présidentielles


Christophe Alévêque, super candidat et super rebelle

Candidature ♦ Quelques jours après avoir annoncé sa candidature à l'élection présidentielle de 2012, le 6 mai 2011, Christophe Alévêque alias "Super Rebelle" était à Rombas. En marge du spectacle, il a expliqué sa décision de candidature, une manière pour lui de réveiller les consciences. Et de contrer ses têtes de turc favorites, le "président Zébulon" (sic) en tête. Une feuille blanche en guise de programme, des bulletins de vote "Super Rebelle" à télécharger, la campagne virtuelle est lancée, aussi acerbe envers la gauche que la droite. Exemple: "Entre une pensée de gauche et une action de droite, il n'y a souvent que l'épaisseur d'un chèque".

Christophe Alévêque candidat pour 2012


Les délégués communistes montrent la voie pour 2012

La conférence nationale du Parti communiste français (PCF), réunie à Montreuil depuis vendredi, a voté ce dimanche midi à 63,6% (36,39% contre) en faveur de la résolution proposant aux communistes la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle, couplée à l'accord global qui porte sur les présidentielles et les législatives.
Cette proposition sera soumise au vote des militants dans deux semaines, du 16 au 18 juin. Pour ce faire, la conférence nationale a décidé à 79,9% (20,09% contre) le principe de faire figurer sur le bulletin de vote les noms des trois candidats en lice: André Chassaigne (PCF) et Jean-Luc Mélenchon, dans le cadre du Front de gauche, et Emmanuel Dang Tran, opposé au Front de gauche. André Gerin choisi lui de retirer sa candidature juste avant le vote de ce midi.
"Nous sommes attachés à ce que chaque communiste puisse s'exprimer avec l'ensemble des options qui ont été portées dans le débat. Le bulletin de vote comportera donc toutes les candidatures déclarées et leurs motivations", explique le texte de la résolution adoptée.
En clôture des débats, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a appelé les militants communistes "à se rassembler autour (du) choix" de la conférence nationale. Nous proposons, a t-il expliqué, de "désigner à l'élection présidentielle pour porter les couleurs du Front de Gauche, bien que nous en soyons la force la plus importante, un candidat qui n'est pas issu de nos rangs, mais qui est Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de Gauche… C'est un choix fort, un choix audacieux, un choix courageux. Et j'appelle les communistes à se rassembler autour de ce choix dans la consultation des 16, 17 et 18 juin."


AMBITION SOCIALE…

Les revendications salariales reviennent au premier plan malgré les leurres largués par l’appareil UMP : un jour d’hypothétiques primes, un autre la tentative d’opposition entre salariés mal payés au smic et titulaires du RSA qui survivent misérablement. La question sociale sera au cœur de l’année qui vient. Elle est l’enjeu à vif qui suscite des colères que certains s’acharnent à dévoyer vers l’extrême droite. Elle constitue aussi l’écueil que voudraient éviter les tenants de politiques sociales-libérales, au point que la fondation strauss-kahnienne Terra Nova propose à la gauche de délaisser le sujet – et les couches sociales (ouvriers, employés…) qui y sont le plus sensibles – pour un discours vague sur les valeurs. Ce serait laisser le champ libre à l’imposture lepeniste ou aux mirages sarkozystes, et finalement vider la gauche de sens.
Au-delà des échéances présidentielle 
et législatives, la tentative 
de reléguer au second rang les préoccupations sociales et l’impératif de progrès dans ce domaine apparaît comme un choix 
de civilisation. Les ténors 
de l’UMP veulent châtier 
les pauvres d’être pauvres 
et les rendre responsables 
du sort que de riches patrons ont décidé. 
Les libéraux en cour répètent que 
la rémunération du travail est toujours trop forte. Les dépenses utiles à l’intérêt général (services publics notamment) seraient à compresser et les dividendes à libérer… Voilà à quoi se réduiraient les « valeurs universelles » que le président de la République prétendait « faire vivre » !
L’aspiration à changer 
la vie, le travail, l’entreprise s’exprime de multiples manières, quelquefois douloureuses ou tragiques. Elle tape 
à la porte sans attendre 
les prochains scrutins.