Racisme


Comment les réacs de la Manif pour tous ont propagé la “rumeur du genre”

CaptureVidéo. Cette professeur des écoles à Dijon explique comment les anti Mariage pour tous se sont saisis du programme "ABCD égalité" de lutte contre le sexisme et ont organisé leur réaction, souvent violente, menant un an plus tard à la "rumeur du genre" dans les écoles.

Mercredi dernier, plusieurs centaines de militants de la CGT, de la FSU, de Solidaires, de l’Unef, de l’UNL et de la FIDL se sont donné rendez-vous à la bourse du travail de Paris. Une journée pour construire une réponse syndicale unitaire face à la percée des idées d’extrême droite dans le monde du travail. Dans ce cadre, la CGT a mis en ligne des témoignages de militants syndicaux. Parmi ceux-ci, Cécile Ropiteaux, professeur des écoles, explique comment le projet pédagogique mené par les enseignants pour lutter contre le sexisme et l'homophobie a été pris en otage par les opposants à la loi Taubira permettant le mariage pour tous et toute.
Pris pour cible
"La restitution de ce travail, sous forme de colloque et de plusieurs publications syndicales et pédagogique, a eu lieu en plein dans les "manifestations pour tous", explique cette militante de la FSU-SNUipp. "Nous avons été pris pour cible dès le printemps dernier par la presse d'extrême-droite mais aussi de droite, sur des publications où on nous traitaient d'assassins d'enfants."
"A la rentrée scolaire de septembre, ça a évolué. Le ministère de l'Education nationale et celui des Droits des Femmes ont mis en place une expérimentation, qui s'appelle "Abcd égalité", destiné à lutter contre les stéréotypes en école primaire. Ils ont là aussi pris pour cible ce dispositif qui n'est pourtant pas subversif. Ils se montent en collectifs de parents auto-proclamés. Ils ne sont pas très nombreux, mais très actifs. Ils vont tracter devant les écoles. La presse nationale ou régionale leur ouvre leurs colonnes. Certains s'appellent "vigi gender", d'autres "collectifs de parents". Ils nous accusent de complot, de vouloir mettre dans la tête des enfants qu'ils pourront choisir leur sexe quand ils seront adultes, qu'ils pourront choisir leur sexualité, comme si l'homosexualité était un choix."
Logique d'émancipation
"Plusieurs de nos permanences syndicales ont été taguées, placardées. Au niveau parisien, on a été victime d'un laché de souris, sur le thème "nos enfants ne sont pas des cobayes". On trouve ça inquiétant. On aimerait bien que les institutions, le ministère de l'Education, du Droit des Femmes, réagissent un peu plus à toutes ces attaques."

"Nous, nous réagissons avec nos moyens, auprès des collègues et des parents, pour rétablir la vérité, en essayant de dire que nous sommes vraiment dans une logique d'émancipation et que pour ces extrêmistes là au contraire, l'homme et surtout la femme doivent rester à leur place."


Ce qui m’interpelle, c’est cette méchanceté, cette volonté de vouloir ignorer l’histoire, une réalité qui fait froid dans le dos, une vérité que nous ne devrions jamais oublier. Le billet du jour…

MOI_pRÉVOLUTION !!!
Bonjour et bises à toutes et tous mes amis (es),
nous sommes presque à la mi-janvier, c’est humide et les températures sont encore agréables.
Allons-nous payer la bonté de la nature ? Enfin, cette bienfaisance ne se passe que dans certains endroits, car ailleurs c’est inondations qui préoccupent les esprits.
Si la météo est à peu près au beau fixe, ce n’est pas le cas concernant les problèmes sociétaux dans notre pays.
En effet, à la télé on entend que le nom de Dieudonné ou plutôt Dieudamné qui fait encore des siennes avec des propos indignes de ce nom dans une démocratie comme la nôtre. Pour le faire taire, Vals, notre ministre de l’intérieur a pondu une circulaire adressée aux préfets et aux maires afin d’interdire ses spectacles au nom de l’atteinte à la dignité humaine. On est pour ou contre, quoi qu’il en soit, il fallait prendre des mesures radicales.
Décidément dans notre cher pays, ce pays d’accueil, où tout le monde devrait trouver sa place et où nous devrions donner à tout le monde la possibilité de trouver sa place, des propos racistes, xénophobes et antisémites fusent de tous les côtés à vous en faire gerber.
Les valeurs de la République sont bafouées.
Rappelez-vous au sujet des Roms :
– Guy Tessier et Didier Réault, deux élus marseillais pour le premier les Roms ne vivent que de rapine et de vol, et pour le second, il avait appelé à lancer des cocktails Molotov sur le campement Roms de la Capelette à Marseille.
– Pour Estrosi maire de Nice, il s’agit de mater les gens du voyage et les Roms il suffit pour lui de relever les plaques d’immatriculation des véhicules et de présenter un référé pour pouvoir saisir les véhicules.
– Franck Guiot adjoint UMP au maire d’Ormoy-la-Rivière s’était lâcher sur Twitter au sujet de la mesure prise par le gouvernement facilitant l’accès au travail des Roms. L’adjoint a proposé à ces derniers des emplois de « planteurs de cannabis », de « convoyeurs de fonds » ou encore de « pickpockets sur la ligne 9 du métro », en ajoutant qu’ils « ne savent ni lire ni écrire ».
– Et enfin pour ne pas en rajouter indéfiniment Gilles Bourdouleix député-maire de Cholet a affirmé qu’« Hitler n’en a peut-être pas tué assez ».
Diffamation, haine raciale, appel au meurtre et bien évidemment atteinte à la dignité humaine font partie de ces propos abjects et odieux de la part de ces élus de la république.
Ils sont toujours élus et n’ont jamais été inquiétés.
Des lois existent dans notre pays, elles doivent être mises en application comme on les applique pour toute autre chose. Ou alors, pourquoi pondre des lois si ce n’est pour ne pas les appliquer ?
L’article 24 bis, dit « loi Gayssot » promulgué en 1990, de la loi de 1881 sur la liberté de la presse, sanctionne l’expression publique, et uniquement cela, des discours négationnistes à savoir la négation de l’ampleur ou de la réalité du génocide juif perpétré par les nazis pendant la 2ème Guerre mondiale. Cette loi existe toujours et est toujours d'actualité !
Dans tous les cas, cela sent mauvais, cela rappelle des heures noires, une époque que je ne souhaite pas voir renaître, à croire, que l’étranger est le seul problème aux difficultés économiques que vivent la France et toute l’Europe ! À croire que le racisme serait la solution !
Est-il vraiment encore nécessaire de débattre de ce sujet, alors que depuis des lustres des mesures ont été prises afin de ne plus vivre ce genre de choses ? De ne plus entendre et lire ce genre de propos ?
En effet, on débat sur des sujets qui posent problème, qui interrogent, qui demandent à trouver une issue, un aboutissement, mais le racisme, la xénophobie, l’antisémitisme ont déjà été débattus et où des mesures ont été envisagées, pourquoi ne pas se servir de ces lois pour les enrayer définitivement ?
Pourquoi faut-il revenir sur ce qui a été déjà mis en débat et résolu par des lois ?
Serions-nous devenus tout d’un coup frileux face à ces gens qui n’ont rien d’humain ?
Certes, il faut faire connaître qui sont ces gens, ce que représentent réellement leurs propos, leurs gestes, mais de là à occuper tout l’espace médiatique ne serait-ce pas avoir aussi cette volonté de faire oublier les autres sujets qui nous préoccupent ?
Car ce qui m’interpelle, c’est tous ces jeunes qui se rendent aux spectacles de ce Dieudamné, et qui sont prêts à débourser 40 € pour entendre des propos ignobles concernant une religion, un peuple, alors que ces mêmes jeunes ne se rendent pas aux meetings des partis politiques alors que ceux-ci sont gratuits.
Ce qui m’interpelle, c’est cette jeunesse qui au lieu de s’engager pour leur avenir, cette jeunesse qui devrait résister et lutter pour sauvegarder les acquis, préfère s’amuser de propos et de gestes qui n’ont de sens que dans la haine de l’autre.
Ce qui m’interpelle, c’est cette méchanceté, cette volonté de vouloir ignorer l’histoire, une réalité qui fait froid dans le dos, une vérité que nous ne devrions jamais oublier.
Ce qui m’interpelle c’est tous ces gens qui rentrent dans le jeu de la division alors qu’aujourd’hui nous devrions faire face ENSEMBLE aux problèmes qui nous sont posés.
Liberté, égalité, fraternité, solidarité, laïcité, poing fermé et levé.


Cas Dieudonné. Cette lutte touche à la démocratie, à la République et à l’universel

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Comment réagir au mieux face à l’antisémitisme et aux provocations de Dieudonné ? Par Jean-Claude Lefort. Le ferme débat engagé contre les paroles et les actes de Dieudonné peut être salutaire, à condition d’éviter tout raccourci ou, pire, les amalgames.
Les questions posées sont sérieuses. Elles doivent être l’occasion d’opérer des clarifications nécessaires, tant existent des volontés de brouiller les cartes aujourd’hui. Cette clarification n’a qu’un seul but et il devrait rassembler. À savoir, poser des actes ou prendre des mesures pour que les deux termes de l’équation qui est en jeu en sortent renforcés : la lutte contre toute forme de racisme, d’une part ; la protection de la liberté d’expression, d’autre part.
Pour quiconque suit objectivement les faits, les gestes et les propos de Dieudonné, la chose ne peut prêter à aucun doute possible : son antisémitisme est patent. Il est inacceptable. Le racisme, redisons-le avec force, n’est pas une opinion mais un délit. Nous le condamnons par principe absolu, non discutable, mais aussi par nécessité politique : il nuit terriblement à la cause du peuple palestinien. Même si Dieudonné fait mine de s’en réclamer.
Ses propos ont été condamnés par la justice à de nombreuses reprises. Et la loi doit passer sans la moindre mansuétude.
Mais les actes de Dieudonné, et plus spécialement sa « quenelle », doivent être éclairés si on veut rendre lisible et acceptable par la société toute mesure, politique ou autre, visant à en réduire l’usage jusqu’à l’anéantir. De ce point de vue, beaucoup de personnes, spécialement les jeunes, ne sont pas au diapason des condamnations justement formulées contre cette honteuse « quenelle » dont le sens, pourtant indiqué par Dieudonné en personne, ne laisse aucune équivoque. Je m’interdis d’ailleurs de le rappeler ici tellement il est ignoble. Nombreux sont les jeunes, encouragés par l’ambiguïté dont joue Dieudonné, qui n’y voient pourtant qu’un simple geste à la signification d’« antisystème ».
D’aucuns y voient la résurgence, sous une autre forme, du salut hitlérien, lequel n’est pas passible des rigueurs de la loi en France alors que le port public de signes nazis est interdit et sanctionné. Comme en écho direct avec le procès de Nuremberg. Faudra-t-il modifier ou clarifier la loi sur ce point ? En Allemagne et en Autriche, une loi existe interdisant le salut nazi. Ici, la tâche serait certainement difficile car il ne s’agit pas d’un salut nazi stricto sensu. (suite…)


Si Nelson MANDELA est un exemple, il s’agit de nous inspirer de ce combat qui semblait ne jamais aboutir pour faire aboutir aussi le nôtre. Le billet du jour

MOI_pRévolution !!!
Bonjour et bises à toutes et tous mes amis (es),
Rendre hommage à Nelson MANDELA.
Lui rendre hommage, c’est aussi accepter les leçons qu’il a pu donner durant toute sa vie à ce monde égoïste où le partage n’existe plus. Sa vie qui n’a été que combats, le combat de la liberté, le combat contre le racisme, le combat pour l’égalité, le combat pour libérer son peuple de la domination des blancs.
Lui rendre hommage n’est que justice, les femmes et les hommes qui portent nos convictions ont pendant des années dénoncées l’enfermement de Nelson et ont pendant des années réclamés sa liberté.
De la prison de Robben Island à la présidence de l’Afrique du Sud, la vie de Nelson Mandela a été marquée par son combat pour la liberté, qu’il ne concevait pas sans l’égalité. Sous le régime de l’apartheid, qui combinait à la fois le racisme biologique le plus sophistiqué et l’exploitation économique la plus systématique, ces deux mots relevaient d’un challenge cruel et, à première vue, insurmontable.
Aujourd’hui, toute la classe politique se dit peinée de sa mort alors que quand il fallait lutter contre l’apartheid, jusqu’au boycott, et surtout pour la libération de Nelson MANDELA, alors que le PCF a été parmi quelques-uns a mené campagne. Cet épisode du 20ème siècle a marqué l’histoire du parti communiste français.
N’oublions pas que pendant que nous nous battions pour exiger sa liberté les politiciens de droite et d’extrême droite qualifiaient Nelson MANDELA de terroriste. Aujourd’hui, les mots de certains de ces politiciens sont indécents et inacceptables.
En 1951 : Nelson MANDELA est un des deux seuls avocats noirs de Johannesburg. En 1952, Nelson MANDELA est élu président de l’ANC du Transvaal et vice-président national.
En 1964 : Mandela et ses coaccusés sont condamnés le 12 juin à la prison à vie et envoyés sur l'îlot-bagne de Robben Island, au large du Cap sous le numéro de matricule 46 664, où il reste dix-huit de ses vingt-sept années de prison.
En 1990 : il est libéré le 11 février.
En 1991 : il est élu président de l'ANC, supervise et dirige les négociations de la transition.
En 1993 : il reçoit le Prix Nobel de la paix avec le dernier président de l'apartheid, Frederik de Klerk.
En 1994 : les premières élections multiraciales ont lieu le 27 avril, où l'ANC sort victorieux. Mandela est investi président le 10 mai.
En 1999 : il se retire de la présidence du pays, qui revient à Thabo Mbeki après la victoire de l'ANC aux deuxièmes élections démocratiques.
En 2003 : il préside, au Cap, le premier d'une série de concerts internationaux au profit de la lutte contre le sida. Son fils Makgatho âgé de 54 ans en est mort en 2005.
En 2004 : il se retire de la vie publique.
De révolutionnaire, de résistant il est passé de prisonnier à la présidence de son pays. Il n’a pas connu la haine malgré ces 27 années d’emprisonnement, il n’a souhaité que voir son peuple vivre ensemble avec les blancs dans l’égalité.
Il a dit ces mots lors de son procès de Rivonia en 1964 : « au cours de ma vie, je me suis entièrement consacré à la lutte du peuple africain. J'ai lutté contre la domination blanche et j'ai lutté contre la domination noire. Mon idéal le plus cher a été celui d'une société libre et démocratique dans laquelle tous vivraient en harmonie et avec des chances égales. J'espère vivre assez longtemps pour l'atteindre. Mais si cela est nécessaire, c'est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir. »
Des mots qui donnent à réfléchir, une société libre et démocratique dans laquelle tous vivraient en harmonie et avec des chances égales. Des mots que l’on pourrait aujourd’hui attribuer ici en France et en Europe.
Nelson MANDELA s’est battu contre l’apartheid, signifiant « séparation, mise à part », politique dite de « développement séparé » affectant des populations selon des critères raciaux ou ethniques. Ici en France et en Europe, ce n’est pas ces critères qui sont pris en comptes, quoique… mais les critères de l’argent, il y a dans ce monde celles et ceux qui ont tout, et qui peuvent et celles et ceux qui n’ont rien, et qui ne peuvent pas, ne serait-ce pas une politique s’approchant de l’Apartheid ?
C’est pourquoi, Nelson MANDELA est un exemple à tous les niveaux, dire égalité des chances, c’est dire beaucoup, c’est vouloir gommer les différences, effacer les ségrégations, rendre invisible les dissimilitudes.
Il a dit aussi : « être libre, ce n'est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c'est vivre d'une façon qui respecte et renforce la liberté des autres » encore des mots qui sonnent bien par rapport à la situation de notre pays et de l’Europe. Renforcer la liberté des autres n’est-ce pas cette volonté de faire vire l’humain dans la dignité, combien de nos compatriotes ne savent plus ce qu’est ce mot ?
Il a encore dit : « l’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde. » Quand on voit où en est l’éducation dans notre pays, ces mots doivent nous donner l’envie de bien réfléchir à ce que sera demain si cela continu dans le même sens.
Mais il a surtout dit : « J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre. » Oui aujourd’hui notre situation fait peur, mais nous devons en nous inspirant de ces mots tout mettre en œuvre pour vaincre cette politique basée que sur l’argent, le rendement, la compétitivité au profit de l’humain, nous devons tout mettre en œuvre pour combattre le capitalisme, cette politique égoïste qui ne partage plus rien.
Il ne s’agit pas seulement de dire que Nelson MANDELA est l’icône de la liberté, l’icône de la démocratie, l’icône de la lutte contre la ségrégation, non ! Il s’agit de nous inspirer de ce combat qui semblait ne jamais aboutir pour faire aboutir aussi le nôtre.
Son combat a prouvé que de RÉSISTER, que de NE RIEN LÂCHER était nécessaire et que cela a abouti aux résultats du pourquoi il se battait chaque jour, chaque heure, chaque seconde.
Nelson MANDELA est un exemple, Nelson MANDELA restera dans nos têtes à jamais, qui ? Qui pourra oublier cet homme ?
J'espère que la jeunesse de notre pays prendra le temps d'étudier ses citations, car elles ont une pédagogie sur la vie qui doit nous faire comprendre que de nous battre, de lutter, de résister et de ne rien lâcher, c'est garder notre DIGNITÉ.
AU REVOIR, NELSON, OUI AU REVOIR, car ici-bas on parlera encore longtemps de toi. J’espère que ton exemple réveillera notre envie de voir enfin l’humain traité comme un humain. Quels que soient sa couleur, sa religion, son niveau social.
AU REVOIR, CAMARADE ! Ici-bas, tu as servi non pas ces femmes et ces hommes avides de pouvoir, mais ton peuple, les tiens et les autres aussi, ta vie n'a pas été inutile.
RESPECT !!!!!
Liberté, égalité, fraternité, solidarité, laïcité, poing fermé et levé.


Face au racisme ne baissons pas la garde !

manifestation_contre_racismeIl y a 30 ans, 100 000 enfants d’immigrés et militants anti racistes manifestaient à Paris pour l’égalité des droits. Victimes de violences racistes, maintenus dans l’invisibilité, ces fils et filles, nés sur le sol, de parents immigrés demandaient ce que la République leur refusait : l’égalité.
30 ans après, sur fond de crise économique, malgré certaines avancées, un constat s’impose : notre société n’a pas traité ses enfants à égalité. A situation sociale égale, les enfants et petits enfants d’immigrés du Maghreb et d’Afrique Subsaharienne sont plus discriminés. La couleur de leur peau et leur patronyme en font des éternels immigrés ! Français à 97 % ils se sentent toujours perçus comme des «issus de », et à 67 %, ils pensent que « Le regard des autres ne fait pas d’eux des Français».
Rien d’étonnant puisqu’ 1 français sur 3 conteste leur appartenance à la nation. Au nom d’une France mythique mais irréelle, les théoriciens du choc des civilisations identifient la menace, une immigration de masse et un nouvel ennemi de l’intérieur, le musulman. Ils déplacent ainsi la question sociale sur le terrain identitaire favorisant le développement d’un racisme culturel, largement banalisé par la mandature Sarkozy, un racisme décomplexé et assumé comme en attestent les propos tenus sur les roms ou les musulmans.
Les attaques abjectes contre Christiane Taubira et le racisme ordinaire subi par des millions de français anonymes nous démontre qu’il ne faut jamais baisser la garde. Le gouvernement doit donner l’exemple en déclarant la lutte contre le racisme et les discriminations, grande cause nationale, en produisant des actes concrets pour l’égalité parmi lesquelles : le droit de vote des résidents étrangers, la mise en place d’un récépissé contre les contrôles au faciès, la régularisation des sans-papiers. La réalisation d’un travail de mémoire et d’histoire critique sur la colonisation et les migrations est aussi indispensable : Vieux pays d’immigration, pluriel, métissé, multiconfessionnel la France ne se représente pas et ne s’assume pas comme tel. Ouvrons ce débat !
Le Parti communiste signataire de l’appel du Collectif national "Égalité des droits et justice pour tous" sera partie prenante de la manifestation du 7 décembre 2013 à 14 heures 30 à Paris, il appelle à y participer largement.


Marius et Sylvette, l’Histoire au présent

Rencontre. Sylvette Kaloïe, fille de Marius Kaloïe, un des 111 êtres humains exhibés lors de l’Exposition coloniale en 1931, vit dans une cité HLM du Val du Marne. A soixante-treize ans, elle a souhaité réagir aux attaques racistes dont la Ministre de la Justice, Christiane Taubira, est l’objet depuis plusieurs semaines. 

Elle est la fille de Marius Kaloïe, originaire de Nouvelle-Calédonie, un des cent onze êtres humains exhibés lors de l’Exposition coloniale au Jardin d’Acclimatation à Vincennes en 1931. Décédé accidentellement à Bordeaux dix ans plus tard, il ne retournera jamais dans son île de Lifou où personne ne soupçonnait qu'il avait une descendance. Une histoire incroyable. La vérité sur ses origines, Sylvette n’en a eu connaissance qu’à l’âge de quarante ans. A la tête de l’association Wasapa Art Kanak (http://wasapaartkanak.free.fr/), elle témoigne régulièrement dans les écoles et initie de nombreux projets culturels.


Une de Minute : Raciste, minable et stupide

minuteL'hebdomadaire d'extrême droite Minute a vomi sa Une abject, comme il en a la triste habitude. Raciste, minable et stupide, elle illustre parfaitement la tradition de l'extrême droite française qui, en ce moment de crise grave dans le pays, se sent pousser des ailes.
Cette feuille de chou s'en prend aussi à la seule ministre, dont le combat emblématique en faveur du mariage pour tous, avait réuni l'ensemble des progressistes de notre pays. En s'attaquant à Christine Taubira, Minute s'attaque aussi à la gauche et à ses valeurs parmi lesquelles figure celle de la générosité.
Il faut combattre l'extrême droite pied à pied. Le Premier ministre a saisi la justice dans cette affaire. Fort bien, mais cela ne restera de peu d'effet, s'il ne s'attaque pas au terreau dans lequel l'extrême droite prend sa source, la crise profonde dont nos concitoyens sont les principales victimes. Et cela passe par un changement urgent de politique.


Pétition de soutien à la militante PG harcelée par l’extrême-droite

2013-09-20julie-del-papaPlus de 5000 personnes avaient signé ce vendredi midi cette pétition lancée sur le web par une plateforme progressiste à l'encontre des appels au viol et au meurtre envoyés à Julie Del Papa via Twitter.

Signez la pétition ici

Rappel des faits:
Twitter est devenu un réflexe pour beaucoup de militants. Donner ses impressions, de la Fête de l’Humanité à un conflit social, d’une manifestation à une réaction à un discours, est aujourd’hui monnaie courante. Julie Del Papa, samedi, a fait l’expérience que le réseau social peut parfois, aussi, se retourner contre ses abonnés. Violemment. La jeune femme, coresponsable de la commission écologie au Parti de gauche, a manifesté à Marseille contre la tenue, dans la ville, de l’université du FN. En chemin, elle tweete. Des photos, d’abord, puis des slogans scandés sur la manifestation ou écrits sur des banderoles.
Presque aussitôt, « sur le ton de la moquerie », précise la jeune femme jointe par téléphone, des inconnus tentent de minimiser la portée du rassemblement. Elle n’y prend pas garde. Ce n’est que le soir, en rentrant à son domicile, qu’elle constate qu’elle a été « snoodée », autrement dit, plusieurs centaines de personnes, visiblement dans la mouvance d’extrême droite, lui ont envoyé des centaines de messages, jusqu’à saturation de son compte.


Roms : “Valls conduit une politique de bouc émissaire”

roms_8_0Le Comité Interministériel de Lutte contre le racisme et les discriminations a conclu que l’année 2012 avait été marquée par un développement des actes et des propos racistes, xénophobes, antimusulmans et antisémites, banalisés car colportés par certains discours publics.
Cette conclusion est le résultat de la politique de Nicolas Sarkozy qui a fait le choix de labourer les terres d’extrême droite, exploitant les peurs, déplaçant la question sociale sur le terrain identitaire, alimentant un racisme « culturel », véritable arme de division massive.
Problème. En s'attaquant une fois de plus aux Roms, Manuel Valls "fait du Sarkozy" et légitime le rejet de l’autre, la xénophobie contre des populations vulnérables et démunies.

Cette politique du bouc émissaire décrédibilise l’annonce du Comité interministériel de renforcer la lutte contre les préjugés et contre le racisme. De plus, le Gouvernement recule sur 2 propositions du candidat Hollande dans la lutte contre les discriminations : le droit de vote des résidents étrangers aux élections locales et la lutte contre le contrôle au faciès.
Le gouvernement va-t-il laisser la droite faire sa loi sous l’argument que la gauche ne disposerait pas de la majorité des 3/5 au Parlement ? Seuls les combats qui ne sont pas menés sont perdus d’avance. Il est encore temps d’engager la procédure parlementaire pour que les résidents étrangers votent aux élections municipales de 2014.
Quant à la lutte contre le contrôle au faciès abandonnée par Manuel Valls, Marie-George Buffet a déposé une proposition de loi. La majorité pour l’adopter existe.


Marine Le Pen tient des propos racistes, c’est intolérable !

http://www.dailymotion.com/video/xr9ec5_marine-le-pen-a-un-beur-vous-l-avez-gagnee-au-loto-votre-voiture-ou-avec-votre-travail_news?search_algo=1

Dans un extrait vidéo diffusé par France 2, Marine Le Pen s'en prend à un jeune homme d’origine maghrébine qui supporte Jean-Luc Mélenchon en lui demandant à propos de la voiture qu'il conduit : "Vous l’avez gagnée au loto, la voiture, ou vous l’avez gagnée avec votre travail ?".
Ces propos sont racistes. Laisser sous-entendre qu'on ne peut pas gagner sa vie honnêtement par son travail du fait de sa couleur de peau est intolérable.
Après l'affaire du faux tract de Mélenchon, voici un nouveau délit commis par la candidate d'extrême-droite. Marine Le Pen revendique un siège de députée. Au final, c'est sur le banc d’un tribunal qu'elle finira par siéger.