Conférence sociale : « aucune justice dans le démantèlement de la retraite à 60 ans »

hollande-conf-socialePeu convaincante, brouillonne et poussive… l'ouverture de  la deuxième conférence sociale par le Président de la République ne restera pas dans les annales. Sa longue allocution s'est résumée à un très malhabile service après-vente des politiques gouvernementales et une justification bancale de sa réforme des retraites.
Pour le Président, allonger la durée de cotisations est la mesure la plus « juste ». Rien de plus faux. Il n'y a aucune justice, aucune égalité, dans la poursuite du démantèlement du droit à la retraite à 60 ans, conquête historique de la gauche. Il y a une erreur stratégique de calendrier et de méthode. Le rapport Moreau ne peut être une base sérieuse de négociation pour assurer l'avenir de la retraite par répartition, tant il ne prend pas en compte une dimension pourtant indispensable : l'emploi. C'est là que le bât blesse, dans la faiblesse des propositions Hollande en matière d'emplois privés et publics, dans ce défaitisme face au chômage, et dans le refus idéologique d'augmenter les salaires et de mettre à contribution les revenus financiers.
Le Président fait le choix d'une réforme à la hussarde, en plein trêve estivale. Nous ne laisserons pas faire. L'avis des principaux intéressés que sont les salariés et les retraités doit primer. D'ores et déjà le Parti communiste français appelle à la plus large mobilisation.

Privatisation : le cas exemplaire de l’eau

A tous les résistants du Nouvel Ordre Mondial, intéressez-vous aussi à qui vous fournit de l’eau à votre robinet ! C’est un sujet très symbolique et formateur. Tous les ingrédients sont réunis : pour/contre la privatisation, intérêt général vs intérêts privés… Ce sont des grands groupes français qui ont été leaders de la privatisation de l’eau au niveau mondial (et non des groupes américains).
Pour avoir une première compréhension sur le sujet, voir ce documentaire de 2010 ’Water makes money’ :

https://www.youtube.com/watch?v=7wbXe5DQgZQ

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L’AFPA doit vivre et se développer

Le PCF soutient la manifestation des salariés de l'AFPA. Ceux-ci sont en lutte pour leur emploi et le devenir d'une formation professionnelle publique pour les adultes en France. Le gouvernement doit faire le bon choix. Au moment où 20 milliards d'euros de cadeaux fiscaux ont été faits aux entreprises, va-t-il abandonner le secteur de la formation professionnelle au secteur privé comme l'exigent les directives de l'Union Européenne ?
L'AFPA minée par la loi de décentralisation de Raffarin ne doit pas être démantelée en 22 entités régionales. Son budget doit être revu à la hausse. Son action, celle de former nombre d'adultes au marché du travail, est une des seules pistes réellement sérieuses pour arrêter l'enfoncement dans la crise que connait notre pays. L’AFPA doit vivre et se développer !
Avec les salariés, le PCF défend le maintien d’une AFPA nationale et le développement de ses activités de formation, des modes de financement qui sécurisent et structurent ses missions pour aller vers la reconstitution d’un vrai service d’accueil, d’information, d’orientation et d’accompagnement pour les stagiaires de la formation professionnelle.

Manifestations/Éducation : le Président est hors-sujet !

Hier, partout en France, les enseignants défilaient pour sauver l’éducation nationale mise à mal par les suppressions de postes, la casse de la formation des maîtres et les réformes de contenu. La mobilisation est de plus en plus large contre les réformes de la droite : 54% de grévistes dans le primaire et 46% dans le secondaire selon la FSU, des enseignants du privé défilant aux côtés de ceux du public, de nombreuses écoles fermées… Le PCF se félicite de cette large mobilisation. La présence de 165 000 manifestants mobilisés contre la casse du service public de l’Éducation montre à quel point la politique du gouvernement fait mal. Face à ce mécontentement, le gouvernement joue la division. Nicolas Sarkozy veut opposer les enseignants à l’ensemble des salariés. « Les fonctionnaires ont un travail difficile mais ont un statut qui les protège », a-t-il déclaré. Mais, Monsieur le Président, vous êtes hors sujet ! Le statut des fonctionnaires protège d’abord la qualité du service rendu au public. Si l’éducation nationale doit être un service public, c’est pour que tous les enfants, quelle que soit leur origine géographique ou sociale, aient un même accès aux savoirs. Ils sont garants d'une école de l’égalité ! Cette école, construisons-la ensemble. Le PCF appelle tous ceux qui résistent à la construction par la droite d’une école inégalitaire à se rassembler pour construire l’école de l’avenir : une école qui transmette à tous les enfants les savoirs et l’autonomie de pensée nécessaires pour maîtriser leur vie. Ensemble, avec le Front de gauche et son programme "l'humain d'abord", portons dans toutes les luttes sociales et électorales à venir le projet d’une nouvelle phase de démocratisation scolaire, pour une école de la réussite de tous.

Forte mobilisation attendue mardi pour la grève des enseignants

Les syndicats appelant à la grève mardi n'ont pas digéré que le ministre Luc Chatel ait communiqué en cette rentrée sur la nécessité de cours "sur-mesure", alors que se multiplient les suppressions de postes qui rendent impossible le suivi individuel des élèves.
"On ne fera pas de la qualité si on n'a pas des personnels formés en nombre suffisant. C'est ce qu'on dira le mardi 27 septembre", jour de grève unitaire, a lancé Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, la principale fédération syndicale de l'éducation, lors de sa conférence de rentrée. Les organisations syndicales veulent peser sur le projet de budget 2012 qui passe mercredi en conseil des ministres et prévoit 14 000 nouvelles suppressions de postes dans l'Education nationale (ce qui en fera 80 000 sur le quinquennat), alors que les effectifs d'élèves augmentent. En cette rentrée 2011, l'école primaire est particulièrement touchée: elle a perdu près de 9 000 postes, sur un total de 16 000.
L'enseignement privé sera également du mouvement. Son appel à la mobilisation est historique. Est réclamé "zéro retrait d'emploi pour 2012". Les enseignants du privé insistent sur le fait qu’ils sont chaque jour devant une classe, aucun professeur n'est en disponibilité, et qu’il n'y a pas de remplaçants. Le secrétaire général de l'enseignement catholique, Eric de Labarre explique que dans le privé, "la suppression de près de 1500 postes de plus cette année pose d'énormes problèmes. Il a fallu retirer des heures d'accompagnement personnalisé aux élèves, renoncer à un certain nombre de dédoublements".
La mobilisation s’annonce forte. En primaire, où les grévistes doivent se déclarer 48 heures à l'avance, entre 20,5% de professeurs (selon le ministère) et 54% (selon le SNUipp) devraient faire grève, ce qui devrait être "très significatif dans de nombreux départements" selon le syndicat. Une centaine de manifestations sont prévues dans le pays. A Paris, le défilé doit partir à 14h30 mardi de Luxembourg.
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