La Lyonnaise des eaux condamnée pour coupure d’eau illégale. Retour à la gestion municipale…

robinetLa loi du 15 avril 2013 interdit désormais à un distributeur de couper l'alimentation en eau dans une résidence principale en cas d'impayé, sauf lorsque la mauvaise foi du client a pu être clairement établie.
Pour un impayé de 646 euros, la compagnie avait coupé l'eau pendant près de trois mois à une mère de famille de Soissons, ce qui est désormais interdit par la loi.
La Lyonnaise des Eaux a été condamnée pour avoir coupé de manière jugée illégale l’eau à une mère de famille, une première depuis l’adoption d’une loi relative aux coupures d’eau, a appris vendredi l’AFP auprès de deux associations parties civiles dans ce dossier.
Selon l’ordonnance de référé que l’AFP a pu consulter, le tribunal d’instance de Soissons a condamné la Lyonnaise des Eaux, filiale de Suez Environnement, à indemniser la victime et les deux associations à hauteur de 8 680 euros. La Lyonnaise des Eaux avait coupé l’eau à cette mère de deux enfants entre le 28 juillet dernier et le 16 septembre pour un impayé de 646 euros.
La loi du 15 avril 2013, dont le décret d’application date du 27 février 2014, interdit désormais à un distributeur de couper l’alimentation en eau dans une résidence principale en cas d’impayé, sauf lorsque la mauvaise foi du client a pu être clairement établie.
Dans le cas de cette mère de famille, le tribunal a établi que « la Lyonnaise des Eaux n’allègue ni ne prouve aucun élément qui serait susceptible d’établir sa mauvaise foi », étant donné que cette femme a respecté l’échéancier de paiement que les deux parties avaient négocié.
Il est également «incontestable que (la victime) se trouve dans une situation économique et sociale comportant des difficultés financières particulières», précise le jugement.

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Il faut savoir terminer une grève dès que satisfaction a été obtenue. Ils n’ont pas eu satisfaction. Le billet du jour…

MOI_pRÉVOLUTION !!!
Bonjour et bises à toutes et tous mes amis (es),
Alors qu’aujourd’hui nous devrions toutes et tous être solidaires avec nos cheminots, beaucoup ne comprennent pas la grève de ceux-ci, beaucoup se considèrent être les otages de ceux-là, beaucoup regrettent que cette grève immobilise le pays.
Certains avancent même que les cheminots ne respectent pas la démocratie.
Qui sont celles et ceux qui sont les premiers touchés par cette grève ?
Celles et ceux qui y travaillent bien évidemment, écoutons ce qu’ils nous disent, essayons de comprendre ce qu’ils veulent, parce que faire aujourd’hui grève n’est certainement pas du luxe, vouloir sauvegarder un service public c’est aussi lutter pour les utilisateurs que nous sommes, d’ailleurs les grévistes parlent « d’usagers » alors que les médias et les représentants de l‘état parlent de « clients. »
Parler de clients c’est forcément en faire la cible d’une organisation privée, parler d’usager, c’est en faire la cible d’une organisation publique. La SNCF est toujours un service public et s’il l’est encore c’est parce que les cheminots veillent à ce qu’il le reste. N’oublions pas ce qu’est devenu EDF, GDF, France Télécom, aujourd’hui nous sommes capables de faire cette différence entre le public et le privé. Et quand on en fait l’analyse, il y a de quoi se poser des questions NON ?
Ce qui est insupportable c’est de constater comment les médias traitent cette grève, en effet ils ne nous retracent que le négatif, ils ne font parler que celles et ceux qui sont contre.
Il y a même pire, voilà notre cher président qui se sert même des mots qu’un certain Maurice THOREZ a prononcés à une époque, des mots qu’il faut relire et réentendre, car ils sont clairs et bien plus clairs que le raccourci qu’en fait Hollande.
Hollande dit : « Il faut savoir arrêter un mouvement », mais bien sûr qu’il faut savoir arrêter un mouvement, qui dit le contraire ? Mais quand il y a un mouvement de grève, il y a aussi des revendications, et s’il y a revendications, les grévistes attendent des satisfactions. Alors Maurice THOREZ a dit : « Si le but est d'obtenir satisfaction pour les revendications de caractère économique, tout en élevant progressivement le mouvement des masses dans sa conscience et son organisation, alors il faut savoir terminer une grève dès que satisfaction a été obtenue. Il faut même savoir consentir au compromis si toutes les revendications n'ont pas encore été acceptées, mais si l'on a obtenu la victoire sur les plus essentielles et les plus importantes des revendications. » (11 juin 1936).
Force est de constater que si la grève continue, les satisfactions n’ont pas été obtenues.
Vouloir raccourcir les propos d’une autre personne sans tenir compte de son réel contenu démontre déjà, cette volonté de vouloir tromper son peuple.
On s’offusque d’une grève dès que celle-ci prend de l’ampleur et gêne la vie du pays.
Nous devrions aussi nous offusquer de cette grève de l’emploi provoquée par nos dirigeants, nous offusquer de constater que la misère prend le dessus, nous offusquer de constater que de se soigner, se nourrir, finir les fins de mois dignement devient de plus en plus difficile. Non ce n’est pas le cas, nous rentrons comme des moutons dans cette volonté de nous diviser, car c’est là que la question est posée.
C’est scandaleux ce que nous font vivre celles et ceux qui dirigent notre pays, c’est honteux et nous ne disons rien, ne faisons rien, si, nous critiquons celles et ceux qui bougent, qui luttent pour nous faire continuer à profiter de ce que beaucoup prennent en exemple. Les avantages, les acquis dont nous profitons encore aujourd’hui sont le fruit de luttes, de grèves que nos anciens ont faites, la sécu, les allocs, les congés, les 35 heures vous croyez peut-être que ce sont les patrons qui nous les ont attribués ? Certainement pas, aujourd’hui ceux-ci rêvent de nous faire revivre germinal.
On s’inquiète de savoir si le déroulement du bac va être perturbé, et alors s’il est, est-ce la fin du monde ? De toute façon, nos enfants passent le bac pour aujourd’hui s’inscrire au Pôle emploi.
Il faudra bien un jour frapper fort pour nous faire entendre, et les cheminots nous montrent le chemin.
Avant de les critiquer, faisons avec eux, dans l’unité, ensemble pour que cela change et pas seulement dans le transport ferroviaire, car du changement il y en a besoin PARTOUT.
LES CHEMINOTS NE SOUHAITENT QU’UN VÉRITABLE SERVICE PUBLIC, UN SERVICE PUBLIC DE QUALITÉ, UN SERVICE PUBLIC POUR LES FRANÇAIS ET LES USAGERS.
Liberté, égalité, fraternité, solidarité, laïcité, poing fermé et levé.

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Cliquez sur le lien ci-dessus pour connaître ce que propose la CGT.

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Réforme ferroviaire : « la lutte contre le démantèlement du service public est l’affaire de tous »

ferrovUne large mouvement de grève s'annonce à la SNCF. Le PCF apporte tout son soutien aux revendications portées par les cheminots mobilisés pour le retrait de la réforme ferroviaire qui sera présentée à l'Assemblée le 17 juin prochain.
Ce texte, qui prétend réunifier RFF et SNCF afin de réduire les coûts d'une structure en doublon, prépare en réalité l'élargissement de l'ouverture à la concurrence du transport ferroviaire exigée par l'Union Européenne. Le gouvernement entend en effet créer une société unique en façade, mais trois entités dans les faits, pour renforcer la séparation entre gestion des infrastructures et exploitation du réseau.
Le scénario est écrit à l'avance. L'exploitation des voies, éminemment rentable, sera captée par le marché privé tandis que les infrastructures seront laissées à la seule responsabilité du secteur public, qui se retrouvera seul à rembourser la dette de 44 milliards d'euros qui devait financer un réseau ferré public et de qualité. Avec le libéralisme, c'est toujours la même rengaine : privatisation des profits et nationalisation des pertes.
Le PCF condamne fermement cette prise en otage du bien collectif et de l'investissement public par la concurrence privée, et s'associe aux propositions formulées par les syndicats en grève. Il demande une réunification réelle de la SNCF et de RFF au sein d'un organisme public possédant le monopole du chemin de fer et de son exploitation. C'est seulement à cette condition que sera garanti un service public juste et efficace.
Le ferroviaire ne peut être laissé aux mains de la concurrence et du marché. C'est un enjeu stratégique national, une garantie fondamentale de la souveraineté de la France et de l'égalité des territoires.
Par ailleurs, le PCF soutient la proposition faite par la CGT de confier à une structure de défaisance la dette du système ferroviaire. Il est inacceptable que celle-ci pèse sur les conditions de travail et de vie des travailleurs du rail, ou sur les investissements en rénovation et modernisation du matériel et du réseau.
La lutte contre le démantèlement du service public, est l'affaire de tous les Français. Le PCF appelle le gouvernement à refuser de s'engager dans le sillon des politiques d'ouverture à la concurrence, dont les effets plus que néfastes ne sont plus à prouver.

Sotchi : “Les JO ne peuvent pas se faire contre les peuples”

jo_0La retransmission par le service public de télévision est un moment exceptionnel pour les françaises et les français de suivre des disciplines sportives et des athlètes méconnus du grand public. C’est un message important pour inciter à la pratique des sports d’hiver pour toutes et tous, favoriser les passions et les vocations chez les plus jeunes d’entre nous.
Le droit d’accès à toutes les pratiques sportives jusqu’au plus au niveau doit être l’objectif principal.
Mais nous ne pouvons pas ignorer que l’instrumentalisation de ces Jeux à des fins politiques par un seul homme pose énormément de problèmes et crée un réel malaise. Les Jeux les plus chers et les plus sécurisés de l’histoire s’ouvrent sur fond de scandales de corruption et d’extrêmes tensions sociales internes au pays. Sous la pression du régime de Poutine, ces Jeux ne sont en rien un modèle pour l’avenir de l’olympisme et doivent amener à un sursaut. L’organisation d’un tel évènement ne peut pas se faire en piétinant la démocratie, les libertés, les droits du travail, ni en exacerbant les discriminations. L’aménagement du territoire pour de telles infrastructures doit être respectueux de l’environnement et des populations locales. Il est difficilement acceptable que des Jeux s’organisent dans une ville forteresse, multipliant les interdictions de déplacements, quadrillée par l’armée et dénigrant les libertés des uns et des autres.
L’olympisme ne se fait pas contre les peuples pour le plaisir d’un homme ou d’un régime. Pour nous, d’autres Jeux Olympiques sont possibles ; ils doivent se conjuguer dans une fête de la fraternité, de la paix, de l’amitié des peuples, dans le respect de la démocratie et des libertés. Faisons confiance à l’intervention citoyenne, aux sportives et sportifs pour construire ensemble l’avenir d'un olympisme respectueux des valeurs de fraternité, pour proclamer leur liberté de penser, d’aimer et vivre leur passion.

Tarif progressif de l’énergie : un pas de plus vers la casse du service public de l’électricité et du gaz ?

Prétexter la mise en place d’un tarif progressif pour lutter contre la précarité énergétique est un leurre. Celui présenté n’a aucun objectif social. D’ailleurs, la tranche minimale concernera l’ensemble des consommateurs, les riches comme les pauvres. C’est un projet dangereux car il cantonne les plus pauvres au minimum vital. La facture s’alourdirait dès lors que la puissance souscrite serait dépassée ; c’est donc la restriction par l’argent. Alors qu'il est possible de faire autrement à l'exemple de la proposition de loi des parlementaires communistes et du Parti de gauche instituant un dispositif national de solidarité visant à garantir de manière préventive et simple l'accès au droit fondamental à l'eau.
Si nous partageons l’idée de faire attention aux dépenses d’énergies, nous sommes persuadés que le premier chantier à régler est celui de la rénovation thermique, premières sources d’économies d’énergie possibles. Il est donc nécessaire de donner à tous les moyens pour réaliser les travaux de rénovation thermique et de performance énergétique. Ce sont le plus souvent les familles modestes qui occupent des passoires thermiques et ce sont encore ces mêmes familles qui possèdent des équipements électriques à moindre performance énergétique car moins chers à l’achat.

Concernant l’électricité, il existe 8 millions de personnes en précarité énergétique, c’est-à-dire que leurs dépenses énergétiques sont supérieures à 10 % de leurs revenus. Aussi, nous partageons l’idée que le Tarif de première nécessité (TPN) et le Tarif social solidarité (TSS) soient élargis à tous les minima sociaux. Par contre, vouloir réduire son financement à travers la seule Contribution du service public de l’électricité (CSPE) ne nous convient pas : celle-ci est essentiellement financée par l’ensemble des consommateurs via leur facture, y compris par ceux qui bénéficient des tarifs sociaux, alors que les gros consommateurs professionnels en sont exonérés. Il est nécessaire d’avoir une réflexion plus approfondie sur le financement des mesures sociales et plus largement sur l’ensemble des taxes qui composent les factures. Pour la seule CSPE, c’est 133 % d’augmentation en 18 mois, mais seulement 2% de son volume sert au soutien des plus démunis !
Le chantier de la tarification progressive est vaste et il mérite fortement que le gouvernement l’inscrive dans le débat énergétique qui s’ouvrira à partir de la conférence environnementale des 14 et 15 septembre prochain. Le Parti communiste rappelle ses propositions essentielles :

  • Interdiction des coupures pour cause de précarité énergétique en hiver comme en été.
  • Mise en place d’une commission pluraliste (élus, salariés, usagers, entreprises, organisations syndicales, associations, partis politiques) pour fixer en toute transparence les tarifs du gaz et de l’électricité.
  • Gel des tarifs le temps de la révision de la formule tarifaire : décision que peut prendre le Premier ministre.
  • Garantir un vrai service public de l’énergie avec une égalité de traitement et un accès pour tous à une énergie la moins chère possible sur tout le territoire français.

Le PCF soutient la grève unitaire dans l’Éducation nationale, jeudi 15 décembre

Le PCF et ses partenaires du Front de gauche, affirment leur entière solidarité à l’égard de l’intersyndicale, appelant l'Éducation nationale à la grève jeudi 15 décembre prochain.
L'Éducation nationale a perdu, en 10 ans, plus de 150.000 postes statutaires et les postes aux concours diminuent. C’est autant de millions économisés dans le cadre de la désastreuse RGPP (réduction générale des politiques publiques).
La question de l'école dans notre société est devenue un enjeu politique essentiel. Toutes les réformes et cures d’amaigrissement dont elle fait l’objet depuis une vingtaine d’années la conduise à être moins égalitaire, plus concurrentielle et plus sélective. Mixité sociale, autonomie des établissements sont autant de grands travaux conduits par un gouvernement qui cherche à accélérer la casse de ce service public avant les élections.
Le ministre Luc Chatel avait affirmé, en septembre, son mépris envers l’égalité républicaine de notre système scolaire.
En cette fin d’année, par décret, il poursuit en prévoyant de donner plein pouvoir aux chefs d’établissements pour évaluer les enseignants, les personnels d’éducation et d’orientation.
Les syndicats ont vivement réagi face à cette calamiteuse politique managériale à l’aide d’une pétition et d’un appel unitaire à la grève.
Avec le Front de gauche, avec nos candidats aux élections présidentielles et législatives, le PCF veut faire de la relance de l'école de l’égalité une priorité nationale. Il est impératif de lui redonner les moyens nécessaires à son travail d’émancipation intellectuelle pour chacun des élèves et étudiants pour lesquels l’éducation est un droit inaliénable et non un privilège de classe. Le PCF appelle à la mobilisation jeudi 15 décembre partout en France pour soutenir les enseignants, défendre leur statut et l'égalité entre les élèves.
Le Front de gauche sera présent à la manifestation parisienne sur un point de rencontre au niveau du Métro Vavin.

Manifestations/Éducation : le Président est hors-sujet !

Hier, partout en France, les enseignants défilaient pour sauver l’éducation nationale mise à mal par les suppressions de postes, la casse de la formation des maîtres et les réformes de contenu. La mobilisation est de plus en plus large contre les réformes de la droite : 54% de grévistes dans le primaire et 46% dans le secondaire selon la FSU, des enseignants du privé défilant aux côtés de ceux du public, de nombreuses écoles fermées… Le PCF se félicite de cette large mobilisation. La présence de 165 000 manifestants mobilisés contre la casse du service public de l’Éducation montre à quel point la politique du gouvernement fait mal. Face à ce mécontentement, le gouvernement joue la division. Nicolas Sarkozy veut opposer les enseignants à l’ensemble des salariés. « Les fonctionnaires ont un travail difficile mais ont un statut qui les protège », a-t-il déclaré. Mais, Monsieur le Président, vous êtes hors sujet ! Le statut des fonctionnaires protège d’abord la qualité du service rendu au public. Si l’éducation nationale doit être un service public, c’est pour que tous les enfants, quelle que soit leur origine géographique ou sociale, aient un même accès aux savoirs. Ils sont garants d'une école de l’égalité ! Cette école, construisons-la ensemble. Le PCF appelle tous ceux qui résistent à la construction par la droite d’une école inégalitaire à se rassembler pour construire l’école de l’avenir : une école qui transmette à tous les enfants les savoirs et l’autonomie de pensée nécessaires pour maîtriser leur vie. Ensemble, avec le Front de gauche et son programme "l'humain d'abord", portons dans toutes les luttes sociales et électorales à venir le projet d’une nouvelle phase de démocratisation scolaire, pour une école de la réussite de tous.

Citoyen, ta poste fout le camp !

Le Gouvernement et sa majorité ont obtenu et voté la transformation de la Poste en Société Anonyme, et les règles de gestion se sont durablement alignées sur le régime général des entreprises privées.
Non seulement les fonctionnaires sont devenus minoritaires parmi le personnel, mais ils sont désormais en voie de disparition: la réforme Fillon sur la retraite fait que les dernières mères de 3 enfants quittent ce mois-ci les services, pour ne pas perdre leurs acquis sociaux, et ne pas être obligées de faire 10 années de travail de plus pour espérer toucher la même chose (C'est aussi le cas dans l'enseignement, et tous les services de l'Etat).
Mais sur le fond, ce sont les choix de réduction d'emplois drastiques, pour dégager des profits pour l'actionnaire, qui sont à l'origine des réductions d'ouverture des guichets et de fermeture de bureaux de poste.
Ce processus de dégradation du service ne date pas d'hier.
C'est progressivement, par petites touches homéopathiques que, depuis une vingtaine d'années, tout cela s'est mis en place. Les Receveurs des Postes ont disparu, et avec eux, toutes leurs prérogatives, et leurs libertés et marges d'actions d'action locales. Les fonctionnaires assermentés ont été remplacés par des contractuels moins payés et aux contrats précaires. Mais tous les emplois n'ont pas été remplacés ! Les effectifs se sont réduits comme "peau de chagrin". Le facteur ne passe plus tous les jours. Ce n'est d'ailleurs plus le même tous les jours, du fait du "turn over". Car l'emploi est devenu la principale variable d'ajustement pour réaliser plus de profits.

 

L’éducation est notre avenir : journée nationale d’action du 19 mars 2011

L’éducation n’est plus une ambition pour ce gouvernement. Il aura supprimé 50 000 postes dans le service public d’éducation en cinq années mettant en difficulté écoles et établissements, dégradant de façon systématique les conditions d’accueil, de formation et de qualification des élèves, détériorant les conditions de travail de l’ensemble des personnels. La Révision générale des politiques publiques (RGPP) aura déstabilisé les personnels et affaibli les capacités de nombreux services comme celui de la Jeunesse et des Sports. Les universités sont confrontées à des difficultés budgétaires et des promesses non tenues.
Le service public d’éducation, cible de la chasse budgétaire, est tiré vers le bas.
À la rentrée 2011, ce seront 16 000 postes supplémentaires qui seront supprimés malgré l’augmentation des effectifs d’élèves. Les conséquences auront des effets immédiats sur la taille des classes dans les écoles, les collèges et les lycées, la scolarisation des enfants de deux et trois ans, les élèves en difficulté, le fonctionnement des services et l’offre d’enseignement…
François MOREL - Député de droiteLe gouvernement fait le choix de la régression. Il a fait aussi ce choix en supprimant la formation initiale des enseignants entraînant ainsi démissions et effondrement du recrutement. Dans le même temps, la majorité parlementaire a décidé de favoriser l’enseignement privé au détriment du service public.
Le gouvernement ne prépare pas l’avenir. Ses choix dessinent une École où les inégalités seront renforcées, une École plus dure pour les moins favorisés, une École où la concurrence entre établissements, par l’abandon de la sectorisation, sera la règle. Les enquêtes internationales, comme PISA, confirment que les inégalités se creusent. Le gouvernement ne répond qu’avec des effets d’annonce.
La mobilisation citoyenne doit permettre d’inverser ces choix. Les organisations, rassemblées dans le Collectif "L’École est notre avenir", appellent tous ceux et toutes celles qui soutiennent le service public d’éducation et son engagement permanent pour la réussite des jeunes, sans distinction de fortune et d’origine, à une journée nationale d’action déclinée dans chaque académie le samedi 19 mars.

La liste des manifestations du samedi 19 mars 2011 est ici

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