« Taxer les mutuelles est un non-sens économique »

Le gouvernement dit que les mutuelles peuvent « ne pas répercuter la hausse de la taxe sur les conventions d’assurance »
C’est une contre-vérité absolue. Les mutuelles sont des organismes à but non lucratifs qui ont un fonctionnement très simple : elles encaissent les cotisations et reversent les prestations à ceux qui sont malades. Elles n’ont ni trésor caché, ni bas de laine pour absorber les chocs fiscaux. Elles ont évidemment des sommes en réserve (qui représente 200 à 300 euros par adhérent), mais c’est une obligation légale. Désormais les mutuelles vont être taxées à hauteur de 13,27%. Cela signifie que lorsqu’elles perçoivent 100 euros de cotisations, elles versent d’emblée 13,27 euros à l’Etat. Ce sera forcément répercuté sur le prix des contrats.
4 millions de « sans mutuelle »
4 millions : c’est le nombre de personnes qui n’ont pas de complémentaire santé
547 euros : c’est le reste à charge par personne et par an d’un assuré en 2008. Il était de 217 euros en 1980.
10% : c’est la part que représente une complémentaire santé dans le revenu des ménages les plus pauvres (moins de 800 euros par personne).
10,5% : c’est la part de femmes au foyer qui n’ont pas de couverture complémentaire.
30% : c’est le nombre de personnes sans mutuelle qui refusent à se soigner.
76% : c’est la part de cadres qui bénéficient d’une mutuelle d’entreprise, contre seulement 58% des ouvriers.