« Le gouvernement veut tuer la Confédération Nationale du Logement (CNL) » (Catherine Peyge)

Frédéric Lefebvre, Secrétaire d'État au Commerce, Artisanat, PME, Tourisme et Consommation vient de retirer l’agrément « d’association de consommateurs » à la CNL, agrément qui lui était octroyé depuis 1980. Le retrait de l’agrément entraîne également la suppression de la subvention d’Etat de 270 000 euros qui lui était attribuée.
Cette mesure est lourde d’implication pour cette association et les dizaines de milliers de locataires et de demandeurs de logements qu’elle représente. La CNL ne pourra plus défendre en justice les locataires dont les droits sont bafoués.
Il ne fait aucun doute que cette décision est une mesure de rétorsion politique contre une des principales associations de défense des locataires.
A la tête de ce Secrétariat d'État, Hervé Novelli puis Frédéric Lefebvre ont inventé tous les prétextes pour tenter de justifier cette décision, prétendant par exemple que la CNL n’avait pas les 10.000 membres cotisants indispensables, alors qu’elle en a 70000.
En réalité, après bien d’autres, cette mesure est une nouvelle illustration des attaques de ce gouvernement contre le logement social.
Après être, à plusieurs reprises, intervenue auprès du secrétariat d'État pour soutenir la CNL dans sa demande de renouvellement de son agrément, j’appelle aujourd'hui, au nom du PCF, à être de toutes les actions décidées par la CNL pour soutenir son combat.

Faire bosser gratuitement les chômeurs : “une excellente idée !”

Le Premier ministre britannique, David Cameron, a eu une brillante idée pour lutter contre le chômage qui touche 5 millions de personnes au Royaume-Uni : faire travailler gratuitement les 1,4 million de demandeurs d’emploi longue durée que compte l’Angleterre ! Cette mesure figure dans le cadre d’une projet de réforme du système d’allocations chômage britannique.
"Selon ce projet, pour conserver leur allocation hebdomadaire de 65 livres sterling (75 euros), les chômeurs de longue durée devront effectuer au moins trente heures de travail gratuit par semaine au profit de la collectivité, pour une période de quatre semaines. Ils réaliseraient des travaux manuels ou d’entretien de la voirie au bénéfice de services municipaux ou associations. Ces programmes seront obligatoires, et les chômeurs qui refuseraient d’y prendre part perdraient leur allocation chômage pendant au moins 3 mois." (source : Le Parisien)

L’idée séduit aussi en France. Interrogé par Jean-Jacques Bourdin, Benoist Apparu, secrétaire national de l’UMP et secrétaire d’Etat au Logement et à l’Urbanisme, a jugé l’idée "excellente", même si elle lui paraît très difficile à mettre en oeuvre. C’est à écouter à partir de 4 min 40.
M. Apparu n’oublie-t-il pas que la recherche d’emploi est déjà un travail à temps complet ?