Financement de la protection sociale : “Un recul de près de 70 ans”

financement-assurance-maladieLors de sa conférence de presse, le Président de la République a décidé de se soumettre aux exigences du patron du Medef. Il répond à une vieille exigence du grand patronat et revient sur un des fondements de la protection sociale inventée par Ambroise Croizat. En supprimant les cotisations patronales pour la politique familiale, François Hollande leur fait un cadeau de plus de 35 milliards d'euros à ajouter aux 20 milliards du CICE.
Cette décision implique de prendre encore ces 35 milliards dans la poche des salarié-e-s ou de remettre en cause la politique familiale. C'est scandaleux, c'est un recul de près de 70 ans ! C'est également une décision grave au regard de la question des retraites, car une diminution des aides familiales induirait une diminution de la natalité et donc des financements de la retraite.
C'est ici la cohérence de la sécurité sociale qui est attaquée.
Plus que jamais, le PCF et ses partenaires du Front de gauche se battront pour la défense et la promotion de la sécurité sociale solidaire basée sur la cotisation. C'est de propositions de gauche dont notre pays a besoin !

Voeux 2013 : rallumons les étoiles

La vidéo humoristique du PCF rappelant les engagements de campagne de François Hollande vient de provoquer une réaction totalement disproportionnée du premier secrétaire du PS.
« Ce clip (…) de mauvaise foi, mensonger et caricatural: il est une faute contre la gauche (…) il est une honte pour ses auteurs » .
Notre clip, incitant à « rallumer les étoiles », ne mérite en rien l'usage d'une artillerie aussi lourde.
Nous convenons que cette vidéo peut susciter des réactions. Mais la première d'entre elle, la plus partagée, avec près de 200 000 visites dés les 2 premiers jours est tout simplement d'en sourire.
Mieux vaut user aujourd'hui d'un droit de critique, qu'être contraint à un devoir d'inventaire dans 5 ans.
Sur le fond, nous n'avons fait que reprendre les promesses publiques du candidat Hollande, sans rien bidouiller : ses promesses sur des marqueurs de gauche pour un changement « Maintenant » après 10 ans de droite.
Huit mois après, Harlem Désir devrait plutôt se demander pourquoi cette vidéo rencontre un tel succès. D'une certaine manière, ce clip est une invitation de fin d'année, certes légèrement impertinente, à rappeler à l'ensemble de la gauche que l'année 2013 doit être une année de conquêtes, de luttes face aux puissances de l'argent qui gouvernent, décrites par François Hollande lui même lors de son meeting de début de campagne au Bourget : « Mon véritable adversaire, scandait alors François Hollande, il n’a pas de nom, il n’a pas de visage, pas de parti, il ne sera pas élu, et pourtant il gouverne, cet adversaire, c’est le monde de la finance »

TVA “sociale”: nouvelle arnaque de la droite

A quelques mois de la fin de son mandat et dans la précipitation, le gouvernement s'apprête à instaurer une TVA abusivement affublée du qualificatif de « social ». Sous couvert de lutter contre les délocalisations, il s'agit d'alléger les prélèvements des employeurs pour augmenter ceux des ménages. C'est une attaque caractérisée contre la protection sociale et les ménages modestes, puisque beaucoup plus exposés à la TVA que les ménages aisés qui épargnent une partie de leur revenu.
La TVA "sociale", nouvelle arnaque de la droite a tout d'une TVA mais rien de social! Elle est le contraire de la solidarité. Le Front de gauche, lui, avance des mesures efficaces pour lutter contre les délocalisations : interdiction des licenciements boursiers, droit de reprise des salariés en cas de délocalisation, visas sociaux et écologiques ou encore obligation de rembourser les aides publiques pour les entreprises qui délocalisent.

Un nouveau recul de la protection sociale : la baisse des indemnités journalières

Le Projet de Loi de Financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2012 propose, sous couvert « d’harmonisation des références au salaire », de passer, pour le calcul des indemnités journalières, du salaire brut au salaire net. Le montant du revenu de remplacement, qui est déjà bas, diminue encore scandaleusement pour des personnes fragilisées par la maladie, le tout accompagné d’un renforcement du contrôle des arrêts maladie.
Le gouvernement se fait antenne-relais du patronatpour qui : « les salariés s’arrêtent par plaisir et les médecins rédigent des arrêts de complaisances », alors que l’organisation et les situations de travail sont très souvent la cause de pathologies (TMS, dépressions, cancers) et que les syndicats sont souvent empêchés dans leur action pour l’amélioration des conditions de vie au travail.
Un salarié sur trois, ceux des petites entreprises n’ayant pas d’accord de branche, ceux ayant peu d’ancienneté et qui ne perçoivent que les indemnités journalières de la Sécurité Sociale verront directement leur salaire amputé.
Seuls deux tiers des salariés bénéficient d’une complémentaire en prévoyance qui prend en charge un complément de salaire en cas d’arrêt maladie. Un système particulièrement inégalitaire car le montant, la durée des versements varient en fonction des différents accords de branches, de groupes ou d’entreprises. Pour la plupart, ces accords spécifient qu’en cas de baisse de remboursement de la Sécurité sociale, la différence reste à charge des salariés et qu’une augmentation des remboursements devra être négociée.
Au final, pour tous les salariés, cela veut dire soit augmentation des cotisations payées, soit une baisse du montant de l’indemnisation, ce qui est intolérable pour la CGT.
Une nouvelle fois, ce sont les salariés qui paient les effets de la crise, en voyant se réduire leur protection sociale.
Baisse des indemnités journalières, taxation sur les complémentaires santé, des motifs complémentaires pour s’inscrire dans l’action du 11 octobre 2011.