“Nous nous souvenons de toi Mélissa”

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BglpbugIAAEX-AEPlus de 500 personnes se sont rassemblées ce dimanche à Bobigny pour rendre hommage à Mélisa (photo), fillette bulgare de huit ans brûlée vive ce mercredi dans l'incendie d'un important camp de Roms, et demander la fin des bidonviles en France.
Membres de la communauté Rom, parents et proches, associations, riverains et élus ont marché en silence derrière une grande banderole indiquant "Nous nous souvenons de toi Mélisa" jusqu'à l'école primaire Marie-Curie où était scolarisée la fillette. La marche emmenée par la directrice de l'école Véronique Decker a été marquée par plusieurs évanouissements et malaises des proches de la fillette.

"C'est terrible", a déclaré à l'AFP Ahmed, qui vit depuis six ans dans ce camp de 500 m² situé rue des Coquetiers, non loin du centre-ville. "Le problème c'est que nous n'avons même pas l'eau. C'est la chose que nous voulons et demandons." A l'appel du Collectif de soutien aux Roms et Bulgares de Bobigny et du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap), le rassemblement avait également pour but d'interpeller l'État pour qu'un "tel drame ne se reproduise plus".
"Ca suffit"
Il y a cinq ans, Diego, un garçonnet d'origine roumaine de 7 ans, était mort dans les mêmes circonstances à Bobigny. "La mort d'un enfant ne peut laisser personne indifférent. Nous devons nous mobiliser pour dire que ça suffit, que nous n'en pouvons plus. Il faut permettre que chacun d'entre nous puisse vivre dans un logement digne", a déclaré au bord des larmes Mme Decker.
Scolarisée depuis un an dans cette école de Bobigny, Mélisa, "cette toute mignonne petite fille, commençait à apprendre à lire et à écrire en français", a ajouté la directrice. "Il y a urgence à éradiquer les bidonvilles dans un pays aussi riche que le nôtre. Il ne faut plus que ça arrive", a renchéri la maire PCF de Bobigny, Catherine Peyge, "en colère". Réclamant "un après Bobigny", l'élue, qui rencontrera mardi un des conseillers spéciaux de la ministre du Logement Cécile Duflot, demande au gouvernement que "les citoyens européens qui vivent dans les bidonvilles aient droit, comme tous les citoyens français, à un toit".

Incendie campement Roms : « Un enfant est mort et cela aurait pu être évité »

incendie_campsUn enfant est mort mercredi matin dans l'incendie d'un camp de Roms à Bobigny en Seine-Saint-Denis. Ce drame horrible, et pour l'instant d'origine inconnue, était hélas prévisible. Bringuebalée de démontage de campement en évacuations hebdomadaires, toute une communauté vit dans la plus extrême des précarités sans qu'un véritable travail social soit rendu possible. Des familles entières sont maintenues dans une telle logique de survie, que les consignes les plus élémentaires de sécurité deviennent quantités négligeables et qu'il finit par arriver l'indicible. Un enfant est mort et cela aurait pu être évité.
Il faut cesser de faire des Roms les bouc émissaires coupables de tous les maux alors que leur relatif faible nombre, seulement 17.000 au niveau national, rend possible un plan Marshall de l'hébergement d'urgence pour eux comme pour les autres publics à la rue. Des financements européens existent. Mobilisons-les pour faire que disparaissent au plus vite ces bidonvilles meurtriers qui sont une véritable honte pour notre pays. La mort de cet enfant doit réveiller la conscience de ce pays.

Roms : Après le drame de Lyon, « plus d’expulsion sans relogement systématique »

roms_8_0Deux enfants et une femme ont péri dans la nuit de dimanche à lundi dans un incendie qui a ravagé une usine désaffectée de Lyon occupée par plus de 200 Roms. Présent sur place, le ministre de l'Intérieur a manifesté sa "profonde tristesse" tout en déclarant qu'il fallait continuer à évacuer "les campements de fortune", "un vrai danger" selon Manuel Valls.
Face à ce drame affreux, ce discours est devenu insupportable.
Cette tragédie démontre que le recours aux évacuations sans relogement durable et viable pour les familles ne règle rien. D'expulsion en expulsion, des familles Roms se mettent à la merci de solutions d'hébergement de plus en plus dangereuses. Cela doit cesser.
Après ce drame, plus d'expulsion sans solution viable en terme de logement et de possibilité de travail. Le sort de milliers de familles Roms en dépend.

 

ROMS : « la réalité contraste avec les promesses »

roms_6_0En mars 2012, le candidat François Hollande dénonçait les stigmatisations contre les Roms (expulsions brutales à répétition, interdiction de travailler et de se former, reconduites aux frontières sans résultat…).
Un an plus tard, alors que la politique du chiffre et du bouc émissaire est « officiellement abandonnée », « les autorités  françaises continuent à pratiquer une politique de rejet et à violer les droits fondamentaux de ces personnes ».  C’est la conclusion du rapport rendu public ce 9 avril 2013  par l’Association Européenne pour la Défense des Droits de l’Homme (AEDH) et la LDH.
La réalité contraste avec les promesses. Les paroles électorales sont bien différentes des « propos sarkoziens » de Manuel Valls et avec une réalité pour le moins alarmante. Durant le 1er trimestre 2013, plus de 4 000 personnes ont ainsi été expulsées de leurs lieux de vie sans solution de relogement contrairement aux directives de la circulaire interministérielle du 26 août 2012.
Alors que le jugement du Tribunal Administratif de Lyon en faveur des Roms a récemment mis en accusation l’Etat qui manque à ses obligations, il y urgence. Urgence que le Gouvernement s’engage dans la lutte contre les discriminations subies par les Roms, urgence qu’il s’engage dans le respect des droits humains fondamentaux, des droits inaliénables.
Le PCF et ses partenaires du Front de gauche continueront à lutter contre ces discriminations et leur banalisation.

Comoriens / Roms : Guéant, coupable de délit de faciès

Le ministre de l'Intérieur s'est de nouveau livré à son exercice favori : s'en prendre aux immigrés jugés responsables de tous les maux de la terre. Après avoir accusé les Comoriens d'être à l'origine de « beaucoup de violence » à Marseille, voici maintenant les Roumains cloués au pilori par la place Beauvau parce que jugés « responsables de la délinquance parisienne ».
Ces accusations à l'emporte pièce relèvent du délit de faciès. En insultant et en stigmatisant une population, le sinistre Guéant se met lui même hors la loi et viole les valeur de la République.
Le PCF condamne avec la plus grande fermeté les déclarations irresponsables de Claude Guéant et aurait apprécier que le président de la République en fasse autant.
La surenchère permanente avec le Front national pourrit notre société. Cela doit cesser.

Des millions de français et moi , et moi , et moi !

Hé oui ! les musulmans , les roms , tous les émigrés , les sans -papiers , les athées , les mères célibataires ,tous les différents , toutes celles et tous ceux qui ne rentrent pas dans les cases du " bon français " qui ne coûte pas d'argent à l'état selon eux ,tous ceux qui mettent " la nation " en péril toujours selon eux….

Rue89 : Les preuves de l’existence d’un fichier ethnique sur les Roms.

Une politique de la peur et de la honte : Cliquez sur le lien dessous l'image.

http://www.rue89.com/2010/10/07/les-preuves-de-lexistence-dun-fichier-ethnique-sur-les-roms-170000

http://www.rue89.com/2010/10/07/les-preuves-de-lexistence-dun-fichier-ethnique-sur-les-roms-170000

Travailler plus pour gagner plus… Au-delà d’être une phrase stupide, triviale, il s’agit d’institutionaliser la précarité.


La politique française provoque l’hilarité au Parlement européen

On peut aimer l’humour bien noir et ne pas avoir envie de rire jaune en regardant ce député européen qui a bien raison de se payer la tronche des boeufs et des moutons effrayés par l’idée d’une grève générale.
Ne battons pas en retraite devant l’arrogance du gouvernement.
Rira bien celui qui rira le dernier…