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Affaire Leonarda : “Des petites phrases aux actes, les ministres se succèdent mais se ressemblent étrangement” (Groupe CRC au Sénat) 2

leonarda-dibrani-et-sa-famille-dans-leur-logement-de_1421964_460x306On se souvient que, sous la présidence de Nicolas Sarkozy et le règne de ses ministres de l’intérieur et de l’immigration, des arrestations d’enfants à la sortie même de leur école avaient suscitées de l’émoi dans l’opinion publique et dans les rangs de toute la gauche.
Comment dès lors accepter sous un gouvernement de gauche la récidive de tels actes ? Les Sénateurs du groupe Communiste républicain et Citoyen ne peuvent l’accepter.
Pour se justifier, Manuel Valls affirme qu’il applique « avec fermeté les décisions d’éloignement tout en veillant scrupuleusement au respect des droits des étrangers qui font l’objet d’une mesure d’éloignement ». Il annonce pourtant aujourd’hui l’ouverture d’une enquête administrative. A quoi servira cette enquête si cette arrestation est, comme il le prétend, totalement respectueuse des droits des étrangers ? Quels seraient de toute façon les effets de cette enquête alors même que Leonarda et sa famille sont déjà expulsées ?
Quels sont par ailleurs ces droits qu’il dit scrupuleusement respecter ? Ceux des enfants issus de minorité vers des pays qu’ils ne connaissent pas, et dont ils ne parlent pas la langue ? A l’évidence non.
Parce qu’un gouvernement de gauche doit être fidèle aux valeurs de gauche, l’idée même d’expulser des enfants devrait être bannie de sa politique sauf à considérer que ces enfants n’ont pas « vocation » à grandir dans notre pays, y suivre leur scolarité en toute sécurité et dans la dignité.
Les sénatrices et sénateurs du groupe CRC demandent le retour immédiat de Léonarda et de sa famille ainsi que la fin des expulsions indignes de notre République. Ils demandent également au Président de la République et au Premier Ministre de faire respecter dans notre pays la Convention internationale des droits de l’enfant dont la France est signataire et qui fêtera son 24ème anniversaire le 20 novembre prochain.


La proposition de loi sur l’amnistie sociale fait des vagues à droite

parisot_2Décision ahurissante, encouragement à la destruction et au "cassage", un chèque en blanc pour la violence… La patronat et l'opposition sont vent debout contre la proposition de loi d'amnistie des délits et sanctions pour des faits commis lors de mouvements sociaux, votée mercredi au Sénat. Florilège.
L'ancien ministre UMP Eric Woerth
a qualifié vendredi de "décision ahurissante" le vote au Sénat d'une proposition de loi d'amnistie estimant que c'est "un chèque en blanc pour la violence". "Je pense que le Sénat a pris une décision ahurissante, avec le soutien de la garde des Sceaux, parce que c'est un chèque en blanc pour la violence", a estimé sur Europe 1 le député-maire de Chantilly (Oise). "Alors que souffle dans le pays un vent de colère assez considérable, dans toutes les catégories sociales, c'est aussi une gifle au dialogue social puisque c'est le contraire au dialogue social, et c'est aussi une manière assez curieuse d'intervenir sur les décisions de justice", a-t-il poursuivi. "Personne ne peut accepter la violence, même lorsque c'est pour des raisons sociales, la violence, c'est le contraire de ce qu'il faut faire, c'est un reniement supplémentaire de la part du gouvernement", a encore dit l'ancien ministre de Nicolas Sarkozy. "On ne peut pas privilégier le dialogue social et en même temps amnistier ceux qui ont fait preuve de violence, quand on va casser une préfecture ou une entreprise, à ce moment là on prend ses risques", a-t-il insisté, affirmant que le précédent gouvernement n'avait "jamais cédé à la pression de la rue".
Le député UMP Bernard Accoyer a demandé vendredi que le Conseil économique et social (CESE) soit saisi avant son examen à l'Assemblée nationale. L'ancien président de l'Assemblée "regrette les conditions" dans lesquelles ce texte a été adopté "sous la pression inadmissible d'une manifestation de syndicalistes instrumentalisés par Jean-Luc Mélenchon", écrit-il dans un communiqué. "Si une telle amnistie était accordée, elle serait de nature à légitimer des violences prétendument syndicales au détriment d'un dialogue social responsable dans les entreprises", regrette le député, qualifiant de "nouvelle démarche électoraliste de la majorité" cette initiative.

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