PCF


Initiative nationale du PCF sur l’Europe le vendredi 17 mars à Villerupt.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La 4ème Rencontre Nationale du PCF – Parti Communiste Français portera sur l’enjeu européen et aura lieu le :

VENDREDI 17 MARS 2017
À LA SALLE DES FÊTES Maurice THOREZ DE VILLERUPT À 18 H 30.

Nous formulerons ensemble des propositions pour une « FRANCE À L’OFFENSIVE POUR UNE EUROPE DE PROGRÈS », une bataille fondamentale pour une majorité et un gouvernement de combat pour la défense des intérêts populaires.
Sans bataille européenne, pas de politique de gauche !

Avec de nombreux intervenants de qualité, à savoir :
– Pierre LAURENT, Secrétaire National du Parti Communiste Français,
– Patrick Le HYARIC, Eurodéputé FDG (et directeur du journal l’Humanité)
– Raphaël HALET, lanceur d’alerte de l’affaire LUXLEAKS,
– Pascal DEBAY, membre du bureau Confédéral de la CGT,
– Kate HUDSON, membre pacifiste Britannique,
– Charlotte BALAVOINE, candidate des Français de l’étranger au Benelux


Il est l’heure, grand temps que le parti communiste redevienne ce parti révolutionnaire, ce parti qui ne se préoccupe que de l’humain d’abord !

2016-10-20_06-31-15Pour voir l’article cliquez sur l’image.

Vous hésitez toujours à rallier Mélenchon en dépit des sondages ?
« Il nous faut rester dans l’hypothèse d’une candidature de consolidation de la gauche la plus large possible. »
D’abord la question est de savoir quelle gauche ?

Car force est de constater que la gauche est en déconfiture, qui est encore de Gauche ?
Qui sera capable de porter les idées de gauche au plus haut niveau ?
There is the question !
Nous avions 5 ans pour travailler sur un réel rassemblement et faire ensemble, comme d’habitude, nous attendons les derniers moments pour le réaliser, comme si nous avons réellement envie de rassembler !
Mélenchon s’est déclaré en février 2016, pourquoi le PCF n’en a pas fait autant ?
Alors Montebourg ? Ce sera plus facile de négocier avec le PS pour les législatives ?
« Nous voulons construire avec des forces de gauche critiques. »
Comme si Montebourg était cette force ! Il a été un ministre de Hollande et est au PS, et nous devrions encore et encore faire confiance à ce genre de personnage.

Nous en sommes plus là ! Il faut que cela change, alors changeons ces pratiques qui n’ont rien prouvé.
Faire avec Montebourg, c’est faire avec le PS et tout ce que cela veut dire, c’est encore une fois démontrer notre seule volonté de vouloir sauvegarder des sièges de députés et de sénateurs.
Il est l’heure, grand temps que le parti communiste redevienne ce parti révolutionnaire, ce parti qui ne se préoccupe que de l’humain d’abord !


« À PSA, le gouvernement joue la finance contre l’emploi » (Aymeric Seassau – PCF)

1464959635e4da3b7fbbce2345d7772b0674a318d5-logopsa-760x428-1Alors que le gouvernement s’apprête à souffler la 4éme bougie de son  pacte de compétitivité pour la croissance et l’emploi », les salariés de PSA s’apprêtent, eux, à subir leur 4éme plan de départs volontaires. Triste anniversaire et toujours pas de cadeaux pour les salariés.

Depuis 2013, PSA est devenu un laboratoire de la politique du pouvoir Hollande dans toute son inefficacité. Sur deux ans, PSA a touché 126 millions d’euros de chèque de l’État au titre du CICE. En 2013, le gouvernement a fait le choix de la finance en garantissant à hauteur de 7 milliards les crédits de PSA Finance pendant que le groupe fermait le site d’Aulnay.

Deux plans de compétitivité plus tard, les emplois continuent d’être détruits avec la bénédiction de l’Etat actionnaire minoritaire, représenté au Conseil d’administration du groupe par… Louis Gallois, le père du pacte de responsabilité.

L’entreprise est rentable, elle a réalisé 1,2 Milliards de bénéfices en 2015. Rien ne justifie les quelques 2 000 suppressions de postes supplémentaires annoncées.

Il est temps d’en finir avec le pacte de responsabilité et le scandale du CICE révélé au grand jour par le rapport de la sénatrice communiste Marie-France Beaufils.

L’argent public ne doit plus accompagner la saignée industrielle mais il doit être utile, avec d’autres outils comme la mobilisation du crédit sur des critères nouveaux, pour renforcer les filières industrielles nationales.

Comme Pierre Laurent l’a indiqué à l’occasion de sa visite au salon de l’automobile : « La filière automobile française peut relever les défis d’une mobilité écologique, populaire, individuelle comme familiale, dans les cadres urbains, péri-urbains et ruraux de notre siècle, ainsi que ceux du fret écologique du 21ème siècle. »

Le PCF apporte tout son soutien aux salariés de PSA et reste mobilisé à leur côté.


Le TAFTA, le CETA… C’est quoi ?

Vous voulez savoir ce qu'ils nous préparent ?
Alors n'hésitez pas venez le vendredi 14 octobre 2016, à 20h,
à la CAVE de la MJC Espace Guy MOQUET Rue Clémenceau à Villerupt
la section PCF de Villerupt organise une conférence sur le TAFTA et le CETA.
Celle-ci sera animée par le COLLECTIF STOP TAFTA-CETA 57
Vous saurez enfin ce que c'st que le TAFTA et le CETA

pcf


La Fête de l’Humanité dans des conditions nouvelles

image-51Par Patrick Le Hyaric Directeur de L'Humanité. "Telle va être la couleur du drapeau de la Fête : l’humanité, l’hospitalité, « l’être bien ensemble ». La puissance de ce rassemblement ouvert à toutes et à tous peut être une réponse forte aux fanatismes et aux extrémismes qui ne rêvent que de diviser nos concitoyens. "

C’est parce que nous considérons qu’il est plus urgent que jamais de se parler, de dialoguer, de partager des idées et de belles émotions que nous soutenons toutes les initiatives culturelles et festives qui se tiennent. La Fête de l’Humanité en est une, de grande valeur, qui mérite que soient redoublés les efforts pour sa réussite. Cela suppose de la faire plus et mieux connaître et d’y inviter largement. C’est en effet ensemble et dans le partage de moments de convivialité, des intelligences, des créations musicales et artistiques, que nous serons plus forts pour infliger une défaite aux simplismes, aux obscurantismes, à la violence et à leurs pendants autoritaires et guerriers. Lieu unique, populaire, culturel, social, politique, une grande Fêtede l’Humanité pourrait constituer un événement qui compte dans l’exigence d’un nouveau cours de l’histoire.

Plus encore que d’autres années, parce que des crimes de masse endeuillent notre pays et bien d’autres, parce que la situation mondiale est, à bien des égards, préoccupante, toutes celles et ceux qui, par-delà leurs opinions, aiment la Fête, y sont attachés, la considèrent comme un lieu de rencontres, d’échanges, de fraternité, de culture, de débats et d’enrichissement peuvent s’y retrouver avec des centaines de milliers d’autres. Ce sera comme un acte de résistance à la barbarie et aux guerres. Un appel à la paix, à la justice et à la démocratie partout sur la planète.

Telle va être la couleur du drapeau de la Fête : l’humanité, l’hospitalité, « l’être bien ensemble ». La puissance de ce rassemblement ouvert à toutes et à tous peut être une réponse forte aux fanatismes et aux extrémismes qui ne rêvent que de diviser nos concitoyens. Elle sera aussi un vibrant appel à cesser toutes les guerres, qu’elles soient économiques ou militaires au seul service des puissances d’argent.

Nous allons déployer des efforts exceptionnels pour bien accueillir les participants à la Fête, qui se tient dans un espace clos. Les entrées seront améliorées et sécurisées. En pleine collaboration entre les services de la police nationale et nos dispositifs d’accueil et de sécurité, nous mettrons en place partout des mesures de sécurisation exceptionnelles. Qu’il s’agisse des abords de la Fête, des transports individuels et collectifs, des accès ou du parc lui-même, tout sera minutieusement contrôlé et sécurisé. Nous sommes persuadés que chacune et chacun comprendra les gênes ainsi occasionnées mais rien ne peut être laissé au hasard pour un bon accueil et la sécurité dans cette Fête.

Évidemment, ces actions nouvelles vont nous occasionner des surcoûts substantiels, alors que notre situation financière est déjà très compliquée. Raison de plus pour redoubler d’efforts, même au cœur de cet été, pour placer bien plus de bons de soutien que les années passées. Réussir une grande Fête de l’Humanité dans l’actuel contexte rendrait service à nos concitoyens. Elle peut être un grand événement déclencheur d’actions pour la paix et pour un monde où enfin ce ne serait plus l’argent qui dominerait tout mais le devenir des êtres humains et de leur environnement. Faisons-en une grande Fête de la paix et de la fraternité humaine.


Les politiques font que nous votons envers et contre tout à l’envers de ce que nous pensons.

RÉVOLUTION !!!
Bonjour et bises à toutes et tous mes amis (es), – See more at: http://www.reagiragir.fr/#sthash.fwAh6iYo.D5N2KarY.dpuf
RÉVOLUTION !!!
Bonjour et bises à toutes et tous mes amis (es), – See more at: http://www.reagiragir.fr/#sthash.fwAh6iYo.D5N2KarY.dpuf
RÉVOLUTION !!!
Bonjour et bises à toutes et tous mes amis (es), – See more at: http://www.reagiragir.fr/#sthash.fwAh6iYo.D5N2KarY.

MOI_pUne boussole est un accessoire pour nous diriger ou nous informer de la direction que nous prenons, souvent bien utile et indispensable. L’avantage avec ce genre d‘outil : on ne se trompe pas ! On ne risque pas de se perdre dans la nature.

En politique c’est tout autre, ce sont nos valeurs, nos convictions, nos idées qui font que nous prenons un certain chemin. Nous partons soit à droite, soit à gauche ou encore au centre et parfois nous choisissons les extrêmes. J’ai choisi la gauche, celle qui est bien à gauche.

Si c’est la volonté de faire et de créer pour le bien de la communauté c’est les certitudes qui nous dirigent, il ne peut y avoir d’intérêts personnels. Le chemin n’est pas sinueux, tu suis tes idées, et fonces pour que cela change, ta route est tracée, elle est rectiligne. Rien ne pourra faire que cette voie ne puisse être fréquentée par quelconques obstacles qui te feront changer de direction.

Alors, on dira de toi que tu es sectaire, que tu n’es pas prêt au dialogue, que tu es un anarchiste, un « gaucho » si tu te dis être de gauche etc. Etc. D’autres diront que tu es sincère, droit dans tes bottes et que ta façon de faire donne envie de te faire confiance. Que tu es un de ces militants qui ne tergiversent pas, que l’on sait où l’on va et surtout le pourquoi (ils sont peu nombreux).

Force est de constater, qu’aujourd’hui pour beaucoup en politique les routes fréquentées sont aussi sinueuses que les routes de montagne, une fois il vire vers la droite et quand cela l’arrange il vire vers la gauche ou peut-être pourquoi ne pas rester au centre. On dira alors qu’il a perdu le nord, qu’il est déboussolé et cela devient grave, c’est là qu’il commence à zigzaguer dans tous les sens. Que la place et le pouvoir sont devenus plus importants que la communauté. C’est pour cela aussi qu’actuellement, les citoyennes et les citoyens ne savent plus où ils en sont. C’est pour cela que notre démocratie n’est plus une démocratie, parce que les mots ne sont jamais transformés en actes, ils ne restent que des mots, rien que des mots, des mots qui finissent à ne plus avoir de sens, ni d’importance. Les politiques font que nous votons envers et contre tout à l’envers de ce que nous pensons.

Pour être entendu, crédible, on ne peut pas jouer ce jeu trop longtemps, et cela se constate dans notre pays, à force de vouloir diriger le pays en virant de gauche à droite et vice et versa, on finit par pousser les gens à se poser sur les côtés de la route, aux extrêmes. Et comme en France on roule à droite, forcément c’est l’extrême droite qui l’emporte. Alors on dira en politique que les gens ne comprennent rien, qu’ils sont populistes, jamais on ne se posera la question du pourquoi sont-ils arrêtés sur le bord de l'extrême droite de la route ?

Quand tu es en panne de voiture, c’est sur ce côté de la route que tu stoppes et que tu attends le dépanneur, et bien, c’est sur ce même côté du chemin que s’arrêtent nos compatriotes pour attendre des idées nouvelles, des projets de sociétés qui feront de notre existence une vie meilleure. Tout le monde sait qu’en politique ce côté n’est pas le bon, qu’il est néfaste pour notre avenir, mais c’est comme cela, c’est notre Code de la route qui nous l’impose. C’est un code, seulement un code, mais un code qu’il nous faut respecter.

Il y a aussi le code de l’honneur, celui où tu t’engages pour la communauté, celui où tu prononces des mots suivis par des actes, celui qui respecte l’autre, sans lui mentir, ni le trahir, malheureusement ce code est peu pratiqué, il n’est même pas puni par la loi si tu ne le respectes pas. Ce qui n’est pas le cas du Code de la route.

Alors impuni, tu es, ce qui te donne des ailes pour continuer à tromper les gens, à fausser la démocratie, bien sûr avec les ailes on peut aller de droite à gauche et de gauche à droite sans se prendre la figure dans le mur. Jusqu’au jour où… C’est un arbre qui t’arrête !

Ce jour est arrivé. Depuis les municipales en passant par les départementales nous avons vu de quoi certains sont capables, et seulement capables pour gagner. On s’acoquine avec des gens de droite quand on est à gauche ou plutôt quand on se dit être de gauche, ou encore pour se servir d’un logo et de militants pour se faire élire et une fois élu, on fait ce que l’on veut, et surtout sans tenir compte de ce que l’on a pu dire et faire avec certains.

Pendant des mois et cela depuis 2012 celles et ceux qui sont aux côtés du PS critiquent la politique menée par son gouvernement et il y a de quoi ! Puis arrive les régionales. Alors là se posent des questions, que va-t-on faire ? Faire toujours avec ceux que l’on critique, ceux qui font pire que la droite ou alors … Nous démarquer ? Le militant de base n’en est pas là, il sait ce qu’il doit faire et ce qu’il souhaite. Il veut une liste digne de ce nom, une liste qui propose une réelle politique de gauche, une politique où enfin l’humain soit la priorité. Par contre les élus sortants et les responsables de parti se disent encore qu’il faut rassembler toute la gauche pour faire barrage à la droite et à l’extrême droite, ce qui pourrait paraître logique. Mais est-ce logique de critiquer le PS parce qu’il réalise une politique de droite et vouloir encore l’intégrer à gauche ? Est-ce logique de demander aux militants de voter pour ou contre et de ne pas respecter le vote de ceux-là ? Est-ce logique que de demander à des élus qui ont fait de la politique leur profession et qui cumulent sans cesse d’être les portes paroles d’une liste qui se veut être démarquée ? Est-ce logique que de dire déjà avant le premier tour que l’on votera pour la liste de gauche, la mieux placée alors que l’on dit que la gauche c’est nous ? Si c’est NOUS, et que nous perdons, il n’y a plus de gauche, ou alors il faut m’expliquer.

Non ! Dans tout cela il n’y a plus rien de logique, il n’y a que « manœuvres politiques », calcul, intéressement personnel et la transformation de la lutte des classes pour la lutte des places.

Après, on s’étonne, on lève les bras au ciel quand plus de 60 % de nos concitoyens ne se déplacent pas pour voter. On s’étonne de voir le FN prendre le large, alors on appelle à ce front républicain pour faire barrage à l’extrême droite sans expliquer que la droite d’aujourd’hui est très proche de celle-ci. Il y a même le premier sinistre qui prétendrait que pour faire barrage au FN, il faudrait dès le premier tour faire des listes communes avec la droite.

Mais où en sommes-nous arrivés ? Il n’y a plus de dignité dans tout cela, c’est faire de la politique pour dire que l’on fait de la politique ! Plus de projet de société, des valeurs qui partent en fumée, des convictions qui n’existent plus et avec tout cela il faudrait faire comprendre à notre jeunesse d’aller voter et voter cette liste qui se dit être démarquée, autonome, la seule qui représente la gauche, la vraie gauche. Celle de l’humain d’abord ! Ou encore celle de nos vies d’abord !

Désolé, mais après plus de 40 ans de militantisme et d’avoir avalé des couleuvres, je dis ça suffit ! NON ! On ne peut plus fonctionner de cette façon. Il nous faut changer, mais changer radicalement nos façons de faire, et si on ne le faisait pas, ce n’est vraiment plus la peine de faire encore miroiter quoique ce soit à nos concitoyens. C’est la fin, la fin de tout. La boussole est plombée par un aimant si puissant qu’elle ne pourra plus donner la bonne direction à prendre.

Nous sommes devenus comme les autres, nous disons des mots et rien que des mots, des mots qui non plus de sens, des mots qui veulent dire tout et son contraire, des mots devenus incompréhensibles pour le peuple, des mots qui le poussent à voter… s’il va voter, n’importe quoi plutôt que de faire encore confiance aux gens qui les ont trompés pendant des années, des décennies.

Liberté, égalité, fraternité, solidarité, laïcité, poing fermé et levé.


Cela s’appelle bafouer ouvertement et sans vergogne la démocratie. Le billet du jour… 2

MOI_pRÉVOLUTION !!!
Bonjour et bises à toutes et tous mes amis (es),
Et voilà… les départementales c’est fini, une nouvelle fois la gauche, toute la gauche s’en prend plein les dents. Ici et là on se réjouit que le FN n’obtienne aucun département. La droite traditionnelle celle qui se dit républicaine se vante d’avoir gagné et être le premier parti de France. Et malgré ce résultat désastreux, les responsables du PS continuent à dire qu’ils poursuivront à faire les réformes qui s’imposent. Ces réformes qui ne cessent de plonger notre pays dans l’austérité. Une austérité que le peuple de France ne veut pas et il l’a fortement proclamé lors de ces élections.
La France, cette république où l’on se vante de notre démocratie, une démocratie bafouée, car la plupart de celles et ceux qui ont été élus l’ont été par ce sursaut républicain, l’ont été par défaut, mais l’ont surtout été par seulement 50 % des Françaises et des Français. Alors des questions se posent forcément, qu’auraient votées les abstentionnistes ? Droite ? Gauche ? Ou extrême droite ?
Pourquoi autant de citoyens ne répondent plus aux urnes ?

Des questions auxquelles il va bien falloir répondre, et ne pas attendre comme d’habitude qu’il y ait le feu au lac. Car le sursaut républicain un jour ne fonctionnera plus et nous serons devant le fait accompli, le FN au pouvoir. D’ailleurs, aujourd’hui, c’est le seul parti majoritaire de France, les autres le sont parce qu’il s’acoquine entre eux pour pouvoir gagner. Ils ont la même politique, celle de favoriser les riches et le MEDEF.
Certes le FN n’est pas mieux, il veut nous sortir de l’Europe et revenir au franc, en clair nous isoler du reste du monde et nous plonger dans une catastrophe inimaginable. En plus de cela, c’est un parti raciste, xénophobe, antisémite qui n’a aucun respect pour l’humain. Néanmoins, il fait des voix et commence à faire des scores. De là à dire que celles et ceux qui votent FN soient toutes et tous d’accord avec ses thèses il y a un pas qu’il ne faut pas franchir. S’ils votent FN aujourd’hui, c’est par dégoût, écœurement des politiques mises en place depuis des décennies, pour démontrer leur mécontentement, un mécontentement légitime quoique puissent en penser les responsables politiques et cela de tous les bords.
Faire face au FN cela se fait tout au long des années et pas seulement entre deux tours d’élections. Cela se réalise en faisant une politique pour l’humain d’abord en y mettant toute la place que mérite le peuple. Une fois élu, il faut aussi consulter et respecter le choix des électrices et des électeurs. Force est de constater qu’aujourd’hui ces choix sont loin d’être la préoccupation des élus. Ils font ce qu’ils veulent au détriment de ce qui a été promis, et surtout des aspirations des Françaises et des Français. La démocratie est loin de se reposer sur celles et ceux qui sont élus, la démocratie doit être des moments de dialogues, d’échangent, d’écoutes, aujourd’hui ce n’est pas ou plus le cas.
Entendre celles et ceux qui ont tout perdu hier dire qu’ils continueront leurs réformes prouve que la voix du peuple n’est pas entendue, qu’elle n’est pas respectée, que de toute façon voter ou pas ne sert à plus rien, que les dés sont pipés, qu’ils feront ce qu’ils veulent sans tenir compte des attentes des Françaises et des Français.
Cela s’appelle bafouer ouvertement et sans vergogne la démocratie.
Certes, les moments sont difficiles, mais comment expliquer légitimement que certains s’augmentent leur salaire d’une façon intolérable (exemple du PDG de chez Renault sa rémunération totale de Carlos Ghosn passe de 2,67 à 7,22 millions). La nouvelle passe mal, car les autres salaires du groupe sont, eux, gelés. Celles et ceux qui travaillent et qui ne gagnent que le SMIC devraient comprendre, en fait ils comprennent que l’on se fout de leur g….. Même chose à radio France où une grève est en cours et où le président de cette radio publique s’est offert pour 100 000 € de travaux de rénovation alors que des dizaines d’emplois sont prévus de disparaitre, alors que Radio France est en déficit, et malgré cela il faudrait comprendre.
Non ! Non ! Et non ! Cela ne peut plus durer, il faut que les responsables qui nous gouvernent prennent les mesures qui s’imposent et où elles s’imposent ! Ce sont toujours les mêmes qui doivent payer, celles et ceux qui ont du mal à terminer leur mois, si cela n’est pas une injustice comment la nommer ?
N’attendons plus rien des urnes, n’attendons plus rien de nos dirigeants et responsables, il nous faut aujourd’hui créer un mouvement citoyen afin de faire face à tout cela, balayer tout ce qui va de travers. Remettre de l’ordre dans notre chère république et démocratie. Rassemblons toutes celles et tous ceux qui aspirent réellement à un changement radical de cette politique qui nous mène doucement, mais sûrement droit dans le mur. En France il y a de quoi faire une politique axée sur l’humain d’abord avec la participation du peuple, serions-nous plus bêtes que les Grecs, les Espagnoles et les Portugais ?
Liberté, égalité, fraternité, solidarité, laïcité, poing fermé et levé.


La confrontation : Pierre Laurent et Pierre Gattaz. Humanité journalière du 12 décembre 2014

g1Quelques heures après que Pierre Laurent, indigné par les déclarations sur la «souffrance patronale» et la  monopolisation par le Medef du discours sur l’entreprise, eut proposé un débat public au patron des patrons, un tweet #gattaz relevait le gant et souhaitait l’Humanité comme champ clos. La confrontation s’est déroulée jeudi 11 décembre comme une conclusion aux mobilisations patronales de la semaine dernière et à leur réplique orchestrée par les militants du PCF.
Climat courtois, écoute mutuelle mais débat sans concession, animé par le directeur de la rédaction de l’Humanité, Patrick Apel-Muller, et par le chef du service politique, économique et social du quotidien, Sébastien Crépel.
Pierre Gattaz veut afficher un «esprit d’ouverture» afin de « faire avancer la démocratie » et se présente soucieux d’une «économie humaine». Pierre Laurent souligne que le travail est à l’origine de toute richesse créée dans  l’entreprise et relève leur opposition fondamentale à propos de son accaparement par le capital.
La controverse est lancée; elle déborde le temps d’abord imparti à cet échange; elle n’en restera pas là…
Jugez-en.


g21. LE CHÔMAGE EN FRANCE, LA FAUTE AU
COÛT DU TRAVAIL OU AU COÛT DU CAPITAL ?

PIERRE GATTAZ Une entreprise est une communauté d’hommes et de femmes. Il faut donner du travail aux Français, aux jeunes, aux chômeurs. C’est mon obsession. Nous sommes bien évidemment pour donner du salaire net, du pouvoir d’achat à nos salariés. C’est fondamental, il faut que la  fiscalité et le coût du travail ne pèsent pas trop sur ces salaires nets. Second constat, il faut  impérativement que ce travail soit compétitif, dans une économie ouverte et mondialisée. Sinon les entreprises risquent, qu’elles soient françaises ou étrangères, de partir de France pour s’installer ailleurs, ce que nous ne voulons pas, au Medef. Lorsque vous évoquez le coût du capital, le sujet est le financement des entreprises. Il y a un coût du capital qui s’appelle dividendes ou plus- values. Cette somme-là est la rémunération d’un risque.
On  oublie  souvent dans mes propos que je suis pour une  économie humaine, et mon combat n’est pas de distribuer plus de dividendes aux actionnaires, de vider de leur sens les  entreprises. Comment puis-je créer de la croissance,  préserver mes usines et au maximum les hommes et les femmes qui y travaillent, et faire que la mondialisation soit vertueuse ? Ce sont ces deux questions qu’au Medef, on se pose pour le pays.

PIERRE LAURENT Vous parlez «d’économie humaine», mais c’est incompatible avec le discours permanent de  culpabilisation qui est le vôtre sur le coût du travail. Le travail n’est pas un coût, c’est l’origine de toute la  richesse créée. Quand vous mettez en cause «les charges» sociales, en  prétendant protéger le salaire net, vous  attaquez aussi le  salaire, parce que ces charges sont des cotisations sociales qui sont du salaire socialisé. Vous dites: «Il faut du capital pour l’entreprise», mais le problème c’est que, depuis trente ans, le coût de la  rémunération de ce capital n’a cessé  d’augmenter au  détriment du travail. Vous masquez en  permanence dans votre discours qu’il y a une confrontation d’intérêts entre la rémunération excessive du capital et une pression sans cesse accrue sur le travail. La France ne se  développe pas dans la mondialisation en cherchant à  concourir dans les catégories des pays à bas salaires et à  emplois précaires. Vous en demandez toujours plus pour le capital, alors que nous devrions investir toujours plus dans les salaires, la formation et la qualification.
PIERRE GATTAZ Nous avons beaucoup de points de  convergences ! La valeur travail, magnifique, merveilleuse, il faut réhabiliter le travail, c’est au sommet de la pile.
PIERRE LAURENT Mais tous vos actes concrets, toutes vos  revendications sont à l’inverse !

G3PIERRE GATTAZ Mais non, pas du tout ! C’est là où j’insiste, j’ai géré durant vingt ans ma société Radiall en me posant une unique question : comment garder mes quatre usines françaises dans un marché parti principalement en Chine?J’ai perdu 40 % de mon chiffre d’affaires entre 2001 et 2002 mais, dix ans après, j’ai cinq usines en France. Mon chiffre d’affaires à l’exportation, c’est 90 %. Mais j’ai préservé le travail, j’ai préservé mes salariés français, et je les ai fait monter en gamme. Chez Radiall, 75 ou 80% des profits sont réinvestis dans la technologie, la  formation des salariés, dans la recherche-développement, principalement en France. Une boucle vertueuse s’est donc développée pour préserver les usines et les salariés français afin qu’ils donnent le meilleur d’eux-mêmes, et ça marche. Deuxième point de convergence, à propos du salaire et du pouvoir d’achat. Je veux des salaires nets les plus élevés possibles, mais vous avez une masse de charges qui représente 600 milliards, et que vous  nommez salaire différé. Moi, je pense que c’est un bousin qui n’est pas géré. Qui finance cette masse ? Ce sont les impôts que nous payons…
G5PIERRE LAURENT Il y a un problème sérieux, quoi que vous en disiez, de gâchis dû au coût du capital. Qu’est-ce qui justifie cette augmentation continue des dividendes ?  Sûrement pas l’efficacité des entreprises ! Vous répétez sans cesse qu’il faut baisser la dépense publique, mais  regardons plutôt l’efficacité de cette dépense, car il y a une dépense inefficace : celle qui consacre de plus en plus d’argent à compenser des exonérations et des niches  fiscales sans effet en matière d’emploi… Je récuse donc vos propos sur le coût du travail. Nous ne rendrons pas les entreprises françaises compétitives en laissant les jeunes à la porte de l’entreprise et en faisant travailler plus longtemps les seniors. Il faut investir dans le travail, la formation et la qualification, et pas seulement dans le haut de gamme. Nous devons cesser de sacrifier des pans entiers de notre industrie avec ses métiers de base, au point d’être devenus complètement dépendants de l’étranger pour la machine-outil et les biens  d’équipement. Il faut aussi changer les règles du marché pour permettre à tous un développement équilibré et des coopérations, faute de quoi nous irons vers des tensions internationales croissantes. Il y a donc une cohérence à changer les choix de gestion dans l’entreprise.
Nous devons envisager un autre type de «mondialisation» fondée sur le partage. La France et nos entreprises  devraient être actives dans ce domaine. Pour cela, il faut commencer par reconnaître plus de droits aux salariés. Vous dites que l’entreprise est une communauté humaine, mais aujourd’hui, ceux qui sont les plus nombreux – les salariés – n’ont jamais leur mot à dire sur les choix de gestion.

PIERRE GATTAZ Il faut cultiver, par la formation,  l’employabilité permanente. Dans le futur, un salarié connaîtra sans doute au cours de sa carrière trois, quatre, cinq, sept métiers. L’important est de ne pas rester au chômage longtemps durant ces transitions. Il y aura des crises, des montées et des baisses de marchés. Le modèle danois de flexisécurité est intéressant sur ce point. Vous évoquez les métiers en tension, il y a 400 000 emplois non pourvus en France face à 3,3 millions de chômeurs. Vous avez raison, ces métiers sont pestiférés, je dirai.
PIERRE LAURENT Comment voulez-vous y arriver avec 84% d’embauches en CDD ?
PIERRE GATTAZ Merci de cette question : pourquoi a-t-on ce taux de CDD ? Parce que le patron, ça va vous faire mal aux tympans, a peur d’embaucher en France. Des  petits patrons me disent : « J’ai eu quatre salariés, et bien j’ai eu quatre prud’hommes. Ne comptez plus sur moi pour embaucher. » Il faut impérativement sécuriser ou clarifier les conditions dans lesquelles nous pouvons nous séparer de nos salariés en CDI.
PIERRE LAURENT À quel salarié allez-vous faire croire qu’en supprimant toutes les garanties sociales vous allez libérer la possibilité d’embaucher ? Ce que vous allez libérer, c’est la possibilité de licencier. Nous, nous  proposons depuis très longtemps de construire une  nouvelle branche de la Sécurité sociale qui permettrait aux salariés, quand ils doivent changer d’emploi, de ne pas passer systématiquement par la case chômage. On pourrait très bien, plutôt que de dépenser de l’argent dans une indemnisation du chômage de plus en plus  inégale et injuste, investir dans un système de sécurité d’emploi et de formation.
PIERRE GATTAZ Sur le constat final, on est à peu près  d’accord, mais pas sur le moyen d’y arriver. Il y a deux choses à régler en France : il y a la peur des salariés de se faire licencier et la peur des patrons d’embaucher. Il faut trouver des moyens de les faire baisser. C’est ce que nous avons fait dans l’accord interprofessionnel des partenaires sociaux en décembre : nous avons essayé de pousser des droits supplémentaires, comme le compte personnel de formation. Qu’est-ce que je fais au niveau de Radiall ? Je fais des classes en entreprise depuis dix ans. J’emmène des professeurs et des classes, une fois par an, trois jours dans mes usines. Ils font classe de  français, de philo et de maths avec les profs qui viennent pendant deux heures. Je fais des groupes de 6 élèves et ils vont voir mes salariés, mes décolleteurs.
Le  décolleteur explique l’amour de son travail, il  explique la précision, il décollète à dix microns. C’est une pièce qui va dans l’horlogerie, dans un satellite. Il explique son métier avec passion. C’est tout ça, la vraie vie. Et au bout de trois jours, vous avez des enfants qui voient des métiers d’ingénieurs, de techniciens,  d’ouvriers professionnels qui sont des artistes dans leur métier. L’entreprise, ce n’est pas Germinal ou Zola, ce n’est pas vrai. Les ingénieurs tutoient les ouvriers, on s’entraide sur des projets, c’est propre par terre,  l’entreprise, c’est bien. Aimons l’entreprise.

PIERRE LAURENT Vous n’allez pas m’expliquer à moi qu’il faut respecter la classe ouvrière. Le monde de la création, le monde ouvrier, le monde du travail, c’est l’ADN des communistes. Et c’est pour ça d’ailleurs que je  revendique notre propre parole sur la question de  l’entreprise et que je récuse le monopole patronal sur cette question. Vous avez évoqué l’Allemagne.
Vous savez très bien que si l’Allemagne a maintenu un niveau de production industrielle bien supérieur au nôtre, c’est pour plusieurs raisons. Ils ont mieux protégé le  travail et la rémunération du travail dans l’industrie. Ils ont su mettre leurs services bancaires au service du dé-veloppement industriel. Où sont les banques françaises quand il s’agit de faire un tour de table pour sauver une entreprise industrielle française ? Et enfin, ils ont  continué à développer une politique de filières que nous avons totalement abandonnée. Les grands donneurs  d’ordres français, ceux du CAC 40, se comportent comme des groupes qui rançonnent toute la filière, les  salariés en dernière instance, et aussi leur PME. Donc plutôt que de montrer sans cesse le travail comme un
problème, comme un coût, nous devrions plutôt défendre ce travail et nous attaquer à ces problèmes structurels. Nous avons un capitalisme qui, en France, est en grande partie un capitalisme rentier.
PIERRE GATTAZ Il y a des excès et des problèmes à régler en France. Des directions d’achat qui pressurisent les PME qui utilisent le CICE, ça existe, maintenant est-ce que c’est 100 %, 95 % ou 1% ? Au Medef, on regarde les excès à chaque fois. Le CAC 40, c’est un porte-avions qui entraîne de plus en plus des PME et des ETI. Il y a quelques années, on a créé le pacte PME, avec le patron de Schneider Electric, pour motiver nos grandes  entreprises à chasser en meutes, c’est-à-dire à pousser leurs PME, leurs ETI dans leur sillage. Ça fonctionne. Nous allons continuer ce combat. Les banques françaises ont été les plus vertueuses au monde dans la crise de 2007-2008. Pour autant, nous n’allons pas tout attendre des banques. Au Medef, on pense qu’en dehors des banques, il faut utiliser toutes les autres sources de  financement : le crowdfunding, source de financement sur Internet, est intéressant. Si vous avez 1000 personnes qui mettent 15 euros, ce n’est pas énorme pour une  start-up, mais c’est un début. C’est un système attractif parce que plus il y aura d’employeurs, plus nous aurons la chance de créer des emplois. C’est mécanique. Personne ne m’a démontré le contraire pour l’instant mais  peut-être allez-vous le faire. Il faut donc absolument que ces gens qui arrivent avec peu, voire pas de moyens, puissent trouver des capitaux. Il faut également développer les fonds de pension à la française et une fiscalité incitative pour que les gens puissent mettre 2000 euros dans une boîte sans que tout le bénéfice du risque pris soit  confisqué en impôt.
PIERRE LAURENT Votre indulgence à l’égard du système bancaire est très étonnante. Car il y a effectivement un énorme problème de financement de l’économie. Le  système bancaire joue un rôle malheureusement très  important. Nous devons reprendre la main pour piloter différemment l’utilisation de ces fonds du système  bancaire et d’épargne. D’ailleurs, le problème est aussi européen. L’« indépendance » consacrée de la Banque centrale européenne est une aberration. On oblige et les entreprises et les États à aller se refinancer à des coûts prohibitifs sur le marché alors qu’on pourrait très bien  financer autrement. Quant à la fiscalité, vous prétendez qu’elle ne pèse pas assez sur la consommation et qu’on pourrait augmenter la TVA alors que la fiscalité sur le  capital est affreuse et insupportable. La réalité des  recettes fiscales de l’État, c’est l’exact inverse. La TVA est de loin la première recette fiscale, elle rapporte deux fois plus que l’impôt sur le revenu et six fois plus que l’impôt sur les sociétés. Nous avons une fiscalité d’une injustice totale au travers de laquelle passent des  richesses considérables. Je suis le premier à penser qu’il faut repenser totalement la fiscalité française et remettre à plat toutes les niches et toutes les exonérations fiscales accumulées ces dernières années et qui n’ont donné aucun résultat en matière d’emploi.
PIERRE GATTAZ Nous avons un point de divergence majeur sur la fiscalité.

2. QUEL RÔLE DE L’ÉTAT POUR PILOTER
ET STIMULER L’ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE ?

PIERRE GATTAZ De 1200 milliards d’euros aujourd’hui, la sphère publique augmente de 50 milliards par an grosso modo, et représente 57% du PIB. Qui paye ? C’est  l’entreprise in fine, celle qui crée de la richesse. L’entité qui paye les missions régaliennes, c’est l’entreprise. Le domaine de l’État doit se limiter à ses fonctions  régaliennes. Il faut revenir à un niveau de dépense qui  s’approcherait de 50% du PIB dans un premier temps. Et contrairement à ce que vous dites, pour moi,  effectivement, nous avons une fiscalité qui est inversée. Nous avons une TVA à 20% au taux maximum, alors que dans les pays à haute protection sociale que sont les pays du nord de  l’Europe, vous êtes à 23, 24, 25 et jusqu’à 27%. Nous sommes en compétition avec la moyenne européenne. Et le coût du travail montre en effet que, depuis 2000, nous étions à 8% de moins en taux horaire par  rapport aux  Allemands, nous sommes aujourd’hui à plus 12%. Et les 35 heures sont passées par là. On a donné 10% de plus aux gens en temps, sans baisser les salaires. C’est un problème. Ensuite, je terminerai par le capital et l’épargne. Tous les rapports du monde l’expliquent : quand vous mettez 10000 euros dans une entreprise, il faut que votre taxation soit simple et connue si vous  revendez. Or, aujourd’hui, ce n’est pas motivant, parce que la taxation des plus-values est compliquée, donc c’est décourageant. Après, vous avez ce problème des  dividendes. Je réinsiste, la question des dividendes qui est très diabolisée en France, c’est la  rémunération d’un risque. Donc, je veux bien tout ce que vous voulez, mais toutes les PME et toutes les TPE pour acheter des robots ont besoin de fonds propres. Ces fonds propres sont  apportés par des actionnaires. Ces  actionnaires, idéalement, ça devrait être nos salariés. Et je suis très content parce qu’on a poussé ça, d’améliorer la fiscalité de l’épargne des salariés, d’améliorer la possibilité pour nos salariés d’être actionnaires. C’est dans la «loi  Macron», et je m’en félicite.
PIERRE LAURENT L’impôt n’est pas là pour payer la  «dépense publique» mais sert au contraire à investir dans des domaines où justement l’entreprise ne le fera pas. Et dans des domaines qui participent au développement de la collectivité nationale. Nous avons besoin d’impôt pour financer le système d’éducation, pour soutenir les  infrastructures, dont d’ailleurs les entreprises se servent, que ça soit les routes, le ferroviaire, les installations  portuaires… Donc l’impôt n’est pas une charge. Je ne  méprise pas le rôle de l’entreprise, c’est un lieu de  création, mais l’entreprise ne résume pas non plus toute la société. Faire maigrir brutalement l’investissement  public, comme vous le proposez, ne va faire que dégrader la  situation.  Ensuite, on ne travaille pas trop en France. Il n’y a pas assez de gens qui travaillent, et la productivité des  travailleurs français est extrêmement élevée. Nous laissons à l’écart du travail une part croissante de la  société  française. Enfin, vous rendez hommage à la  «loi Macron», car elle va dans votre sens, après le CICE qui, jusqu’à preuve du contraire, n’a pas produit de résultat probant en matière de créations d’emplois. Avec cette loi, on va déré-glementer le marché du travail, flexibiliser  encore davan-tage, mais sans résultat efficient sur  l’activité économique.
3. LE GOUVERNEMENT VALLS,
UN GOUVERNEMENT MEDEF COMPATIBLE ?

PIERRE GATTAZ Non, je ne le sens pas du tout comme ça. Il faut que l’on dépasse le débat gauche-droite, parce qu’il est obsolète. Ni l’entreprise, ni l’économie de  marché, ni la mondialisation, ni le dialogue social ne sont une affaire de gauche ou de droite. Il faut avoir la lucidité de voir le monde qui tourne et qui bouge et qui est en  mutation accélérée, et d’en finir avec des postures, des dogmes et des idéologies. Nous avons travaillé au Medef sur notre projet « France 2020, faire gagner la France ». C’est une France qui retrouve de la croissance et c’est une France du plein-emploi. Car je suis persuadé qu’en France, on peut retrouver le plein-emploi : moins de 7%de chômeurs. C’est mon obsession absolue.
Et concernant le travail du dimanche, il faut demander à nos consommateurs et à nos salariés. Sur les Champs-Élysées, j’ai vu des jeunes femmes salariées qui pleu-raient parce qu’on les interdisait de travailler après 21 heures : c’est quand même scandaleux d’en arriver là !Ça ne vous aurait pas ému ?

PIERRE LAURENT Vous ne pouvez pas dire ça ! Allez dans la grande distribution : qui empêche les caissières de  travailler à temps plein ? Ce sont les patrons de la grande distribution, qui multiplient les contrats à temps partiel. Toutes les enquêtes le montrent !
PIERRE GATTAZ Vous parlez de travail subi, alors que moi, je dis qu’il faut s’adapter aux demandes de ces jeunes femmes qui veulent travailler après 21 heures parce qu’elles touchent des primes ou des salaires augmentés de 25 %.
PIERRE LAURENT Mais leurs salaires sont bloqués !
PIERRE GATTAZ Ça c’est complètement faux, si vous  travaillez après 21 heures sur les Champs-Élysées, votre salaire sera augmenté.
PIERRE LAURENT Allez discuter avec les salariés du  commerce et vous verrez ce qu’ils vous diront sur leur salaire !
PIERRE GATTAZ Je suis pour le travail le dimanche et après 21 heures sur volontariat des salariés quand cela a du sens. Amazon fait 25 % de son chiffre d’affaires le  dimanche. La consommation, c’est de la création de  richesses, c’est de l’emploi. Nous avons estimé que si on ouvrait certaines zones touristiques, pas partout, et avec autorisations des maires, les Chinois n’iraient plus faire leurs courses à Londres, à Madrid ou à Amsterdam.
PIERRE LAURENT L’avenir de nos sociétés n’est pas de  travailler en permanence, jours, nuits et dimanches. Concernant le volontariat des salariés, vous savez très bien que c’est une fable. Les salaires sont tellement bas dans le commerce – et ils sont de fait bloqués – les temps partiels sont tellement imposés, que certains acceptent, mais ça n’a rien à voir avec le volontariat. Il y a des choix de société qui ne sont pas les mêmes. Ce n’est donc pas aux chefs d’entreprise d’imposer leurs volontés.

g6G7Pourtant, j’ai l’impression que le Medef se comporte comme le  premier parti politique de France et qu’il fait la pluie et le beau temps dans les choix politiques. Vous vous vantez d’être un homme de terrain, mais je constate que le Medef est plus sûrement introduit dans les arcanes du système que je ne le suis et que ne le sont les  syndicalistes et les salariés. La vérité, c’est que vous jouez un rôle  politique permanent dans ce pays.
PIERRE GATTAZ Il faut observer ce qu’il se passe dans le monde. Dans les 150 pays en concurrence avec la France, les 30 qui ont bien réussi depuis 15 ans, sont celles qui ont mis l’entreprise au-dessus des considérations  politiques. Les clients doivent gagner de la satisfaction, les hommes et les femmes doivent garder de l’épanouis-sement, de la formation permanente. Et les actionnaires, qui sont, je suis désolé, propriétaires de l’entreprise,  récupèrent, en effet, des sommes qu’ils ont investies. Nous sommes dans une compétition mondiale où les  règles du jeu sont quand même tournées autour de ces trois valeurs clés. Et je constate que des gouvernements de gauche ou de droite jouent selon cette règle du jeu.
PIERRE LAURENT Derrière ce discours qui peut paraître de bon sens, en vérité vous développez l’idée qu’il peut y avoir des alternances politiques, mais finalement qu’il n’y aurait toujours qu’une seule politique possible.
Et c’est malheureusement ce à quoi on assiste. La  mondialisation telle qu’elle fonctionne ne ravit pas le monde entier. Il y a beaucoup de gens qui la contestent, de nations qui  cherchent d’autres voies que celles de la mondialisation actuelle. Oui, il y a des propriétaires, mais un des  problèmes justement c’est que ceux qui ne sont pas les propriétaires de l’entreprise, et qui pourtant en créent la richesse, n’ont pas assez leur mot à dire sur les choix faits.

4. LE PACTE DE RESPONSABILITÉ,
UNE FAUTE OU UNE CHANCE ?

PIERRE GATTAZ Le pacte de responsabilité, on l’a suggéré au départ par notre pacte de confiance. Il est sorti, on l’a applaudi, on l’accompagne. C’est une démarche non politique de la part
g8du Medef. Pour moi, l’état d’esprit de ce pacte, c’est de réduire le coût du travail, non pas en salaire net, mais sur les charges qui pèsent sur le coût du travail lui-même. C’est de réduire, aussi, la fiscalité qui pèse sur la productivité des entreprises françaises. Ce pacte a été voté en juin dernier, nous attendons encore un certain nombre de décrets d’application sur la baisse des charges. On parle de baisse de la fiscalité pour les  entreprises  depuis le début, et bien figurez-vous qu’en ce moment  encore, il y a des augmentations de charges sur les  entreprises : le versement transports, les taxes de  séjour. Il y a un manque de cohérence entre les discours et l’état d’esprit du pacte et les mesures qui sont prises. C’est pour cela qu’il y a eu une mobilisation la semaine dernière des chefs d’entreprises.
PIERRE LAURENT Nous sommes en désaccord total. Le pacte de responsabilité qui effectivement a été initié par le Medef a déjà prouvé son inefficacité et son échec. Ce pacte vient s’ajouter à toute une série de crédits d’impôts, de niches fiscales et d’exonérations de cotisations  sociales qui se sont accumulées aux cours des 20  dernières années sans aucun résultat en matière d’emploi. Malheureusement avec le pacte de responsabilité qui  coûtera la somme énorme de 41 milliards d’euros, nous nous dirigeons vers un immense gâchis de fonds publics.
PIERRE GATTAZ En France on a toujours l’habitude  d’augmenter les charges comme je vous l’ai expliqué. Donc vous avez un poison, et vous inventez l’antipoison (avec le pacte – NDLR)…
PIERRE LAURENT Non, mais vous ne pouvez pas dire que les charges sur les entreprises ont augmenté…
PIERRE GATTAZ 40 milliards. 40 milliards de plus. Je suis désolé, c’est les statistiques.
PIERRE LAURENT C’est faux. Il faut compter toutes les  exonérations de cotisations sociales, les crédits d’impôt, la suppression de la taxe professionnelle, tout ce qui s’est accumulé ces dernières années… La petite augmentation du versement transports va servir à construire des  infrastructures qui sont utiles aux entreprises, parce que les salariés en région parisienne ne se rendent pas à leur travail à pied, que je sache. Vous ne pouvez pas nier que sur les 20 dernières années, nous avons empilé  successivement toute une série de dispositifs, de niches fiscales et d’exonération de cotisations sociales.
PIERRE GATTAZ Monsieur Laurent, ce que je vous propose, c’est : gardez vos aides, gardez vos subventions, surtout ne nous donnez plus rien, mais baissez les charges.  Prenons le chiffre de 200 milliards que vous avez  annoncé, qui est faux, mais prenons-le : vous faites 200 milliards d’économies en gardant les subventions, mais baissez nos charges de 200 milliards.
PIERRE LAURENT Je suis pour remettre à plat toutes les aides financières accordées aux entreprises et pour  baisser  radicalement le coût du crédit. Les dividendes versés, les frais financiers, les frais bancaires, dont vous ne parlez  jamais, représentent le double de la totalité des cotisations sociales payées par toutes les entreprises  françaises.  Attaquons-nous ensemble à ces charges  financières, plutôt qu’aux dépenses sociales et publiques utiles.
COMPTE RENDU RÉALISÉ PAR MARION D’ALLARD, KÉVIN BOUCAUD,  SÉBASTIEN CRÉPEL, JULIA HAMLAOUI, CLOTILDE MATHIEU, AURÉLIEN  SOUCHEYRE ET LIONEL VENTURINI.
– PHOTOS RÉALISÉES PAR PATRICK
NUSSBAUM


Le Journal de la Fête de l’Humanité 2014

LES PHOTOS :
https://www.flickr.com/photos/101309729@N02/

La Fête de l’Humanité a d’ores et déjà marqué la vie du pays. Rendez-vous de ceux qui refusent l’austérité et cherchent à donner un autre cap à la France, elle est devenue le lieu de rencontre des forces qui, à gauche, veulent se rassembler, édifier une majorité sur une autre politique, répondant aux vœux de son électorat et aux attentes de notre peuple. Le dialogue entamé entre communistes, Front de gauche, EELV, frondeurs, Nouvelle Donne, syndicalistes, militants associatifs, personnalités progressistes envoie un signal aux citoyens. L’avenir n’est pas enfermé entre libéralisme de droite, libéralisme hollandais et libéralisme xénophobe.
Le désenchantement n’était pas au menu. Le débat et le partage, si. La force propulsive de ce qui s’est amorcé là ne peut encore être mesurée, mais le peuple de gauche n’est pas condamné à se voir défiguré ou dépossédé de ses espérances. Les échanges et les luttes devront pour cela parcourir le pays, s’enraciner au plus près de ce chacun vit, se fortifier dans un véritable front populaire. Les participants à la plus grande fête politique d’Europe y auront puisé, selon le mot d’Aragon, « de quoi rêver et de quoi serrer les poings », de la fraternité, du plaisir, du carburant pour les imaginaires, des solidarités pour les souffrances d’ici et d’ailleurs. Les chantages et les coups de menton de Manuel Valls avant le vote de confiance qu’il veut obtenir n’en sont que plus dérisoires. Il n’obtient pas le pas cadencé qu’il voulait scander. Même Martine Aubry, jusqu’alors prudente et silencieuse, sort du rang. Déjà, le vote de l’Assemblée semble une anecdote, un socle aussi délabré que les cotes de popularité du tandem gouvernant. La petite musique de l’orchestre de ce Titanic politique ne fait pas tourner les têtes.


“Palestine: 50eme jour pour les grévistes de la faim et toujours un silence assourdissant !”

images_106Alors que la campagne internationale de libération de Marwan Bargouthi et de tous les prisonniers politiques se développe, alors que ce samedi plusieurs milliers de Palestinien manifestaient à Ramallah il est plus que temps que la France agisse résolument pour que s'exerce une véritable pression internationale sur Israël.
Une délégation d'une soixantaine d'élu-e-s et militant-e-s français comprenant plusieurs responsables du PCF et conduite par Patrick Le Hyaric avait rencontré samedi 31 mai à Ramallah les familles des 200 Palestiniens, parmi lesquels 9 parlementaires, retenus en détention administrative tout à fait illégalement par Israël.
Après avoir épuisé toutes les voies de recours et devant le refus absolu de les entendre de la part des autorités israéliennes, les prisonniers sont entrés, il y a 50 jours, en grève de la faim pour alerter l'opinion internationale sur leurs conditions d'arrestation et d'emprisonnement. 100 d'entre eux sont à présent hospitalisés, leurs jours sont en danger.
L'Union européenne a publiquement condamné la détention administrative pratiquée par le gouvernement israélien mais fort de son sentiment d'impunité, ce dernier continue de violer les droits humains et les libertés au mépris des conventions et résolutions internationales ; au mépris également, des termes de l'accord d'association Israël – UE, en particulier son article 2.
Cela ne peut plus durer ; et qu'il s'agisse de la rétention administrative ou de la colonisation, elle aussi illégale, laisser faire c'est se rendre complice.
L'UE doit suspendre sine die l'accord d'association et sa coopération avec Israël tant que son gouvernement foulera aux pieds les droits de l'homme et la légalité internationale. Le chemin de la paix est à ce prix.