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Syrie : agir pour la paix et la démocratie

syrie-Le dernier rapport publié par la Commission de l'ONU d'enquête internationale indépendante sur la Syrie est accablant. Le Président de la Commission, Paulo Sergio Pinheiro, déclare : « La Syrie est en chute libre. Personne n'est en train de gagner la guerre et personne ne la gagnera. La livraison d'armes supplémentaires ne conduira qu'à plus de civils tués ou blessés ». Ce rapport détaille les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité « commis par le gouvernement syrien, ainsi que par les forces d'opposition » qui sont « une réalité quotidienne ». « Si les violations sont des deux côtés, poursuit-il, celles commises par les groupes armés anti-gouvernementaux n'ont néanmoins pas la gravité et l'ampleur des abus commis par les forces du gouvernement et ses milices ».
Le rapport se prononce pour l'intensification des efforts diplomatiques pour une solution politique en y incluant « toutes les facettes de la mosaïque syrienne ». Par ailleurs, les récentes informations sur l'usage de gaz toxique, même d'une manière limitée, marquent un nouveau pas dans l'horreur de ce conflit.
Pour le Parti communiste français, il est urgent de créer les conditions d'une cessation des violences dont le peuple syrien est la première victime. Notre choix est celui d'une solution politique afin d'éviter une extension meurtrière du conflit aux pays voisins et de permettre au peuple syrien lui-même de construire une société démocratique débarrassée du régime criminel de Bachar Al Assad.
La Conférence internationale pour la paix en Syrie en est une première étape. Les obstacles à sa mise en place doivent être levés. Le gouvernement français doit pleinement s'engager dans ce processus et contribuer à sa réussite.


Famine en Somalie – L’ONU se fout du monde !

L'ONU ne distribue pas la nourriture et cela sans aucune raison valable !
Un milliard de dollars ont déjà été promis par la communauté internationale pour répondre au problème mais les Nations unies ont un « besoin urgent de 1,4 milliard de dollars supplémentaires pour sauver des vies », a ajouté Mme Amos, lors d'une conférence de presse.
La famine a été déclarée dans deux régions de Somalie le mois dernier. « Si nous ne sommes pas capables de la contrôler maintenant, elle pourrait s'étendre à cinq ou six autres régions en Somalie », a-t-elle dit, appelant à une « solution de grande envergure ».
« Des dizaines de milliers de Somaliens ont déjà été tués (par la famine) et des centaines de milliers sont menacés, avec des conséquences pour la région toute entière »
, a-t-elle ajouté. Mme Amos a expliqué que c'est en raison des longues distances que des personnes souffrent de faim…


Douze mythes sur la faim

1- Il n'y a pas assez de nourriture pour tous : en réalité il y a abondance et non pénurie. Nous pouvons largement nourrir toute la planète. Mais beaucoup sont trop pauvres pour acheter ces denrées.
2- Mère nature est responsable de la famine : les vrais coupables sont un système économique qui place l'efficacité économique au-dessus de la raison et qui déterminent qui mange et qui meure de faim
3- La surpopulation : la démographie n'est pas la cause première de la faim, mais le résultat d'inégalités structurelles qui privent la population d'opportunités économiques. La faim est endémique dans des sociétés où l’'emploi, l'éducation, ou les soins médicaux sont hors d'atteinte de la plupart des gens.
4- Augmenter la production alimentaire peut nuire à l'environnement : les principaux responsables sont les multinationales qui pratiquent la déforestation dans les pays pauvres et soutiennent la demande artificielle qu'elles ont créée dans les pays riches. Les alternatives agricoles respectueuses de l'environnement sont plus productives que les techniques destructrices.
5- La révolution verte est la seule solution : mais se contenter d'accroître la production ne peut supprimer la faim car cela ne change en rien le mécanisme économique qui détermine qui peut ou ne peut pas acheter de la nourriture.
6- Les exploitations agricoles doivent être vastes : les grands exploitants qui contrôlent la majeure partie des meilleures terres, en laissent une grande partie en friche. Pourtant, la redistribution des terres peut améliorer la production agricole.
7- L'économie de marché peut mettre un terme à la faim : cette formule qui accorde plus d'importance au marché qu'aux décisions politiques ne peut rien contre les causes du mal. Les récentes tendances à la privatisation et à la dérégulation des échanges ne sont pas la réponse au problème
8- La réponse est à chercher dans le libre-échange : le libre-échange a été un échec total dans le combat contre la faim. Dans la plupart des pays du tiers monde, les exportations ont progressé et la faim n'a pas diminué, au contraire.
9- Ils sont trop affamés pour se battre pour leurs droits : pour les plus pauvres, la seule survie représente un effort gigantesque. Si les pauvres étaient vraiment passifs, peu d'entre eux seraient en mesure de survivre.
10- Pour nourrir les affamés, il suffit d'augmenter l’aide : en réalité, la plupart des programmes d'aide vont à l'encontre des besoins des affamés. Cette sorte d'aide a pour finalité d'imposer le libre-échange et l'économie de marché, et de fournir l'armement nécessaire aux dictatures pour se maintenir au pouvoir.
11- Nous tirons avantage de la pauvreté du tiers monde : En réalité, notre bien être n'est pas menacé par la réduction de la pauvreté, mais par son extension. Nos acquis ne peuvent être garantis qu'à la condition que ceux des travailleurs des pays moins bien lotis progressent. Travailler à aider les pauvres à se libérer eux-mêmes de l'oppression économique, c'est œuvrer à notre propre libération.
12- Il faut restreindre les libertés pour mettre un terme à la faim : si l’on considère le droit d'accumuler sans limite la richesse et le pouvoir économique, et de les utiliser sans contrainte, la liberté s'oppose bien à l'éradication de la faim.


Salariés sans-papiers : « Il faut trouver une solution »

La vice-présidente de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME), Geneviève Roy soutient la régularisation, au cas par cas, de certains travailleurs. Entretien.

Le 8 mars, patronat et syndicat signaient un texte commun pour permettre aux salariés sans papiers d’obtenir un titre de séjour. Restée sans réponse depuis, cette démarche est suffisamment rare pour être soulignée. Outre Ethic, le syndicat national des activités du déchet, et Veolia Propreté, figurait la CGPME.

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