Couper la laisse que tient le PS… Le billet du jour.

MOI_pR é v o l u t i o n !!!!
Bonjour et bises à toutes et tous mes amis (es),
depuis quelque temps, et surtout sur les élections municipales, on peut voir des sensibilités différentes se dessiner. Certains veulent faire avec le PS, d’autres, souhaitent vivement montrer notre différence et faire des listes autonomes. Des listes qui rassemblent toute la gauche, la vraie gauche.
Je suis pour la deuxième hypothèse et pour cause, depuis mai 2012 avons-nous le résultat d’une politique de gauche ? Non ! Certainement pas.
Pouvons-nous encore se dire que le PS est un parti de gauche ? Non ! Certainement pas.
C’est une évidence ! Alors, pourquoi vouloir encore et encore se faire tenir en laisse par ce parti qui a déserté le côté gauche de la chaussée ?
Les directions fédérales et nationales du PCF font le forcing pour que la première théorie soit retenue, force est de constater que les militants communistes ont changé, le temps de la discipline bureaucratique et des militants qui appliquent des consignes descendantes est fini !
En fait, nous appliquons ce mot d’ordre qui est de donner la place au peuple, car les militants sont aussi le peuple. Les militants ont aussi une cervelle pour comprendre que l’on ne peut pas critiquer et vouloir démonter une politique et faire avec les gens qui mettent en place cette politique libérale à outrance.
Alors on se dit, on fait voter les adhérents du parti, il faut que démocratiquement le choix se fasse.
Dans le même temps, le PCF, sur son site, publie un texte dont le titre est « une grande ambition pour le front de gauche ». Le front de gauche, ce rassemblement qui a fait et qui fait rêver beaucoup de celles et ceux qui souhaitent réellement un changement de cap.
Une grande ambition pour le front de gauche, oui une grande ambition à ce rassemblement qui aujourd’hui est le seul a proposer une réelle politique de gauche et bien à gauche, un rassemblement où le PS n’y figure pas, alors pourquoi vouloir faire avec celui-ci ?
Aujourd’hui, il nous faut montrer notre différence tant dans les mots que les actes que nous allons employer et réaliser. Nous devons être différents à tous les niveaux.
Quand je lis ce texte, je plains les communistes qui ont voté pour faire cause commune avec Hidalgo, car ce texte dit tout le contraire de la volonté de ces dirigeants qui souhaitent faire en dehors du front de gauche. Les grands écarts vont faire mal, très mal. Ce texte cherche à ménager le chou et la chèvre et laisse entrevoir que nos dirigeants se rendent bien compte de la faiblesse de l’argumentaire sur Paris.
Lors des dernières européennes, de la présidentielle et des législatives nous portions très haut ce drapeau du front de gauche, pourquoi pour ces municipales nous devrions porter un drapeau PS ?
Est-ce que les intérêts personnels passeraient avant l’intérêt du peuple, de nos concitoyennes et de nos concitoyens ?
Lutter, combattre, résister, ne rien lâcher est dans la culture du PCF et il serait grand temps de le démontrer. Le peuple de France a besoin d’un parti communiste fort et non d’un parti communiste à la botte d’un PS qui sans gêne applique une politique sociale libérale.
Ils ont besoin de nous quand cela les arrange, ailleurs le PS crée les conditions pour nous souffler les élus PCF qui les gênent pour appliquer leur politique.
Il est l’heure de reprendre notre liberté de penser, de démontrer qu’autre chose est possible, de démontrer que cette crise, n’est pas une fatalité.
Il est l’heure d’avoir une nouvelle ambition pour grandir et démontrer que le PCF n’est pas le PS et que le PCF est encore capable à être un grand parti, un parti révolutionnaire et qui rassemble toutes celles et tous ceux qui ne souhaitent plus rêver tout seul.
Il est l’heure de se dire qu’il nous faut, même à perde quelques élus (es) ici et là, que nous ne pouvons plus faire de la politique comme nous l’avons fait hier, mais comme nous l’avons fait avant-hier. Avec le peuple et pour le peuple.
Liberté, égalité, fraternité, solidarité, laïcité et poing fermé et levé. 

C’est un joli nom CAMARADE, c’est un joli nom, tu sais. Le billet de ce matin.

MOI_pR E V O L U T I O N !!!!
Bonjour et bises à toutes et tous mes amis (es),
Pour celles et ceux qui connaissent cet événement, je vous demanderais lors de vos commentaires de taire les noms des personnes concernées. C’est déjà difficile de vivre ce genre de chose, n’en rajoutons pas.
Merci.
C’est un joli nom CAMARADE, c’est un joli nom, tu sais.
Nous sommes jeudi, le jeudi 24 octobre, il est 10 heures, le téléphone sonne, au bout du fil, une amie en pleure qui me dit : « ils sont en train de me vider le logement pour m’expulser. » D’abord, je crois à une blague, et je fais répéter, elle redit : « ce n’est pas un canular Philippe, ils sont en train de me vider le logement pour m’expulser. » Il y a la police, un huissier et les déménageurs.
Un coup de massue sur la tête m’aurait fait le même effet, tu as l’impression de vivre un moment dont tu te dis que cela ne peut arriver qu’aux autres. Non ! La preuve, cela arrive à beaucoup de monde et peut-être que demain tu seras la victime de cette procédure digne d’une autre époque.
Je l’écoute et des larmes me viennent aux yeux, de suite le pire se dessine dans ma tête, où va-t-elle dormir ce soir ? Que faire pour arrêter cette procédure ?
Tout ce que je sais, c’est qu’il faut faire vite, réagir et agir très vite. Je raccroche en lui disant calme toi, je te rappelle.
De suite je bigophone à nos amis (es) et camarades proches pour les en informer, afin de trouver une solution.
Je téléphone à la mairie pour avoir un responsable, et comme d’habitude, dans ces cas-là, tout le monde est absent, alors qu’il faut faire vite, très vite d’autant qu’ils déménagent le logement.
Dans la demi-heure qui suit, nous nous sommes organisés, un connaît le téléphone portable du maire, l’autre prévient d’autres personnes qui pourraient intervenir, un autre va chez l’amie pour l’accompagner. Cela va vite et dans le même temps les minutes passent, et il faut faire vite, très vite pour éviter le pire.
Je téléphone à mon tour à l’amie pour lui dire, t’inquiètes, on fait ce qu’il faut, on va tout faire pour essayer d’arranger les choses.
Entre-temps, l’un a réussi à contacter le maire, l’autre des personnes susceptibles de nous aider juridiquement. Je téléphone à mon tour à l’attaché parlementaire du député de notre circonscription, je me dis que, plus il y aura de monde à intervenir, plus nous aurons de chance à arrêter le processus. D’autant que le collègue au député est maire d’un village et me dit suivant les indications que je lui fournis, que cette procédure d’expulsion est bizarre, il manque des éléments qui n’ont pas eu lieu.
J’arrive chez mon amie, il est 12 heures 50, le camion de déménagement est là, les déménageurs continuent leur sale boulot.
Arrivé dans l’appartement, j’aperçois, l’huissier et un policier. Debout avec un regard grave, ils me regardent et je crie très fort que c’était une honte de voir cela de nos jours, que c’était digne d’un autre temps, ils ne disent pas un mot et me laissent aller voir mon amie. Elle est défaite, perdue, pas une larme ne coule de ces yeux, elle a le regard dans le vide. Je la serre dans mes bras et lui demande ce qui a pu arriver pour en finir à ce stade.
Elle reconnaît avoir eu des défaillances financières et avoir une dette vis-à-vis de son bailleur. « Je dois un peu plus de 3000 € », mon téléphone sonne, c’est l’attaché parlementaire qui me dit avoir eu un responsable de l’organisme bailleur qui lui a fait savoir que mon amie devait une dizaine de milliers d’euros, je ne comprenais plus, elle disait un peu plus de 3000 et lui une dizaine de milliers.
La colère montait en moi, assez brusquement je redemandais à mon amie à combien se chiffrait exactement sa dette, elle me répéta un peu plus de 3000 €.
Pour en être sûr, je me suis décidé à aller voir l’huissier et lui demander, il me répond qu’elle devait la somme de 3277 €, assez sèchement je lui répondis : pour cette somme, vous pouvez justifier cette procédure ?  N’y aurait-il pas mieux valu engager un dialogue ? Nous sommes en 2013 tout de même !
Je passe sur les détails, je dois retourner à mon travail, des amis (es) sont là pour accompagner notre amie.
Le maire arrive et sursoit à l’expulsion, il arrive à reporter celle-ci au lundi 28 octobre sauf si nous arrivons à récolter le montant de la dette et le remettre dans la matinée du lundi.
Dès que j’ai l’information, je m’adresse à nouveau à tous mes amis (es) et propose d’envoyer des émails afin de mettre en place une chaîne de solidarité. Nous sommes d’accord sur le procédé, et l’appel est lancé, il est 17 heures.
Le déménagement a cessé, notre amie est toujours dans son logement.
17 heures 15, des réponses positives se font connaître, nous allons réussir à réunir la somme voulue.
Ce récit ne se veut pas être du voyeurisme, d’autant qu’aujourd’hui avec la situation que nous connaissons, de ce genre de procédure, nous allons en connaître quelques une si ce n’est pas dire beaucoup.
Un conseil à celles et à ceux à qui cela pourrait arriver. N’ignorez pas les courriers que vous recevez, n’ignorez pas les demandes de rendez-vous que l’on vous demande, répondez, il y a toujours une solution aux problèmes posés.
Parlez-en à vos amis (es), des conseils peuvent vous en sortir, ce n’est pas une honte de se retrouver dans des situations telles que celle-là, personne n’est à l’abri.
Mais ce qui est important pour moi, c’est que le mot camarade est un joli nom, et que ce nom existe toujours, et que nous avons réussi très vite à ce que ce nom de camarade ne soit pas une mascarade.
Pendant quelques heures, nos cœurs battaient la chamade, aujourd’hui ces images fortes, des images qui nous ont bousculés, des images qui font mal ont été remplacées par ce nom de CAMARADE.
C’est un joli nom CAMARADE, c’est un joli nom, tu sais.
Liberté, égalité, fraternité, solidarité, laïcité, poing fermé et levé.

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