ont le fait le choix du NON à la Troïka.
Et depuis cinq mois la zone euro, le FMI, la BCE et toutes les composantes de l’Europe ont fait du chantage, de l’intimidation, de la provocation pour que Trispas accélère les réformes et ajoute encore plus d’austérité dans son pays.
Mais, Trispas n’est pas Hollande, il a promis à son peuple un changement de politique et il veut honorer ses promesses. Oui, quand Trispas annonce que le changement, c’est maintenant… Eh ben ! C’est maintenant !
Hier, dimanche 5 juillet 2015 sera une date historique pour la Grèce, mais aussi pour toute l’Europe.
Les Grecs ont eu droit à toute leur place, à la place du peuple que nous souhaitons depuis déjà plusieurs années. Celle de pouvoir choisir, celle de pouvoir s’exprimer, celle de pouvoir participer à la décision, et cela s’appelle la DÉMOCRATIE !

2015-07-06_05-51-00Trispas fait partie de ces élus qui ont compris qu’il n’avait qu’un mandat pour représenter son peuple, mais que c’était au peuple de se prononcer, il l’a fait en mettant en place un référendum ou en raccourci la question était : continuer l’austérité voir, l’augmenter et préférer le pouvoir financier ou mettre en place une autre politique, la politique de l’humain d’abord, il s’agissait pour le peuple grec de répondre « OXY » pour dire non ou « NAI »  pour dire oui. Cela s’est fait en une semaine. Et pendant toute une semaine, les Grecs ont subi intimidations, provocations, pressions, mais cela n’a pas suffi à la détermination des Grecs à dire « OXY » NON à plus de 61 % des voix. Ils ont désobéi et comme le disait Martin Luther King : « Chacun a la responsabilité morale de désobéir aux lois injustes. » En effet, mettre l’humain à genoux au nom de l’argent est injuste, créer la pauvreté est injuste, créer l’insécurité est injuste.
Les grecs ont démontré que le peuple n’était pas soumis aux diktats des banques, hier soir, toutes celles et tous ceux qui commentaient le résultat de ce référendum n’ont parlé que de banque, de finance, de dette, d’argent, jamais il a été fait état de l’humain.
Ils ont dit NON ! Alors, aujourd’hui que va-t-il se passer ? Les dirigeants de la zone euro auront-ils ce courage de sortir la Grèce de l’Europe ? Auront-ils, le courage de couper les vivres à la Grèce ? Faire cela, prouvera que la zone euro est plus que fragilisée, ce serait un échec pour toute l’Europe.
Ou auront-ils compris qu’il est urgent de prendre une nouvelle voie pour conforter notre Europe, et enfin cesser avec l’Europe de la finance pour enfin avoir une Europe sociale, une réelle Europe des peuples ?
Auront-ils compris que la Démocratie n’est pas un vain mot, mais bien une réalité ? Auront-ils compris que ce ne peut être qu’une poignée qui décide pour des millions de citoyens ?
Il faut bien comprendre que le « NON » grec est un NON qui doit pousser tous les peuples européens à être solidaire avec le peuple grec. Tous ENSEMBLE, nous pouvons encore changer la donne.
Dans tous les cas, au lieu de paniquer, félicitons-nous de ce choix qu’ont fait les Grecs, je reste persuadé que cela va produire des réactions dans le monde politique, des répercussions positives sur l’avenir de l’Europe. Il ne peut en être autrement !
Liberté, égalité, fraternité, solidarité, laïcité, poing fermé et levé.

Document l’Humanité: la Commission européenne confesse son échec

2013-11-20austerite-ueDans un document inédit que l'Humanité dévoile ici, un des économistes en chef de la Commission européenne mesure les effets désastreux de l’austérité dans les pays de la zone euro. à cause de ces seules politiques, la France aurait perdu 5 points de croissance.
C’est la note dont la presse n’a pas parlé, ou presque. Son auteur n’est pourtant pas le premier venu : Jan In’t Veld est un économiste connu et respecté. « Il est le modélisateur en chef de la Commission européenne. Toutes les politiques économiques mises en œuvre par la Commission sont établies sur la base de ses travaux », rapporte à l’Humanité un de ses confrères.
Dans un document en anglais d’octobre 2013 à l’en-tête de la Commission de Bruxelles et portant sur « les consolidations budgétaires et ses retombées dans le noyau et la périphérie de la zone euro » (à télécharger ci-dessous), cet économiste a mesuré les effets sur les pays concernés des mesures d’austérité mises en place de façon coordonnée dans la zone euro, de 2011 à 2013, avec la bénédiction des commissaires de Bruxelles. Croissance, taux de chômage, investissement, consommation… : tout est passé au crible et « modélisé », pour isoler l’effet de l’austérité des autres facteurs économiques. Et le résultat est édifiant.
1,6 points de croissance perdu de 2011 à 2013

 

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La commission européenne bloque une alternative concrète à l’austérité

La commission européenne vient de refuser la proposition d'initiative citoyenne européenne visant la création d'une banque publique européenne dont je suis l'un des promoteurs, avec 6 autres personnalités européennes*. Face aux politiques d'austérité et de toutes les mesures « de gestion de la crise », nous voulions porter l'idée d'une banque qui, contrairement aux banques privées qui spéculent au lieu d'investir dans l'économie réelle, ait pour mission de financer les services publics et des innovations industrielles écologiques et respectueuses des droits des salariés. Nous voulions au moyen d'une grande campagne dans laquelle nous récolterions 1 million de signatures de citoyens européens, favoriser l'intervention citoyenne dans le chemin vers une sortie de crise.
Le motif de ce refus est consternant: « la commission considère qu'il n'y a pas de base juridique dans les traités qui permettrait de présenter une proposition d'un acte juridique établissant un tel organisme ». Il y a au moins deux leçons à tirer de ce blocage de la commission. La première est que les dogmes sacrés qui guident les choix de l'UE et qui conduisent chaque jour une peu plus tous les peuples européens vers l'abîme, empêche toute proposition innovante au service des peuples. La refondation des objectifs de l'UE est plus que jamais nécessaire pour trouver des issues à la crise. La seconde est que le pouvoir des citoyens sur les décisions européennes reste à conquérir.
Il est inadmissible que le jour où la banque centrale européenne en décidant le rachat direct de titre de dette des Etats membres de la zone euro, reconnaît l'échec de ses choix antérieurs, la commission européenne décide de refuser la possibilité même d'une telle campagne. Avec le Parti de la gauche européenne et l'ensemble des forces politiques, sociales et syndicales qui cherchent une réelle issue à la crise, je continuerai par d'autres moyens à promouvoir une autre conception de l'Europe, au service des citoyennes et citoyens.

Traité européen : Le Pen, telle un coucou, veut parasiter le nid de ses adversaires

A l'appel du Front de gauche et d'acteurs du mouvement social, la mobilisation contre le Traité européen, pour une Europe de la solidarité et contre l'austérité, prend de l'ampleur. Cela gêne Marine Le Pen qui a choisi pour sa rentrée, telle un coucou, de parasiter le nid de ses adversaires. La voilà donc qui réclame un réferendum mais pour demander de dissoudre la zone euro, autrement dit de remplacer la catastrophe de l'austérité généralisée par une autre catastrophe plus grande encore.
Personne n'est dupe. Les habituels discours de division des salariés européens qui opposent les peuples les uns aux autres ne sont pas les nôtres. Ils servent surtout de repoussoir idéal en faveur du camp qui veut l'adoption du traité Sarkozy/Merkel et ce, sans que les Français puissent donner leur avis.
Le Front de gauche ne tombera pas dans ce piège grossier. Face à la campagne égoïste du FN, nous portons face à l'Europe de l'austérité, le projet d'une Europe solidaire unissant les Italiens, les Grecs, les Espagnols victimes de l'austérité érigée en dogme par les promoteurs de ce traité.
Le Front de gauche, en lançant sa campagne, en mobilisant pour une grande manifestation fin septembre contre ce traité et pour la consultation des Français, veut promouvoir et refonder cette Europe. En somme, tout le contraire du discours du FN.

Le président de l’association des usagers des banques tire la sonnette d’alarme…

http://www.youtube.com/watch?v=cH8ILxuMzeQ

Serge Maître est docteur en droit et secrétaire général de l’Association française des usagers des banques. Fondée en 1987, cet organisme de 6 000 adhérents vient en aide aux clients des banques et des établissements de crédits (particuliers et entreprises) victimes d’abus. Elle a pour mission d’informer les usagers de leurs droits et de leur donner les moyens de les faire valoir.

M E S

Le MES est le nouveau dictateur européen. Quand il veut, et aussi souvent qu’il veut, il peut simplement exiger des pays de la zone euro de payer des milliards d’euros sous 7 jours !!! Il peut ruiner un gouvernement en moins d’une semaine !!!

Rigueur : retraites, prestations sociales et Sécu dans le collimateur

Fillon vient d’annoncer le deuxième volet de son plan de rigueur. Et ce n’est qu’une petite étape devant rapporter 7 milliards d’euros, dans un plan global de 65 milliards d’ici 2016. Et c’est une nouvelle fois la solidarité qui est attaquée.
Accélération de la réforme des retraites
. L'application du passage de l'âge légal de départ en retraite à 62 ans devrait être avancée d'un an, soit 2017, ce qui a pour but de diminuer de 4,4 milliards d'euros les déficits des caisses retraites entre 2012 et 2016. Les générations nées entre 1952 et 1956 devront travailler quelques mois supplémentaires. Ce devrait être 8 mois de plus pour les salariés nés en 52.
Gel de l’indexation de l’augmentation de prestations sociales. Autrement dit, l’augmentation de certaines prestations sociales ne sera plus indexée sur l’inflation. Ce ne sera que de 1% l'an prochain, soit le niveau de la croissance, ce qui entraînera une nouvelle baisse du pouvoir d’achat. Ce sont les prestations familiales et les aides au logement qui seront touchées. L'augmentation aurait du être de 2,3% au premier janvier.
Un nouveau rabot est annoncé sur les dépenses de santé et de nouvelles niches fiscales seront supprimées. Sept cents millions d'euros d'économies supplémentaires seront réalisées sur les dépenses de santé et les "niches" fiscales seront réduites de 2,6 milliards supplémentaires.
Côté recettes, le taux réduit de la TVA sera porté de 5,5% à 7%, cela concernera la restauration, l'hôtellerie et les travaux du logement, mais non les produits de première nécessité, dont l'alimentation. Le gain estimé serait de 1,8 milliard d'euros. L'impôt sur les sociétés sera quant à lui majoré de 5% pour les entreprises dont le chiffre d'affaires dépasse 250 millions d'euros. De même, le prélèvement forfaitaire libératoire (PFL) sur les dividendes et les intérêts porté de 19% à 24%.
Enfin, mesurette symbolique, Fillon a annoncé le gel du salaire du président de la République et des ministres. Le plafond de remboursement des dépenses de campagnes électorales a également été réduit de 5%.
Voir les réactions à gauche à ces mesures : "le plan Fillon est une véritable provocation sociale"

« Just married… pour le pire » : le mariage de « Kate et Will » ne cachera pas celui de Merkel et Sarkozy

Tout a commencé le 24 mars 2011 lors du conseil européen. A l'origine, ce dernier devait porter sur les questions d'énergie et d'innovation. Vraisemblablement, ce n'était pas du goût d'Angela Merkel et de Nicolas Sarkozy. En effet, le couple franco-allemand a profité de ce sommet pour soumettre son projet de pacte de compétitivité.
Nous sommes dans un contexte de crise financière majeure. La crise politique au Portugal affole les dirigeants européens. Ils craignent une nouvelle déstabilisation économique de la zone euro. Dans ce cadre, le pacte pour l'euro est jugé « crédible » et « cohérent ». Il a d'ailleurs mis d'accord les dirigeants de la zone euro. Il vise officiellement à une plus grande convergence des politiques nationales en matière fiscale et budgétaire face aux marchés financiers. Les pays membres « volontaires » sont ainsi sommés de réformer leur économie pour plus compétitivité.
En réalité, ce projet est porteur de mesures d'austérités drastiques et profondément antisociales. Dans les domaines de compétitivité, d'emploi, de retraite ou encore discipline budgétaire la rigueur se retrouve sur le dos des contribuables.
Il s'agit dans ce dossier de faire un état des lieux sur la situation et d'ouvrir des pistes de réflexion, des alternatives, pour la construction d'une autre Europe.

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