Chômage : « le gouvernement doit prendre la mesure de la réalité ».

chomage_3Les chiffres du chômage publié hier sont dramatiques. 3.4 millions de personnes dont 800.000 jeunes n'ont aucune activité, soit une hausse de 12.5% sur l'année. Au-delà de ces résultats, ce sont des milliers de vies, d'individus dont l'avenir bascule. Ce sont des familles qui se retrouvent du jour au lendemain dans la tourmente de la précarité.
Alors-même qu'il faudrait mettre en œuvre une véritable politique de relance basée sur l'investissement public et privé, la réindustrialisation et le soutien à la consommation, le gouvernement s'obstine dans sa politique qui démontre quotidiennement ses failles et défaillances. Et, quand la commission européenne obsédée par la baisse des dépenses publiques propose de tailler dans l'assurance chômage, elle condamne des dizaines de milliers de famille à la pauvreté et au désespoir. C'est irresponsable et totalement cynique.
Alors, plutôt que de parier sur une hypothétique inversion de la courbe du chômage, le gouvernement devrait prendre la mesure de la réalité. Car en tant de crise, le pragmatisme c'est de savoir réorienter la voilure pour sortir de la tempête.

Record chômage : « arrêter ce bricolage désastreux »

chiffres-chomageAprès 23 mois consécutifs d'augmentation, le nombre de chômeurs en France a battu, en mars dernier, le triste record de janvier 1997. Au total, plus de 5 millions de personnes se trouvent désormais au chômage (DOM compris). Depuis mai 2012, en moyenne, 28 000 personnes supplémentaires sont ainsi contraintes, chaque mois, de se présenter à Pôle emploi.
Face à cette situation d'une gravité exceptionnelle, F. Hollande continue d'affirmer que « tous les outils » sont en place pour inverser à la fin de l'année la courbe du chômage.
Ce pari est fondé sur une hypothèse de croissance au doigt mouillé pour 2013 (+0,1%) tenue pour irréaliste par le FMI qui, lui, anticipe une récession (-0,1%). Adepte du double discours, le gouvernement, dans le programme de stabilité soumis à Bruxelles, prévoit, lui-même, une diminution de 0,2 % de l'emploi en moyenne cette année.
Le pari présidentiel condamne la politique de l'emploi à l'échec. Il faut arrêter ce bricolage désastreux à coup de baisses du « coût du travail », d'allègements d'impôts sur les sociétés, de renforcement de la monarchie patronale à l'entreprise, de reculs de la sécurité de l'emploi pour les salariés et rationnements des services publics. Cette politique est incapable de faire baisser le chômage. Elle encourage la croissance financière des capitaux et la rente contre l'emploi, la formation, les salaires et la croissance réelle. François Hollande mène la France droit dans le mur. Les Français qui ont voulu le changement il y a un an, n'ont pas voté pour cela.

Chiffres du chômage : le gouvernement doit se débarrasser de ses scories libérales

chiffres-chomageLa dernière livraison des chiffres du chômage annonce une augmentation de 1,4% du nombre de chômeurs sur le mois de janvier 2013, soit 43 900 demandeurs d'emploi supplémentaires. En progression continue depuis 19 mois, le nombre de chômeurs atteint désormais de 3 169 300 et se rapproche dangereusement du pic historique de 1997.
A ce rythme-là, non seulement le chômage ne sera pas le combat d'un mois, mais il ne sera pas plus celui de l'année 2013 ni des suivantes !
Ces résultats sur le front du chômage sont la conséquence de la politique de ce gouvernement et des précédents. Dans les pas de ses prédécesseurs, François Hollande n'a eu de cesse de rassurer les marchés financiers plutôt que de créer les conditions d'une véritable relance de l'économie.

En quelques mois, le redressement industriel s'est traduit en abandon de l'industrie, le soutien aux territoires en accélération de leur étranglement financier, le combat contre la finance en accompagnement de celle-ci, la bataille pour la sécurisation de l'emploi en sécurisation des employeurs et précarisation des salariés …
La gauche ne peut pas remporter son combat contre le chômage avec cette politique. Elle n'impulsera pas le changement pour lequel les français-es l'ont élue.
S'il veut véritablement imposer un nouveau modèle économique et social, le gouvernement devra se débarrasser de ses scories libérales et promouvoir une réelle sécurité d'emploi et de formation des travailleurs. Il devra imposer au patronat le principe d'un droit de veto des comités d’entreprise pour s'opposer aux plans de licenciement, obliger l'employeur à examiner les plans alternatifs des salariés et prendre les mesures pour les financer.

Social : Aide aux chômeurs et travailleurs précaires – Agir de Longwy… à Philadelphie !

La ligne Longwy-Thionville-Philadelphie sera inaugurée le 3 avril à Longlaville. L’initiative a pour but de mener des actions afin d’aider chômeurs et travailleurs précaires.

La Ligne Longwy-Thionville-Philadelphie va être inaugurée mardi 3 avril à 16h, devant le Pôle emploi à Longlaville. Pas de chef de gare ou de voie ferrée, mais une seule et grande motivation : « Agir pour aider chômeurs et travailleurs précaireset dénoncer la politique actuelle », précise Marilène Bombardieri, secrétaire de la section PEP (privés d’emploi et précaires) au sein de la CGT, qui fera office de "contrôleuse de bus" au sein du collectif.
La ligne Thionville-Philadelphie existe déjà et sait faire parler d’elle avec des actions loin d’être banales, notamment à l’approche des élections présidentielles. Ainsi peut-on évoquer : un contre référendum inspiré par le cas réel, dans l’Hérault, d’une chômeuse de 53 ans à qui Pôle emploi avait proposé un travail de stripteaseuse. Le collectif a également posé cette question aux femmes élues en Lorraine : « Cette chômeuse doit-elle accepter cet emploi de stripteaseuse ? » Le dépouillement aura d’ailleurs lieu samedi. Autre action : "Je rebaptise le nom de ma rue" ou encore des convocations au "Peuple emploi" pour les candidats. Cette initiative n’a pas laissé indifférents la section PEP de la CGT qui a décidé de prendre le train en marche.
Ainsi, à l’occasion d’une première assemblée générale, la ligne Longwy-Thionville-Philadelphie va ajouter un wagon à la locomotive Thionville-Philadelphie, samedi après-midi, sachant qu’il existe également la Ligne Thionville-Metz-Philadelphie. Un démarrage qui se fera en présence du secrétaire général de la section PEP de la CGT, Jean-François Kiefer. Après l’assemblée générale, l’inauguration aura lieu à 16h. Un coupé de ruban auquel auront été convoqués de nombreux élus du territoire. Une convocation copiée sur le modèle de celle envoyée par Pôle emploi aux chômeurs. Ceux qui ne viendront pas recevront une lettre de fin de droit et seront "radiés"…

Républicain Lorrain du Samedi 1er Avril 2012 – Valérie Imbault.

Depuis bientôt un an, Martine Thiry, 55 ans, a trouvé une oreille attentive auprès de la section PEP (Privés d’emploi et précaires) de la CGT.
En effet, le syndicat l’a soutenu dans ses démarches comme il peut le faire pour les demandeurs d’emploi qui rencontrent des difficultés (problèmes de remboursements, d’assurances…) ou encore se retrouvent radiés.
Comme l’explique Marilène Bombardieri, « nous avons des bonnes relations avec Pôle emploi pour faire avancer les dossiers » mais, ce qu’il manque, « ce sont des offres d’emplois.
Il faut également améliorer les conditions de travail, les salaires… « Plus on est nombreux pour bouger mieux c’est ! »
Martine a été licenciée en 2007, alors qu’elle travaillait dans un restaurant belge. À part un CDD de quatre mois chez Ikea en Belgique, non renouvelé, elle n’a pas trouvé d’autre emploi depuis. Et pourtant, ce n’est pas faute d’avoir suivi une formation, avec le Greta au lycée Darche, et d’avoir obtenu un CAP cuisine.
Mariée, elle s’est occupée de ses enfants. Son mari disparu, elle a dû chercher un emploi. Pas facile. Ce qu’on lui reproche souvent, c’est le manque d’expérience. Et « c’est souvent par le bouche à oreille que j’ai trouvé un travail. Et, on m’a déjà proposé du travail au noir, mais je n’accepte pas », raconte Martine, qui vit aujourd’hui avec une allocation veuvage et reçoit une allocation de solidarité, soit 2,70 € par jour. Une demande qu’elle doit renouveler tous les six mois. Ce qui lui fait environ 1 000 € par mois.
« Il faut que les demandeurs d’emploi adhèrent, plus on est nombreux pour bouger, mieux c’est. »

Chômage : les chiffres officiels

4.078.000 : C’est le chiffre officiel de chômeurs fin juin 2011. En un mois il augmente de 17.700 et touche toutes les catégories, jeunes ou âgées, de longue durée (plus d’un an). Au total leur nombre a augmenté de 33.000 depuis le début de l’année. Ces chiffres sont ceux du gouvernement, car bien sûr on le sait, en réalité le nombre de sans-emploi est encore plus élevé, avec entre autres ceux qui ne sont pas inscrits à Pôle Emploi ou ceux qui ont été radiés par mesures administratives.
Ces chiffres viennent en contradiction avec les cocoricos du pouvoir qui se vante des résultats de sa politique en matière d’emploi et de sortie de crise. Xavier Bertrand ne craint pas le ridicule en déclarant que cette hausse ne remet pas en cause le mouvement de baisse enregistré depuis le début de l’année.
Le capitalisme a besoin d’une armée de chômeurs. Il l’a créé de toutes pièces et la maintient avec les délocalisations, les suppressions d’emploi pour augmenter ses profits. Elle lui permet de tirer vers le bas les salaires, les acquis sociaux pour être mieux placé dans la concurrence mondiale que se livrent entre elles les multinationales pour gagner des parts de marché.
Le recul du chômage ne peut pas se réaliser par des mesures artificielles comme l’aide à l’emploi que proposent les divers candidats à la présidentielle. L’emploi est directement lié à la lutte contre le capitalisme. Il n’y a pas d’autre chemin.

Vrais Chiffres Chômage Mai 2011 – 290600 radiés – 8 millions de demandeurs d’emploi

8 MILLIONS env de demandeurs d’emploi et travailleurs pauvres et précaires, intermitents.
290 600 RADIATIONS en MAI juste pour :
– défaut actualisation 200 100 + 3,3 % ( stable 0 % sur 1 an )
– radiation administrative (punis) 36 800 – 23,5 % ( – 13,9 % sur 1 an ) un miracle chute vertigineuse.
– mystérieuse rubrique "autre cas" 53 700 – 2,7 % ( – 4,4 % sur 1 an )
Ces 3 seuls motifs de sorties représentent à eux seuls 64,5 % du total des sorties des listes des demandeurs d'emploi, ce mois ci.
Les radiations pour maladie, maternité, retraite 36 000 – 1,9 % ( – 1,1 % sur 1 an ) 8 % des sorties totales.
Les radiations pour entrée en stage 27 800 – 10 % ( – 13, 9% sur 1 an ) 6,2 % des sorties totales.
Quand aux sorties des listes pour "reprise d'emploi déclaré", 96 000 – 8,5 % ( – 12,1 % sur 1 an ) et ne représentent que 21,3 % des sorties totales des 5 listes.
Décryptage donc des vrais chiffres connus ( MAI 2011 ) des demandeurs d’emploi, ceux dont les médias conventionnels ne parlent quasi jamais.
Les Médias "conventionnels" en France c'est une CATASTROPHE, pas plus tard que le 23 mai, ils titraient TOUS suite à interview de Monsieur Christian Charpy, directeur général de Pôle-Emploi, que les radiations administratives ( punitions) étaient d'environ 2000 par mois, TOUS dans la propagande, sans exception .. la réalité etant environ 40 000 par mois ! et vous pouvez toujours leur dire, qu'ils se plantent etc, ils en ont strictement RIEN A FAIRE, ils ne publieront JAMAIS un article, pour rectifier, JAMAIS.
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2000 radiations par mois, ça carbure au Pôle emploi

Il y a une « baisse continue du nombre de demandeurs d’emploi » explique Christian Charpy, directeur général de Pôle emploi au quotidien Les Echos. Précisant sans complexe un peu plus loin radier des listes environ 2000 personnes par mois.
Elle est belle la baisse du chômage. En cause, l’offre raisonnable d’emploi, (ORE), une loi qui a bientôt 3 ans, et qui demande à Pôle emploi de radier de ses listes les chômeurs qui ont refusé deux offres d’emploi « raisonnables ». C'est-à-dire qui n’acceptent pas des boulots moins bien payés (85% de l’emploi précédent au bout de 6 mois de chômage), à moins de 30 km de son domicile et plus ou moins dans ses compétences. Autre motif de radiation, le refus d’une formation ou l’impossibilité de prouver "l'accomplissement d'actes positifs et répétés en vue de retrouver un emploi".
Ce même jour, l’Unedic annonce une baisse d’environ 140000 demandeurs d’emploi cette année. Pour une bonne partie, on voit déjà qu’ils ne s’en sortiront pas par le haut.
La feuille de déroute de Pôle emploi
Pôle emploi précarise à tout-va

Pour remplacer les profs, Chatel recrute à Pôle emploi

Le ministre de l'Education, Luc Chatel, a affirmé dans un entretien lundi au Figaro que les proviseurs pourront recruter des remplaçants avec Pôle emploi en cas d'absentéisme.
Pour le ministre "ce n'est pas en recrutant davantage de titulaires remplaçants que ça marchera mieux, les vacataires, étudiants ou jeunes retraités, peuvent très bien remplir ce rôle".
Dans cet entretien, le ministre affirme que les proviseurs pourront recruter des remplaçants avec Pôle emploi en cas d'absentéisme. En réponse à l'initiative des parents d'élèves de vouloir recruter des profs via les petites annonces de la presse quotidienne et sur internet, il ajoute que "ce n'est pas le rôle des parents de passer des annonces de recrutement". "En revanche, j'ai demandé aux proviseurs qu'ils le fassent et qu'ils se mettent en contact avec Pôle emploi".
Selon le ministre de l'Education, l'absentéisme dans les établissements scolaires n'"est pas plus développé qu'ailleurs" – 4% d'absences sur une année. "Et 96,2% de ces absences sont remplacées". "Mais notre système de remplacement doit s'améliorer en étant plus souple et plus réactif", déclare Luc Chatel dans l'édition de lundi du Figaro.