Manuel Valls est passé sur l’autre rive en assumant une politique de droite

valls_6A la tribune de l'Assemblée nationale, le Premier ministre a répondu à la fronde de députés socialistes par quelques aménagements cosmétiques mais l'affront à notre pays, aux familles, aux fonctionnaires et aux retraités est assumé crânement.
Pour la première fois sous la V° République, un chef de gouvernement issu d'une majorité parlementaire de gauche défend une politique dont la droite et le patronat avaient rêvé sans jamais espérer aller aussi loin, aussi brutalement.
Un âge d'or pour les entreprises, sans contre-partie, payé sur le dos du monde du travail et des plus fragiles. Une hémorragie de 50 milliards d'euros dans la dépense publique et sociale pour moins de service public, de solidarité et d'égalité de traitement, le dynamitage en règle de la protection sociale et de la démocratie locale.
Il n'y aura pas  « d'apaisement » avec une telle orientation comme y invite M.Valls mais une aggravation rapide et dangereuse de la crise politique, sociale et économique. « Ce qui empêche d'installer la confiance », c'est une politique de droite alors que le changement, en 2012, avait été annoncé à gauche. Le premier ministre lui est passé sur l'autre rive en assumant une politique de droite : celle d'une austérité à perpétuité.

Valls : “plus vite, plus fort, mais pas plus juste”

images_93Dans une déclaration à l'issue du conseil des ministres, Manuel Valls, en lieu et place du porte-parole du gouvernement, a poursuivi une storytelling sur l'action gouvernementale avec, au final, un seul et unique message : "ça va saigner. Et à tous les étages".
Pour l'Etat et ses opérateurs, avec l'annonce du maintien du gel du point d'indice pour les fonctionnaires. Pour les collectivités territoriales, avec une ardoise de 11 milliards d'euros de baisse des dotations d'ici 2017. Pour la santé et la sécurité sociale avec la confrmation des 21 milliards d'euros, c'est sans précédent, amputés dans les dépenses de santé et de sécurité sociale. Le Premier ministre porte une attaque sévère avec l'annonce de la non revalorisation des prestations d'ici octobre 2015, ce qui aura des conséquences très douloureuses, notamment pour les retraités.
"Plus vite, plus fort", en effet, mais en aucun cas "plus juste". Si le Premier ministre retouche à la marge les arbitrages sur l'affectation des 50 milliards d'économies, sans consultation du parlement et des partenaires sociaux, le pacte de responsabilité est gravé dans le marbre d'une austérité que surveillent de près la commission européenne et le patronat. Dès aujourd'hui, à n'en pas douter, l'un comme l'autre diront au Premier ministre de la France : "des efforts mais peut et doit mieux faire".

Nouveau gouvernement : « Une sidérante fin de non recevoir » (Olivier Dartigolles – PCF)

valls-hollandeAlors que la politique gouvernementale a été très fortement sanctionnée lors des élections municipales, la composition de nouveau gouvernement confirme une sidérante fin de non recevoir, symbolisé par le choix de M.Valls à Matignon, un véritable acharnement de F.Hollande et des principaux dirigeants du PS à ne pas prendre en considération l'état réel du pays, le niveau des attentes et des souffrances.
Rien ne change ? Pas exactement puisque ce gouvernement « resserré » sera celui d'une accentuation de la cure d'austérité avec, comme première conséquence, une aggravation de la crise politique.
Symbole saisissant, a peine quelques minutes avant l'annonce du nouveau gouvernement, F.Hollande partait pour Bruxelles avec, sous le bras, le pacte de responsabilité, les 50 milliards d'euros d'économies et une nouvelle attaque contre le financement de la sécurité sociale déguisée en « pacte de solidarité ».
Nous proposons de prendre une tout autre direction avec la marche du 12 avril, celle du sursaut citoyen et populaire, d'une remobilisation de l'ensemble de la gauche, avec des socialistes et des écologistes qui ne veulent pas de l'austérité comme seul horizon.
Aujourd'hui, ce gouvernement dont le combat consiste à abandonner notre pays aux marchés financiers ne dispose pas d'une majorité de gauche à l'Assemblée nationale. Les prochains jours peuvent ouvrir une nouvelle séquence politique avec un grand débat sur les alternatives, les solutions, les grands chantiers à engager pour un changement de gauche.

Au secours ! Au secours ! Une Valls à deux temps ! Vichy est de retour ! Le billet du jour…

MOI_pRÉVOLUTION !!!
Bonjour et bises à toutes et tous mes amis (es),
La république de Vichy, oui je pèse mes mots, la république de Vichy.
Alors que nous étions une trentaine à vouloir nous faire entendre lors de la venue de Valls, en découdre pacifiquement armés de nos petits drapeaux Front de gauche, PCF et CGT en ajoutant celui de la Fase de notre ami Oscar, en y ajoutant nos badges nous nous sommes fait traités comme des sauvages, des délinquants, des repris de justice.
Même des élus de la république, un Maire et ses adjoints ont été traités de la même façon.
C’est une HONTE ! UNE HONTE !
Une centaine de gendarmes et policiers nous ont conduits manu militari (Oh Manuel que tu dois aimer cette expression !) loin du parvis de la mairie de Longwy bas entre deux immeubles, cachés afin que personne ne remarque notre présence. Encadré par ces gendarmes et policiers et cela a duré deux heures. Une garde à vue sous la pluie et le froid.
Et cela sous un gouvernement de gauche, qui ne cesse de dire qu’il est à gauche.
MENSONGE ! MENSONGE !!!! Il est à droite, bien à droite, et plus qu’à droite et prend le chemin de Vichy.
En 42 ans de militantisme je n’ai jamais vu ce genre de comportement, indigné, révolté, en colère, car si aujourd’hui ce Valls agit de la sorte c’est notre faute, nous avons appelé sans condition à élire ce président Hollande qui a nommé ce sinistre ministre de l’intérieur VALLS, la valse des Gendarmes et des policiers. Manu, tu es un vendu !
Hier la république a bafoué la démocratie, la liberté d’expression, la liberté de circulation.
Camarades, vous qui allez certainement dans votre région faire comme nous voulions le faire hier prenez vos distances et donnez-vous les moyens pour que cela ne se reproduise plus.
Mais le pire de tout cela, des élus qui se disent haut et fort communistes membre du Front de gauche ont assisté à cette mascarade et au lieu de porter soutien à leurs alliés, leurs militants qui font qu’aujourd’hui ils sont des élus, ont préféré participer aux discours de ce Valls et par la force des choses se sont rendus coupables de complicité avec ce gouvernement de Vichy.
À la fin de cette garde à vue, nous nous sommes rendus au-devant des élus pour dire notre colère, le premier qui s’est présenté a été Jean-Paul DURIEUX (ancien député et maire PS de la ville) qui nous a dit sans gêne que cela n’avait pas été normal de nous avoir traités de la sorte, pffffff !! Quel gougeât ! Quel menteur ! Quel hypocrite ! Charlatan que tu fais Jean-Paul, bonimenteur que tu es !
Voici quelques photos, les images sont parfois plus claires que de propos.
Tu pousses le bouchon un peu trop loin MANU !
Liberté, égalité, fraternité, solidarité, laïcité, poing fermé et levé.

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Venue de Valls à Longwy le 10 Février 2014_31a

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Roms : Après le drame de Lyon, « plus d’expulsion sans relogement systématique »

roms_8_0Deux enfants et une femme ont péri dans la nuit de dimanche à lundi dans un incendie qui a ravagé une usine désaffectée de Lyon occupée par plus de 200 Roms. Présent sur place, le ministre de l'Intérieur a manifesté sa "profonde tristesse" tout en déclarant qu'il fallait continuer à évacuer "les campements de fortune", "un vrai danger" selon Manuel Valls.
Face à ce drame affreux, ce discours est devenu insupportable.
Cette tragédie démontre que le recours aux évacuations sans relogement durable et viable pour les familles ne règle rien. D'expulsion en expulsion, des familles Roms se mettent à la merci de solutions d'hébergement de plus en plus dangereuses. Cela doit cesser.
Après ce drame, plus d'expulsion sans solution viable en terme de logement et de possibilité de travail. Le sort de milliers de familles Roms en dépend.

 

Roms : “Valls conduit une politique de bouc émissaire”

roms_8_0Le Comité Interministériel de Lutte contre le racisme et les discriminations a conclu que l’année 2012 avait été marquée par un développement des actes et des propos racistes, xénophobes, antimusulmans et antisémites, banalisés car colportés par certains discours publics.
Cette conclusion est le résultat de la politique de Nicolas Sarkozy qui a fait le choix de labourer les terres d’extrême droite, exploitant les peurs, déplaçant la question sociale sur le terrain identitaire, alimentant un racisme « culturel », véritable arme de division massive.
Problème. En s'attaquant une fois de plus aux Roms, Manuel Valls "fait du Sarkozy" et légitime le rejet de l’autre, la xénophobie contre des populations vulnérables et démunies.

Cette politique du bouc émissaire décrédibilise l’annonce du Comité interministériel de renforcer la lutte contre les préjugés et contre le racisme. De plus, le Gouvernement recule sur 2 propositions du candidat Hollande dans la lutte contre les discriminations : le droit de vote des résidents étrangers aux élections locales et la lutte contre le contrôle au faciès.
Le gouvernement va-t-il laisser la droite faire sa loi sous l’argument que la gauche ne disposerait pas de la majorité des 3/5 au Parlement ? Seuls les combats qui ne sont pas menés sont perdus d’avance. Il est encore temps d’engager la procédure parlementaire pour que les résidents étrangers votent aux élections municipales de 2014.
Quant à la lutte contre le contrôle au faciès abandonnée par Manuel Valls, Marie-George Buffet a déposé une proposition de loi. La majorité pour l’adopter existe.

Il faut que le Front de Gauche montre sa différence ! Il faut couper le cordon ombilicale avec nos partenaires qui ne tiennent par leurs promesses !

Ce n'est plus s'abstenir qu'il faut faire lors d'un vote ! c'est voter NON quand cela ne va pas dans le bon sens, il y va de notre crédibilitée.

Régularisation/Valls : « la gauche ne doit pas mettre ses pas dans ceux de Claude Guéant »

Alors que les principales organisations syndicales et associatives de défense des sans-papiers ont demandé au Premier ministre Jean-Marc Ayrault une rencontre sur la base de leur plateforme de revendications, on apprend aujourd'hui par voie de presse que le ministre de l'Intérieur Manuel Valls envisage une circulaire visant à la régularisation au cas par cas des sans-papiers. Curieuse conception de la concertation démocratique.
On ne peut accepter que la gauche mette ses pas dans ceux de Claude Guéant en poursuivant la politique du cas par cas. Il faut au contraire définir des critères qui permettent à tous d'être à égalité. Ces critères ne peuvent s'appuyer sur une conception d'un autre temps selon laquelle les immigrés seraient un problème alors même que toutes les études démontrent le contraire.
µ
Malgré des annonces prometteuses sur la fin de la rétention pour les enfants ou la création d'un titre de séjour de 3 ans, les propos de Manuel Valls sur la question des migrants sont encore trop simplistes parfois même inquiétants : rien sur les conditions de vie des immigrés expulsés dans leur pays où ils risquent parfois le pire, rien sur la question des droits tel que le droit de vote des résidents étrangers comme le demande activement le PCF.

Le PCF demande le rétablissement de la carte unique de 10 ans et le droit au regroupement familial, conditions d'une vie digne. Un nouveau code de la nationalité, fondé sur le respect intégral et automatique du droit du sol dès la naissance et sur un droit à la naturalisation permettant à tous les étrangers qui le souhaitent d'acquérir la nationalité française au-delà de 5 ans de résidence doit être mis en place. Enfin, pour que ces questions soient correctement prises en compte et traitées avec le respect de l'humain, il est urgent que le sujet de l'immigration soit détaché du ministère de l'Interieur.

Droite ou Gauche (vous avez dit “gauche” ? Il faut le dire très, très vite !) ? Cherchez la différence

Rocard (PS) codirige avec l'UMP Juppé actuel Ministre des affaires étrangères un programme d'investissement d'avenir. Cette mission qui n'est "ni de droite ni de gauche" dit-il lui a été confiée par… Sarkozy lui – même.
Rocard est satisfait du choix des premiers investissements. "Globalement, nous pensons avec Alain Juppé que les enveloppes ont été bien calibrées".

 


Manuels Valls, autre PS, député, maire d'Evry et candidat à la primaire socialiste a déclaré fin juillet : "Je reste convaincu que des hommes et des femmes comme De Villepin, Bayrou ou C. Lepage, pour ne citer qu'eux, peuvent faire partie d'une majorité de large rassemblement".

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