Femmes de chambre du Hyatt : elles ont dit non à la précarité, elles ont gagné.

hyatt_parisDerrière les halls magnifiques des hôtels de luxe, la colère des femmes de chambre aux conditions de travail et de salaires indignes.
Elles sont passées de la catégorie luxe à la catégorie grève et elles ont gagné.
Belle victoire que la leur qui se traduit par des augmentations de salaire conséquentes, la baisse des cadences, un treizième mois.
Cette victoire fait maintenant des émules dans d'autres hôtels de prestige. Avec ce bel exemple de détermination entre salariée et syndicat et le soutien des élu-es communistes, les dirigeants des grands groupes doivent s'en convaincre: ils n'ont pas encore gagné l'application du petit livre jaune de Pierre Gattaz.
Les luttes des salarié-es sont les meilleures antidotes de la précarité.

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Hausse du smic : service minimum pour le gouvernement

2013-12-13smic10 centimes de plus et pas un sou de plus. La hausse du Smic annoncée par le gouvernement ce vendredi fera passer le Smic horaire de 9,43 centimes d'euros à 9,53 centimes d'euros au 1er janvier 2014. Soit la hausse légale et automatique, et pas plus.
"Par la seule application des nouvelles règles de calcul" de la revalorisation automatique du Smic et compte tenu "d'une inflation de 0,6%", "il y a un gain de pouvoir d'achat", a assuré à l'AFP le ministre du Travail Michel Sapin, en marge d'une remise de prix au Sénat. Le Smic horaire brut, qui s'élève actuellement à 9,43 euros, passera sur cette base à 9,53 euros.
Pouvoir d'achat en berne
Michel Sapin n'a pas encore annoncé si le gouvernement allait consentir à un coup de pouce en plus de ce 1,1%. Mais il est peu probable que Matignon aille dans ce sens lundi prochain, jour de réunion de la Commission nationale de la négociation collective (CNNC). Les experts de cette dernière, chargés d'"éclairer" le gouvernement sur les évolutions du salaire minimum, ont déjà préconisé de s'en tenir à la hausse légale dans un précédent rapport. Par ailleurs, le gouvernement avait déjà décidé il y a un an de ne pas donner de coup de pouce pour le pouvoir d'achat des bas salaires en s'en tenant à la hausse légale et automatique du SMIC. Six mois plus tôt, au 1er juillet 2012, après l'élection de François Hollande, il avait exceptionnellement fait appliquer une hausse de 2%, dont un coup de pouce supplémentaire de 0,6%.
Indices modifiés
Les règles de revalorisation automatique du Smic, qui s'appuient sur deux indicateurs, ont été modernisées cette année: l'indice des prix a été modifié pour mieux tenir compte de certaines dépenses (loyer, énergie) et le salaire de base servant de référence élargi à celui des employés. Le gouvernement avait aussi affirmé à cette occasion que l'évolution de la croissance serait "un élément d'appréciation" pour décider d'un éventuel coup de pouce supplémentaire.
Environ 3,1 millions de salariés – 13% de l'ensemble des salariés en France – étaient rémunérés au Smic au 1er janvier 2013, soit un demi-million de plus qu'un an plus tôt, selon une estimation publiée dernièrement par le ministère du Travail.

Chômage : « le gouvernement doit prendre la mesure de la réalité ».

chomage_3Les chiffres du chômage publié hier sont dramatiques. 3.4 millions de personnes dont 800.000 jeunes n'ont aucune activité, soit une hausse de 12.5% sur l'année. Au-delà de ces résultats, ce sont des milliers de vies, d'individus dont l'avenir bascule. Ce sont des familles qui se retrouvent du jour au lendemain dans la tourmente de la précarité.
Alors-même qu'il faudrait mettre en œuvre une véritable politique de relance basée sur l'investissement public et privé, la réindustrialisation et le soutien à la consommation, le gouvernement s'obstine dans sa politique qui démontre quotidiennement ses failles et défaillances. Et, quand la commission européenne obsédée par la baisse des dépenses publiques propose de tailler dans l'assurance chômage, elle condamne des dizaines de milliers de famille à la pauvreté et au désespoir. C'est irresponsable et totalement cynique.
Alors, plutôt que de parier sur une hypothétique inversion de la courbe du chômage, le gouvernement devrait prendre la mesure de la réalité. Car en tant de crise, le pragmatisme c'est de savoir réorienter la voilure pour sortir de la tempête.

Profession, coupeur d’eau !

logo-veolia-eauÀ  Avignon, un salarié de Veolia subit une procédure de licenciement. Motif ? Il refuse de couper l’eau aux ménages en situation d’impayés. Une pétition va être lancée par l’UL CGT.
Un licenciement pour «refus de mettre en œuvre les fermetures de branchements faisant suite aux non-paiements des factures» ? C’est possible et ça se passe chez Veolia Eau. Précisément au sein de l’agence locale d’Avignon (Vaucluse). « J’étais technicien au service clientèle depuis vingt ans », explique Marc, quarante-huit ans, qui se retrouve, depuis le 6 avril dernier, en préavis de licenciement. « Au début, j’effectuais normalement mes coupures, mais en essayant constamment de faire entrer l’argent lié aux impayés. Puis, il y a environ sept ans, j’ai refusé de procéder à ces coupures nettes pour favoriser le dialogue avec les clients. »
Le salarié, militant CGT et ancien représentant du personnel, a ainsi contrarié la coupure de près d’un millier de branchements d’arrivée d’eau en l’espace de quelques années. Loin d’en tirer une gloire particulière, il explique son action par un problème de conscience : « Les coupures, ce n’est pas mon job à la base. Pour moi, c’était devenu un vrai problème moral vis-à-vis de ces personnes en situation défavorable. Alors, on a essayé de trouver un accord avec la direction, un terrain d’entente qui a fini par se concrétiser. » En d’autres termes, celle-ci l’a laissé faire. Puis, à partir de 2010, les courriers recommandés se sont accumulés.
« J’étais régulièrement convoqué à des entretiens », précise-t-il. « Le but de la direction était clairement affiché : que je coupe franchement, sans chercher d’alternatives. » Sur ce soudain revirement, Marc a une explication : « Dans la région, Veolia perd des parts de marché. Ils sont en période de renégociation active avec plusieurs collectivités, dont la ville d’Avignon. Et lorsque l’on sait qu’une coupure, puis une réouverture sont chacune facturée 40 euros, on comprend qu’il y a là de l’argent qui peut rentrer facilement dans les caisses. Au détriment du dialogue et de la prise en compte des situations des familles. »
Pour Bruno Chaloin, le directeur du centre d’Avignon, les raisons du licenciement sont beaucoup plus pragmatiques : « Ce salarié fait partie d’une équipe chargée de diverses tâches. Dans cette équipe, chacun effectue l’ensemble des missions, y compris en direction de ces foyers qui, malgré les nombreux rappels, refusent de payer. » L’union locale CGT d’Avignon indique qu’une procédure prud’homale « pour exiger la réintégration de Marc » a été entamée. « Nous sommes en contact avec les amicales de locataires et les comités de défense des salariés, rapporte Thierry Lapoirie, secrétaire de l’union locale. Et une pétition va être lancée. »

La pauvreté ! Quel destin ? Quel avenir ? Pourquoi ?

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Je fais MOI_ppartie de celles et ceux qui souhaitent un autre monde, un monde juste, de solidarité où l'humain doit être la priorité. Et pourtant, si nous représentons la majorité, nous subissons, nous devenons de plus en plus pauvre, oui nous travaillons… mais nous devenons ou sommes pauvre.
Des images qui font froid dans le dos, parce qu'aujourd'hui personne n'est à l'abri.
J'ai peur du lendemain ! Et toi ! Tu t'en fous ?

http://youtu.be/vZeQpsQ7fe4 http://youtu.be/rJbOI5gPvRY

Partager les richesses et abolir l’insécurité sociale

La France n'a jamais été aussi riche mais ces richesses n'ont jamais été aussi mal partagées. Notre priorité absolue : éradiquer la pauvreté, la précarité et relancer l'économie par le partage.

  • Interdire les licenciements boursiers et rétablir le CDI à temps plein comme norme du contrat de travail.
  • Porter le SMIC à 1 700 euros net par mois pour 35 heures et instaurer d'un écart maximum de salaire de 1 à 20 pour toutes les entreprises.
  • Rétablir le droit à la retraite à 60 ans à taux plein, augmenter les minimas sociaux et créer une allocation jeunesse d'autonomie.
  • Adopter un pacte de défense et de développement de nouveaux services publics (santé, logement, petite enfance…).

Huit millions de Français n’ont pas les moyens de se chauffer

"Huit millions de personnes souffrent du froid parce qu'elles n'ont pas les moyens de chauffer leur logement": la campagne d'hiver de la Fondation Abbé Pierre alerte cette année sur la "précarité énergétique", en réclamant "une action massive" des pouvoirs publics.
A l'occasion du lancement de sa campagne d'affichage hivernale, jusqu'au 14 décembre, la Fondation réclame la création d’"un bouclier énergétique capable d’assurer à tous une capacité minimum à se chauffer". "En France, aujourd'hui, 3,8 millions de ménages souffrent de précarité énergétique, soit un ménage sur six, correspondant à 8 millions de personnes. Des personnes qui ne peuvent se chauffer et s’éclairer normalement, et parfois qui ne peuvent se chauffer du tout", explique-t-elle dans un communiqué. Parmi elles, "les ménages modestes vivant dans des maisons individuelles", dont "plus d'un million de propriétaires occupants", selon l'édition 2011 du rapport de la fondation sur le mal-logement.
La "précarité énergétique" n'a cessé de se développer ces dernières années. En cause: des loyers "qui ont bondi de 50% en 10 ans" et une "hausse dramatique des charges (gaz, électricité, fuel)". "Alors que l’hiver arrive, un tel phénomène n’est tout simplement pas acceptable et doit faire l’objet de toute l’attention des pouvoirs publics. Et d’une action massive et concrète. Sans attendre", plaide la Fondation Abbé Pierre. "Les mesures actuelles (tarifs sociaux, aide aux impayés…) sont beaucoup trop faibles. Elles n’allègent qu’une partie du public concerné et ne compensent pas les diverses augmentations subies par les familles les plus modestes", analyse-t-elle. "La période d’austérité budgétaire qui s’annonce ne peut affaiblir davantage les ménages touchés par la pauvreté ou la précarité", estime-t-elle.
Les affiches diffusées jusqu'à la mi-décembre dans toute la France montrent deux personnes âgées dans leur appartement aux murs défraîchis, dans les bras l'une de l'autre, enroulées dans une couverture, ou une femme et son fils dans un lit, sous les couvertures. "Ils s'aiment mais ce n'est pas ce qui les rapproche. Huit millions de personnes souffrent du froid parce qu'elles n'ont pas les moyens de chauffer leur logement. Agissons !", peut-on lire au bas des affiches.

Spectaculaire lancement, jeudi, à Paris, de la campagne hivernale de la Fondation Abbé-Pierre : deux militants ont passé toute la journée dans un appartement de trois mètres sur quatre, avec des trous béants à la place des fenêtres, reconstitué devant la fontaine des Innocents. Leur but ? Sensibiliser l’opinion à la précarité énergétique dont souffrent 8 millions de personnes, dans 3,7 millions de logements qualifiés de « passoires énergétiques ».

Rendez-vous dès le VENDREDI 4 NOVEMBRE 17H00 devant l’Arche de la Défense, le quartier de leurs affaires.

Texte d'appel Occupons la Défense
Nous sommes les 99%, nous sommes indignés.
Nous sommes la créativité, les rires, les sourires, nous sommes les vrais acteurs de ce monde.
Nous sommes mal logés, mal payés, précarisés, nous payons de notre santé la crise environnementale, la crise économique et la crise sociale. Nous devons nous serrer la ceinture toujours plus pour payer la crise créée par les 1 pour cent restant.
Nous sommes les 99%, nous refusons que le 1% décide de notre avenir et de l’avenir du monde à notre place.
Le pouvoir en place travaille au profit de quelques-uns, en ignorant aussi bien la volonté de la majorité, que le prix humain et environnemental que nous payons. Les gouvernants, ont depuis trop longtemps abandonné leur responsabilité de faire respecter les droits humains.
Il n'y a pas de fatalité, nous pouvons construire ensemble autre chose.
Unis d’une seule voix, nous allons faire savoir aux politiciens qui ne nous représentent pas, et à l'oligarchie financière qu’ils servent, que c’est à nous, le peuple, de décider de notre avenir. Nous ne sommes pas des marchandises entre leurs mains, ni entre celles des banquiers.
Occupons La Défense !
Rendez-vous dès le VENDREDI 4 NOVEMBRE 17H00 devant l'Arche de la Défense, le quartier de leurs affaires.
Venez construire avec nous un autre monde, pour que cesse l'austérité et vive la démocratie réelle. Il est temps pour nous de nous unir. Il est temps pour eux de faire face aux conséquences de leurs actes.
Nous sommes les 99% !

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