René Balme : Pas de sanction pour le candidat conspirationniste du Front de Gauche ! “Et pourquoi ?”

Pas de sanction pour René Balme, (ce n'est pas le cas pour Philippe MARX) le fondateur et administrateur du site conspirationniste Oulala.net. Via son secrétaire national Eric Coquerel, le Parti de gauche a décidé de maintenir le candidat du Front de gauche dans la 11e circonscription du Rhône pour les législatives. Coquerel se justifie à l'Express :
Philippe MARX n'a pas pu s'expliquer, on ne l'a même pas entendu, ni d'ailleurs les gens qui le connaissent bien. La décision de lui enlever son investiture, n'a pas trainé malgré qu'il est été reconduit par ses camarades du Comité Départemental PCF de Meurthe-et-Moselle et cela par quatre fois.
« D'une part, ce n'est pas René Balme qui a écrit ces textes, et d'autre part, c'est quelqu'un qui a eu des positions très claires vis-à-vis des thèses antisémites, qu'il a toujours combattues. »
Ce n'est pas Philippe MARX qui avait réalisé les vidéos de SORAL, il a également toujours combattu les thèses du Front National, antisémites et xénophobes.
"Tir groupé" Sur son site Oulala.net « crée en réaction à la couverture médiatique du 11 septembre dans le but de contrer la pensée unique », René Balme donne la parole a plusieurs auteurs controversés comme le conspirationniste Thierry Meyssan ou encore Ginette Skandrani, Israël Shamir et Silvia Cattori régulièrement taxés d'antisémitisme. Après la publication d'un article sur StreetPress et Rue89, René Balme avait dénoncé un « tir groupé », « une attaque en règle » avant de se demander « au service… de qui au fait ? » :
Au service… de qui au fait le site "Opération POULPE" (né un 19 janvier 2012 et qui depuis le 21 Février 2012 ne publie plus rien) a t-il réalisé cette attaque en règle, de qui ?
Pour avoir trainé Philippe MARX dans la boue.

« On peut se poser la question, tant il semblerait que le site internet Rouge et Blanc devient le porte-flingue de celles et ceux qui ne veulent pas voir un député du Front de Gauche élu à l’Assemblée. »
Ménage Depuis la publication de l'article, René Balme a fait le ménage sur son site Oulala.net. Paul-Eric Blanrue – l’« historien spécialisé dans la détection des mystifications » – et son enquête « Israël, Sarkozy et les Juifs » a disparu de la boutique du site. De même que plusieurs papiers complaisants à l'égard d'Alain Soral et de Dieudonné. Balme n'assume peut-être pas toutes ses idées.
DEUX POIDS, DEUX MESURES !
Et POURQUOI ?

BALME est un élu, Philippe MARX ne l'est pas ! Pourtant ce dernier avait été élu par les adhérents des communistes de la 3ème Circonscription de Meurthe-et-Moselle avec 53% des voix.
Mais contrairement à BALME, Philippe MARX n'était pas le bienvenu pour son Secrétaire Fédéral Patrick HATZIG et pour la direction Nationale du PCF.
LE VOTE DES COMMUNISTES A ETE BAFFOUE, ON S'EST ASSIS SUR LA DEMOCRATIE !

Prenez le pouvoir a dit Mélenchon !
Alors adhérents du PCF reprenons le pouvoir et redonnons aux adhérents leur place, toute leur PLACE !

C'est aussi valable pour les autres partis.

Le billet du jour : René BALME et Philippe MARX même combat ? Certainement pas … !!

Une tâche rouge-brune dans la campagne du Front de Gauche » pour René BALME.
Les amis d'Alain Soral, toujours au Front de Gauche ? Pour Philippe MARX

« Il faut examiner la situation, estime Lydie Benoît du PCF, s’il y a un problème, on le règle.
Nous, on l’a fait en Meurthe-et-Moselle avec Philippe Marx, qui s’est finalement retiré
(lire ici). Il appartient au PG de faire la même chose. »
Un proche de Pierre Laurent, le secrétaire national du PCF, explique de son côté que « d’après ce qu’on nous dit localement, Balme est tout sauf un facho ».
En effet, la secrétaire départementale du PCF du Rhône, Danièle Le Bail, le certifie : « Je le connais bien, il est cheminot comme moi, l’homme est irréprochable dans ses combats, et je le dis sans crainte.
Comme maire, il a toujours été impeccable sur les OGM, ou sur les expulsions locatives. Il n’a jamais été antisémite dans ses combats.
On ne le lâchera pas. Il est secoué par cette affaire, et ça va l’amener à être plus vigilant dans la gestion de ce site. »

Que c’est beau le soutien d’un Secrétaire Départemental, au bout de quarante ans de loyaux et bons services, le mien (Patrick HATZIG) s’est aperçu que j’étais antisémite, xénophobe, raciste et j’en passe et des meilleurs.
Faut dire que je ne suis pas un élu, donc pas connu, ni reconnu, n’ayant aucune notoriété et pas le candidat voulu par le Secrétaire Départemental.
Pourtant, il aurait fallu aussi écouter les gens localement, car ici, ils n’en reviennent pas de constater que mes amis du Conseil Général et que mon Secrétaire Départemental puissent un seul instant penser que je sois l’ami de SORAL. Et pour cause, j'ai été dans toutes les luttes qui combattaient l'injustice. Les gens ne sont pas aveugles, ils ne sont pas dupes.
J’ai eu beau dire que je ne connaissais pas ce SORAL, que j’admettais mon erreur.
Quand on est candidat aux législatives, ce genre d’erreur n’est pas permis m’a-t-on répondu, René BALME est Maire de sa ville et candidat aux législatives, pour lui cette affaire l’amènera à être plus vigilant dans la gestion de son site. Si cela n’est pas deux poids deux mesures, qu’est ce que cela peut être ?
Lydie BENOÎT au téléphone, je t’entends et je crois à ta sincérité. Mais cela n’a pas empêché mon parti à me désavouer, et pour cause il avait un dossier à charge monté de toutes pièces par mon responsable Fédéral.
Il a voulu jouer par les deux bouts, passer pour un démocrate en utilisant le vote des militants. Il était sûr que face à un élu je serais vite éliminé. Mais les militants, malgré la pression, ont choisi le candidat n’ayant aucun mandat électif. Il a perdu, et n’a pas accepté.
Donc à partir de là pas de soutien, au contraire, il m’a enfoncé avec un tel plaisir que j’ai fini à perdre ce que les militants souhaitaient.
Oui, MOI, j’ai perdu mon investiture. Et René BALME va-t-il perdre la sienne ?

Discours de Jean-Luc Mélenchon à la Bastille

Jean-Luc Mélenchon, toujours à la hausse dans les sondages, a réussi son pari de remplir la place de la Bastille dimanche après-midi avec sa grande journée pour la VIe République, façon de montrer la force populaire du Front de Gauche à cinq semaines du premier tour.
Tous les éditorialistes ou presque de la presse française commentent ce lundi 19 mars cette "prise de la Bastille" du leader du Front de Gauche. Revue de presse.
► Le Figaro (Paul-Henri du Limbert) : "À gauche, celui qui monte, c'est Jean-Luc Mélenchon, celui qui s'effrite, c'est François Hollande. Jean-Luc Mélenchon n'est pas Georges Marchais, mais il faut bien lui reconnaître un grand talent dans l'outrance. Il sait être tout à la fois Maximilien Robespierre, Lénine, Mao Tsé-toung et Hugo Chavez. Bref, il a des références, assez folles, sans doute, mais il en a. Face à lui, il y a François Hollande, dont chacun a reconnu, et surtout à gauche, que sa vision générale des choses est un peu floue…Jean-Luc Mélenchon exige de François Hollande qu'il soit à gauche, et plutôt plus que moins."
► L'Humanité (Patrick Apel-Muller)  : "Quelque chose nous dépasse dans cette foule immense arpentant le pavé de Paris, brandissant des drapeaux rouges, enlacée et rieuse, émerveillée de son nombre, de cette mosaïque de colères et d'espérances. Se retrouvent celui qui n'y croyait plus et celui qui y croyait encore ; ceux qui ont connu de grandes vagues populaires et ces jeunes qui rêvent de déferlantes citoyennes…(Le) peuple commence à prendre le pouvoir…Le Front de gauche n'est plus la seule addition de ses partis fondateurs. Il n'est plus un noyau entouré d'un halo de sympathie. Il est devenu un mouvement populaire…Les sondages qui grimpent en faveur de Jean-Luc Mélenchon n'ont pas atteint leur sommet. Chaque point gagnépousse Nicolas Sarkozy vers la reconversion professionnelle qu'il a annoncée, déjoue l'opération qui entendait livrer les couches populaires à Marine Le Pen et exige de François Hollande qu'il entende les revendications populaires, dès aujourd'hui et pour demain."P
► Le Progrès (Pascal Jalabert) : "C'est une révolution ? +Non, sire une indignation+ répondrait le Duc de Liancourt s'il conseillait Sarkozy, Hollande ou Bayrou, après avoir vu cette place de la Bastille, noire de monde et

Législatives : le Front de gauche boucle son casting

En attendant le meeting conjoint de Jean-Luc Mélenchon et Oskar Lafontaine à Metz, mercredi, le Front de Gauche panache ses listes entre PCF, Parti de gauche et Gauche unitaire.

Interrogez les gens. Ils sont perplexes. Même les électeurs de gauche manquent de visibilité », glisse, sur le ton de la confidence, Patrick Hatzig, secrétaire fédéral du PCF en Meurthe-et-Moselle. Visé, le PS n’est jamais cité. Tout de même, Hatzig s’interroge : « Sur la retraite, la fiscalité… la gauche ne doit pas être élue pour rien. Il faut enfin ouvrir des perspectives. Ne pas se contenter d’un petit quinquennat et puis s’en va. » Les temps sont durs, certes, « mais tout de même, la courbe des salaires baisse tandis que celle des placements financiers augmente, dopée par la hausse des emprunts découlant de la baisse des salaires ». La boucle est bouclée…
De L’Huma… à l’humain

Pour tordre le cou à la fatalité, le PCF vibre désormais en mode Front de gauche à l’unisson avec le Parti de gauche de Mélenchon et la Gauche unitaire de Christian Picquet (ex LCR).
« L’objectif, c’est de mettre en œuvre la logique de la présidentielle dans chaque circonscription », confirme le Mosellan Jacques Maréchal (PCF) candidat, lui, sur Metz 3. De lL’Huma… à « l’humain d’abord », résume le conseiller municipal messin.
« Entre le discours de Patrick Abate (PCF candidat sur Metz 1) et Jean-Luc Mélenchon, il n’y aura pas l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarette », promet Maréchal.
Oskar Lafontaine en renfort
En Meurthe-et-Moselle, Marx sera même de la partie, même si celui-là répond au prénom de Philippe. L’intéressé y a obtenu l’investiture Front de gauche sur la 3 (Longwy-Briey). Seule ombre au tableau, il devra ferrailler contre l’une des figures locales du PCF, Serge De Carli, disposant lui, du soutien des élus du secteur. Pas de quoi entamer la confiance des camarades. Lesquels trépignent en attendant l’arrivée de Jean-Luc Mélenchon. Le leader du PG est annoncé avec Oskar Lafontaine, fondateur de Die Linke, pour un meeting commun programmé mercredi 15 janvier à 19h30 au palais des sports, boulevard Saint-Symphorien, à Metz.
À deux circonscriptions près, la 7 e en Moselle (Créhange-Faulquemont) et la 4 e en Meurthe-et-Moselle (Lunéville), le Front de gauche a bouclé son casting.
Metz 1 : Patrick Abate ; Metz 2 : Danielle Bori; Metz 3 : Jacques Maréchal; 4 e circonscription – Sarrebourg/sud mosellan : Estelle Gallot; 5 e circonscription – Sarreguemines–Bitche : Alphonse Walter ; 6 e–Forbach : David Seyer; 8 e–Thionville Ouest : Patrick Perron; 9 e–Thionville Est: Annie Hackenheimer.
Première circonscription de Meurthe-et-Moselle : Mathieu Piotroski (gauche unitaire) ; 2 e : Pierre Hanegref (Parti de gauche); 3 e Philippe Marx (PCF); 5 e : Annie Levi-Cyferman (PCF); 6 e: Julie Meunier (PCF).

Républicain Lorrain du 12 Janvier 2012 (X. B.)

Le 24 novembre 2011, soutenons les FRALIB !

Le Front des luttes (Front de gauche) appelle à participer massivement au rassemblement qu’organisent les salariés de Fralib (de Gémenos près de Marseille) et leurs organisations syndicales le jeudi 24 novembre à Paris, à l’occasion de la réunion du Comité Groupe d’Unilever. Les « Fralibiens » résistent et mènent une lutte exemplaire depuis le 28 septembre 2010 contre le projet de fermeture et l’acharnement procédurier des dirigeants d’Unilever.
Acharnement battu en brèche par la justice qui a jugé, le 17 novembre dernier, « sans valeur » le plan social de l'établissement. Ils seront à Paris pour continuer à défendre leur projet alternatif de reprise de l’activité sous forme de coopérative. Ce projet, qui a reçu l’appui de nombreux élu-e-s du Front de Gauche, permettrait de maintenir l’emploi et l’activité industrielle sur le site, mais aussi de garder la marque « Thé l’Eléphant » en France.
Face à un groupe mondial qui a explosé ses bénéfices en 2010 avec une augmentation de plus de 4 milliards d’euros, le Front de gauche exige le remboursement de toutes les aides publiques perçues par les entreprises qui délocalisent. L'état doit protéger l’outil industriel et les salariés, face à une délocalisation en Pologne, liées aux bas couts de mains d’œuvre. Dans son programme partagé « L'humain d'abord », le Front de gauche propose également le soutien public à l’économie sociale et solidaire, notamment aux coopératives, et l'octroi de droits nouveaux aux salariés dans la gestion de l’entreprise pour résister à l'emprise des banques et des actionnaires.
Le Front de gauche, avec le Front de luttes, appelle à au rassemblement en soutien aux « Fralib », à la Maison de la Recherche (rue de Varennes) le jeudi 24 novembre à 11h00. Une délégation du Front de gauche avec Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, Martine Billard, Didier Lereste et André Chassaigne sera présente. Pour le Front de gauche, Parti communiste français.

Législatives sur la 3e circonscription – Front de soutien pour Marx – UN FRONT POUR LE RESPECT DE LA DEMOCRATIE !

Les querelles internes au Front de gauche sont montées d’un cran. La liste de 88 élus appelant Serge De Carli à se présenter aux législatives a fait l’effet d’une bombe. Philippe Marx, candidat officiel, ne se laissera pas faire.

La liste des 88 (lire RL de dimanche) a provoqué une énorme agitation au sein du Front de Gauche local. 88 signatures ont été recueillies pour pousser Serge De Carli, maire et conseiller général de Mont-Saint-Martin, à se présenter aux législatives sur la 3e circonscription… alors que le candidat élu en juin dernier aux primaires Front de Gauche-PCF est Philippe Marx.
Autant dire que la guerre des clans est ouvertement déclarée depuis quelques jours et rien ne présage une accalmie. Lundi soir, Philippe Marx a rassemblé une partie de ses soutiens à la permanence communiste de Villerupt, son fief de campagne. Sans surprise, les déclarations cinglantes ont fusé dénonçant une stratégie de division de la part des élus signataires de l’appel. Morceaux choisis.
Le Front de gauche. « Etre candidat du Fron
t de gauche et communiste demande à rester modeste et humble, a lancé Philippe Marx. Etre candidat du Front de gauche, c’est respecter le choix démocratique de tous les partenaires politiques qui forment le Front de gauche. Etre candidat du Front de gauche, ce n’est pas utiliser le sigle pour se faire élire, mais utiliser ce sigle pour démontrer notre réelle volonté à voir dans notre pays une politique de gauche plus
radicale s’installer. »
Le candidat, c’est Philippe Marx. « Depuis le début, on nous attaque, souligne Philippe Marx. Un conseiller général (Michel MARRUZZIO) qui fait un recours, Maryvonne Musset qui est juge et partie lance un recours au national… Et maintenant cette liste ! » Patrice Zolfo abonde dans le même sens en prenant pour témoin la décision du comité départemental : « Il a validé l’élection de Philippe Marx. Ce choix est remonté au national, le Parti de gauche 54 a également fait remonter ce choix, tout comme la Gauche unitaire. Le candidat a été désigné, c’est Philippe Marx, alors arrêtons les tergiversations, les palabres, les rumeurs et les ragots. »
Permanence de campagne. « On me reproche d’avoir choisi cette permanence PC pour y faire mon QG de campagne, relève Philippe Marx avec stupéfaction.
Mais moi, cette maison m’a tout appris. On me dit que ce n’est pas un lieu de rassemblement. Mais le rassemblement, c’est dans la rue qu’il devra se faire. Je rappelle juste à Alain Casoni (NDRL, maire de Villerupt) que cela ne le gênait pas de venir ici pour nous demander de distribuer ses tracts et coller ses affiches de campagne. »
Absence de suppléance. Philippe Marx l’avait annoncé avant le vote des militants à la primaire : il choisirait une femme suppléante pour respecter la parité. Mais à ce jour, aucune femme n’a été désignée : « Nous avons rencontré plusieurs femmes sur le coin de Briey, mais certaines ne pouvaient pas, à cause de leur vie de famille, et d’autres nous ont glissé des savonnettes, il faut le dire aussi. On ne va plus traîner pour trouver cette suppléante, si on n’y arrive pas, ce sera un homme, tant pis. »
Attaques. « Je le dis et je le répète, nous n’avons rien contre les élus, martèle Patrice Zolfo. Toutes les attaques verbales, frontales ne sont jamais venues de notre côté. Il suffit de reprendre tous les articles de presse. Les attaques sont venues du camp de la division. »
La Présidentielle en ligne de mire. « L’avenir des élections législatives et de la Présidentielle se joue maintenant, s’époumone Philippe Marx. Le plus important est de faire passer les idées du Front de gauche pour la Présidentielle d’abord. » Pour Patrice Zolfo, « les résultats de Mélenchon conditionneront les législatives. »
Une candidature de division. « Il ne faut pas le cacher, on sait que si un deuxième candidat se déclare, cela fera le jeu du député actuel (NDLR, Christian Eckert, PS). Il n’est pas notre adversaire principal, mais on peut dire qu’il est déjà sûr d’être réélu. La candidature de division de Serge De Carli sera défavorable au Front de gauche. »
Le truc en plus ? Patrice Zolfo met en avant le travail accompli par les militants depuis quelques semaines. « La campagne est lancée. Nous avons rencontré beaucoup de monde sur les marchés, le contact passe bien avec les gens. On sent que quelque chose se passe avec Philippe Marx, peut-être à cause du nom… »

Textes : Sandra Nonnenbruck.
Photos : Etienne Jaminet


«Opération de division »

Roger Corbellotti, maire de Longlaville, n’a pas mâché ses mots lorsqu’il a découvert l’appel des 88. « Je condamne cette opération de division.
Bien que ce soit Halloween, il ne faut pas avancer masqué et la Comedia dell’arte, ça suffit ! J’ai affirmé haut et fort que je soutiendrai le candidat élu. L’heure est au rassemblement et à l’action. Serge De Carli revendique sa candidature depuis un bout de temps, les choses étaient déjà préparées, tout le monde le sait […]
Qui peut définir qui a le droit d’être candidat ou de ne pas l’être ? Je n’ai jamais trahi qui que ce soit, et je ne vais pas faire le tour de mon conseil municipal pour savoir qui veut signer pour Serge De Carli, parce que je respecte la démocratie. »


«Du déni complet »

Adrien Zolfo, maire de Saulnes, a également réagi avec vigueur pendant la réunion, lundi soir. « Je ne suis pas communiste, je suis de gauche et je l’ai toujours été. Et je suis choqué de la tournure des événements. Les gens ont voté, il faut savoir respecter leur choix. Serge De Carli n’a pas été choisi, ce n’est pas de sa faute, il n’a peut-être pas bien présenté son projet… Mais quand on est battu, on l’accepte. C’est scandaleux de voir que des gens sont dans le déni complet. Rien que pour cela, j’appuierai la candidature de Philippe Marx. »


« Le trio infernal ! »

« Je suis directement concerné par cette élection interne, étant donné que je suis adhérent PC depuis quarante ans, a tempêté Denis Salvi, l’un des proches adjoints d’Alain Casoni, maire et conseiller général de Villerupt. Je suis atterré par les déclarations du trio infernal (NDLR, A. Casoni, L. Righi, M. Musset) !
Il fallait le faire. C’est déplorable de jouer dans cette petite cour, je me demande ce qui a motivé ces élus à aller jusque-là.
Au sein du conseil municipal de Villerupt, beaucoup se sont abstenus, d’autres ont signé cet appel en faveur de Serge De Carli, ils ne sont pas nombreux.
Et d’autres, comme moi, ont choisi de soutenir Philippe Marx. Les conseillers généraux n’ont fait que tirer les élus des conseils municipaux. »


Ils ont dit

Christian Tabaglio, Adjoint au Maire de Joudreville, membre du comité national et départemental PCF, a dénoncé « un deal entre le secrétaire fédéral, Patrick Hatzig, et Serge De Carli. Il lui a dit : "Tu n’iras pas aux régionales, mais tu iras aux législatives ! »
• « Le Front de gauche est une étape historique, a affirmé Philippe Spillmann, syndicaliste. Cela a permis aux gens de se rassembler. Il n’y a aucune volonté de flinguer les élus, le Front de Gauche met en place des rapports directs avec les militants et certains ne l’ont pas compris. J’ai rencontré plein de gens qui mettent leurs espoirs dans le Front de gauche. Si Serge De Carli se présente, ce sera une candidature de division irresponsable. Comment on expliquera ces deux candidatures ? »
• « J’ai fait campagne pour Alain Casoni et je ne le regrette pas, assure Michel Vescovi, militant. Je ne comprends pas pourquoi les trois conseillers généraux s’acharnent. Si c’est notre local qui ne leur plaît pas, on peut se réunir ailleurs ! »
• « On veut faire de la politique autrement, mais ils ne veulent pas, s’est indigné Martine Etienne, du Parti de gauche. Les maires et les conseillers généraux peuvent briguer le poste de député, mais nous, les militants, on nous convoque seulement pour aller tracter. On n’est bons qu’à ça, parce qu’on n’est pas capables ! »

Le Front de gauche discriminé dans les médias (communiqué)

Le Front de Gauche déplore l’important déséquilibre de temps d’antenne qu’il subit depuis des mois du fait de l’omniprésence des primaires socialistes.
Ce déséquilibre a été reconnu par le CSA lui-même, lors d'une conférence de presse, à laquelle participait Eric Coquerel pour le Front de Gauche. Le conseil parle d'un "déficit particulièrement lourd pour le Front de gauche".
En effet, alors que le Front de gauche représente 20% du total gauche aux dernières élections, il n'a disposé que de 7% à 9% du temps d'antenne consacré à l'opposition parlementaire.
Pour autant, nous contestons vivement la décision du CSA de ne pas demander de mesures de rattrapage aux médias. Le CSA a en effet décidé de remettre "les compteurs à zéro" à la fin septembre.
Cette disparité de traitement n'est pas un accident statistique : elle fausse incontestablement le débat démocratique et porte atteinte au principe même du multipartisme.
Le Front de Gauche sera particulièrement vigilant sur sa représentation au cours des prochains mois. Il appelle les rédactions à corriger d'elles-mêmes ces anomalies avant la fin de l'année.

Communiqué du Front de Gauche

Des soutiens de marque et incontournables !!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jean Luc Mélenchon candidat PCF/FDG à la Présidentielle ;
Pierre Laurent Secrétaire National du PCF ;
André Chassaigne Député Communiste ;
Clémentine Autain Responsable de La Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE) ;
Christian Piquet Responsable de la Gauche Unitaire (GU)

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