Conférence sociale : « aucune justice dans le démantèlement de la retraite à 60 ans »

hollande-conf-socialePeu convaincante, brouillonne et poussive… l'ouverture de  la deuxième conférence sociale par le Président de la République ne restera pas dans les annales. Sa longue allocution s'est résumée à un très malhabile service après-vente des politiques gouvernementales et une justification bancale de sa réforme des retraites.
Pour le Président, allonger la durée de cotisations est la mesure la plus « juste ». Rien de plus faux. Il n'y a aucune justice, aucune égalité, dans la poursuite du démantèlement du droit à la retraite à 60 ans, conquête historique de la gauche. Il y a une erreur stratégique de calendrier et de méthode. Le rapport Moreau ne peut être une base sérieuse de négociation pour assurer l'avenir de la retraite par répartition, tant il ne prend pas en compte une dimension pourtant indispensable : l'emploi. C'est là que le bât blesse, dans la faiblesse des propositions Hollande en matière d'emplois privés et publics, dans ce défaitisme face au chômage, et dans le refus idéologique d'augmenter les salaires et de mettre à contribution les revenus financiers.
Le Président fait le choix d'une réforme à la hussarde, en plein trêve estivale. Nous ne laisserons pas faire. L'avis des principaux intéressés que sont les salariés et les retraités doit primer. D'ores et déjà le Parti communiste français appelle à la plus large mobilisation.

Retraites (de base et complémentaires) : appel intersyndical pour le 23 novembre 2010


– Recul de l’âge de départ en retraite à 62 ans,
– Allongement de la durée de cotisation à 42 ans.
– Retraite à 67 ans sans décote pour les carrières incomplètes.
– Aucune mesure ne reconnaissant la pénibilité au travail, etc
.

Voilà le résultat d’une réforme votée à la hussarde, promulguée à la sauvette à 2 heures du matin, bafouant toutes les règles de négociations avec les organisations syndicales. Le gouvernement et le chef de l’Etat ont usé et abusé de leur pouvoir pour toujours mieux répondre aux attentes du MEDEF. Les relations sociales dans notre pays sont en miettes, la démocratie bafouée
Retraites, loi de finances pour 2011, financement de la Sécurité Sociale, les projets gouvernementaux se résument en quelques mots : faire payer aux salariés, à leurs familles, la facture de la crise.
La retraite, on s’est battu pour la gagner …
Des millions de salariés avec la jeunesse et les retraités ont exprimé avec force leur rejet de cette réforme injuste et inefficace et demandent toujours que d’autres mesures soient prises pour garantir et pérenniser notre système de retraite par répartition. 70 % de la population soutient cette démarche. La retraite est fondée depuis toujours, contre l’avis du patronat, sur un choix de convertir le progrès du travail en progrès social.
La retraite par répartition est un facteur de cohésion intergénérationnelle, elle accélère l’insertion des jeunes dans le monde du travail.
La retraite est un facteur de progrès pour le travail et de développement des entreprises.

Retraites : Briser le tabou de la répartition de la richesse

Rien de plus normal que de vouloir, à soixante ans, profiter pleinement de sa retraite après une vie professionnelle bien remplie. Rien de plus anormal que d’être inquiet face à la paupérisation programmée par le gouvernement.
Le parti socialiste n’a pas encore fait connaître ses propositions alternatives au projet de Sarkozy de remise en cause du droit à une retraite digne pour tous les salariés. Les communistes engagent un débat national pluraliste et citoyen.
Partant de ce constat, la gauche semble unanime pour poser le débat sur la question essentielle à ses yeux : la répartition de la richesse pour financer les retraites. Olivier Besancenot (NPA), Marie-George Buffet (PCF), Cécile Duflot (Verts) et Jean-Luc Mélenchon (PG), les premiers leaders des partis de gauche, n’ont pas hésité à parapher l’appel de Copernic qui insiste, entre autres, sur "le tabou ∆†que constitue "le partage éhonté de la richesse au bénéfice des revenus financiers". Signé par des politiques appartenant à l’aile gauche du PS et par des personnalités de la gauche sociale, ce texte dénonce la remise en cause du système de répartition. Surtout, il argumente sur les raisons inavouées des mesures gouvernementales en préparation. ≈†La crise financière a provoqué une récession et donc une flambée des déficits publics", notent les signataires. "Les États, poursuivent-ils, continuent benoîtement à financer leurs déficits en empruntant sur ces mêmes marchés financiers qui ont provoqué la crise. Réduire ces déficits pourrait se faire par une taxation du capital. Mais les spéculateurs refusent évidemment cette solution, demandent que les États donnent des gages et exigent une réduction des dépenses publiques. Et comme il est normal de consacrer aux retraités une part plus importante de la richesse nationale, puisque les Français vivent plus longtemps, les signataires ne voient d’autres solutions justes que d’augmenter "la part des salaires et des pensions dans la richesse produite en s’attaquant aux profits".
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