Le 13 décembre 2011 ENSEMBLE RISPOSTONS CONTRE L’AUSTERITE… IMPOSONS NOS EXIGENCES SOCIALES …

CFDT, CGT, FSU et Unsa dénoncent les plans d’austérité injustes, dangereux pour l’activité et l’emploi, inefficaces pour réduire la dette.
La France et l’Europe sont confrontées à une crise économique et sociale profonde. Des millions de travailleurs, en France et en Europe, voient leur emploi détruit ou menacé et le niveau de leur protection sociale mis en cause.
Dans ce contexte, après un premier plan de rigueur annoncé en août, le gouvernement vient de décider d’une nouvelle série de mesures d’austérité, en l’absence totale de discussion avec les organisations syndicales.
Ces mesures inéquitables et injustes :
• font porter principalement les efforts sur les salariés et impactent leur pouvoir d’achat ;
• font l’impasse sur le besoin de relance et de soutien à l’activité et à l’emploi et dégradent la qualité des services publics.
Après la taxe sur les complémentaires santé, la poursuite des déremboursements, le gouvernement décide d’augmenter d’un jour la carence en cas d’arrêt maladie. Il s’en prend aux salariés malades, tous assimilés à des fraudeurs. Il rend de plus en plus difficile l’accès aux soins d’une part importante de la population.
Dans le même temps, les efforts demandés aux plus aisés restent symboliques et des niches fiscales inefficaces et injustes sont laissées en l’état.
Ces mesures sont économiquement inefficaces pour réduire l’endettement : elles réduisent l’activité au risque d’une spirale infernale qui mène à la récession.
CFDT, CGT, FSU et Unsa interpellent gouvernement et patronat pour des mesures justes et équitables afin de lutter contre la spéculation, relancer la croissance économique et soutenir l’emploi, assurer des services publics de qualité.
Elles demandent en particulier au gouvernement de :
• mettre fin à la défiscalisation des heures supplémentaires, défavorable à l’emploi, inégalitaire et coûteuse (4 milliards d’euros) ;
• faire contribuer les hauts revenus par la création d’une tranche supplémentaire d’impôt sur le revenu et supprimer les niches fiscales inefficaces ;
• conditionner les aides aux entreprises à leur politique sociale ;
• renoncer au doublement de la taxe sur les complémentaires santé ;
• abandonner l’instauration des jours de carences supplémentaires.
Les organisations syndicales appellent tous les salariés à agir pour se faire entendre des décideurs (gouvernement, élus, responsables d’entreprise) dans la période du 1er au 15 décembre 2011, en particulier lors du temps fort de rassemblements le 13 décembre.

Rigueur : retraites, prestations sociales et Sécu dans le collimateur

Fillon vient d’annoncer le deuxième volet de son plan de rigueur. Et ce n’est qu’une petite étape devant rapporter 7 milliards d’euros, dans un plan global de 65 milliards d’ici 2016. Et c’est une nouvelle fois la solidarité qui est attaquée.
Accélération de la réforme des retraites
. L'application du passage de l'âge légal de départ en retraite à 62 ans devrait être avancée d'un an, soit 2017, ce qui a pour but de diminuer de 4,4 milliards d'euros les déficits des caisses retraites entre 2012 et 2016. Les générations nées entre 1952 et 1956 devront travailler quelques mois supplémentaires. Ce devrait être 8 mois de plus pour les salariés nés en 52.
Gel de l’indexation de l’augmentation de prestations sociales. Autrement dit, l’augmentation de certaines prestations sociales ne sera plus indexée sur l’inflation. Ce ne sera que de 1% l'an prochain, soit le niveau de la croissance, ce qui entraînera une nouvelle baisse du pouvoir d’achat. Ce sont les prestations familiales et les aides au logement qui seront touchées. L'augmentation aurait du être de 2,3% au premier janvier.
Un nouveau rabot est annoncé sur les dépenses de santé et de nouvelles niches fiscales seront supprimées. Sept cents millions d'euros d'économies supplémentaires seront réalisées sur les dépenses de santé et les "niches" fiscales seront réduites de 2,6 milliards supplémentaires.
Côté recettes, le taux réduit de la TVA sera porté de 5,5% à 7%, cela concernera la restauration, l'hôtellerie et les travaux du logement, mais non les produits de première nécessité, dont l'alimentation. Le gain estimé serait de 1,8 milliard d'euros. L'impôt sur les sociétés sera quant à lui majoré de 5% pour les entreprises dont le chiffre d'affaires dépasse 250 millions d'euros. De même, le prélèvement forfaitaire libératoire (PFL) sur les dividendes et les intérêts porté de 19% à 24%.
Enfin, mesurette symbolique, Fillon a annoncé le gel du salaire du président de la République et des ministres. Le plafond de remboursement des dépenses de campagnes électorales a également été réduit de 5%.
Voir les réactions à gauche à ces mesures : "le plan Fillon est une véritable provocation sociale"

“Taxez-nous” disent les plus riches : on va se gêner ! Faut tout de même pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages, comme aurait dit Audiard

Cela faisait plusieurs jours que l'opération communication était en cours, et même qu'elle allait faire des étincelles grandioses quand elle commencerait !
Et la voici, la voilà la belle opération com :
– " Taxez-Nous ", titre donc une pétition signée de 16 des plus grandes fortunes de France.
Ben tiens, à quelques heures de l'annonce d'un plan d'austérité bien chiadé à destination de la plus grande majorité d'entre nous, et pour ne pas sonner l'heure de la révolte populaire, il fallait bien faire quelque chose.
Et nos lascars côtés au CAC40, les plus grandes fortunes de France, et par conséquent les plus gros salaires de France, ceux qui lèvent le doigt à la manière d'un Granier-Deferre trompeur puisqu'ils continueront à "bouffer à tous les rateliers", tous ceux qui ont bénéficié du bouclier fiscal qui n'a coûté que la bagatelle de 16 milliards d'euros depuis 2007 à l'Etat français, donc nous, se font dorénavant les porte-voix de la nation : " Taxez-Nous" qu'ils disent.
Mais pas n'importe comment.
Faut tout de même pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages, comme aurait dit Audiard. Et ils posent leurs conditions les larrons, ceux qui ne se feront jamais plumer comme nous jusqu'au trognon et qui n'en doutons pas un seul instant continueront à s'enrichir sur notre dos.
« Nous, présidents ou dirigeants d'entreprises, hommes ou femmes d'affaires, financiers, professionnels ou citoyens fortunés, souhaitons l'instauration d'une “contribution exceptionnelle” qui toucherait les contribuables français les plus favorisés. Cette contribution serait calculée dans des proportions raisonnables, dans le souci d'éviter les effets économiques indésirables tels que la fuite des capitaux ou l'accroissement de l'évasion fiscale.

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Le billet du jour : Alain Minc – Le peuple est responsable de la crise !

Il ne faut pas chier (excusez le terme mais ….) la honte pour dire ce genre de chose.
Voilà que s’il y a crise, c’est la faute au peuple !
Vraiment on aura tout vu et tout entendu dans ce monde de fous.
Parce que c’est le peuple qui a donné tous ces cadeaux financiers aux riches, amis de notre cher Président et de ce MINC !
Parce que c’est le peuple qui dépense des millions d’euros pour le va-t-en-guerre !
Parce que c’est le peuple qui demande de délocaliser les entreprises !
Parce que c’est le peuple qui passe ses soirées au Fouquet’s !
Assez d’inepties, assez de ces mots qui feraient croire que celles et ceux qui dirigent sont parfaits, tellement parfaits qu’aujourd’hui notre monde est devenu un monde violent, un monde où le partage n’existe plus, où le respect de l’être humain a disparu. Un monde où la guerre fait rage, un monde où des millions de gens crèvent la faim, un monde où certain ont tout et les autres rien, un monde où la différence fait rage, un monde que le capitalisme a brisé à tous les niveaux, et tout cela au nom de l'ARGENT. L'ARGENT ROI.
Non Monsieur MINC, ce n’est pas la faute du peuple, le peuple ne demande pas grand-chose, travailler, joindre les deux bouts et garder sa DIGNITÉ, c’est TOUT.
Écoutez un peu les gens, le peuple, d’après vous le peuple n’aurait jamais accepté un plan de rigueur, mais bien sûr que oui s’il fallait sauver du désastre notre pays, mais alors vous Monsieur, auriez-vous, ou accepteriez-vous de partager votre richesse pour sauver notre pays ?
Je ne le pense pas, il y a cas voir l’agissement des riches par rapport aux pauvres.
Quand on demande, on nous refuse, rappelez-vous les manifestations pour la retraite, des millions de Françaises et de Français ont manifesté, notre Président et ses amis dont vous faites partie ont dit « niet ». Rappelez-vous notre refus du traité de Lisbonne, 52 % des Françaises et des Français ont voté contre, notre Président et ses amis dont vous faites partie, ont tout fait pour détourner ce vote pour appliquer ce Traité. Vous avez bafoué la démocratie sans gêne.
Les gouvernants auraient trop donné aux demandes du peuple, vous, vous êtes sérieux quand vous dites cela ? Je crois que oui ! Nous ne vivons pas dans le même monde !
Vivez avec le SMIC pendant une seule année, et l’on en reparlera mon pauvre Monsieur MINC.
Après, on verra si le peuple a trop demandé !
Soyez honnête avec vos compatriotes, dites leur la vérité, toute la vérité et rien que la vérité, car ce n’est que de La Vérité qu’a besoin le peuple de France.
LA VÉRITÉ. LES CHOSES TELLES QU'ELLES SONT.

 

France : 11 milliards d’euros de coupes sombres supplémentaires

Le FMI vient de déclarer " La France ne peut pas prendre le risque de ne pas respecter les objectifs budgétaires…" A peine en place, l'UMP Christine Lagarde marche dans les pas de son prédécesseur le socialiste Dominique Strauss-Kahn. Des mesures de rigueur vont devoir être prises", entre autres "une nouvelle hausse de l'âge l'égal de la retraite et la baisse des dépenses de santé".
Pour sa part, la commission des finances du Sénat estime que le gouvernement pourrait dégager 11 milliards d'euros de recettes d'économies en plus.
Plus que jamais une grande action nationale est indispensable dès la rentrée pour bloquer les plans du gouvernement.

Hausse du chômage : un bilan accablant pour le gouvernement

Le nombre de personnes privées d'emploi continue d'augmenter de façon dramatique. Toutes les catégories de la population sont touchées mais les jeunes femmes de moins de 25 ans, les salariés de 50 ans et plus et les chômeurs de longue durée sont les plus durement frappés. Qu'à cette annonce, la nouvelle directrice du FMI et ancienne ministre de l'Economie, préconise de renforcer « la rigueur » est proprement criminel. Et quand on constate le résultat de son action en France, on est tenté de lui demander de faire preuve de plus de retenue.
Cette détérioration du marché de l'emploi est à mettre au compte de la politique du gouvernement qui a fait de l'austérité à marche forcée pour les Français, son crédo, et des injonctions des agences de notation des marchés financiers, sa feuille de route.
Le bilan du gouvernement est accablant. Il mène l'économie française droit dans le mur.
Pour le PCF, éradiquer le chômage et l'insécurité sociale exige de cesser de verser des aides publiques aux entreprises qui licencient et délocalisent alors que leurs marges bénéficiaires s'accroissent ; cela exige de rompre avec la réduction des dépenses publiques et la casse de l'emploi public et de titulariser les 800 000 précaires de la Fonction publique ; cela exige de réorienter les profits vers les investissements productifs et non la spéculation.
La règle d'or si chère à Nicolas Sarkozy et voulue par le FMI, la BCE et la Commission européenne a pour objectif de graver dans le marbre de notre Constitution la politique ultra-libérale du chef de l'Etat et de son gouvernement alors que c'est le droit au travail et à l'emploi de tous les citoyens qui doivent y être réaffirmés et renforcés.

Vous avez dit rigueur ?

En 2011 Sarkozy entend poursuivre sa politique de régression sociale et de cadeaux au capital.
Le 1er janvier a vu la hausse des assurances que ce soit pour l’habitation de 3,5 à 8% ou pour les véhicules de 2,5 à 4,5% malgré les cocoricos du pouvoir qui affirme la main sur le cœur que le nombre de tués sur les routes diminue pour la neuvième année consécutive.
La santé  n’est pas épargnée, les vignettes bleues sont ramenées à 30% de remboursement au lieu de 35% auparavant,  les pansements, les seringues etc… passeront de 65 à 60%, la consultation chez le généraliste passe de 22 à 23 euros, le forfait hospitalier passe de 91 à 120 euros en dessous duquel, il faudra acquitter le ticket modérateur de 20%. Rien n’est épargné non plus aux maladies de longue durée ou aux diabétiques, auxquels s’ajoute tout un tas de remises en cause.

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