Ne vivons plus comme des esclaves

AFFICHE_DEFINITIVE_VF_-70502Ce documentaire aborde la situation en Grèce après plusieurs années de plans de "relance" internationaux qui n’ont fait que conduire au désastre et endetter davantage le pays. Mais le plus insupportable pour le peuple grec, c’est l’austérité. Voulue par le FMI, l’UE et d’autres organes supra-nationaux ou acteurs d’une économie casino devenue folle, elle se poursuit inlassablement sans qu’une quelconque amélioration ne pointe le bout de son nez. La Grèce n’est de loin pas, comme vous le savez, le seul pays dans ce cas. Le Portugal est également soumis à la doctrine d’un système financier et bancaire devenu malade, en phase terminale. Heureusement, parfois, de la désespérance peut naitre un mouvement de résistance, par l’autogestion notamment. Ce film raconte son histoire.

Les riches et les puissants. TF1 et le CSA

Cette note est rédigée à la va vite. L’air autour de moi est plein de fils glacés. Une brume sans fond s’est étendue sur les rives de la Manche. Le regard ne passe plus le mur cotonneux qui nous entoure. A peine si j’entends le bruit de la mer, là-bas. Ici, il y est question rapidement de la signature du nouveau traité européen. Puis un mot sur la campagne. En général. Puis d’une enquête très édifiante sur l’incapacité morale des riches ! Jubilatoire. Ensuite, je parle de notre temps de présence médiatique. Et de notre protestation contre le sort que nous a réservé TF1 pour son émission « Parole de candidat ». Puis enfin il est question de ce blog. Et de la toile avec laquelle se confond notre liberté réelle actuellement.
Nicolas Sarkozy vient de signer le nouveau traité européen. Il a infligé aux dirigeants socialistes la mordante ironie des maîtres face aux excès de servilité. Il compte sur l’abstention habituelle de ces opposants en peau de lapin pour faire passer ce traité au parlement comme est passé le précédent. Il n’en reste pas moins qu’à présent le « projet européen » c’est officiellement l’austérité pour tous et pour toujours. Le modèle allemand devient la norme pour toute l’Europe. Avec la règle d'or, le contrôle préalable des budgets nationaux par la Commission européenne et des sanctions automatiques, ce traité frappe le cœur de la souveraineté du peuple français, la souveraineté budgétaire. C’est donc un traité odieux. Dans l'immédiat, la signature de la France est engagée. Mais le traité n'est pas pour autant ratifié. Il est insupportable que Nicolas Sarkozy et François Hollande refusent de soumettre la ratification à référendum ! Pourquoi le font-ils? Parce qu’ils savent que les français ne veulent pas de cette Europe. Ils le savent ! Leur préoccupation est de passer outre ce qu’ils savent être la volonté populaire. Le souverain n’est donc plus le maître chez lui, trois siècles après la naissance de Jean-Jacques Rousseau qui le premier discerna son identité et ses pouvoirs inaliénables. Pour nous commence donc une lutte sans répit. Quoi qu’il arrive, la résistance face à ce coup de force est désormais un devoir. Le contraire de ce qu’ont écrit contre moi Daniel Cohn-Bendit et ses amis José Bové et Pascal Canfin sous le titre « Pour l’Europe, ni Merkozy ni Mélenchon ». Je me fais bien sûr un devoir de vous donner le lien pour lire la réplique qu’y ont donné mes deux camarades Eric Coquerel et Corinne Morel-Darleux. Je le fais en me disant que certes nous avons beaucoup de mal à faire entrer le débat européen sur la scène publique.

Vous avez vu comment le système médiatico-politique s’est arc-bouté pour faire passer inaperçu le vote du Sénat après celui de l’Assemblée Nationale. C’est sans aucun doute un échec pour nous. Mais cependant je

Des indignés jusque sur la place Darche, et déjà un nouveau rendez-vous le dimanche 19 Juin 2011- Place DARCHE – LONGWY-HAUT

Alors que les indignés de la puerta del Sol à Madrid levaient le camp ce week-end en promettant d’autres mouvements d’ampleurs, Longwy a rassemblé dimanche matin une dizaine de ces « citoyens révoltés. »
Les manifestations continuent de se multiplier un peu partout en France et en Europe, sans les mêmes effectifs malgré tout, et Longwy est entré « dans la danse » des indignés dimanche matin.
Une dizaine de personnes se sont retrouvées sur la place Darche pour eux aussi remettre en cause « le système actuel » et les « hommes politiques ».
Sous le regard des passants, dont quelques-uns se sont arrêtés pour échanger et soutenir ce petit mouvement, Philippe Marx a pris la parole : « On est là en tant que citoyens, pour lancer un rassemblement, qui sera journalier, hebdomadaire peu importe. On est indignés, oui, mais aussi acharnés, car on ne peut concevoir qu’une minorité possède tout, et la majorité rien.
Dans le pays, à Nancy, des choses se passent. Pourquoi pas ici ? »

Le « divorce » entre peuple et élus
Eduardo Galeano, le grand écrivain uruguayen, s’est alors invité dans le discours pour motiver les troupes. « Je voudrais commencer par vous lire un de ses textes. "C’est, il me semble, une expérience incroyable, qui m’émeut beaucoup, cet enthousiasme, cette vitamine E d’enthousiasme qui semblait perdue dans ce monde, toutes ces places remplies de monde. J’espère que ça durera, l’enthousiasme est un joli mot. En grec cela signifie avoir les dieux en soi, c’est ce que j’ai ressenti en déambulant sur la puerta del Sol." »
De l’énergie, la dizaine de personnes présentes en avait pour critiquer frontalement cette « répartition inégale des richesses », et pas seulement. « Il y a clairement un divorce entre le peuple et le système politique. Deux siècles de mouvement ouvriers ont permis d’acquérir un certain nombre de droits. La technocratie et l’oligarchie qui se croient élues des dieux pour gouverner nous les confisquent. Le FMI et la banque mondiale, les agences de notation qui classifient les pays selon que ces derniers ont pris ou non le "bon" chemin, celui-ci étant celui de l’obéissance, méritent d’être traînés en justice et jugés. Mais certains politiques se sont élevés contre ça, et ont annoncé qu’ils ne paieraient pas cette dette illégitime, causée par les banques. C’en est fini de l’obéissance du plus petit envers le plus fort. »
D’autres rendez-vous
Pointant du doigt les « indignes », dans la ligne de mire de ces « indignés », Philippe Marx a ensuite proposé de remplacer le G20 pas le G7milliards, « c’est-à-dire celui de l’Humanité. Toutes les décisions du Gouvernement vont dans le même sens : accroître les revenus du Capital. Les services publics sont attaqués, on privatise ce qui devient rentable pour les patrons comme la santé, le transport, l’énergie, la Poste. Des suppressions massives d’emplois sont programmées. Se nourrir, se loger, se déplacer, financer les études des enfants devient pour beaucoup insurmontable. Tout ça est conforme au traité européen voté en février par une majorité de députés PS et la quasi-totalité de droite. Mais nous sommes la majorité, et nous pouvons les faire reculer. »
Il s’agira donc de continuer à militer, et à lutter, pour fédérer. « Les choses ne changent pas en une semaine ou en un mois, et même si ce mouvement prenait fin, il restera l’énergie qui s’en est dégagée. Les révolutions arabes sont parties d’un seul homme, qui s’est suicidé. Il faut réhabituer les gens à bouger. Ils ont fait confiance aux politiques depuis 81, et toutes les ont déçues. Ils n’y croient plus, et c’est ce que veut dire l’abstention. Il est important de faire comprendre aux élus qu’ils le sont pour écouter le peuple. »
Les paroles fortes
Aux côtés de Philippe Marx et des autres indignés se trouvait Yann, étudiant villeruptien habitué de ce type de mouvement. « Je participe aux rassemblements de Metz, qui ont lieu tous les soirs à 19 h place Saint-Louis. On sera présents aussi le 19 pour la grande manifestation. Les gens sont tellement enfoncés qu’ils n’arrivent pas à se relever. Si c’était de la résignation, il n’y aurait pas autant de mouvements en France (les retraites, les indignés etc.) Ce n’est pas aux peuples de payer la dette de l’État. Notre pays est une dictature sous un masque de démocratie. »
Un peu plus loin, un autre indigné enchaîne lui aussi les phrases fortes, suite à une discussion sur le thème des Restos du cœur, du RSA et du Smic : « qu’ils puissent exister m’indigne. Et que des (anciens) ministres comme Ferry, qui gagne 4 500 € par mois sans donner ses cours, puissent tranquillement faire ce qu’ils font, ça me révolte. Si je ne vais pas au travail, on me vire. Et si je fais mal mon travail, pareil. Voilà pourquoi il faut réinventer la démocratie : que les élus rendent des comptes, et que s’ils ne tiennent pas leurs promesses, ils puissent être révoqués. C’était le fonctionnement de La Commune. »
Jean-Marie acquiesce, et ne veut plus d’un « capitalisme qui a ôté la parole au peuple, qui détruit l’environnement et ne provoque que pauvreté. »

Sébastien Bonetti. Républicain Lorrain du 14 Juin 2011

Cuba: “Les femmes ont un rôle essentiel à jouer”

Mayda Alvarez Suarez est directrice du centre de recherche des femmes et membre du secrétariat de la Fédération des femmes cubaines. Au moment où le VIe congrès du Parti communiste cubain vient d'adopter des réformes importantes pour le pays, elle retrace pour l’Humanité le processus qui a amené à ces changements. (à lire: Fidel castro passe la main)
Il y a trois mois, de vastes débats ont été ouverts à Cuba sur la réforme économique et sociale proposée par le gouvernement. Sur quoi ont-ils porté ?

Mayda Alvarez Suarez. Ce long processus de consultations populaires est terminé depuis la fin du mois de février, mais il se poursuit encore. Les débats ont été organisés partout sur les lieux de travail, dans les quartiers, les cellules du parti communiste, les écoles, les communes et les universités. Les Cubains sont d’autant plus intéressés qu’ils ont beaucoup participé et se sont exprimés sur les volets de la réforme dont la mise en œuvre va avoir d’importantes répercussions sur la productivité du travail, le développement du pays et la vie des Cubains. Ils ont apporté des idées nouvelles et quand ils ne sont pas d’accord avec quelque chose, ils le disent.
Le sont-ils par exemple avec la suppression de 500.000 emplois publics ?
Mayda Alvarez Suarez. Malgré leurs inquiétudes bien réelles, ils savent que c’est une nécessité, l’économie centralisée avec un Etat surdimensionné est un frein au développement. Il y a plus de travailleurs dans ce secteur que l’Etat en a besoin. Cela va à l’encontre de la productivité du travail. Le but est d’être plus productif, c’est pour cette raison que cette réforme est proposée. Il y a, et j’insiste, une expression forte pour dire que c’est un moment nécessaire et qu’il fa
ut développer le pays, parce qu’il ya encore une foule de problèmes à résoudre.
"Personne ne sera laissé sur le bord du chemin"
Que deviennent alors ces travailleurs licenciés qui de fait doivent aller voir ailleurs ?
Mayda Alvarez Suarez. Pour absorber cette masse de travailleurs dans le secteur non-étatique plusieurs alternatives s’offrent à eux. Lors de leur départ ils toucheront une indemnité d’un mois de salaire, de façon à leur permettre de chercher un autre emploi. Raul Castro l’a répété plusieurs fois, personne ne sera laissé sur le bord du chemin. Ainsi désormais les aides et subventions iront à la personne. Parmi les formules proposées il y a le travail à son compte propre, qui sera simplifié et amplifié, et les coopératives, un système existant dans l’agriculture. L’activité et les gains seront libres moyennant taxes et impôts.

Difficultés dans les transports : les intempéries certes, mais le système est en cause

Des dizaines de milliers de voyageurs viennent de subir une situation ubuesque. Froid et neige ont mis à l’épreuve notre système de transport et infrastructures, son mode de gestion et d’administration. Routes impraticables, bus stoppés, avions cloués au sol, trains temporairement bloqués ou retardés au-delà des seules limitations de vitesses bien compréhensibles, aiguillages gelés, avions givrés, voyageurs frigorifiés et désabusés sur des quais non déneigés ou dans des terminaux devenus dortoirs, économie paralysée… ont formé la carte postale de la France en ce mois de décembre 2010 rigoureux. Moins médiatisés, nombre de salariés n’ont pu, si ce n’est dans des conditions difficiles, rejoindre leur travail ou regagner leur domicile.

Ah ! Si les Roms étaient riches…

Vous connaissez les fameux accords sur la libre circulation des biens et des personnes. Mieux vaut avoir des capitaux pour circuler, telle est la formule la plus adaptée pour résumer ces accords. D’ailleurs il y a fort longtemps que les richissimes n’ont plus de frontières, ils les imposent aux autres. Le prolétariat actuel a t il compris, que les frontières ne sont que des enclos à l’intérieur des quels il est parqué, surveillé par les gardes chiourmes du système, que l’on ouvre ou que l’on ferme selon les besoins du capitalisme. L’enclos peut être une prison mais aussi le prétexte à la défense ou à l’agression contre le voisin et le prolétariat devient « chair à canon » et il y a toujours des dividendes à la clé. C’est ainsi que le sang versé des uns devient capital pour les autres.
Personne de veut des pauvres, sauf le capitalisme en tant que main d’œuvre bon marché, mais où il en a besoin et là et rien que là. Il en a également besoin en concurrence avec d’autres travailleurs, en ajustement et afin de peser sur les salaires, pudiquement formulé « coût du travail », a tel point que de salaires, il s’en passerait bien d’en verser et ne s’en prive pas dans certains pays.

Ce que le Gouvernement vous cache sur les retraites

En quelques chiffres :
-► Les exonérations de cotisations sociales accordées aux entreprises représentent 32 milliards d'euros dont 10 milliards pour le système des retraites ;
-► Pérenniser les retraites, c'est 6% du PIB à trouver ; le profit des entreprises c'est 40% ;
-► Le PIB de la France est de 1 500 milliards d'euros en 2005 et doit doubler d'ici à 2040 soit 3 000 milliards. Dans ce PIB, 40% représentent les profits des entreprises soit 600 milliards actuellement et 1 200 milliards en 2050. Ne peut-on pas prendre 100 milliards aux actionnaires ?
-► Taxer les stocks-options, les retraites chapeau, la participation et l'intéressement, c'est 10 milliards pour la protection sociale dont 4 milliards pour les retraites.
-► Aujourd'hui, 20% des moins de 35 ans sont au chômage et les entreprises licencient les salariés de plus de 56 ans. Pourquoi faire travailler les gens après 60 ans ? Donnons du travail aux jeunes. Réduire le chômage et pérenniser notre système de retraite, c'est possible ! Ce doit être une volonté politique !
-► 56% des Français sont contre l'allongement de la durée de cotisations et 60% des Français rejettent un recul de l'âge de la retraite. Maintenons le droit à la retraite à 60 ans en prenant en compte la pénibilité dans certains métiers pour permettre aux salariés exposés de partir à 55 ans.
-► Les niches fiscales de tout ordre y compris celles du bouclier fiscal de Sarkozy représentent un manque à gagner pour l'état de 70 milliards d'euros ! Ne peut on pas corriger cette inégalité et en consacrer une partie pour pérenniser notre système de retraite ?
-► L'âge idéal du départ à la retraite doit être maintenu à 60 ans, à taux plein avec un minimum de 75% de revenu à la cessation d'activité. Avec prise en compte des années d'études supérieures dans le calcul des trimestres cotisés. Avec un minimum garanti pour tous à 75 % d'un smic à 1 600 euros brut
-► Ce qui menace les retraites, ce n'est pas l'allongement de l'espérance de vie, mais le niveau de chômage ! (notamment chez les jeunes) et la précarité dans l'emploi (notamment chez les femmes).

LE TRAVAIL DANS LA SORTIE DU CAPITALISME. Alias “La sortie du capitalisme a déjà commencé”.

La question de la sortie du capitalisme n’a jamais été plus actuelle. Elle se pose en des termes et avec une urgence d’une radicale nouveauté. Par son développement même, le capitalisme a atteint une limite tant interne qu’externe qu’il est incapable de dépasser et qui en fait un système qui survit par des subterfuges à la crise de ses catégories fondamentales : le travail, la valeur, le capital.

La crise du système se manifeste au niveau macro-économique aussi bien qu’au niveau micro-économique. Elle s’explique principalement par un bouleversement technoscientifique qui introduit une rupture dans le développement du capitalisme et ruine, par ses répercussions, la base de son pouvoir et sa capacité de se reproduire. J’essaierai d’analyser cette crise d’abord sous l’angle macro-économique [1], ensuite dans ses effets sur le fonctionnement et la gestion des entreprises [2].

[1] L’informatisation et la robotisation ont permis de produire des quantités croissantes de marchandises avec des quantités décroissantes de travail. Le coût du travail par unité de produit ne cesse de diminuer et le prix des produits tend à baisser.

octobre 2018
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