Le 3 juin, les retraités se mobilisent pour leur pouvoir d’achat

pn_manif_retraites_paris_058Alors que le gouvernement Valls entend geler les pensions "retraite" jusqu'en 2015, les retraités se rassemblent demain à 11 heures, place Joffre (Paris), pour dénoncer l'aggravation de leur pouvoir d'achat. "La retraite n'est pas un privilège, elle est un droit", rappellent les organisations syndicales CGT, FO, CFTC, FSU, Solidaires, USR, UNPA, FRC et CFE-CGC, en colère, contre le gouvernement PS.
Révoltés de devoir se serrer la ceinture en fin de mois, inquiets de tomber malade et de ne pouvoir payer les frais médicaux, las des politiques gouvernementales qui s'attaquent à eux en tentant de faire des milliards d'économies d'euros sur ce qui leur revient de droit, les retraités n'ont pas la belle vie. "Les retraités d’aujourd’hui ont participé au développement de la nation et à la solidarité entre générations. Ils devraient naturellement recevoir leur dû", déplore la CGT. Alors, ils le feront savoir haut et fort demain en se réunissant, pour un pique-nique géant à 11heures, Place Joffre* à Paris. Après le déjeuner sur l'herbe, les organisations de retraités CGT, FO, CFTC, FSU, Solidaires, USR, UNPA, FRC et CFE-CGC appellent également à la mobilisation des retraités  pour une grande marche jusqu'à Montparnasse,"contre le gel des pensions, pour l’amélioration du pouvoir d’achat et le retour à la revalorisation annuelle des pensions ». La hausse de la TVA, la taxe de 0,3% sur les retraites imposables, le report de la prochaine revalorisation des pensions au 1er octobre 2014, la difficulté de l’accès aux soins pour les retraités, ont poussé les retraités à manifester demain leur colère. Si Bruno Le Roux, président du groupe PS à l’Assemblée nationale, précisait il y a quelques semaines « qu’un geste en faveur des retraités les plus modestes, allait être fait », pour le secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, c’est loin d’être suffisant : « Ce ne sont pas des gestes, que les salariés retraités, sont en droit d’attendre mais plutôt une politique sociale qui prenne en compte leurs difficultés. Cela fait des années qu’il y a un problème de financement des retraites dans ce pays. Le gouvernement n’a jamais voulu prendre à bras de corps cette question de financement. Aujourd’hui on va les contraindre à le faire. Et pour ne citer qu’un chiffre, 17% des retraités vivent avec moins de 600 euros par mois ». Face au pouvoir d'achat des retraités qui a chuté de 15%, principalement en raison des pensions, très peu augmentées par rapport au coût de la vie, la CGT des retraités revendiquent, entre autres, un rattrapage immédiat de 300 euros par mois pour tous les retraités, un minimum de retraite égal au SMIC et la prise en charge de l’autonomie des personnes âgées par l’assurance maladie.
En prônant la retraite comme un dû, parce que « la retraite n'est pas un privilège ou une prestation sociale. Elle est un droit obtenu par le travail et son niveau est directement le résultat des rémunérations perçues pendant la vie professionnelle et le nombre d'années cotisées », l'organisation syndicale demande à ce que les économies françaises soient rechercher ailleurs que dans le prétendu coût du travail et de la protection sociale (retraite, allocation familiale…).

Retraites : Les 43 ans, un compromis sur le dos de la jeunesse !

ayrault_2En entérinant l'allongement de la durée de cotisation prévue par la réforme Fillon-Sarkozy et en prolongeant cette augmentation à 43 ans d'ici 2035, Jean-Marc Ayrault tourne le dos à l'attente des Français qui ont élu la gauche et s'étaient mobilisés en 2010 contre la réforme de la droite.
Cette mesure va continuer à pénaliser durement les jeunes quand ils atteindront l'âge de la retraite. Elle entraînera une baisse régulière du niveau des pensions. De plus, l'augmentation des cotisations annoncée par le Premier ministre pèsera autant sur les salaires déjà trop bas, que sur les profits.
Contrairement à ce qu'a affirmé le Premier Ministre, il y a d'autres solutions pour financer l'équilibre des régimes, notamment la mise à contribution des revenus financiers et la modulation des cotisations des entreprises en fonction de leur politique d'emploi et de salaires.Une nouvelle fois, Jean-Marc Ayrault écarte cette piste sans même l'évoquer. Nous continuerons à la porter.
Certes, les annonces du Premier Ministre portent la marque des protestations et des mobilisations sociales en préparation. Le gouvernement renonce pour le moment à une augmentation de la CSG. Nous veillerons à ce que cette annonce ne cache pas de nouvelles contreparties accordées au patronat.  
Le gouvernement a toutefois pris en compte plusieurs exigences syndicales exprimées de longue date pour réduire des injustices. Pour la pénibilité, les retraites des femmes, des apprentis et jeunes en formation, des salariés aux carrières heurtées et des salariés agricoles, des mesures positives corrigent en partie les inégalités existantes. C'est la preuve que la pression sociale engagée et les mobilisations prévues sont utiles, même si ces mesures ne compensent pas les effets de l'allongement de la durée de cotisation.
Le Parti communiste français appelle à poursuivre la mobilisation jusqu'au débat législatif dans lequel les Parlementaires communistes et du Front de gauche porteront des propositions alternatives.

Financement/retraites : “Mettre à contribution les revenus du capital, pas du travail des ménages”

2337496A en croire Bruno Le Roux ce matin, la prochaine réforme des retraites pourrait se traduire par une augmentation de la Contribution sociale généralisée (CSG). La CSG serait, selon lui, un moyen de mettre à contribution les revenus du capital. En réalité, loin d’être plus juste que les cotisations, la CSG repose essentiellement sur les revenus du travail des ménages (88 %). Les revenus financiers et du patrimoine n'y contribuent que pour 11 %. Les entreprises restent épargnées.
Pour Bruno le Roux, qui cherchait à l'évidence un marqueur de gauche, “cette piste ne doit pas être écartée”. Nous pensons qu'aucune ne doit l'être. Pour le financement des retraites comme pour le reste, il y a urgence à engager dès la rentrée un grand plan de relance de la demande comme de l'offre.
Si une réforme clairement de gauche, juste et efficace est en réflexion, une majorité de gauche au Parlement peut décider une réforme de l’assiette des cotisations patronales, accroître le taux et la masse des cotisations sociales patronales, en modulant le taux de cotisation patronale afin de relever la part de la masse salariale dans la valeur ajoutée.
Ainsi les entreprises qui relèvent cette part, en développant l’emploi, les salaires et la formation, seraient assujetties à un taux de cotisation relativement abaissé, tandis que l’accroissement des salaires, de l’emploi, permettrait des cotisations accrues.
Inversement, les entreprises qui licencient, réduisent la part des salaires dans la valeur ajoutée, fuient dans la croissance financière, seraient assujetties à un taux de cotisation beaucoup plus lourd.
Les revenus financiers des entreprises et des institutions financières s’élèvent à plus de 300 milliards d’euros par an. Ils échappent largement aux prélèvements sociaux. En leur appliquant les taux de cotisations patronales prévus pour chaque branche de la sécurité sociale, cela rapporterait annuellement plus de 80 Milliards d'euros au régime général, dont 30 Milliards pour les seules retraites.
Voilà comment nous pouvons contribuer à la croissance réelle, et contre la financiarisation.

Retraites complémentaires: “ce n’est pas aux retraités de payer la crise”

afgicrLes propositions du Medef ont été rejetées par l’ensemble des syndicats de salariés ce vendredi, lors d’une nouvelle séance de négociations sur le sujet. Certains veulent un accord plus équilibré, la CGT reste opposée à toute contribution des retraités. Chaque organisation syndicale a fait ses propositions.
Pour Eric Aubin, “ce n’est pas aux retraités de payer la crise. On ne peut pas baisser le niveau des pensions sans paupériser cette catégorie de la population. Les pensions ont déjà baissé”. C’est ce qu’a déclaré le délégué CGT au sortir de la séance de négociation. La centrale syndicale suggère une augmentation des cotisations patronales de 1,65% qui permettrait “d’équilibrer les régimes d’ici 2017”. Cette hausse pourrait être “progressive” et “on peut jouer sur d’autres outils”, a expliqué M. Aubin, comme un “élargissement de l’assiette de cotisation à l’épargne salariale”.
Le syndicat prend ainsi fermement position contre les propositions du Medef, discutées lors d’une première réunion fin novembre. Le syndicat des grands patrons avait proposé un gel des pensions de retraites complémentaires pendant trois ans ou leur sous-indexation sur l’inflation pendant cinq ans pour combler d’ici à 2017 le déficit qui se creuse des régimes Agirc (cadres) et Arrco (tous salariés). Ce que refuse l’ensemble des syndicats de salariés, qui souhaitent au minimum un effort partagé.
“Les organisations ont fait des propositions. Nous sommes encore loin d’un accord. Nous souhaitons que les retraités les plus modestes soient épargnés, les efforts à fournir doivent être partagés”, a déclaré de son côté Jean-Louis Malys pour la CFDT. Danièle Karniewicz (CFE-CGC) a plaidé pour une “logique d’équilibre des efforts entre les retraités, les actifs et les entreprises”, tout en reconnaissant que “ce numéro d’équilibriste n’est pas évident”. Selon elle, la sous-indexation proposée par le Medef (revalorisation en fonction de l’inflation, moins un point) est trop importante: “cela fait partie des leviers mais il faut agir de façon très prudente”, a-t-elle déclaré, souhaitant par ailleurs “une augmentation de 0,5% des cotisations à partager entre salariés et entreprises”.
En revanche, FO “n’est pas opposée au fait d’étudier une moindre revalorisation des pensions au 1er avril 2013 dès l’instant où il y a une augmentation des cotisations”, a déclaré le responsable retraites du syndicat Philippe Pihet. FO plaide également pour que l’Unedic participe financièrement “à hauteur des droits” octroyés aux chômeurs: actuellement Arrco et Agirc financent 30% de ces droits, l’Unedic seulement 70%.
L’objectif de cette réunion “était d’écouter les organisations syndicales”, a déclaré pour le Medef Jean-François Pilliard. Il présentera un nouveau document en discussion, “qui essaiera de faire avancer la discussion”, lors de la prochaine séance, le 15 janvier.

Mobilisation contre la rigueur : “Il y a un fort mécontement social” selon Bernard Thibault

Le secrétaire général de la CGT a affirmé lundi que la mobilisation intersyndicale prévue demain, mardi 13 décembre, dans tout le pays contre l'austérité visait à dire aux élus qu'ils faisaient "fausse route" et risquaient d'amplifier la crise sur la voie d'"une récession".
Evoquant les rassemblements et manifestations prévus par l'intersyndicale, Bernard Thibault a indiqué sur RMC que cela visait à "dire aux élus: non, vous faites fausse route". "Ces mesures anti-sociales non seulement ne vont pas résoudre la crise mais elles vont amplifier les facteurs nous menant à une récession", a-t-il ajouté.
Si les Français n'étaient pas forcément prêts à descendre en masse dans les rues et ce, malgré un "fort mécontentement", cela peut s'expliquer par le fait "que le chef de l'Etat, à maintes reprises, n'a pas voulu prendre la mesure de ce mécontentement social qui s'est exprimé sur plusieurs dossiers phares", comme celui des retraites, rappelant que la réforme avait été adoptée en 2010 malgré la mobilisation de millions de salariés. "Il y a une difficulté à créer un cadre collectif parce qu'il y a du doute sur notre capacité aux uns et aux autres à être entendus", a-t-il souligné, ajoutant: "demain, je ne sais pas combien nous serons, mais nous y serons, et nous continuerons".
Après l'annonce début novembre par le Premier ministre, François Fillon, d'un deuxième plan de rigueur, l'intersyndicale – CGT, CFDT, FSU, Solidaires et Unsa – avait lancé un appel à des mobilisations mardi partout en France.
Concernant le sommet social, convoqué par le président Nicolas Sarkozy en janvier, et auquel la CGT participera, le leader de la CGT s'est interrogé sur "les points véritablement discutables à l'occasion de ce sommet, sachant qu'il est programmé quelques mois avant l'élection présidentielle". "Je pense que ça participe aussi d'un exercice de candidat qui n'en est pas tout à fait un", a relevé Bernard Thibault.

L’Amérique en faillite – Envoyé spécial

Extrait de l’émission envoyé spécial (France 2), consacré à la faillite des Etats-Unis : Comment le rêve américain est en train de sombrer …
La faillite d’une ville, concrètement, c’est des pensions de retraites qui ne sont plus versées, des quartiers entiers qui ne sont plus entretenus, moins de pompiers, moins d’enseignants, etc, etc …
Pourquoi cette situation ?
De la délocalisation des emplois de production pour toujours plus de rentabilité, à la finance prédatrice qui pompe inlassablement le travail du productif en passant par l’envie de faire toujours mieux que le voisin que ce soit à l’échelle d’une commune, d’un département, d’une région ou d’un pays, une telle situation ne pouvait que se produire … Qu’en sera t-il en Europe et en France demain ?

http://www.youtube.com/watch?v=BMuhn2M_J90

http://www.youtube.com/watch?v=p6vlr80P6NA

Dénoncer les mensonges du pouvoir et du MEDEF : une tribune libre de Guy Poussy

DENONCER LES MENSONGES DU POUVOIR ET DU MEDEF
CONTRECARRER LE DEFAITISME
UNE NECESSITE POUR ASSURER LE SUCCES DE LA JOURNEE D’ACTION DU 11 OCTOBRE
Par Guy POUSSY Syndiqué
CGT

Cinq syndicats (*) ont décidé d’une journée nationale d’action contre l’austérité le 11 octobre. La décision arrive à point puisque le pouvoir entend faire rembourser la dette par le peuple. Les formes et les modalités de l’action –manifestations, arrêts de travail- doivent être débattues avec les salariés dans les entreprises. Cette décision va permettre aux travailleurs de notre pays de rejoindre les luttes de grande ampleur qui se déroulent en Italie, Espagne, Grèce, Portugal, Belgique, Grande Bretagne. C’est une réponse concrète aux campagnes médiatiques qui consistent à accréditer l’idée selon laquelle en France » Les gens acceptent la situation actuelle, les luttes ne servent à rien »
Les responsabilités de la crise d’aujourd’hui doivent être clairement établies. Les responsables de la dette publique sont connus. Depuis des décennies, les gouvernements de gauche et de droite qui se sont succédés ont pris le parti de la finance, des spéculateurs, des actionnaires, au détriment de l’industrie, de l’économie réelle ,de l’emploi, de la rémunération du travail, et des services publics. En baissant la garde devant les marchés financiers, ils ont endetté le pays. Ils ont accepté la loi du marché libre et sans concurrence, la loi des agences de notation. Aujourd’hui avec la « règle d’or » le pouvoir et le MEDEF entendent passer une camisole de force sur le dos du pays. Ils veulent faire taire le peuple afin d’accélérer leur agenda politique. Il consiste à démanteler, et ensuite balayer tous les acquis sociaux, ceux datant du programme du CNR, tel la sécurité sociale, ceux conquis par les luttes, en particulier après 1968.
Cette offensive se manifeste déjà avec les atteintes aux libertés syndicales qui se multiplient. Le pouvoir présidentiel devient de plus en plus autoritaire, et monarchique soignant ses courtisans, alors que le peuple plonge dans la misère. La situation économique et sociale, les guerres dans lesquelles la France est engagée illustrent comme jamais l’échec criant de la politique Sarkozyste, ainsi que le fort discrédit du système capitaliste. Il reste bien intrinsèquement pervers .Les grandes inégalités qu’il génère entre les salaires de misère et les rémunérations pharaoniques des grands patrons et des actionnaires des grandes entreprises nourrissent une colère sourde parmi le monde du travail et de la création, ainsi que dans la jeunesse. L’histoire de notre pays nous enseigne qu’un basculement de la société est rendu possible lorsque les injustices, les inégalités de classe, l’arrogance et la jouissance de la caste des nantis sont devenues trop voyantes, et trop fortes. En cette rentrée 2011 l’heure n’est donc pas à prêcher le défaitisme. C’est pourtant ce discours que les dirigeants de la CFDT ont choisi de tenir. F. CHEREQUE déclarant le 31 août »Je ne suis pas sûr.que l’organisation d’une journée de grève soit la bonne réponse pour les salariés » Son adjoint M. GRIGNARD a surenchéri parlant d’une « Situation très difficile pour le pouvoir d’achat et l’inquiétude des salariés pour leur emploi » Selon eux l’élection présidentielle de 2012 peut tout changer.
Aujourd’hui les confédérations syndicales, et leurs dirigeants, sont placés devant leurs responsabilités : jouer le rôle de syndicats d’accompagnement, canalisant les mécontentements, ou de syndicats de lutte de classe, tel est le dilemme. Craindre les surenchères, les débordements lors de grèves dans les entreprises (ce fut le cas lors du mouvement contre la réforme des retraites), ne pas « Importer » l’expérience venant d’autres pays n’est pas une attitude de circonstance Tout ne saurait s’analyser, et se décider d’en haut. Pour préparer le 11 octobre puisqu’il convient de discuter des formes et des modalités d’action il est donc possible de mettre en débat parmi le monde du travail et de la création la préparation d’une grève nationale interprofessionnelle. L’imagination doit prendre le pouvoir afin de décider, en bas, des revendications, des formes d’action qui renouent avec la notion de luttes collectives, qui lèvent les clivages entre fonctionnaires et travailleurs du privé, entre les générations. L’alternance politique ne saurait avoir d’effet magique. Le peuple doit redécouvrir une réalité. Quelque que soit le président de la République il devra lutter. Il est assez fort pour vaincre, faire prévaloir ses droits, hors et dans l’entreprise pour décider de son avenir, construire une société nouvelle. L’espoir est de ce coté.

Retraites : vers un nouveau durcissement des règles

INFO LE FIGARO – Les générations nées à partir de 1955 devront cotiser un trimestre de plus, selon un avis du Conseil d'orientation des retraites rendu mercredi.
Cinq jours à peine après la fin de la retraite à 60 ans
, et le début de la transition vers un âge légal à 62 ans, cette nouvelle pilule risque d'être difficile à faire avaler. De sources concordantes, le Conseil d'orientation des retraites (COR) rendra mercredi un avis préconisant un allongement supplémentaire de la durée de cotisation pour obtenir une pension à taux plein. Pour les générations nées à partir de 1955, cette durée passerait à 166 trimestres soit 41,5 années.
Jusqu'ici, la barre est fixée à 163 trimestres (génération 1951), 164 (génération 1952) ou 165 (générations 1953 et suivantes). Cette nouvelle augmentation ne serait en fait que l'application «mathématique» d'une disposition de la loi Fillon de 2003 : la durée de cotisation évolue proportionnellement à l'espérance de vie à partir de 60 ans. Celle-ci, selon les dernières estimations de l'Insee, atteint actuellement 24,42 ans, soit près d'une année gagnée en quatre ans. La réforme des retraites votée à l'automne dernier n'a pas modifié cette règle dans son principe, mais elle y a ajouté deux modalités. D'abord, tout allongement de la durée de cotisation doit être annoncé à l'avance pour laisser les futurs retraités s'organiser. Ainsi, un changement pour la génération 1955 doit être acté avant fin 2011. Ensuite, la décision est prise par décret, «après avis technique du Conseil d'orientation des retraites». Si la loi est respectée au pied de la lettre, le COR et le gouvernement n'ont guère de latitude.
«Double peine»
La difficulté, pour le président du Conseil d'orientation, Raphaël Hadas-Lebel, sera de rédiger un avis qui, à la fois, constate cet état de fait et dissocie les syndicats membres de l'instance de la recommandation d'allongement de la durée de cotisation. En effet, le COR, qui regroupe partenaires sociaux, politiques, hauts fonctionnaires et experts, fonctionne par consensus. Aucun de ses membres n'a, par exemple, contesté ses projections de l'an dernier (autour de 100 milliards d'euros de besoin de financement par an vers 2050), sur lesquelles la réforme Sarkozy-Woerth a ensuite été construite. Ce qui n'a pas empêché les syndicats de s'opposer aux solutions retenues par le gouvernement.
Mais ce consensus n'était possible que parce le COR ne validait jamais explicitement telle ou telle mesure. Pour la première fois, il est appelé à se prononcer noir sur blanc sur la durée de cotisation. Même si son avis n'est que technique, les syndicats ne veulent pas donner l'impression qu'ils cautionnent un durcissement. Ils dénonceront une «double peine», juste après le recul de l'âge légal entré en vigueur vendredi dernier. D'autant qu'ils contestent le mode de calcul : l'espérance de vie à 60 ans est censée mesurer le temps moyen dont les anciens salariés profitent de leur retraite… sauf qu'ils ne pourront bientôt plus partir avant 62 ans !

Contre-réforme des retraites rejetée par référendum…en Slovénie !

Référendum sur la contre-réforme des retraites en Slovénie : le peuple Slovène rejette à 72% le recul de l'âge de la retraite à 65 ans dicté par le FMI et l'Union Européenne.
Les slovènes se sont prononcés, ce dimanche 5 juin, massivement contre le recul de l'âge de départ à la retraite de 63 à 65 ans.
Plus de 72,17% des électeurs ont voté « Non » sur le projet du gouvernement et seulement 27,83% se sont exprimés en sa faveur.
En dépit de l'importance de la question, seuls 41% des 1,7 millions d'inscrits ont participé à la consultation, qui soumettait également au vote un projet de loi qui prévoyait la dépénalisation du travail clandestin et un autre qui visait à restreindre l'accès aux archives des services de sécurité d’État du régime socialiste.
Le projet de recul de l'âge de la retraite, exigé par l'Union européenne et par le FMI, fut adopté par le Parlement en décembre dernier. La mobilisation des syndicats a contraint les autorités à organiser le référendum.

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