Mal logement : « Assez de se payer de mots ! Maintenant il faut des actes »

abbepierreQue la 5ème puissance mondiale compte des millions de mal-logés et laisse mourir dans la rue est accablant. Le rapport de la fondation Abbé Pierre est sans appel. Comme la courbe du chômage, celle du mal logement peine, et c’est un euphémisme, à s’inverser. Paradoxe saisissant, côté pile : les logements manquent. Côté face : les carnets de commandes de ceux qui les construisent sont vides annonçant une épidémie de fermeture de PME en 2014. Jetant par là-même des milliers de personnes au chômage qui rejoindront le cortège de ceux, si nombreux, qui peine à payer leur loyer. Le taux d’effort pour payer le loyer est si lourd qu’il s’apparente aux sacrifices impactant sévèrement le pouvoir d’achat des ménages. Assez de se payer de mots ! Maintenant, il faut des actes articulant politique urbaine, construction et transformation du bâti existant, et financement. Très loin du pacte d’austérité et de la limitation au crédit d’investissement des collectivités territoriales et des opérateurs publics qui limitent drastiquement leur capacité de contribuer à la construction et à la réhabilitation de logements sociaux.
Nous proposons un plan appuyé sur 5 axes pour tenir le 22ème engagement de François Hollande : construire 500 000 logements neufs par an dont la moitié de  logements sociaux.
– Il faut mettre des pansements en urgence, type réquisitions. Mais sans la construction et la réhabilitation de logements, il s’agit de cache-misère. Il faut mobiliser des financements de l’ordre de 50 milliards d’euros annuels hors taxe, frais financiers, prix du foncier… Cela représente un effort d’investissement d’environ 2% du PIB. Les principales sources de financement sont  le livret A et le 1% patronal. Trois quarts des français ont un livret A. L’encours de plus de 100 milliards d’euro était, jusqu’en 2008, le monopole de la caisse d’Epargne et la Poste. L’ouverture à des banques privées a favorisé le transfert des gros portefeuilles vers des placements plus rémunérateurs, entraînant une baisse des financements du logement social. La collecte du livret A par les banques privées n’est qu’en partie centralisée à la caisse des dépôts et consignations. Et, n’est par conséquent que partiellement fléchée sur le financement du logement social. A cela s’ajoute, l’impact négatif de la crise et du chômage sur le 1% patronal. Alors que la relance de l’emploi par la construction engagerait le pays dans spirale vertueuse plutôt que l’enfermement dans la logique de crise. « Quand le bâtiment va, tout va » dit l’adage.

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“Le mariage pour tous !” Hier et aujourd’hui… Dans le cas contraire, tout le monde pourra s’aimer, mais dans la pauvreté, au chômage et demeurant dans la rue.

MOI_pIl y a deux semaines c’était les « contre » qui manifestaient, hier c’était les « pour ». Déplacer des milliers de personnes pour ce que j’appellerais un changement normal dans notre société, un changement qui va vers l’avenir, un changement important dans notre culture judéo-chrétienne, un changement qui a déjà eu lieu dans nombreux pays et pas des moindres, un changement qui n’a pas bousculé la vie de tous à chacun dans ces pays.
Le mariage pour tous, personnellement je suis pour, et pour la simple raison qu’il n’y a pas deux sortes de citoyens. Aimer est le droit de toutes les femmes et de tous les hommes de ce monde.
Mais de là à rassembler ces milliers de personnes pour une avancée qui n’a besoin que d’une loi pour être entérinée, ça me dépasse.
Dans notre pays, nous comptons plus de 3 millions de chômeurs, la pauvreté s’installe et s’installe durablement, les sans-logis se multiplient, l’annonce de milliers de licenciements se fait chaque jour, et nous mobilisons pour le mariage pour tous et pas pour ces évènements qui touchent tout notre peuple qu’il soit hétéro ou homo.
Certes, les « non » rassemblent les catholiques extrêmes et une grande partie de la droite, les « pour » rassemblent toute la gauche, enfin, en fait partie une certaine gauche qui aujourd’hui est « sociale libérale » et qui dirige le pays. C’est facile de les voir parmi la vraie gauche. Entériner une loi pour le mariage pour tous ne coûte pas cher. Il suffit que celles et ceux qui détiennent tous les pouvoirs votent pour.
Encore une fois, les médias ne parlent que de cela et oublient les réels problèmes qui touchent directement nos concitoyens.
Les problèmes d’aujourd’hui sont bien plus graves que le mariage pour tous.
Et ces problèmes doivent aussi être dénoncés et combattus pour ne pas perdre notre dignité de femmes et d’hommes que nous sommes.
Dans le cas contraire, tout le monde pourra s’aimer, mais dans la pauvreté, au chômage et demeurant dans la rue, car c’est le chemin que nous prenons, un chemin pas digne de notre époque et sûrement pas digne d’un pays comme la France.
Apprenons à faire la part des choses en y mettant en avant tous ces problèmes qui nous détruisent à petit feu !
Indignons-nous pour ce qui fait mal, très mal, et mobilisons tous ces milliers de personnes pour dire NON ! NON ! Et encore NON
à la déchéance des peuples de France et d’Europe.