PS


Cela s’appelle bafouer ouvertement et sans vergogne la démocratie. Le billet du jour… 2

MOI_pRÉVOLUTION !!!
Bonjour et bises à toutes et tous mes amis (es),
Et voilà… les départementales c’est fini, une nouvelle fois la gauche, toute la gauche s’en prend plein les dents. Ici et là on se réjouit que le FN n’obtienne aucun département. La droite traditionnelle celle qui se dit républicaine se vante d’avoir gagné et être le premier parti de France. Et malgré ce résultat désastreux, les responsables du PS continuent à dire qu’ils poursuivront à faire les réformes qui s’imposent. Ces réformes qui ne cessent de plonger notre pays dans l’austérité. Une austérité que le peuple de France ne veut pas et il l’a fortement proclamé lors de ces élections.
La France, cette république où l’on se vante de notre démocratie, une démocratie bafouée, car la plupart de celles et ceux qui ont été élus l’ont été par ce sursaut républicain, l’ont été par défaut, mais l’ont surtout été par seulement 50 % des Françaises et des Français. Alors des questions se posent forcément, qu’auraient votées les abstentionnistes ? Droite ? Gauche ? Ou extrême droite ?
Pourquoi autant de citoyens ne répondent plus aux urnes ?

Des questions auxquelles il va bien falloir répondre, et ne pas attendre comme d’habitude qu’il y ait le feu au lac. Car le sursaut républicain un jour ne fonctionnera plus et nous serons devant le fait accompli, le FN au pouvoir. D’ailleurs, aujourd’hui, c’est le seul parti majoritaire de France, les autres le sont parce qu’il s’acoquine entre eux pour pouvoir gagner. Ils ont la même politique, celle de favoriser les riches et le MEDEF.
Certes le FN n’est pas mieux, il veut nous sortir de l’Europe et revenir au franc, en clair nous isoler du reste du monde et nous plonger dans une catastrophe inimaginable. En plus de cela, c’est un parti raciste, xénophobe, antisémite qui n’a aucun respect pour l’humain. Néanmoins, il fait des voix et commence à faire des scores. De là à dire que celles et ceux qui votent FN soient toutes et tous d’accord avec ses thèses il y a un pas qu’il ne faut pas franchir. S’ils votent FN aujourd’hui, c’est par dégoût, écœurement des politiques mises en place depuis des décennies, pour démontrer leur mécontentement, un mécontentement légitime quoique puissent en penser les responsables politiques et cela de tous les bords.
Faire face au FN cela se fait tout au long des années et pas seulement entre deux tours d’élections. Cela se réalise en faisant une politique pour l’humain d’abord en y mettant toute la place que mérite le peuple. Une fois élu, il faut aussi consulter et respecter le choix des électrices et des électeurs. Force est de constater qu’aujourd’hui ces choix sont loin d’être la préoccupation des élus. Ils font ce qu’ils veulent au détriment de ce qui a été promis, et surtout des aspirations des Françaises et des Français. La démocratie est loin de se reposer sur celles et ceux qui sont élus, la démocratie doit être des moments de dialogues, d’échangent, d’écoutes, aujourd’hui ce n’est pas ou plus le cas.
Entendre celles et ceux qui ont tout perdu hier dire qu’ils continueront leurs réformes prouve que la voix du peuple n’est pas entendue, qu’elle n’est pas respectée, que de toute façon voter ou pas ne sert à plus rien, que les dés sont pipés, qu’ils feront ce qu’ils veulent sans tenir compte des attentes des Françaises et des Français.
Cela s’appelle bafouer ouvertement et sans vergogne la démocratie.
Certes, les moments sont difficiles, mais comment expliquer légitimement que certains s’augmentent leur salaire d’une façon intolérable (exemple du PDG de chez Renault sa rémunération totale de Carlos Ghosn passe de 2,67 à 7,22 millions). La nouvelle passe mal, car les autres salaires du groupe sont, eux, gelés. Celles et ceux qui travaillent et qui ne gagnent que le SMIC devraient comprendre, en fait ils comprennent que l’on se fout de leur g….. Même chose à radio France où une grève est en cours et où le président de cette radio publique s’est offert pour 100 000 € de travaux de rénovation alors que des dizaines d’emplois sont prévus de disparaitre, alors que Radio France est en déficit, et malgré cela il faudrait comprendre.
Non ! Non ! Et non ! Cela ne peut plus durer, il faut que les responsables qui nous gouvernent prennent les mesures qui s’imposent et où elles s’imposent ! Ce sont toujours les mêmes qui doivent payer, celles et ceux qui ont du mal à terminer leur mois, si cela n’est pas une injustice comment la nommer ?
N’attendons plus rien des urnes, n’attendons plus rien de nos dirigeants et responsables, il nous faut aujourd’hui créer un mouvement citoyen afin de faire face à tout cela, balayer tout ce qui va de travers. Remettre de l’ordre dans notre chère république et démocratie. Rassemblons toutes celles et tous ceux qui aspirent réellement à un changement radical de cette politique qui nous mène doucement, mais sûrement droit dans le mur. En France il y a de quoi faire une politique axée sur l’humain d’abord avec la participation du peuple, serions-nous plus bêtes que les Grecs, les Espagnoles et les Portugais ?
Liberté, égalité, fraternité, solidarité, laïcité, poing fermé et levé.


Vous avez dit : Place au peuple ! Ne rien lâcher ! Résister ! Prenez le pouvoir ! Pourquoi vouloir encore se soumettre aux exigences de celles et ceux qui nous regardent de haut ? Le billet du jour…

2014-10-27_05-53-47


MOI_pRÉVOLUTION !!!
Bonjour et bises à toutes et tous mes amis (es),
Il fut un temps, et il n’y a pas encore longtemps, quand on savait que des personnalités politiques venaient à Villerupt ou ailleurs dans le pays haut du 54, tout était fait pour que l’on puisse les rencontrer. Tout était fait pour que les militants puissent au moins distribuer un tract faisant état de nos revendications pour la ville ou le secteur.
Aujourd’hui, pour un « coup de pub magnifique » comme il est dit dans l’article, seuls les responsables savent, et ces responsables jouent le jeu de celles et ceux qui nous plongent dans la misère, ils se taisent.
Dites-moi ! Aujourd’hui, qu’est-ce qui est le plus important ?
Pouvoir crier son indignation face à la politique menée par ces dirigeants ou se faire de la pub pour un festival qui ne dure que 15 jours ?
Et quand on parle de publicité, il faut relativiser, seule la presse écrite et régionale en fait état.
Nos élus locaux pour la plupart dans notre secteur se disent Front de gauche et critiquent à juste raison la politique de Hollande depuis son élection en 2012.
Dans le même temps, ils se font un malin plaisir de recevoir ces gens. Comment interpréter cette attitude ? Quel en est l’intérêt pour la commune ou le secteur ?
En effet, le Secrétaire d’État sur la photo de l’article ci-dessus, le même jour dans la même presse écrite disait haut et fort que sa famille politique (le PS) devait se serrer les coudes. Le même Secrétaire d’État fait partie de ce gouvernement qui dit haut et fort aux Françaises et aux Français qu’en famille il faut se serrer la ceinture pour réduire la dette !
Les deux autres personnalités, l’ex-ministre de la Culture (Aurélie Filippetti) et l’ex-ministre du Redressement productif (Arnauld Montebourg) qui ont dû démissionner du gouvernement faute d’une politique plus à gauche et qui se disent frondeurs s’abstiennent sur le vote du budget 2015. Et s’abstenir c’est dire « OUI » à voix basse. Alors quel intérêt de recevoir en grande pompe et de donner la parole à ces gens ?
Quel intérêt de garder secrète cette venue ?
Nous laisser et nous permettre de manifester aurait été plus judicieux pour le « coup de pub magnifique ». Cela aurait montré, qu'en France il y a encore des gens qui bougent.
Nous aurions pu démontrer qu’en France il n’y a pas de « sans dents », qu’ici il y a encore des gens qui ont des crocs ! Des gens pour qui le mot « résistance » a toute son importance, que le slogan « ne rien lâcher » est toujours de mise. Que dans notre région, dans notre ville, nous sommes toutes et tous des indignés de cette politique qui nous mène droit dans le mur.
Cela me rappelle la venue de Valls à Longwy en février 2014, quand il était encore ministre de l’Intérieur. Nous étions une vingtaine de militants avec nos petits drapeaux PCF, Front de Gauche et CGT et on a fini entre deux immeubles et gardé par une centaine de CRS afin que l’on nous ne voit et nous entende pas.
Si c’est cela être de gauche, bonjour les dégâts !
Ces élus qui se disent Front de gauche adhèrent au slogan « Place au peuple », alors pourquoi ne pas lui donner cette place quand l’occasion se présente ?
« Prenez le pouvoir » disions-nous pendant la campagne de la présidentielle, et quand il est possible d’en prendre un peu, on nous cache la venue de celles et ceux qui veulent nous faire taire.
Nous ne sommes pas nés pour être soumis !
Nous n’avons pas voté pour cette gauche qui est plus à droite que la droite elle-même !
Début septembre, l'hebdomadaire « Paris Match » dévoilait des photos de leur idylle. Sur la couverture, Aurélie Filippetti et Arnaud Montebourg prenaient un selfie et le magazine titrait « Love story à San Francisco ». Villerupt n’est pas San Francisco et ni Cannes, il s’agissait de l’ouverture d’une manifestation culturelle, et pas n’importe laquelle, cela fait 37 ans que celle-ci existe.
La culture quoique l’on puisse en dire, est idéologique. Elle a besoin de moyens et le gouvernement actuel a mis en baisse le budget du ministère de la culture.
S’il devait y avoir des gens qui devaient se pavaner, c’était celles et ceux qui organisent ce Festival, les bénévoles, car sans eux ce Festival n’aurait pas lieu.
Villerupt et tout son secteur souffre de cette politique. Permettre à ces gens de se montrer en toute quiétude n’a pas été un bon choix. On ne nous a pas permis de démontrer notre mécontentement ! Notre indignation !
« Surtout, soyez toujours capables de ressentir au plus profond de votre cœur n'importe quelle injustice commise contre n'importe qui, où que ce soit dans le monde. C'est la plus belle qualité d'un révolutionnaire » (Le Che).
Liberté, égalité, fraternité, solidarité, laïcité, poing fermé et levé.


Manuel Valls est passé sur l’autre rive en assumant une politique de droite

valls_6A la tribune de l'Assemblée nationale, le Premier ministre a répondu à la fronde de députés socialistes par quelques aménagements cosmétiques mais l'affront à notre pays, aux familles, aux fonctionnaires et aux retraités est assumé crânement.
Pour la première fois sous la V° République, un chef de gouvernement issu d'une majorité parlementaire de gauche défend une politique dont la droite et le patronat avaient rêvé sans jamais espérer aller aussi loin, aussi brutalement.
Un âge d'or pour les entreprises, sans contre-partie, payé sur le dos du monde du travail et des plus fragiles. Une hémorragie de 50 milliards d'euros dans la dépense publique et sociale pour moins de service public, de solidarité et d'égalité de traitement, le dynamitage en règle de la protection sociale et de la démocratie locale.
Il n'y aura pas  « d'apaisement » avec une telle orientation comme y invite M.Valls mais une aggravation rapide et dangereuse de la crise politique, sociale et économique. « Ce qui empêche d'installer la confiance », c'est une politique de droite alors que le changement, en 2012, avait été annoncé à gauche. Le premier ministre lui est passé sur l'autre rive en assumant une politique de droite : celle d'une austérité à perpétuité.


Couper la laisse que tient le PS… Le billet du jour. 1

MOI_pR é v o l u t i o n !!!!
Bonjour et bises à toutes et tous mes amis (es),
depuis quelque temps, et surtout sur les élections municipales, on peut voir des sensibilités différentes se dessiner. Certains veulent faire avec le PS, d’autres, souhaitent vivement montrer notre différence et faire des listes autonomes. Des listes qui rassemblent toute la gauche, la vraie gauche.
Je suis pour la deuxième hypothèse et pour cause, depuis mai 2012 avons-nous le résultat d’une politique de gauche ? Non ! Certainement pas.
Pouvons-nous encore se dire que le PS est un parti de gauche ? Non ! Certainement pas.
C’est une évidence ! Alors, pourquoi vouloir encore et encore se faire tenir en laisse par ce parti qui a déserté le côté gauche de la chaussée ?
Les directions fédérales et nationales du PCF font le forcing pour que la première théorie soit retenue, force est de constater que les militants communistes ont changé, le temps de la discipline bureaucratique et des militants qui appliquent des consignes descendantes est fini !
En fait, nous appliquons ce mot d’ordre qui est de donner la place au peuple, car les militants sont aussi le peuple. Les militants ont aussi une cervelle pour comprendre que l’on ne peut pas critiquer et vouloir démonter une politique et faire avec les gens qui mettent en place cette politique libérale à outrance.
Alors on se dit, on fait voter les adhérents du parti, il faut que démocratiquement le choix se fasse.
Dans le même temps, le PCF, sur son site, publie un texte dont le titre est « une grande ambition pour le front de gauche ». Le front de gauche, ce rassemblement qui a fait et qui fait rêver beaucoup de celles et ceux qui souhaitent réellement un changement de cap.
Une grande ambition pour le front de gauche, oui une grande ambition à ce rassemblement qui aujourd’hui est le seul a proposer une réelle politique de gauche et bien à gauche, un rassemblement où le PS n’y figure pas, alors pourquoi vouloir faire avec celui-ci ?
Aujourd’hui, il nous faut montrer notre différence tant dans les mots que les actes que nous allons employer et réaliser. Nous devons être différents à tous les niveaux.
Quand je lis ce texte, je plains les communistes qui ont voté pour faire cause commune avec Hidalgo, car ce texte dit tout le contraire de la volonté de ces dirigeants qui souhaitent faire en dehors du front de gauche. Les grands écarts vont faire mal, très mal. Ce texte cherche à ménager le chou et la chèvre et laisse entrevoir que nos dirigeants se rendent bien compte de la faiblesse de l’argumentaire sur Paris.
Lors des dernières européennes, de la présidentielle et des législatives nous portions très haut ce drapeau du front de gauche, pourquoi pour ces municipales nous devrions porter un drapeau PS ?
Est-ce que les intérêts personnels passeraient avant l’intérêt du peuple, de nos concitoyennes et de nos concitoyens ?
Lutter, combattre, résister, ne rien lâcher est dans la culture du PCF et il serait grand temps de le démontrer. Le peuple de France a besoin d’un parti communiste fort et non d’un parti communiste à la botte d’un PS qui sans gêne applique une politique sociale libérale.
Ils ont besoin de nous quand cela les arrange, ailleurs le PS crée les conditions pour nous souffler les élus PCF qui les gênent pour appliquer leur politique.
Il est l’heure de reprendre notre liberté de penser, de démontrer qu’autre chose est possible, de démontrer que cette crise, n’est pas une fatalité.
Il est l’heure d’avoir une nouvelle ambition pour grandir et démontrer que le PCF n’est pas le PS et que le PCF est encore capable à être un grand parti, un parti révolutionnaire et qui rassemble toutes celles et tous ceux qui ne souhaitent plus rêver tout seul.
Il est l’heure de se dire qu’il nous faut, même à perde quelques élus (es) ici et là, que nous ne pouvons plus faire de la politique comme nous l’avons fait hier, mais comme nous l’avons fait avant-hier. Avec le peuple et pour le peuple.
Liberté, égalité, fraternité, solidarité, laïcité et poing fermé et levé. 


Nous avons créé un espoir et aujourd’hui d’un revers de main, nous remettons tout en cause. Le billet du jour. 4

MOI_pR é v o l u t i o n !!!!
Bonjour et bises à toutes et tous mes amis (es),
57 % des 1 197 communistes qui ont voté à Paris pour une liste commune avec le PS approuvent la politique d’austérité du gouvernement. Ils vont faire alliance pour les élections municipales de 2014 avec un parti qui n’a de gauche que le nom de socialiste.
Au nom de vouloir rassembler toute la gauche (et on se demande quelle gauche ?), 57 % des 1 197 communistes qui ont voté s’assoient sur leur valeur et convictions.
Après plus de 40 ans de militantisme au sein du PCF, il y a de quoi se poser de nombreuses questions sur ce qui reste de ce Parti révolutionnaire qui a toujours été aux côtés de celles et ceux qui subissent et de celles et ceux qui luttent et résistent.
« Le changement, c’est maintenant ! » Un slogan qui résonne encore dans nos têtes depuis mai 2012 et qui s’est transformé très vite en : « le changement, ce n’est pas demain la veille ! » N’a pas eu l’impact qu’il aurait dû avoir sur les militants que nous sommes.
Déçu, désolé, indigné de ce choix qui n’est qu’électoraliste, un choix qui va encore diviser un Parti communiste qui aurait déjà dû tout mettre en œuvre pour rassembler au sein même de ce Parti.
À croire que même chez nous, au sein de notre propre Parti, le PCF, certaines et certains font tout, absolument tout, pour le voir disparaître de la scène politique à jamais.
Avoir des élus s’est important et j’en conviens l’utilité, mais de là, à faire alliance avec des personnes qui approuvent cette politique d’austérité me gêne énormément. J’ai cette impression de donner notre âme au diable.
Avoir des élus et faire seul comme résultat 2 % lors des élections nationales n’est plus crédible, que représentons-nous encore avec ces chiffres qui ne veulent plus rien montrer ?
Pour beaucoup de communistes et le plus surprenant chez les anciens celles et ceux que l’on traite encore de « stalinien », de « pur et dur » la création du front de gauche a été un événement attendu depuis fort longtemps. Ils se sont réjouis de pouvoir enfin faire alliance avec des partis de gauche capables d’installer dans notre pays une politique de gauche, une politique de gauche et bien à gauche.
« C’est pour moi une immense joie et une très grande fierté. C’est un formidable message qui est adressé à toute la gauche parisienne », a réagi Anne Hidalgo samedi soir à l’annonce des résultats, rappelant les 13 années de gestion commune PS-PCF qui « ont profondément changé Paris ».
Tu parles, le PCF va accréditer par sa présence le fait que le PS est encore un parti de gauche alors qu’il ne l’est plus depuis bien longtemps.
L’accord inclut des propositions chères aux communistes, comme leur objectif des « 30% de logements sociaux à l’horizon de 2030 » repris, il y a quelques semaines par Anne Hidalgo, la mise en place de la gratuité des premiers m3 sous condition de ressources ou encore « la programmation d’embauches nettes de personnels titulaires pour tout nouvel équipement ».
Camarades communistes qui seront élus au sein de ce conseil municipal parisien aux côtés de celles et ceux qui approuvent la politique menée aujourd’hui, je vous souhaite bon courage, prenez le temps de vous soigner avant de devoir avaler encore des couleuvres. Parce que des couleuvres, vous allez encore en avaler une paire.
C’était le moment après avoir manifesté pour une 6ème république de démontrer notre différence. C’était le moment de bousculer le paysage politique de notre pays. C’était le moment pour démontrer que nous pouvions faire autre chose et autrement. C’était le moment pour démontrer que de mettre en place une politique de gauche et bien à gauche était possible. C’était le moment de mettre fin à ces alliances qui n’ont que le mot alliance pour des raisons électoralistes. C’était le moment de montrer et démontrer que nous n’étions pas les mêmes.
Après cet épisode des 17, 18 et 19 octobre à Paris, comment s’étonner que les gens puissent aller voter FHAINE, parce que quoi que l’on puisse en penser, les gens comme on dit, le peuple, les citoyennes et les citoyens ne sont pas aveugles, ils constatent. Que constatent-ils ? Que depuis mai 2012, nous dénonçons, nous manifestons contre la politique menée par ce gouvernement dit de gauche et que nous faisons le choix de partir avec ces mêmes personnes.
Où est la cohérence de nos actes et de nos mots avec les faits ?
Certes, voter FHAINE n’est pas la solution, alors pourquoi ne rien faire pour éviter de pousser les électeurs vers ce Parti fasciste ?
Celles et ceux qui votent FHAINE ne sont pas toutes et tous des fascistes, des racistes, des nationalistes, mais après avoir fait le constat des politiques de la droite et du PS donnez le droit à ces électrices et ces électeurs d’être désabusés, d’être perdus, de ne plus rien comprendre, d’autant que les médias se chargent de leur bourrer le crâne.
Pour éviter le FHAINE, c’est NOUS, NOUS qui devons être et rester NOUS, et non se balancer une fois avec le front de gauche et une autre fois avec le PS. Nous avions créé une dynamique lors de la présidentielle et des législatives, des mouvements de masses jamais vus depuis bien longtemps, nous avons créé un espoir et aujourd’hui d’un revers de main, nous remettons tout en cause.
Pourquoi dénoncer le mal et vouloir faire avec le mal ?
Après cet épisode des 17, 18 et 19 octobre, une nouvelle page va se tourner au sein du PCF, combien de militants vont encore quitter ce parti qui depuis des décennies a fait rêver notre peuple, qui depuis des décennies était au-devant de tous les combats pour améliorer le quotidien des opprimés ? Combien ?
Ce matin à 3 heures et oui si tôt, car la camarade n’a pas pu s’endormir après ce résultat, je recevais un émail me faisant savoir qu’étant en désaccord avec la direction nationale, elle ne pouvait plus suivre le chemin choisit alors que l’on avait les moyens de rompre les amarres avec le PS. Déjà une de moins, combien vont suivre ?
Vouloir donner la place au peuple, c’est respecter le peuple et non le tromper, ce n’est dans tous les cas pas lui tourner le dos.
Dire l’humain d’abord, c’est penser à la lutte des classes et non à la lutte des places.
Liberté, égalité, fraternité, solidarité, laïcité, poing fermé et levé.


Ce n’est pas d’un Front républicain dont nous avons besoin, mais d’un Front populaire ! Le Billet du jour.

MOI_pR E V O L U T I O N !!!!!
Bonjour et bises à toutes et tous mes amis (es),
Depuis dimanche suite à l’épisode de l’élection partielle de Brignoles, tout le monde s’inquiète, s’affole suite aux résultats du F-HAINE. En y regardant de plus près, les voix du F-HAINE dans cette cantonale n’augmentent pas, voire diminuent. Peut-on dans ce cas parler de raz de marée ?
Dans le même temps, on compte 66,65 % d’abstentionnistes, des électrices et des électeurs qui ont fait le choix de ne pas participer au vote. Et quand on analyse à nouveau les chiffres, c’est l’électorat de gauche qui a boudé les urnes.
Pires, ces résultats ne sont basés que sur 1/3 des inscrits, bonjour la démocratie !
Le candidat PCF soutenu par le PS et le Front de gauche ne sera pas présent au deuxième tour, et depuis mai 2012 toutes les partielles ou pratiquement toutes ont déplorés ce constat. Au deuxième tour, les électrices et les électeurs n’ont que le choix de la droite et de l’extrême droite.
Il est dit ici et là que c’est la faute à l’UMP qui se rapproche de plus en plus aux thèses du F-HAINE. Que les médias font ce travail ignoble de moraliser le parti de la Marine Le Pen. Et certains ont encore le culot de nous dire que les Françaises et les Français ne comprennent pas la politique de ce gouvernement dixit le PS 57. Il est dit également : « Il est aussi indispensable de les inviter à ne pas se tromper de colère en ne confiant pas leurs préoccupations à un parti qui a fait preuve de son incapacité à répondre à leurs attentes et à gérer des collectivités territoriales, de sa tendance à chercher des boucs émissaires plutôt que de réelles solutions. »
Il est vrai que partout où le F-HAINE à géré des villes nous avons pu constater le résultat !
Mais aujourd’hui, qui gère le pays ? Qui est majoritaire à l’assemblée Nationale et au Sénat ? Qui est majoritaire dans 95 % des départements et des régions ? QUI ? N’est-ce pas nos amis « solfériniens » qui détiennent tous les pouvoirs ? Ne se disent-ils pas de gauche ? Mais appliquent-ils réellement une politique de gauche ? N’écœurent-ils pas toutes ces électrices et ces électeurs de gauche qui souhaitaient un changement, un vrai changement ? D’ailleurs lors de la campagne de la présidentielle, le candidat Hollande ne disait-il pas que le changement c’est maintenant ? Alors, si je lis les propos du PS 57 et si c’est vrai que le F-HAINE ne répondra pas aux attentes des Françaises et des Français, le PS aujourd’hui répond-il à ces espoirs ?
Il ne faut pas se tromper de colère, certes, mais un peu cela va, là cela va loin, trop loin. D’ailleurs, les chiffres le prouvent, l’électorat de gauche n’a pas voté pour le F-HAINE ou la droite, il s’est abstenu.
Comment démontrer notre colère aux engagements qui ne sont pas tenus ? On manifeste ? Nous ne sommes pas écoutés, entendus, les dirigeants socialistes font les sourds et les aveugles, alors que faire ? On choisit le moment d’une élection pour démontrer notre mécontentement et notre colère, n’aurions-nous pas ce droit ? C’est démocratique NON ?
Après quand le résultat tombe, on joue la surprise alors que tous s’y attendent, on se dit déçu, il faut cesser ce jeu dangereux qui est de faire croire et de casser les illusions.
Alors, on en appelle au front républicain, il faut faire barrage au F-HAINE, donc voter UMP.
Mais en 2012, on a viré Sarkozy et l’UMP pour avoir une politique plus près des gens, pour arrêter le racket des pauvres pour donner aux riches, on a voté pour un socialiste, pour qu’il fasse une politique de gauche, autrement et autre chose, et depuis mai 2012, cela continue, on n’arrête pas de donner aux riches pour prendre aux pauvres.
Ce n’est pas d’un Front républicain dont nous avons besoin, mais d’un Front populaire, d’une politique qui soit réellement près des gens. D’une politique qui crée des emplois. D’une politique qui permette à tout à chacun de se loger, de se nourrir de se soigner. De pouvoir vivre dans la dignité, sans se dire constamment comment vais-je pouvoir terminer mon mois ? D’une réelle politique de gauche, une politique basée sur l’humain d’abord, une politique où le peuple a toute sa place et rien que sa place.
Ne croyez-vous pas que si tout cela était mis en place, aujourd’hui celles et ceux qui boudent les isoloirs pour démontrer leur irritation, leur agacement n’iraient pas voter ?
Oui, c’est ensemble, sur de nouvelles bases, sur un projet de société digne de ce nom, sur une politique juste et solidaire que nous referons revivre la démocratie. Il faut arrêter de se foutre du peuple, de lui dire tout et n’importe quoi, aujourd’hui il est l’heure de jouer la sincérité et de penser humain au lieu de penser argent.
Tu pousses le bouchon un peu trop loin, FRANÇOIS !
Liberté, égalité, fraternité, solidarité, laïcité, poing fermé et levé.


Retraites : Les 43 ans, un compromis sur le dos de la jeunesse !

ayrault_2En entérinant l'allongement de la durée de cotisation prévue par la réforme Fillon-Sarkozy et en prolongeant cette augmentation à 43 ans d'ici 2035, Jean-Marc Ayrault tourne le dos à l'attente des Français qui ont élu la gauche et s'étaient mobilisés en 2010 contre la réforme de la droite.
Cette mesure va continuer à pénaliser durement les jeunes quand ils atteindront l'âge de la retraite. Elle entraînera une baisse régulière du niveau des pensions. De plus, l'augmentation des cotisations annoncée par le Premier ministre pèsera autant sur les salaires déjà trop bas, que sur les profits.
Contrairement à ce qu'a affirmé le Premier Ministre, il y a d'autres solutions pour financer l'équilibre des régimes, notamment la mise à contribution des revenus financiers et la modulation des cotisations des entreprises en fonction de leur politique d'emploi et de salaires.Une nouvelle fois, Jean-Marc Ayrault écarte cette piste sans même l'évoquer. Nous continuerons à la porter.
Certes, les annonces du Premier Ministre portent la marque des protestations et des mobilisations sociales en préparation. Le gouvernement renonce pour le moment à une augmentation de la CSG. Nous veillerons à ce que cette annonce ne cache pas de nouvelles contreparties accordées au patronat.  
Le gouvernement a toutefois pris en compte plusieurs exigences syndicales exprimées de longue date pour réduire des injustices. Pour la pénibilité, les retraites des femmes, des apprentis et jeunes en formation, des salariés aux carrières heurtées et des salariés agricoles, des mesures positives corrigent en partie les inégalités existantes. C'est la preuve que la pression sociale engagée et les mobilisations prévues sont utiles, même si ces mesures ne compensent pas les effets de l'allongement de la durée de cotisation.
Le Parti communiste français appelle à poursuivre la mobilisation jusqu'au débat législatif dans lequel les Parlementaires communistes et du Front de gauche porteront des propositions alternatives.


Le billet du jour : Camarades, avant de réclamer la Révolution citoyenne, soyons citoyens et démontrons que la base du Front de gauche agit déjà dans nos structures réciproques. 1

MOI_pAvec le temps, va, tout s’en va !
Je me rappelle lorsque j’ai adhéré au Parti communiste Français, on me disait au sein de ce parti : ce qui compte c’est le peuple, les femmes et les hommes de ce monde, les femmes et les hommes qui triment pour que nous améliorions leur quotidien.
Le Parti communiste a toujours été aux côtés des opprimés, ce parti rempli d’histoires, des histoires où la lutte, le combat contre les différences, pour la paix, étaient des soucis de chaque jour.
On me disait qu’il fallait RASSEMBLER, FAIRE AUSSI AVEC LES AUTRES, tout en me soulignant qu’il ne fallait jamais être du côté de celui qui ne respecte pas les citoyens que nous sommes toutes et tous.
On me disait que l’objectif du Parti communiste était de créer un monde merveilleux, un monde de partage, un monde où les inégalités devaient disparaître.
Pendant longtemps, nous avions un fonctionnement où il fallait suivre ce que la majorité décidait, c’était le centralisme démocratique, en fait, on parlait, discutait, débattait et après chacun partait sur la même ligne. Aujourd’hui, tout cela est fini, les communistes ont aussi le droit de penser autrement, le centralisme démocratique n’existe plus.
On a choisi de faire voter les adhérents sur les sujets qui fâchent et qui posent d’énormes questions de fond.
On a choisi de faire voter les adhérents, mais avant chaque vote, les responsables nationaux, fédéraux et locaux se permettent de dévoiler ce qu’ils pensent et forcement le jeu est truqué, faussé et le choix des communistes est dirigé, dirigé vers ce que penses nos responsables, comme si les adhérents du Parti ne seraient pas assez grands pour savoir ce qu’ils ont à faire.
RASSEMBLER que l’on me disait, il faut faire ENSEMBLE mais pas avec celles et ceux qui ne respectent pas les citoyens. Ces mots raisonnent dans ma tête comme si c’était aujourd’hui que l’on me faisait la leçon.
Comme si j’avais besoin d’un cours pour comprendre que seul, nous ne serions pas en mesure de faire changer réellement les choses. J’ai toujours fait partie de cette stratégie de vouloir réunir et unir les forces qui pouvaient ou qui peuvent à un moment changer le cours de l’histoire. Encore aujourd’hui je suis dans ces dispositions. Et je pense fermement que ce n’est que collectivement que nous arriverons à faire mieux.
Avant 1981, le PCF représentait 20 % des électrices et des électeurs, nous avons fait campagne pour le programme commun, nous étions présents dans les usines, à faire le porte-à-porte, les marchés pour défendre et faire avec le programme commun. À l’époque je dois dire que j’ai vu très peu de socialistes faire la même chose.
Le 26 avril 1981, lors du premier tour de la présidentielle, Georges MARCHAIS qui était notre candidat se retrouve avec 10 points de moins que le candidat socialiste qui était François MITTERRAND. Celui-ci dès le premier tour atteint les 25 % alors que Georges MARCHAIS ne faisait que 15 %. Le déclin du PCF était annoncé, nous ne pouvions pas faire autrement que de faire avec MITTERRAND et le PS.
Et lors des élections suivantes, 1983, 1988, 1995, nos scores n’ont pas cessé de baisser.
Aujourd’hui sans la stratégie Front de gauche nous serions encore à moins de 2 % (score réalisé par Marie George BUFFET lors de la présidentielle de 2007).
Bien évidemment depuis 1981, nous sommes à la traîne du PS, Mitterrand avait dit lors d’une internationale socialiste qu’il avait nommé des ministres communistes pour rayer de la carte le PCF. Certes, nous sommes encore présents mais pour combien de temps ?
Les socialistes n’ont jamais eu d’état d’âme, union oui, mais s’ils pouvaient prendre la place d’un PC, ils le feraient, ils ne se sont jamais gênés pour le faire. Dans notre secteur nous savons de quoi nous parlons.
Si de 1981 à 1983 nous avons pu vivre un moment historique concernant des avancées de gauche (retraite à 60 ans, 5ème semaine de congés payés, augmentation du SMIC, fin de la peine de mort, etc… etc…), depuis, ce n’est plus le cas.
Et le PS a continué à nous piquer des mairies, des sièges dans les conseils régionaux et départementaux ainsi qu’au sénat et à l’Assemblée nationale.
En 2007, le Front de gauche est né sous l’impulsion de Marie George BUFFET, un espoir grandit chez les militants même si ceux-ci restent frileux à ce rassemblement, néanmoins une stratégie nouvelle voit le jour. Une stratégie de rassemblement, d’union de toutes les forces de gauche et bien à gauche.
D’ailleurs la présidentielle de 2012 le démontre, toutes les forces du Front de gauche atteignent 11 % des voix, du jamais vu depuis 30 ans.
Depuis, ce n’est plus SARKOZY mais HOLLANDE qui est président de la République, il détient tous les pouvoirs que ce soit au Sénat, à l’Assemblée Nationale, dans les régions et les départements. Il a ce que l’on pourrait appeler les mains libres pour réaliser une politique de gauche et bien à gauche. Malheureusement, ce n’est pas le cas, bizarrement la politique menée par ce gouvernement qui se dit de gauche est à la virgule près la même que la politique menée par SARKOZY et l’UMP.
Déjà en septembre 2012, 4 mois après son élection, nous manifestions à Paris contre le choix de HOLLANDE concernant le traité européen (TSCG) ;
En mai 2013, jour anniversaire du premier tour de la présidentielle de 2012, nous partions de la bastille contre la politique d’austérité mise en place par HOLLANDE et son gouvernement et nous réclamions une 6ème république ;
Entre temps, nous dénonçons l’ANI (accord national interprofessionnel) un accord qui va faire très mal aux salariés ;
Sans compter toutes nos critiques sur la politique de HOLLANDE. Des critiques justifiés puisque cette politique n’est pas pour l’humain d’abord ni pour donner la place au peuple.
Pour preuve, les 500 premières fortunes de France ne connaissent pas la crise et ont même vu leur richesse globale augmenter de près d'un quart en un an.
Et nous ! La classe moyenne, les pauvres, on voit notre pouvoir d’achat sans cesse diminuer, le chômage ne cesse d’augmenter et ce serait une politique de gauche qui serait mise en place en France !
Malgré cela, le Front de gauche se déchire entre faire des listes autonomes et faire des listes avec le PS concernant les prochaines municipales.
Qu’en pensez-vous ?
Nos dirigeants s’insultent sur ce sujet, ne se font pas de cadeaux, on annonce un vote parmi les adhérents PC au mois de septembre, mais comme je l’ai écrit plus haut, ce vote sera encore dirigé, alors on nous dit : « place au peuple ! » Ne serait-ce pas le moment de démontrer que nous la voulons cette place ? Que nous sommes capables d’assumer nos choix ! Que nous sommes ce peuple ?
J’en appelle aux militants communistes et toutes celles et tous ceux du Front de gauche pour ne pas attendre l’avis de nos dirigeants (même si déjà ils se dessinent), nous devons nous exprimer en écrivant en masse à nos partis ce que nous souhaitons réellement.
Ce n’est ni à Mélenchon, ni à Laurent de décider pour la base, ne sommes-nous pas assez responsables pour le faire ? Auraient-ils la science infuse ? Liraient-ils dans le marc de café ?
Et que dit Marie George BUFFET dans un post sur Facebook ? (si c’est bien elle qui le dit, sait-on jamais avec Facebook) « À quoi aspirent les femmes et les hommes du Front de gauche, à être dans une dynamique unitaire, offensive, alternative, elles et ils veulent face aux forces de la réaction et devant cette complicité au libéralisme portée par le PS ouvrir une belle et réelle voie à gauche ! Alors, arrêtons d'alimenter les dépêches de petites phrases qui ne font que ranger le Front de gauche dans le traditionnel bal des universités d'été ou les faux pas prennent le dessus. »
Oui, les militants PCF et Front de gauche ne veulent qu’une chose, une seule, une politique qui soit de gauche et rien que de gauche et bien à gauche, une politique de l’humain d’abord et de la place au peuple.
Laissez le choix aux militants et que les militants fassent leur choix sans consignes, avec leurs convictions, leurs valeurs, leur sincérité, ça aussi, ce serait pour une fois une grande avancée pour le peuple de militants que nous sommes.
La stratégie existe, elle n’est peut-être pas celle que l’on attendait, mais elle existe, elle a déjà démontré que c’était possible, alors pourquoi vouloir la briser, l’enterrer avant qu’elle est faite toutes ses preuves ?
Camarades, avant de réclamer la Révolution citoyenne, soyons citoyens et démontrons que la base du Front de gauche agit déjà dans nos structures réciproques.
Liberté, égalité, fraternité, solidarité, laïcité et poing levé.


Retraite : les fausses évidences de Michel Sapin

sapin_1Michel Sapin a affirmé ce mardi qu'un allongement de la durée de cotisation était une mesure "évidente" pour réformer le système des retraites et qu'elle s'appliquerait "à tous les Français". La vérité oblige à dire que c'est tout sauf une évidence comme le prétend le ministre du Travail. Cette recette a été utilisée par la droite dans les précédentes réformes des retraites. On a vu le résultat : un échec complet qui n'a pas permis de corriger les déficits. Dans les faits, l'allongement de la durée de cotisation a éloigné les jeunes générations du marché du travail et augmenté le chômage, cause principale des déficits. Il faut toujours faire attention aux fausses évidences même quand elles sont proférées par un ministre.
La gauche a su en 1982 prendre des mesures courageuses, faire une réforme progressiste avec l'âge ouvrant droit à la retraite à 60 ans. Soyons à la hauteur de cette ambition en imaginant une réforme qui tourne le dos aux réformes de la droite. Il faut faire autrement. Notamment en répondant au défi l'emploi et singulièrement celui des jeunes générations qui est le principal moyen d'assurer le financement des retraites pour aujourd'hui et demain.


Billet du jour : La lutte des places ne doit en aucun cas remplacer la lutte des classes. 15

MOI_pDepuis quelque temps et les élections municipales qui s’approchent à grands pas, se traduisent ici et là par des commentaires sur l’attitude des communistes vis-à-vis du Front de gauche et le PS.
En effet, nombreux sont ceux qui ne comprennent pas qu’aujourd’hui le PC en est encore à se dire qu’il faut rassembler et faire avec le PS.
Nous n’avons pas le droit de briser cette opportunité qu’est le Front de gauche au rassemblement de toutes ces forces de gauche qui ont réalisé un programme où il est démontré qu’il est possible de mettre en place une autre politique, une politique de l’humain d’abord et faisant place au peuple. Une politique mettant fin à l’argent roi et aux dictats du grand patronat et de la finance.
Nous n’avons pas le droit de briser cet espoir qu’ont aujourd’hui les gens se disant que le Front de gauche est devenu incontournable pour toute la gauche.
Si on peut encore considérer que le PS est bien à gauche. J’en doute fortement.
Certes, on peut lire ici et là que le Front de gauche a participé à la victoire de Hollande, c’est vrai et je n’ai pas l’intention de le nier. Par contre, si nous avons appelé à voter Hollande, c’était dans un premier temps pour virer ce président Sarkozy qui servait les riches et le grand patronat. Mais dans un deuxième temps, c’était aussi pour que Hollande fasse une autre politique que celle de l’UMP. Malheureusement, force est de constater que celle-ci n’a pas changé et ressemble étrangement à ce que nous avons connu pendant une décennie. Les cadeaux aux riches et au grand patronat continuent d’être.
Le PCF était à peine à 2 % avant l’élection présidentielle de mai 2012, avec le Front de gauche il représente aujourd’hui 11 %, 9 % de mieux, si cela n’est pas un signe, alors je ne fais plus de politique !
Depuis 1981, le PCF est aux basques du PS et depuis 1981, le PCF décline, a perdu de nombreux adhérents, de nombreux élus, n’est plus ce parti que les gens ont connu, ce parti révolutionnaire, révolutionnaire, mais prêt à gouverner. Il ne s’agit pas de critiquer sans pour cela amener des solutions. Le Front de gauche en est une et son programme « l’humain d’abord » en est une autre.
Rassembler a toujours été pour le PCF un souci permanent, faire en sorte que toutes celles et tous ceux qui aspirent à une politique du peuple soit mise en place a toujours été au sein du PCF une priorité.
Alors, aujourd’hui pourquoi vouloir casser cette machine qu’est le Front de gauche ? Pourquoi vouloir continuer avec le PS alors que l’on sait que celui-ci ne cherche qu’à dominer sans partage ? Pourquoi ne pas continuer sur cette voie que nous nous sommes donnée depuis les dernières élections européennes ? Pourquoi enfin ne pas couper le cordon ombilical que nous avons avec le PS depuis trop longtemps ? Pourquoi ne pas redevenir NOUS, ce parti aux côtés des opprimés ?
Cela en fait des questions, des questions qui ne peuvent pas aujourd’hui rester sans réponses.
Je ne suis qu’un militant, j’ai donné ma vie au PCF, parce que j’ai toujours cru que c’était le seul parti qui pouvait faire changer les choses, d’ailleurs en 1981, le PCF était encore fort, il représentait encore quelque chose, et jusqu’en 1983, la gauche a mis en place de nombreuses avancées sociales. Après, et depuis 1983, un tournant a changé la direction de cette politique tournée vers le peuple.
Apprenons à appeler un chat, un chat.
Depuis un an, les communistes dénoncent avec force et justesse la politique menée par le gouvernant de Hollande et d’Ayrault. Depuis un an, les communistes soutiennent ces mouvements qui font barrage à cette politique d’austérité et de casse de nos emplois. Cette politique qui nous mène droit dans le mur (si nous ne le sommes pas déjà !).
Alors, pourquoi vouloir faire des alliances avec celles et ceux qui continuent cette dégradation de notre pays ?
Rassembler toute la gauche n’est plus un argument, le PS continue sur la même voie que la droite ;
Conserver des municipalités ou encore en gagner est à mon avis un mauvais raisonnement,  avec le PS et sa politique je crains fort que nous allons connaître une montée de la droite et du FN ; la gauche va perdre des dizaines de municipalités.
Être nous, montrer notre différence, car nous ne sommes pas le PS, doit être non pas une priorité, mais la priorité des priorités, nous ne voulons pas de cette politique. Faisons du premier tour des municipales la preuve que nous voulons autre chose, que nous sommes capables de démonter qu’il est possible de faire autrement. Cela nous grandira et démontrera que nous ne sommes pas tous les mêmes. Que le Front de gauche est l’alternative à cette politique basée que sur la finance.
Camarades communistes, stoppons le déclin de notre parti, faisons-le renaître, faisons le reconnaître, faisons-lui retrouver ses lettres de noblesse. Car un PCF fort dans notre pays ne peut que faire changer les choses dans le bon sens.
Interpellons notre direction nationale et nos directions départementales pour qu’au premier tour, des listes Front de gauche soient présentes et autonomes.
Redevenons ce parti révolutionnaire dont la première des préoccupations est le peuple.
Nous avons tout à gagner à démontrer notre différence, ne soyons pas complices de cette politique qui nous mène dans le néant.
Profitons de ce moment pour commencer un nettoyage même si pour cela il faut en perdre des plumes. C’est le moment de créer une inversion dans ce qui se passe, de créer du rêve, de l’espoir pour notre peuple.
La lutte des places ne doit en aucun cas remplacer la lutte des classes.
Camarades communistes, nos dirigeants, nos responsables, celles et ceux qui nous représentent ne sont que des femmes et des hommes comme nous, ils n’ont pas forcément raison, elles ou ils peuvent aussi se tromper.
Comme moi, je n’ai peut-être pas raison sur ce que je dis, mais dans ce cas il faudra me le démontrer et le prouver.
Liberté, égalité, fraternité, solidarité.