CAMPAGNE – Coût du capital – Ouvrons le débat !

Vous l'entendez à longueur de journée, en France, le travail coûterait trop cher et la compétitivité des entreprises serait plombée par les charges sociales, c'est à dire les cotisations qui financent la protection sociale.
Conclusion, il faudrait d'urgence réduire nos dépenses de santé, augmenter la durée de cotisations pour les retraites, baisser les pensions et minimas sociaux, accepter des salaires plus faibles, voter de nouvelles exonérations pour les entreprises, etc.
Pourtant, ce qui pèse sur l'efficacité des entreprises, ce qui pèse sur notre économie, c'est le coût du capital, pas le travail.
Un tabou que le Parti communiste français entend lever en menant une campagne vérité sur le véritable coût du capital dans ce pays.

Pour commencer, on leur fait un dessin ?


Chiffres du chômage : « Xavier Bertrand, Pythie du chômage »

Avec 4,459 millions de chômeurs en octobre, la situation de l'emploi est apocalyptique. Xavier Bertrand, le ministre du Travail, est désormais résigné: « Tant que la situation économique ne s'améliorera pas, je ne vois pas comment les chiffres de l'emploi pourront réellement s'améliorer ».
Oublié, celui qui, début 2011, avait appelé à la « mobilisation générale » pour une « nouvelle bataille » de l'emploi. Transformé en Pythie du chômage, Xavier Bertrand a peu de chance, cette fois, de se tromper, puisque les deux plans d'austérité que son Premier ministre et sa majorité ont adopté en l'espace d'à peine trois mois vont prélever quelque 20 milliards d'euros sur la demande et contracter le marché de l'emploi comme jamais.
Voici le beau résultat de la politique obsessionnelle de réduction de la dette et des déficits recommandée par la Commission européenne, la BCE et le FMI. L'austérité est bien l'ennemie de l'emploi, de l'efficacité économique et sociale.

Chômage, stages, précarité : les jeunes, ces « esclaves modernes »

Le nouveau numéro d'Alternatives Économiques (n°300 du mars 2011) fait sa couverture sur la jeunesse dite « Génération galère ». Dans cette enquête, AE fait un état des lieux du chômage des 15-25 ans qui atteint les 24% en 2010. Notons qu'il s'agit là d'une enquête sur la jeunesse qui est déjà dans la vie active, ou qui essaye désespérément de l'être.
Un autre chiffre me vient en tête, dans un article du Time du 28 février sur les révoltes de la jeunesse arabe. Il y était mentionné que le chômage des jeunes dans ces pays atteignait les 25%. Drôle de coïncidence. Sauf que nous, jeunes Français, nous ne faisons rien pour changer les choses. Nous sommes pris dans ce marasme. Et pourtant, notre quotidien est de plus en plus difficile.

Difficile d'être jeune aujourd'hui
Selon les critères économiques et sociaux, la « jeunesse » est un terme bien plus vague qu'il y a cinquante ans. C'est pourquoi les limites de cette enquête sont très vite atteintes. Le quart de siècle ne marque pas la fin de la jeunesse et l'entrée dans la vie active et le monde adulte. Au contraire, le concept évolue en fonction des difficultés économiques et sociales auxquelles font fasse ces nouvelles générations. A 30-35 ans, nous rentrons encore dans la case « jeunesse ». Nous sommes des « vieux-jeunes ».
Aujourd'hui, être jeune est un réel défi. Entre faire des études plus longues car on nous a promis que plus d'études = plus de sécurité, trouver un stage, un premier emploi (souvent précaire), ou un CDI (sésame du droit au bonheur ? ) ou encore pouvoir être locataire, il semble bien loin le temps où la jeunesse française trouvera une stabilité pourtant bien méritée.
La pauvreté frappe lourdement les jeunes : 20% des 20-24 ans et 12% des 25-29 ans. Alors que le Smic a augmenté de 121 euros en quinze ans pour atteindre en 2011 la coquette somme de 1 071 euros mensuel net, la jeunesse doit se battre pour joindre les deux bouts.

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