Jean-François Copé a un problème de latéralisation politique

couv-copePauvre Jean-François Copé. A l'émission de télévision « Des paroles et de actes » hier soir, le secrétaire national de l'UMP a encore fait fort. Déroulant un programme largement inspiré des thèses de l'extrême droite, notamment sur le droit du sang ou la chasse aux fonctionnaires, Jean-François Copé a expliqué que "le programme de Mme Le Pen est un copier-coller de celui des communistes". Surréaliste !
Adepte de la lumineuse stratégie du « plus c'est gros, plus ça passe », le leader de la droite française ne sait plus quoi inventer en confondant sa droite de sa gauche.
Nous pouvons aider Jean-François Copé à résoudre son problème de latéralisation » politique. Une première leçon pour commencer : la droite c'est l'égoïsme, la gauche,c'est la solidarité.

Incident sexiste à l’Assemblée : « Indigne d’un élu de la République »

an_43Le PCF condamne les propos et attitudes sexistes de députés UMP hier soir à l’Assemblée nationale, contre une députée écologiste.
Ce comportement est tout à la fois ridicule et indigne de la part d’ élu-es de la République, et proprement scandaleux vis-à-vis d’une de leurs collègues femmes.
Ce n’est malheureusement pas la première fois que ce genre d’incident se produit, traduisant la difficulté pour certains hommes politiques à accepter qu’il y ait également des femmes politiques. 27% de femmes à l’Assemblée Nationale serait-ce encore trop pour l’UMP ?Au moment où l’Assemblée Nationale débat de l’avenir des retraites, projet lourd de conséquences pour les salariées, un élu de la République se montre indigne du mandat que les électrices et électeurs lui ont confié.
Décidément, la droite décomplexée se croit au-dessus des règles. Soyons vigilants et mobilisés pour condamner de tels actes. L’égalité entre les femmes et les hommes passe par le respect de chacune et chacun.

Ne laissons pas les mots rester des mots, notre peuple a besoin d’actes, d’actes forts. Le billet du jour.

MOI_pR E V O L U T I O N !!!!!
Bonjour et bises à toutes et tous mes amis (es),
Ça promet !
À vouloir jouer avec les électeurs, bonjour le résultat de la gauche aux prochaines municipales.
Brignoles, élection cantonale partielle, la gauche ne figure même pas au deuxième tour, ce sera un combat à droite UMP contre FN.
Le candidat communiste soutenu par le PS n’obtient que 14,60 % des voix et le candidat écolo 8,9 %.
Encore une fois, la mise en place du front républicain oblige, les électrices et les électeurs de gauche se voient dans l’obligation de voter pour un UMP afin de battre le candidat FN qui additionne 40,40 % des voix au premier tour.
Et pourquoi ? Ne prenons pas les gens pour des imbéciles, depuis l’avènement de Hollande et du PS au pouvoir en mai 2012, ceux-ci appliquent ce que Sarkozy n’avait pu faire aboutir.
Politique d’austérité, cadeaux au MEDEF, le chômage qui ne cesse de grandir, la pauvreté s’installe sous un gouvernement de gauche. 
Et chez nous, on se déchire, le PCF continue à vouloir composer avec le PS et le PG avec EELV les verts.
Quand ? Oui, quand ? comprendrons-nous que de faire de la politique, ce n’est pas jouer, ce n’est pas fricoter avec celles et ceux qui ne pensent pas comme nous, que nous devons redevenir nous, un parti révolutionnaire, un parti de gauche, de la vraie gauche.
Le Front de gauche, qui réunit toutes les composantes de cette gauche, cette gauche à gauche de cette gauche qui est aujourd’hui à droite doit continuer le combat qu’il a mené lors de la dernière présidentielle. Rassembler toutes celles et ceux qui ont réellement cette volonté de faire barrage à la droite, à l’extrême droite, sans équivoque possible. De mettre une politique réellement basée sur l’humain d’abord et de laisser la place au peuple, la place qu’il mérite. Ce n’est que si nous sommes nous, que nous démontrerons qu’il est réellement possible de faire autrement, que nous attirerons les foules.
Critiquer la politique du gouvernement, manifester contre les mesures allant à l’encontre du bien-être du peuple et se rallier ensuite avec celles et ceux qui pratiquent cette politique n’est pas la réponse qu’attendent les Françaises et les Français. Il nous faut faire la différence, démontrer que nous ne sommes pas les mêmes, que nous sommes capables non seulement de rassembler, mais aussi d’appliquer une autre politique.
Notre discours change à chaque élection, une fois nous sommes Front de gauche et une autre, nous faisons avec le PS. Comment voulez-vous que le peuple s’y retrouve.
La Marine a toujours les mêmes propos et cela depuis des années. Même si ceux-ci sonnent faux, même si ceux-ci sont racistes, même si ceux-ci nous rappellent une histoire que nous ne souhaitons pas revivre, ils sont toujours les mêmes, sa ligne est restée la même. Cela prend chez les gens, et la preuve est cette élection de ce dimanche sans compter tous les sondages qui annoncent une montée vertigineuse de ce parti haineux, ce parti qui fera certainement pire que la droite et le PS d’aujourd’hui.
Nous, on se bagarre non plus pour la lutte des classes, mais pour la lutte des places.
Certes, être dedans est mieux qu’être dehors, avoir des élus qui nous représentent est mieux que de ne pas en avoir, mais faut-il pour cela continuer à se rallier avec le diable ?
Ne serions-nous pas capables pour une fois de dire non à toutes ces « mamailles politiciennes » qui ne font que nous faire perdre. Perdre des élections et notre notoriété, perdre notre âme au nom de notre présence dans ces instances qui aujourd’hui tuent le peuple.
J’entends et je lis ici et là qu’il faut garder nos élus, voire en gagner pour faire barrage à cette politique austéritaire qui fait des ravages dans la population, des propos auxquels bien évidemment j’adhère, mais ce n’est pas en se ralliant avec ceux qui pratiquent cette politique que nous allons garder ou gagner des élus, nous allons en perdre, nous allons disparaître.
Nous avons manifesté pour une 6ème république, car nous savons qu’aujourd’hui il faut changer, tout changer et changer profondément les méthodes. Alors, pourquoi ne pas profiter de ces échéances qui s’approchent à grands pas pour démontrer notre sincérité, notre réelle volonté de voir les choses changer ? Pourquoi ne pas affirmer que nous ne sommes pas comme les autres ? Au nom de quoi, sacrifierons-nous tout un peuple pour une question de place ? Nous avons un programme, nous avons envie, la volonté, la différence alors, soyons pour une fois NOUS et rien que NOUS.
Je suis de gauche et bien à gauche et je n’ai pas envie à chaque fois de voter UMP, je veux voter pour des candidats de gauche et bien à gauche. Faisons que les conditions soient celles-ci et pas celles que nous ne souhaitons pas assumer.
Camarades et amis (es) ce n’est ni Pierre Laurent ni Jean-Luc Mélenchon qui doivent nous dicter la conduite à tenir. C’est nous, les militants qui doivent faire pression pour qu’enfin notre rassemblement soit un réel rassemblement pour démontrer notre différence, pour démontrer notre volonté de vivre dignement avec une politique qui soit réellement basée sur l’humain d’abord et la place au peuple, ne laissons pas les mots rester des mots, notre peuple a besoin d’actes, d’actes forts.
Liberté, égalité, fraternité, solidarité, laïcité et poing fermé et levé.

Le billet du jour : Camarades, avant de réclamer la Révolution citoyenne, soyons citoyens et démontrons que la base du Front de gauche agit déjà dans nos structures réciproques.

MOI_pAvec le temps, va, tout s’en va !
Je me rappelle lorsque j’ai adhéré au Parti communiste Français, on me disait au sein de ce parti : ce qui compte c’est le peuple, les femmes et les hommes de ce monde, les femmes et les hommes qui triment pour que nous améliorions leur quotidien.
Le Parti communiste a toujours été aux côtés des opprimés, ce parti rempli d’histoires, des histoires où la lutte, le combat contre les différences, pour la paix, étaient des soucis de chaque jour.
On me disait qu’il fallait RASSEMBLER, FAIRE AUSSI AVEC LES AUTRES, tout en me soulignant qu’il ne fallait jamais être du côté de celui qui ne respecte pas les citoyens que nous sommes toutes et tous.
On me disait que l’objectif du Parti communiste était de créer un monde merveilleux, un monde de partage, un monde où les inégalités devaient disparaître.
Pendant longtemps, nous avions un fonctionnement où il fallait suivre ce que la majorité décidait, c’était le centralisme démocratique, en fait, on parlait, discutait, débattait et après chacun partait sur la même ligne. Aujourd’hui, tout cela est fini, les communistes ont aussi le droit de penser autrement, le centralisme démocratique n’existe plus.
On a choisi de faire voter les adhérents sur les sujets qui fâchent et qui posent d’énormes questions de fond.
On a choisi de faire voter les adhérents, mais avant chaque vote, les responsables nationaux, fédéraux et locaux se permettent de dévoiler ce qu’ils pensent et forcement le jeu est truqué, faussé et le choix des communistes est dirigé, dirigé vers ce que penses nos responsables, comme si les adhérents du Parti ne seraient pas assez grands pour savoir ce qu’ils ont à faire.
RASSEMBLER que l’on me disait, il faut faire ENSEMBLE mais pas avec celles et ceux qui ne respectent pas les citoyens. Ces mots raisonnent dans ma tête comme si c’était aujourd’hui que l’on me faisait la leçon.
Comme si j’avais besoin d’un cours pour comprendre que seul, nous ne serions pas en mesure de faire changer réellement les choses. J’ai toujours fait partie de cette stratégie de vouloir réunir et unir les forces qui pouvaient ou qui peuvent à un moment changer le cours de l’histoire. Encore aujourd’hui je suis dans ces dispositions. Et je pense fermement que ce n’est que collectivement que nous arriverons à faire mieux.
Avant 1981, le PCF représentait 20 % des électrices et des électeurs, nous avons fait campagne pour le programme commun, nous étions présents dans les usines, à faire le porte-à-porte, les marchés pour défendre et faire avec le programme commun. À l’époque je dois dire que j’ai vu très peu de socialistes faire la même chose.
Le 26 avril 1981, lors du premier tour de la présidentielle, Georges MARCHAIS qui était notre candidat se retrouve avec 10 points de moins que le candidat socialiste qui était François MITTERRAND. Celui-ci dès le premier tour atteint les 25 % alors que Georges MARCHAIS ne faisait que 15 %. Le déclin du PCF était annoncé, nous ne pouvions pas faire autrement que de faire avec MITTERRAND et le PS.
Et lors des élections suivantes, 1983, 1988, 1995, nos scores n’ont pas cessé de baisser.
Aujourd’hui sans la stratégie Front de gauche nous serions encore à moins de 2 % (score réalisé par Marie George BUFFET lors de la présidentielle de 2007).
Bien évidemment depuis 1981, nous sommes à la traîne du PS, Mitterrand avait dit lors d’une internationale socialiste qu’il avait nommé des ministres communistes pour rayer de la carte le PCF. Certes, nous sommes encore présents mais pour combien de temps ?
Les socialistes n’ont jamais eu d’état d’âme, union oui, mais s’ils pouvaient prendre la place d’un PC, ils le feraient, ils ne se sont jamais gênés pour le faire. Dans notre secteur nous savons de quoi nous parlons.
Si de 1981 à 1983 nous avons pu vivre un moment historique concernant des avancées de gauche (retraite à 60 ans, 5ème semaine de congés payés, augmentation du SMIC, fin de la peine de mort, etc… etc…), depuis, ce n’est plus le cas.
Et le PS a continué à nous piquer des mairies, des sièges dans les conseils régionaux et départementaux ainsi qu’au sénat et à l’Assemblée nationale.
En 2007, le Front de gauche est né sous l’impulsion de Marie George BUFFET, un espoir grandit chez les militants même si ceux-ci restent frileux à ce rassemblement, néanmoins une stratégie nouvelle voit le jour. Une stratégie de rassemblement, d’union de toutes les forces de gauche et bien à gauche.
D’ailleurs la présidentielle de 2012 le démontre, toutes les forces du Front de gauche atteignent 11 % des voix, du jamais vu depuis 30 ans.
Depuis, ce n’est plus SARKOZY mais HOLLANDE qui est président de la République, il détient tous les pouvoirs que ce soit au Sénat, à l’Assemblée Nationale, dans les régions et les départements. Il a ce que l’on pourrait appeler les mains libres pour réaliser une politique de gauche et bien à gauche. Malheureusement, ce n’est pas le cas, bizarrement la politique menée par ce gouvernement qui se dit de gauche est à la virgule près la même que la politique menée par SARKOZY et l’UMP.
Déjà en septembre 2012, 4 mois après son élection, nous manifestions à Paris contre le choix de HOLLANDE concernant le traité européen (TSCG) ;
En mai 2013, jour anniversaire du premier tour de la présidentielle de 2012, nous partions de la bastille contre la politique d’austérité mise en place par HOLLANDE et son gouvernement et nous réclamions une 6ème république ;
Entre temps, nous dénonçons l’ANI (accord national interprofessionnel) un accord qui va faire très mal aux salariés ;
Sans compter toutes nos critiques sur la politique de HOLLANDE. Des critiques justifiés puisque cette politique n’est pas pour l’humain d’abord ni pour donner la place au peuple.
Pour preuve, les 500 premières fortunes de France ne connaissent pas la crise et ont même vu leur richesse globale augmenter de près d'un quart en un an.
Et nous ! La classe moyenne, les pauvres, on voit notre pouvoir d’achat sans cesse diminuer, le chômage ne cesse d’augmenter et ce serait une politique de gauche qui serait mise en place en France !
Malgré cela, le Front de gauche se déchire entre faire des listes autonomes et faire des listes avec le PS concernant les prochaines municipales.
Qu’en pensez-vous ?
Nos dirigeants s’insultent sur ce sujet, ne se font pas de cadeaux, on annonce un vote parmi les adhérents PC au mois de septembre, mais comme je l’ai écrit plus haut, ce vote sera encore dirigé, alors on nous dit : « place au peuple ! » Ne serait-ce pas le moment de démontrer que nous la voulons cette place ? Que nous sommes capables d’assumer nos choix ! Que nous sommes ce peuple ?
J’en appelle aux militants communistes et toutes celles et tous ceux du Front de gauche pour ne pas attendre l’avis de nos dirigeants (même si déjà ils se dessinent), nous devons nous exprimer en écrivant en masse à nos partis ce que nous souhaitons réellement.
Ce n’est ni à Mélenchon, ni à Laurent de décider pour la base, ne sommes-nous pas assez responsables pour le faire ? Auraient-ils la science infuse ? Liraient-ils dans le marc de café ?
Et que dit Marie George BUFFET dans un post sur Facebook ? (si c’est bien elle qui le dit, sait-on jamais avec Facebook) « À quoi aspirent les femmes et les hommes du Front de gauche, à être dans une dynamique unitaire, offensive, alternative, elles et ils veulent face aux forces de la réaction et devant cette complicité au libéralisme portée par le PS ouvrir une belle et réelle voie à gauche ! Alors, arrêtons d'alimenter les dépêches de petites phrases qui ne font que ranger le Front de gauche dans le traditionnel bal des universités d'été ou les faux pas prennent le dessus. »
Oui, les militants PCF et Front de gauche ne veulent qu’une chose, une seule, une politique qui soit de gauche et rien que de gauche et bien à gauche, une politique de l’humain d’abord et de la place au peuple.
Laissez le choix aux militants et que les militants fassent leur choix sans consignes, avec leurs convictions, leurs valeurs, leur sincérité, ça aussi, ce serait pour une fois une grande avancée pour le peuple de militants que nous sommes.
La stratégie existe, elle n’est peut-être pas celle que l’on attendait, mais elle existe, elle a déjà démontré que c’était possible, alors pourquoi vouloir la briser, l’enterrer avant qu’elle est faite toutes ses preuves ?
Camarades, avant de réclamer la Révolution citoyenne, soyons citoyens et démontrons que la base du Front de gauche agit déjà dans nos structures réciproques.
Liberté, égalité, fraternité, solidarité, laïcité et poing levé.

Retraite : les fausses évidences de Michel Sapin

sapin_1Michel Sapin a affirmé ce mardi qu'un allongement de la durée de cotisation était une mesure "évidente" pour réformer le système des retraites et qu'elle s'appliquerait "à tous les Français". La vérité oblige à dire que c'est tout sauf une évidence comme le prétend le ministre du Travail. Cette recette a été utilisée par la droite dans les précédentes réformes des retraites. On a vu le résultat : un échec complet qui n'a pas permis de corriger les déficits. Dans les faits, l'allongement de la durée de cotisation a éloigné les jeunes générations du marché du travail et augmenté le chômage, cause principale des déficits. Il faut toujours faire attention aux fausses évidences même quand elles sont proférées par un ministre.
La gauche a su en 1982 prendre des mesures courageuses, faire une réforme progressiste avec l'âge ouvrant droit à la retraite à 60 ans. Soyons à la hauteur de cette ambition en imaginant une réforme qui tourne le dos aux réformes de la droite. Il faut faire autrement. Notamment en répondant au défi l'emploi et singulièrement celui des jeunes générations qui est le principal moyen d'assurer le financement des retraites pour aujourd'hui et demain.

Billet du jour : La lutte des places ne doit en aucun cas remplacer la lutte des classes.

MOI_pDepuis quelque temps et les élections municipales qui s’approchent à grands pas, se traduisent ici et là par des commentaires sur l’attitude des communistes vis-à-vis du Front de gauche et le PS.
En effet, nombreux sont ceux qui ne comprennent pas qu’aujourd’hui le PC en est encore à se dire qu’il faut rassembler et faire avec le PS.
Nous n’avons pas le droit de briser cette opportunité qu’est le Front de gauche au rassemblement de toutes ces forces de gauche qui ont réalisé un programme où il est démontré qu’il est possible de mettre en place une autre politique, une politique de l’humain d’abord et faisant place au peuple. Une politique mettant fin à l’argent roi et aux dictats du grand patronat et de la finance.
Nous n’avons pas le droit de briser cet espoir qu’ont aujourd’hui les gens se disant que le Front de gauche est devenu incontournable pour toute la gauche.
Si on peut encore considérer que le PS est bien à gauche. J’en doute fortement.
Certes, on peut lire ici et là que le Front de gauche a participé à la victoire de Hollande, c’est vrai et je n’ai pas l’intention de le nier. Par contre, si nous avons appelé à voter Hollande, c’était dans un premier temps pour virer ce président Sarkozy qui servait les riches et le grand patronat. Mais dans un deuxième temps, c’était aussi pour que Hollande fasse une autre politique que celle de l’UMP. Malheureusement, force est de constater que celle-ci n’a pas changé et ressemble étrangement à ce que nous avons connu pendant une décennie. Les cadeaux aux riches et au grand patronat continuent d’être.
Le PCF était à peine à 2 % avant l’élection présidentielle de mai 2012, avec le Front de gauche il représente aujourd’hui 11 %, 9 % de mieux, si cela n’est pas un signe, alors je ne fais plus de politique !
Depuis 1981, le PCF est aux basques du PS et depuis 1981, le PCF décline, a perdu de nombreux adhérents, de nombreux élus, n’est plus ce parti que les gens ont connu, ce parti révolutionnaire, révolutionnaire, mais prêt à gouverner. Il ne s’agit pas de critiquer sans pour cela amener des solutions. Le Front de gauche en est une et son programme « l’humain d’abord » en est une autre.
Rassembler a toujours été pour le PCF un souci permanent, faire en sorte que toutes celles et tous ceux qui aspirent à une politique du peuple soit mise en place a toujours été au sein du PCF une priorité.
Alors, aujourd’hui pourquoi vouloir casser cette machine qu’est le Front de gauche ? Pourquoi vouloir continuer avec le PS alors que l’on sait que celui-ci ne cherche qu’à dominer sans partage ? Pourquoi ne pas continuer sur cette voie que nous nous sommes donnée depuis les dernières élections européennes ? Pourquoi enfin ne pas couper le cordon ombilical que nous avons avec le PS depuis trop longtemps ? Pourquoi ne pas redevenir NOUS, ce parti aux côtés des opprimés ?
Cela en fait des questions, des questions qui ne peuvent pas aujourd’hui rester sans réponses.
Je ne suis qu’un militant, j’ai donné ma vie au PCF, parce que j’ai toujours cru que c’était le seul parti qui pouvait faire changer les choses, d’ailleurs en 1981, le PCF était encore fort, il représentait encore quelque chose, et jusqu’en 1983, la gauche a mis en place de nombreuses avancées sociales. Après, et depuis 1983, un tournant a changé la direction de cette politique tournée vers le peuple.
Apprenons à appeler un chat, un chat.
Depuis un an, les communistes dénoncent avec force et justesse la politique menée par le gouvernant de Hollande et d’Ayrault. Depuis un an, les communistes soutiennent ces mouvements qui font barrage à cette politique d’austérité et de casse de nos emplois. Cette politique qui nous mène droit dans le mur (si nous ne le sommes pas déjà !).
Alors, pourquoi vouloir faire des alliances avec celles et ceux qui continuent cette dégradation de notre pays ?
Rassembler toute la gauche n’est plus un argument, le PS continue sur la même voie que la droite ;
Conserver des municipalités ou encore en gagner est à mon avis un mauvais raisonnement,  avec le PS et sa politique je crains fort que nous allons connaître une montée de la droite et du FN ; la gauche va perdre des dizaines de municipalités.
Être nous, montrer notre différence, car nous ne sommes pas le PS, doit être non pas une priorité, mais la priorité des priorités, nous ne voulons pas de cette politique. Faisons du premier tour des municipales la preuve que nous voulons autre chose, que nous sommes capables de démonter qu’il est possible de faire autrement. Cela nous grandira et démontrera que nous ne sommes pas tous les mêmes. Que le Front de gauche est l’alternative à cette politique basée que sur la finance.
Camarades communistes, stoppons le déclin de notre parti, faisons-le renaître, faisons le reconnaître, faisons-lui retrouver ses lettres de noblesse. Car un PCF fort dans notre pays ne peut que faire changer les choses dans le bon sens.
Interpellons notre direction nationale et nos directions départementales pour qu’au premier tour, des listes Front de gauche soient présentes et autonomes.
Redevenons ce parti révolutionnaire dont la première des préoccupations est le peuple.
Nous avons tout à gagner à démontrer notre différence, ne soyons pas complices de cette politique qui nous mène dans le néant.
Profitons de ce moment pour commencer un nettoyage même si pour cela il faut en perdre des plumes. C’est le moment de créer une inversion dans ce qui se passe, de créer du rêve, de l’espoir pour notre peuple.
La lutte des places ne doit en aucun cas remplacer la lutte des classes.
Camarades communistes, nos dirigeants, nos responsables, celles et ceux qui nous représentent ne sont que des femmes et des hommes comme nous, ils n’ont pas forcément raison, elles ou ils peuvent aussi se tromper.
Comme moi, je n’ai peut-être pas raison sur ce que je dis, mais dans ce cas il faudra me le démontrer et le prouver.
Liberté, égalité, fraternité, solidarité.

Les appels à la haine de Christian Estrosi méritent les tribunaux

christian-estrosi-europe-1La course de vitesse enclenchée entre le FN et l'UMP a encore fait une victime aujourd'hui : la démocratie. Selon Christian Estrosi qui était invité ce dimanche d’Europe1, l'islam n’est "pas compatible" avec la démocratie. Le député UMP des Alpes-Maritimes et maire de Nice ne s'est pas arrêté en si bon chemin : il a aussi appelé "les maires de France à la révolte" pour que soient expulsés les Roms, faisant l’amalgame avec les gens du voyage, qui occupent illégalement des terrains.
Ces propos racistes sont une ignominie de la part d'un responsable politique de la droite de premier plan. Les appels à la haine de Christian Estrosi méritent les tribunaux.

Il y en a marre ! Le FHAINE prend des longueurs, mais tout est fait pour qu’il en prenne, tout et absolument tout.

MOI_pLégislative partielle de la troisième circonscription du Lot-et-Garonne, encore une partielle où le PS se fait virer dès le premier tour.
Plus grave encore pour le deuxième tour nous allons assister à un match UMP / FHAINE.
Toute la classe politique s’en émeut, tout le monde appelle à barrer la route au FHAINE.
Certes, il y a urgence, les derniers sondages donnent la Marine à 40 %.
Est-ce la faute aux électrices et aux électeurs ?
D’abord dans cette circonscription du Lot-et-Garonne, la moitié des électeurs ne s’est même pas déplacée, faute au soleil ? Faute aux séquelles de l’affaire CAHUZAK ? C’est ce que dit le malheureux candidat du PS pour le premier argument et Hollande pour le deuxième.
Alors aujourd’hui tout le monde appelle à voter UMP pour barrer la route au FHAINE. Mais, depuis quelque temps ne dit-on pas que les idées de l’UMP se rapprochent dangereusement du FHAINE ? Ne dit-on pas que cette droite dure serait prête à des unions partout où ce serait possible avec le FHAINE ?
Que dire, encore des mots, toujours des mots et rien que des mots.
Cela nous est déjà arrivé en 2002 lors de la présidentielle qui opposée CHIRAC et LE PEN, JOSPIN avait été absent du deuxième tour.
Il nous avait fallu pour battre LE PEN voter CHIRAC. Je m’en rappelle bien puisque notre section PCF avait organisé une manifestation pour faire barrage au FHAINE. Je m’en rappelle puisque pour la première fois de ma vie je votais la droite et que je m'en étais brûlé les doigts, cette droite que je combats depuis mon engagement politique c’est-à-dire des lustres.
Est-ce que CHIRAC a eu au moins ce courage de remercier le peuple de gauche d’avoir réussi à faire obstruction au FHAINE ? Non ! Même pas !
Aujourd’hui cela se répète et à mon avis même s’il faut y voir dans cette circonscription des séquelles à l’affaire CAHUZAC, je reste persuadé que si une autre politique avait été mise en place, nous n’en serions pas là.
Faire des promesses c’est bien, ne pas pouvoir les tenir est une chose, mais de mettre en place une politique ressemblant étrangement à celle menée par SARKOZY et ses amis de droite en est une autre.
En fait, on récolte ce qui a été semé.
Place au peuple, disons –nous ! Oui il est l’heure que le peuple prenne toute sa place, car quand on voit et on entend nos dirigeants, on se demande parfois s’ils réalisent que la réalité est toute autre chose.
Pour celles et ceux qui sont impliqués en politique, le message de nos dirigeants devient incompréhensible alors imaginer pour celles et ceux qui ne le sont pas !
Je ne sais pas si cette fois je ferais ce pas de voter UMP pour battre le FHAINE, je ne le sais vraiment pas. Je ne sais pas si j’étais responsable de mon, parti si j’appellerais mes adhérents à voter UMP !
Il y en a marre ! Le FHAINE prend des longueurs, mais tout est fait pour qu’il en prenne, tout et absolument tout.
D’abord tous ces scandales que l’on peut entendre, comment voulez-vous faire confiance à celles et à ceux à qui nous avons donné ce pouvoir de nous représenter ? Ils ne sont qu’une minorité, mais les médias en font une majorité.
Comment continuer à faire confiance quand on nous promet que le changement c’est maintenant alors que tout est fait dans la continuité de ce que nous avons voulu changer ?
Les sondages donnent 40 % à la Marine, désolée, mais nos dirigeants en sont responsables, ils en portent seule cette responsabilité, une lourde responsabilité, seul le respect des électrices et des électeurs fera barrage au FHAINE. Une autre politique, une politique de gauche, vraiment à gauche, une politique de relance et non l’austérité, une politique qui rassure et protège le citoyen fera disparaître de l’échiquier politique le FHAINE.
En votant UMP aujourd’hui, nous donnons encore des gages supplémentaires au FHAINE pour qu’il devienne un jour le parti dirigeant de ce pays.

Duel UMP-FN dans le fief de Cahuzac

Et voilà après on s'étonne, toutes les élections partielles depuis l’élection présidentielle, les candidats socialistes se font éjecter dès le premier tour.
Est-ce la faute à CAHUZAC ? Certainement pas ! C’est la politique menée par ce gouvernement qui ressemble étrangement à la politique menée par SARKOZY.
Abstention : pas bien ! Mais dans le même temps pouvons-nous encore faire confiance à celles et ceux qui nous dirigent ? Ils promettent pendant leur campagne et font tout le contraire une fois élu.
Monté du FN : attention danger ! Mais là aussi, tout est fait pour que le peuple aille vers cette extrême droite haineuse, raciste et violente.
Il faut impérativement venir à une politique réellement préoccupée des humains que nous sommes, une politique de gauche, réellement à gauche.

costesMoins de la moitié des 75000 électeurs de la législative partielle de la troisième circonscription du Lot-et-Garonne s'est déplacée pour voter ce dimanche, afin d'élire le député qui occupera le siège laissé vacant par Cahuzac à l'Assemblée. Ils ont placé en tête les candidats de l'UMP et du FN. Le PS a d'ores et déjà appelé à faire barrage à l'extrême droite.
Le maire UMP de Fumel, la deuxième ville de la circonscription derrière Villeneuve-sur-Lot, Jean-Louis Costes, est arrivé en tête avec 28,71% des voix. Il est suivi du candidat du Front national, Etienne Bousquet-Cassagne, avec 26,04% des suffrages. Bernard Barral a lui obtenu 23,69 %, mais avec la faible participation cela représente seulement 10,35% des inscrits, un score insuffisant pour prétendre au deuxième tour.
Harlem Désir a donc appelé à faire "barrage au candidat du Front national" au second tour dimanche prochain.
"Cette élimination est avant tout le produit d'un +choc Cahuzac+, et de l'abstention et de la division de la gauche" explique-t-on au PS. "L'éclatement des forces de gauche au premier tour est particulièrement regrettable alors que les élections partielles sont toujours difficiles pour la majorité en place et qu'il est apparu dans les élections partielles récentes que l'électorat de gauche était moins mobilisé que celui de l'opposition et encore moins que celui du FN". Allusion marquée aux Verts qui ont souhaité maintenir un candidat.

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