Les retraites dorées des patrons du CAC 40

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En piochant dans les résultats 
financiers des groupes du CAC 40, les scandales sur les retraites chapeaux et les indemnités de départ sont monnaie courante. Le système est rodé afin d’inciter les dirigeants à contenter les actionnaires.
Avec 2 millions par an de retraite provisionnés pour Franck Riboud par le groupe Danone, près de 48 000 euros versés par mois à Thierry Desmarest, ancien patron de Total… Les 21 millions d’euros mis de côté par PSA pour son PDG sur le départ, Philippe Varin, ne sont pas une erreur de casting. Un système élaboré de rentes, d’indemnités et de privilèges existe au sein du CAC 40. Il vise à inciter ses dirigeants à tout faire pour que leur groupe crache le maximum de dividendes pour les actionnaires.
Total fonctionne à robinet ouvert
Franck Riboud, PDG du géant mondial du yaourt, devance tous ses confrères du CAC. S’il était remplacé au débotté à la tête du groupe, il pourrait avoir droit, selon les dispositions adoptées par l’entreprise et ratifiées en assemblée générale, à une indemnité de départ, certes soumise à des conditions de performance, mais qui pourrait aller jusqu’à 6 millions. Par ailleurs, lors de son départ en retraite, il pourrait percevoir une retraite chapeau annuelle de l’ordre de 2 millions d’euros !
Au 31 décembre 2012, la part du montant total de l’engagement du Groupe Danone au titre des retraites des dirigeants de l’entreprise est de 64,9 millions d’euros, équivalant à plus de 2 % de la totalité des salaires versés par le groupe en 2012.
La retraite chapeau n’est ni un parachute doré ni une indemnité de départ. Réservée aux cadres dirigeants des entreprises, elle est versée en complément de la retraite légale, sous forme de rente pendant la durée de la retraite du bénéficiaire, pour permettre à ce dernier de préserver un niveau de vie pas trop différent du sien pendant son activité. La rente du PDG est en général calculée sur la base de ses trois derniers salaires (primes comprises) quand le commun des salariés doit, lui, produire ses 25 meilleures années. Les salariés versent des cotisations pour leur retraite, pas les PDG qui encaissent sans payer.
Le code de bonne conduite Afep-Medef, refondu en juin 2013, recommande pour sa part de plafonner les retraites supplémentaires à 45 % du revenu de référence, ce qui fait déjà beaucoup. Mais, évidemment, ce texte, pourtant pas très rigoureux, n’a rien de contraignant.
Le groupe Total fonctionne lui aussi à robinet ouvert. C’est ainsi que Thierry Desmarest, PDG du groupe jusqu’en 2012, a pu bénéficier d’une retraite de 575 290 euros par an, soit 47 941 euros par mois. Christophe de Margerie, qui lui a succédé, aura droit au moment de son départ en retraite à une indemnité de 810 250 euros et à une pension annuelle pouvant aller de 755 477,10 à 1 366 405,60 euros par an (soit de 62 956,43 à 113 867,12 euros par mois).
Dans les rapports financiers annuels
Pour Henri de Castries, président du directoire de chez Axa, l’indemnité de départ pourrait aller jusqu’à 4 540 306 euros. Par ailleurs, les cadres dirigeants d’Axa bénéficient d’un régime de retraite supplémentaire qui s’ajoute à celui des salariés « normaux ».
Ce sont là quelques exemples piochés au hasard de la consultation de rapports financiers annuels publiés par les cracks du CAC et qui n’ont rien d’une nouveauté. Avant même les révélations sur la retraite chapeau de Philippe Varin, PDG de Peugeot, les scandales sur les indemnités de départ astronomiques, les rentes viagères mirobolantes et les rémunérations extraordinaires versées par les grands groupes du CAC 40 à leurs dirigeants ont été nombreux.
On se souvient notamment que l’ancien PDG de Carrefour, Lars Olofsson, demeuré seulement un an à la tête du groupe, avait perçu une indemnité de départ de 1,5 million d’euros. Que Maurice Lévy, du groupe Publicis, alors président du lobby des grandes entreprises privées, avait eu droit à un bonus de 16 millions d’euros.
Comment expliquer une telle gabegie ? Les rémunérations versées, les avantages accordés à ces dirigeants sont le plus souvent sous condition. Pour toucher le maximum, ils doivent impulser une gestion de leur groupe permettant de dégager la rentabilité financière la plus élevée, une masse de dividendes suffisamment importante pour satisfaire la cupidité des gros actionnaires.

Retraite moyenne à 1 547 euros. Des dizaines de millions d’euros que touchent les patrons 
du CAC 40 à l’heure de la retraite, les salariés lambda 
sont loin du compte quand sonne la fin de leur carrière. 
Aussi, d’après une étude de l’Insee datant du 24 avril 2013, 
le niveau de vie annuel médian des Français âgés de 65 ans 
et plus s’élèverait, à 18 560 euros (1 547 euros par mois). 
Les femmes sont particulièrement désavantagées. 
Fin 2012, le revenu moyen d’une femme à la retraite 
(de 65 ans et plus) et ayant eu une carrière complète atteignait péniblement les 1 196 euros ; pour celles qui ont eu une vie professionnelle avec des arrêts, cette moyenne baisse 
à 777 euros par mois. Les hommes s’en tirent mieux avec 
une moyenne de 1 790 euros par mois pour des carrières complètes, contre 1 489 euros pour les autres.

Multinationales : trop riches ? Trop puissantes ?

Certaines sont plus « fortes » que des États. C'est une réalité si on compare le chiffre d'affaire des plus grandes multinationales avec le produit intérieur brut de certains États. Ainsi, GDF Suez serait comparable à la Belgique, Shell à l'Iran et McDonald's à Chypre. Les exemples de ce type ne manquent pas.

Le CAC 40 ne connait pas la crise

Le journal Les Echos annonce ce matin que les entreprises du CAC 40 ont réalisé en 2011 74 milliards d'euros de profits.
Traduction, les 40 plus grosses sociétés boursières de France se sont une fois encore gavées.
En réalisant 12,3 milliards d'euros de bénéfices, c'est Total qui décroche le pompon.
Non seulement les automobilistes vont subir la hausse annoncée du litre du Super à 2 euros mais surtout, les salariés, créateurs de cette richesse, ne verront jamais la couleur des bénéfices sur leur feuille de paye puisque 35 milliards vont être distribués en dividendes aux actionnaires : la ration annuelle des vampires de la haute finance. Il est grand temps de mettre un terme à ce système absurde qui enrichit certains pendant que les difficultés s'amoncellent sur le dos du plus grand nombre.
Les bénéfices des entreprises doivent avant tout servir à l'investissement industriel et à l'augmentation des salaires. Des pouvoirs nouveaux de contrôle et de décisions doivent être donnés aux salariés. Avec ses propositions alternatives, le Front de gauche veut en finir avec l’égoïsme généralisé promu comme modèle de société.

La planification écologique

Le capitalisme nous conduit à une catastrophe écologique planétaire. Nous n'avons pas de planète de rechange. Face à la tyrannie du productivisme, nous enclencherons la transition écologique de l'économie.

  • Créer un pôle 100% public de l'énergie comprenant EDF, GDF, Areva et Total et engager un débat public national sur la politique énergétique en France.
  • Mettre en place une taxe kilométrique pour réduire les transports de marchandises évitables et développer les transports publics de qualité.
  • Lutter contre la marchandisation des ressources naturelles, par exemple par la création d'un service public national de l'eau.

Total, le grand gagnant de la guerre en Libye

S’il y en a un qui doit se réjouir de l’issue de la guerre, c’est bien le géant pétrolier français qui est bien placé pour faire main basse sur une belle part de l’or noir libyen.
Qui était parmi les tous premiers Français à venir début mars à Benghazi encourager les insurgés libyens ? Un représentant de Total. Et l’entreprise peut aujourd’hui se frotter les mains : l’empressement de l’Elysée à reconnaître le CNT, comme à défendre l’intervention militaire a fait rentrer le groupe dans les bonnes grâces du futur régime.
Car si les insurgés libyens sont sur un champ de ruines politique, ils ont déjà réorganisé une filière du pétrole avec l’entreprise AGOCO. Celle-ci vient d’annoncer que les pays qui n’ont pas activement soutenu la rébellion se verraient certainement privés du marché pétrolier libyen. A savoir la Russie, qui se dit résignée à y perdre ses intérêts, la Chine, qui proteste déjà vigoureusement pour tenter de sauver ses 50 projets et 36000 emplois, et le Brésil. A l’inverse, AGOCO aurait promis une part conséquente du gâteau à Total.
Avant la guerre, la compagnie pétrolière française n’exploitait qu’une part marginale de la production libyenne : 3 % des 1,6 millions de barils par jour extraits dans le pays. C’est une victoire très importante pour Total, d’autant plus que la Libye dispose de réserves très importantes. Ce que les marchés financiers ont très bien compris puisque avec l’entrée des insurgés à Tripoli, l’action du groupe a bondit de plus de 4 % dès lundi. Autre signe des négociations en cours, l’inquiétude d’Eni, qui a préféré ne pas attendre la fin de la guerre pour revenir en Libye et tenter de préserver ses intérêts qui y sont très importants.
Autre acteur français qui pourrait bien bénéficier de l’engagement militaire français en Libye : GDF-Suez. Le pays contient d’importantes ressources en gaz également, et le groupe français y est totalement absent. Pour l’instant, puisque des négociations seraient en cours. Ce que GDF refuse de commenter, mais si qui ne trompe pas, l’action du groupe a elle aussi bénéficié grandement de la victoire de Tripoli (+ 5%).
Cette guerre du pétrole reste risquée. Le CNT est profondément divisé et il est fort probable qu’il peine à maintenir la paix, une fois la guerre terminée, ce qui n’est pas encore fait. On peut en ce cas parier que la France devrait trouver un prétexte pour maintenir des troupes dans la région, même si c’est contraire à la résolution de l’ONU.
► Sur les opérations militaires
–> Libye : les rebelles prennent d'assaut le QG de Kadhafi
–> La journée de lundi en détail
–> Les événements depuis le début de l'offensive
–> Les dates-clés depuis le début de l'insurrection, le 15 février, contre le régime de Mouammar Kadhafi en Libye

Hausse des prix de l’essence : Fillon, nouveau VRP de Total

En pleine hausse de l'essence et pendant que des millions de Français s'apprêtent à partir en vacances, François Fillon a choisit son camp : celui du patron de Total, Christophe De Margerie qui a annoncé des hausses futurs des prix du carburant à la pompe. Pour le Premier ministre, et maintenant VRP du groupe pétrolier français, les propositions visant à stabiliser les prix et taxer les super-profits sont « démagogiques » et « sans aucun sens ». Les rendez-vous annoncés en grande pompe entre le Ministre Baroin et le PDG de Total ne sont donc que de la gesticulation visant à calmer une opinion publique mécontente. Les Français sont de plus en plus las d'un gouvernement incapable d'imposer sa volonté aux puissants. Le PCF dénonce cette collusion et demande l'instauration d'un prix maximum à la pompe, la diminution de 5 % de la TIPP sur les produits pétroliers et le financement de ces mesures par une taxe sur les profits des compagnies pétrolières.

Boycottons les stations TOTAL : 14 milliards d’euros de bénéfice pour… Total et le prix de l’essence ne cesse d’augmenter !

Le groupe pétrolier pulvérise son propre record.
C'est l'annonce passée un peu inaperçue de ce mercredi… Et pourtant !
Le groupe pétrolier français Total a publié ses résultats pour le 3ème semestre 2008: 4,1 milliard d'euros de bénéfice net sur la période (+ 35% par rapport à l'an dernier) et une prévision de 14 milliards d'euros de bénéfice net sur l'ensemble de l'année.
Oui, vous avez bien lu :
14 milliards d'euros.

C'est le record absolu pour une entreprise française. L'ancien record était détenu par… Total qui avait engrangé 12,58 milliards d’euros de profits en 2006.
Et la nouvelle ne fait pas que des heureux.
Si, selon RMC, les actionnaires vont récupérer un dividence de 1,14 euro par action, les syndicats, les salariés et les consommateurs ne se réjouissent pas de cette information.
Le coordinateur CGT du groupe Total s'insurge ce jeudi matin au micro de RMC: "Tout le monde n'en profite pas. Quand j'entends ce chiffre, je pense à l'employée de la station-service qui gagne 1.000 euros à peine, après 10 ans d'ancienneté…"
En cause: la resdistribution du profit qui ne concernerait tous les salariés.
Côté consommateurs, la colère monte. D'autant plus que certaines associations demandent depuis plusieurs années au groupe Total de mettre la main à la poche pour financer des primes transports ou les transports en commun…

Total-Dunkerque : la cour d’appel ordonne le redémarrage de la Raffinerie des Flandres

Enorme rebondissement dans le dossier Total, où les salariés de la raffinerie avaient décidé de poursuivre leur direction pour délit d'entrave au fonctionnement du CCE.
Ce matin, la cour d'appel de Douai a en effet ordonné le redémarrage du site de Dunkerque (380 salariés), dont Total avait annoncé la fermeture le 8 mars.
Si le groupe pétrolier ne redémarre pas la raffinerie dans les quinze jours, il devra en outre payer, à partir du seizième, une astreinte quotidienne de 100 000 euros.
Total avait procédé à une fermeture provisoire de la raffinerie en septembre sans consulter le CCE. La société a ensuite transformé le provisoire en définitif et ouvert la consultation alors que l'usine était déjà fermée. La Cour a considéré qu'il y avait un « trouble manifestement illicite », selon les avocats. Charles Foulard, coordinateur CGT chez Total, a qualifié cette décision de « victoire historique », tout en s'attendant à ce que le groupe « cherche tous les artifices pour se sortir de ce mauvais pas ». Philippe Wullens, délégué Sud (majoritaire sur le site), a qualifié cette décision de « grande victoire », tout en estimant qu'il s'agit d'un « sursis ». « On va se battre pour que ce sursis devienne réalité », a-t-il déclaré.
Selon les avocats des salariés, il s'agit de la première décision de réouverture d'un site industriel en France par la justice.

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