Le gouvernement doit s’engager à préserver le régime des intermittents

intermiLe PCF apporte tout son soutien aux artistes et techniciens du spectacle vivant et enregistré face à l'offensive d'un patronat qui se croit tout permis puisque ce gouvernement ne cesse de répondre à ses demandes. Le Medef se sent pousser des ailes et tente d'avance sur tous les fronts, une déréglementation sociale généralisée.
Voilà qu'il annonce à nouveau sa volonté de supprimer les annexes 8 et 10 qui régissent le régime spécial de chômage des artistes et techniciens du spectacle.
Les luttes ont jusqu'alors empêché le patronat de remettre en cause cet outil essentiel du soutien de la nation à la création et à la culture. A l'instar de Victor Hugo nous dirons « que fermer un théâtre c'est ouvrir une prison ».
Les paroles d'Aurélie Fillipetti et Michel Sapin sont insuffisantes. Il faut des actes et le gouvernement doit s'engager à préserver le régime des intermittents et à ouvrir des négociations sérieuses sur cette question. Des propositions, réformant dans un sens mutualiste et non assurantiel, sont sur la table et le parti communiste entend faire en sorte qu 'elles soient entendues.

Les retraites dorées des patrons du CAC 40

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En piochant dans les résultats 
financiers des groupes du CAC 40, les scandales sur les retraites chapeaux et les indemnités de départ sont monnaie courante. Le système est rodé afin d’inciter les dirigeants à contenter les actionnaires.
Avec 2 millions par an de retraite provisionnés pour Franck Riboud par le groupe Danone, près de 48 000 euros versés par mois à Thierry Desmarest, ancien patron de Total… Les 21 millions d’euros mis de côté par PSA pour son PDG sur le départ, Philippe Varin, ne sont pas une erreur de casting. Un système élaboré de rentes, d’indemnités et de privilèges existe au sein du CAC 40. Il vise à inciter ses dirigeants à tout faire pour que leur groupe crache le maximum de dividendes pour les actionnaires.
Total fonctionne à robinet ouvert
Franck Riboud, PDG du géant mondial du yaourt, devance tous ses confrères du CAC. S’il était remplacé au débotté à la tête du groupe, il pourrait avoir droit, selon les dispositions adoptées par l’entreprise et ratifiées en assemblée générale, à une indemnité de départ, certes soumise à des conditions de performance, mais qui pourrait aller jusqu’à 6 millions. Par ailleurs, lors de son départ en retraite, il pourrait percevoir une retraite chapeau annuelle de l’ordre de 2 millions d’euros !
Au 31 décembre 2012, la part du montant total de l’engagement du Groupe Danone au titre des retraites des dirigeants de l’entreprise est de 64,9 millions d’euros, équivalant à plus de 2 % de la totalité des salaires versés par le groupe en 2012.
La retraite chapeau n’est ni un parachute doré ni une indemnité de départ. Réservée aux cadres dirigeants des entreprises, elle est versée en complément de la retraite légale, sous forme de rente pendant la durée de la retraite du bénéficiaire, pour permettre à ce dernier de préserver un niveau de vie pas trop différent du sien pendant son activité. La rente du PDG est en général calculée sur la base de ses trois derniers salaires (primes comprises) quand le commun des salariés doit, lui, produire ses 25 meilleures années. Les salariés versent des cotisations pour leur retraite, pas les PDG qui encaissent sans payer.
Le code de bonne conduite Afep-Medef, refondu en juin 2013, recommande pour sa part de plafonner les retraites supplémentaires à 45 % du revenu de référence, ce qui fait déjà beaucoup. Mais, évidemment, ce texte, pourtant pas très rigoureux, n’a rien de contraignant.
Le groupe Total fonctionne lui aussi à robinet ouvert. C’est ainsi que Thierry Desmarest, PDG du groupe jusqu’en 2012, a pu bénéficier d’une retraite de 575 290 euros par an, soit 47 941 euros par mois. Christophe de Margerie, qui lui a succédé, aura droit au moment de son départ en retraite à une indemnité de 810 250 euros et à une pension annuelle pouvant aller de 755 477,10 à 1 366 405,60 euros par an (soit de 62 956,43 à 113 867,12 euros par mois).
Dans les rapports financiers annuels
Pour Henri de Castries, président du directoire de chez Axa, l’indemnité de départ pourrait aller jusqu’à 4 540 306 euros. Par ailleurs, les cadres dirigeants d’Axa bénéficient d’un régime de retraite supplémentaire qui s’ajoute à celui des salariés « normaux ».
Ce sont là quelques exemples piochés au hasard de la consultation de rapports financiers annuels publiés par les cracks du CAC et qui n’ont rien d’une nouveauté. Avant même les révélations sur la retraite chapeau de Philippe Varin, PDG de Peugeot, les scandales sur les indemnités de départ astronomiques, les rentes viagères mirobolantes et les rémunérations extraordinaires versées par les grands groupes du CAC 40 à leurs dirigeants ont été nombreux.
On se souvient notamment que l’ancien PDG de Carrefour, Lars Olofsson, demeuré seulement un an à la tête du groupe, avait perçu une indemnité de départ de 1,5 million d’euros. Que Maurice Lévy, du groupe Publicis, alors président du lobby des grandes entreprises privées, avait eu droit à un bonus de 16 millions d’euros.
Comment expliquer une telle gabegie ? Les rémunérations versées, les avantages accordés à ces dirigeants sont le plus souvent sous condition. Pour toucher le maximum, ils doivent impulser une gestion de leur groupe permettant de dégager la rentabilité financière la plus élevée, une masse de dividendes suffisamment importante pour satisfaire la cupidité des gros actionnaires.

Retraite moyenne à 1 547 euros. Des dizaines de millions d’euros que touchent les patrons 
du CAC 40 à l’heure de la retraite, les salariés lambda 
sont loin du compte quand sonne la fin de leur carrière. 
Aussi, d’après une étude de l’Insee datant du 24 avril 2013, 
le niveau de vie annuel médian des Français âgés de 65 ans 
et plus s’élèverait, à 18 560 euros (1 547 euros par mois). 
Les femmes sont particulièrement désavantagées. 
Fin 2012, le revenu moyen d’une femme à la retraite 
(de 65 ans et plus) et ayant eu une carrière complète atteignait péniblement les 1 196 euros ; pour celles qui ont eu une vie professionnelle avec des arrêts, cette moyenne baisse 
à 777 euros par mois. Les hommes s’en tirent mieux avec 
une moyenne de 1 790 euros par mois pour des carrières complètes, contre 1 489 euros pour les autres.

PLFSS : « Une loi au service de la finance et du profit »

securite_sociale_0Une fois de plus le gouvernement a choisi le camp du patronat contre celui des salarié-e-s et des citoyen-ne-s. Après la réforme régressive de la retraite, le financement de la sécurité sociale au service du capital.
Bâti pour répondre aux exigences obsessionnelles de réduction stricto sensu de la dépense sociale et réduire le déficit de 3,4 mds d'euros, ce PLFSS prévoit 8,5 Mds d'euros d'efforts en 2014, dont 4 Mds par une réduction de la dépense socialisée.
Parallèlement, il acte la hausse des cotisations sociales retraite des salariés pour plus de 1,5 Mds d'euros dès 2014 et tirera bénéfice de la refonte des allocations familiales actées dans la loi de finance pour 2014.
Au total, avec ce PLFSS 2014, le gouvernement annonce un véritable « choc social », qui jouera contre la croissance et l'emploi, et donc contre le financement pérenne de la Sécurité sociale.
Car fait notable, les efforts demandés pour le rétablissement des comptes de la Sécurité sociale ne pèseront pas sur les entreprises. Aucune mesure ne mettra à contribution les entreprises de manière effective. Aucune mesure ne mettra à contribution les coûts du capital (intérêts et dividendes) qui prélèvent aujourd'hui plus de 300 Mds d'euros sur la richesse produite, sans aucun retour sur l'investissement matériel, l'emploi, les salaires ou la qualification qui sont pourtant les garants de recettes futures pour la Sécurité sociale et l’État.
N'en déplaise au gouvernement, ce PLFSS 2014, pas plus que les précédents, ne sera juste ni équitable.
Pas d'étonnement donc à ce que pour la première fois dans la courte histoire des PLFSS, toutes les instances consultées pour avis se soient prononcées contre ce texte. Ni qu'il ait fait l'objet d'une bataille parlementaire tendue, dans laquelle les parlementaires communistes ont su démontrer la pertinence de leur opposition et de leurs propositions alternatives, qui a obligé à une seconde lecture, ce que ne voulait pas initialement le gouvernement.
La future réforme du financement de la protection sociale, sous couvert de « remise à plat de la fiscalité », et de la branche famille de la sécurité sociale en lien avec la réforme de la politique familiale dessinent d'ores et déjà de funestes perspectives pour les salariés, jeunes et retraités du pays. Le patronat et la finance s'en frottent les mains.
C'est pourquoi, pour le PCF et ses partenaires du Front de gauche, loin de clôturer le débat, le vote du PLFSS 2014 ouvre en grand sur une ère de batailles politiques et sociales de grande envergure afin de garantir la pérennité de notre système de protection sociale, et surtout de promouvoir une visée progressiste de sa réforme.

Suppression des élections prud’homales : « Recul démocratique inacceptable »

prud-hommesLe ministre du travail envisage de supprimer les élections prud’homales après 2015. C'est un mauvais coup pour la démocratie.
D'autant que le gouvernement demandera au parlement, dans le cadre du projet de loi sur la formation, de pouvoir procéder par ordonnance pour modifier le mode de désignation des conseillers prud'homaux, c'est à dire sans débat parlementaire.
La légitimité des conseils de prud'hommes est renforcée par l'élection des juges par leurs pairs. Il faut maintenir les élections, améliorer les conditions de tenue de ces élections pour augmenter encore la participation.
Michel Sapin, en envisageant la suppression des tribunaux prud'homaux, répond à une vieille revendication du patronat qui lui permettrait d'avoir les mains libres pour licencier et brutaliser les travailleurs. Dans une période ou plans de licenciements et attaques contre les syndicalistes se multiplient, le gouvernement, au lieu de s'y opposer fermement, donne un très mauvais signe pour la démocratie sociale.
Le PCF et le Front de gauche revendiquent au contraire un renforcement et une reconnaissance élargie, en particulier dans les PME TPE, du droit syndical et des tribunaux prud'homaux.
Le monde du travail a besoin de reconnaissance et de respect. Lui supprimer la seule élection nationale interprofessionnelle est un acte de recul inacceptable.

 

Abandon de la taxation des revenus de cessions d’actifs : le gouvernement s’est fait pigeonner par le patronat

Le soudain recul du gouvernement sur la taxation des revenus de cessions d'actifs est un signe fort de soumission adressé au patronat. Lorsque ses intérêts sont touchés, le patronat montre les dents et le gouvernement plie. Il aura suffit que quelques personnalités du monde de l'entreprise inondent les médias de leurs angoisses fiscales pour que le gouvernement lâche sur une des seules mesures du projet de loi de finance pour 2013 qui s'attaque aux revenus du capital. Le gouvernement s'est fait pigeonner par le patronat. C'est désolant, d'autant que l'on n'a pas vu le gouvernement agir avec la même sollicitude à l'égard des salariés de Sodimédical, de PSA ou de Doux !
Le patronat ne fera pleurer personne sur le sort de ces "investisseurs", dont la plus grande partie utilise un système fiscal particulièrement avantageux pour "optimiser" à la baisse leurs devoirs fiscaux à l'égard du pays en spéculant à la revente sur les actifs des entreprises qui marchent. Cet abandon en rase campagne illustre les insuffisances d'une politique gouvernementale crispée par la rigueur budgétaire et fiscale, qui refuse d'aborder de front la question de la relance économique par l'investissement, notamment public, et du rôle des banques et du crédit comme levier pour y parvenir.

La TVA « sociale » ou comment le MEDEF veut, sans en avoir l’air, baisser les salaires ?

L’Association française des entreprises privées (AFEP) et le MEDEF ont pris position pour une nouvelle TVA dite TVA "sociale".
Dans le concret, il s’agit de transférer les cotisations patronales sur la TVA et la CSG. Pour l’AFEP, « un passage de la TVA à 21 % dégagerait une recette supplémentaire de 13 milliards qui permettrait d’alléger d’autant la part des cotisations sociales » c'est-à-dire essentiellement les cotisations patronales. Le MEDEF estime à 70 milliards de réduction des cotisations patronales (7,5 points) et salariales (4,5 points), remplacées par des impôts (2 points de CSG et TVA à 25 %).
Devinez qui paierait le manque à gagner des cotisations patronales ? Essentiellement les salariés et les retraités ! C’est inacceptable !

Augmenter la TVA augmenterait évidemment les prix, et donc toucherait à la consommation qui est le moteur de l’économie. En effet, près de 95% de la population active est salariée, auxquels s’ajoutent évidemment les retraités.
Augmenter
la TVA, (même si on l’appelle TVA sociale) freinerait donc un peu plus la croissance.
Ajoutons que la TVA est très inégalitaire, car sa part dans un budget d’une famille au SMIC est plus importante que dans les revenus plus élevés.
Le patronat veut réduire ce qu’il appelle « le coût du travail » qui est la somme du salaire net et du salaire socialisé.

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Le gouvernement fait les poches des malades

Le patronat affirmant que « les salariés s’arrêtent par plaisir et les médecins rédigent des arrêts de complaisances », le gouvernement obéit avec le projet de Loi de Financement de la Sécurité sociale 2012.
Il a décidé par décret, applicable dès le 1er janvier 2012, que les indemnités journalières qui sont actuellement de 50% du salaire brut pour les indemnités maladie et de 60% pour les accidents du travail, passeraient à 60% du salaire net.
7 millions de personnes en situation de faiblesse sont annuellement concernées par la mesure.
Le montant de ces indemnités, qui est déjà bas, diminuera encore pour ces personnes fragilisées par la maladie.
40 nouveaux euros de moins par mois pour un salarié au SMIC c'est énorme !
C'est en effet la baisse de revenu que la mesure qui se traduira sur les revenus des malades, déjà fortement amputés, dans une période où la maladie doit faire face à des dépenses accrues du fait de sa maladie.
Bel exemple de solidarité nationale que nous propose ce gouvernement d'égoïste et de mesquin, tout entier mobilisé au service de la défense des intérêts des plus riches.
Des augmentations de cotisations de prévoyances à prévoir pour tous les salariés.
En effet, au final, alors que l’organisation et les situations de travail sont très souvent la cause de pathologies, cela se traduira pour tous les salariés par une augmentation des cotisations prévoyances payées, ce qui est intolérable pour la CGT.

Pas de modération salariale….pour les dirigeants des grandes entreprises!

Ils se sont partagé en 2010 une enveloppe de 98,3 millions d’euros. + 24% sur 2009 : ça ne va pas mal pour tout le monde en France.
« Les Echos » publie le palmarès des salaires des patrons du CAC40 pour 2010.
Il s’agit uniquement du salaire. Ces chiffres ne prennent pas en compte les stock-options, les dividendes, ni les actions gratuites qui s’ajoutent chaque année à ces revenus.
Dans le trio de tête, Michel ROLLIER dirigeant de MICHELIN avec 4,5 millions d’euros, + 505%
suivi de Frank RIBOUD PDG de DANONE avec 4,4 millions d’euros et Bernard ARNAULT de LVMH avec 3,9 millions d’euros,
suivis de : ► J.P. AGON, de L’OREAL avec 3,7 millions ► PH. VARIN, de PSA avec 3,2 millions ► CH. VIEHBACHER, de SANOFI AVENTIS avec 3,6 millions ► CH MARGERIE, de TOTAL avec 3 millions
J.B. LEVY, de VIVENDI avec 2,8 millions ► G. PELISSON et D. HENNEQUIN, de ACCOR avec 2,5 millions  ► B. POTTIER, d’AIR LIQUIDE avec 2,6 millionsBEN VERWAAYEN, d’ACATEL LUCENT avec 2,2 millions  ► P. KRON d’ALSTOM avec 2,1 millions  ► LAKSHMI MIRRAL, d’ARCELOR MITTAL avec 1,6 millions  ► B. PROT, de BNP PARIBAS avec 2,6 millions  ► H. DE CASTRIES, d’AXA avec 2,9 millions  ► M. BOUYGUES de BOUYGUES avec 2,3 millions  ► P. HERMELIN, de CAPGEMINI avec 2,1 millions  ► L. OLDFSSON, de CARREFOUR avec 2,4 millions  ► P. CHIFFLET, du CREDIT AGRICOLE avec 1,6 millions  ► L. GALLOIS, de EADS avec 2,6 millions  ► H. PROGLIO, d’EDF avec 1,6 million ► H. SAGNIERES, d’ESSILOR avec 1,7 million  ► S. RICHARD, de FRANCE TELECOM avec 2,7 millions  ► B. LAFFONT, de LAFARGE avec 1,7 million  ► L. MIGNON, de NAXITIS avec 2 millions  ► P. PRINGUET, de PERNOD RICARD avec 2,2 millions  ► F.H. PINAULT, de PPR avec 2,6 millions  ► M. LEVY, de PUBLICIS avec 3,6 millions  ► CARLOS GHOSN, de RENAULT avec 1,2 millions  ► P.A. DE CHALENDAR, de SAINT GOBAIN avec 2,4 millions  ► -J.P. TRICOIRE, de SCHNEIDER ELECTRIC avec 2,3 millions  ► F. DUDEA, de la SOCIETE GENERALE avec 2,3 millions  ► C. BOZOTTI de STMICRO avec 903.000  ► J.L. CHAUSSAGE, de SUEZ ENVIRON. Avec 1,5 million ► T. PILENKO, de TECHNIP avec 2,1 millions  ► PH. CROUZET de VALLOUREC avec 1,4 million  ► A. FREROT, de VEOLIA ENVIRON. Avec 1,5 million  ► X. VUILLARD, de VINCI avec 2,2 millions
«n 2011 la modération salariale est de mise » « Les Echos »
En 2010 les salaires ont augmenté en moyenne de 1,8%.
Pour 2011, les prévisions tournent à moins de 2%.
De nombreuses luttes ont lieu pour les salaires dans les entreprises, obligeant les patrons de ces entreprises à revoir leurs prévisions. Des augmentations de 2, 3% sont arrachées …mais on est encore loin du compte.
Les « Echos » (toujours lui) écrit : « faut-il au nom de la montée des prix de l’énergie et du logement lâcher du lest sur les feuilles de paye ?… La détérioration avérée de la compétitivité de l’industrie française depuis dix ans, amputée notamment par ses coûts salariaux, ne milite pas en faveur d’un excès de générosité » !
Le capitalisme sait reconnaître les siens, il ne lésine pas avec ses bons et loyaux serviteurs.
Pour les salariés ils n’ont rien à attendre des capitalistes. Ce sont eux qui créent les richesses que les capitalistes et leurs complices s’accaparent. C’est par leur lutte, uniquement par leur lutte qu’ils contraignent le patronat à céder sur leurs revendications.

Prime de 1000 euros : Stop à la démagogie ! Augmentez les salaires !

Salaire: il est urgent de répondre à l’attente des salariés !
Le ministre du Budget, François Baroin a évoqué la création prochaine d’un mécanisme pour pousser les entreprises à lier le versement de dividendes à celui d’une prime « exceptionnelle » pour leurs salariés d’un montant d’au moins 1000 euros.
Cette annonce appelle plusieurs remarques :
► pour la CGT, c’est une augmentation générale des salaires du public que le gouvernement doit mettre en œuvre et dans le privé contraindre les branches et les entreprises à revaloriser les salaires au travers d’accords,
► Il est urgent d’augmenter le SMIC à 1600 euros brut (3,4 millions de salarié-e-s sont concernés),
► Le gouvernement doit obliger le patronat à négocier l’égalité salariale entre les femmes et les hommes,
► Il est impératif de reconnaître les qualifications et en finir avec les formes aléatoires de rémunération.
L’ensemble des mesures gouvernementales, que ce soient :
► Les exonérations des cotisations patronales,
► La défiscalisation des heures supplémentaires
► et toutes les mesures fiscales dérogatoires accordées aux entreprises (140 milliards d’euros en tout)
► n’ont eu pour seul objectif que d’inciter les employeurs à ne pas augmenter les salaires.
Les salariés sont payés pour leur travail et pas seulement lorsqu’il y a distribution des dividendes, c’est bien les salaires qu’il faut augmenter et pas les primes.
C’est ce qui s’exprime un peu partout dans de nombreuses luttes ou négociations comme à "Carrefour" dernièrement.
Enfin, il ne faudrait pas que le mécanisme conçu par le gouvernement, se traduise à nouveau par des exonérations qui reviendraient à faire payer les primes par nos impôts.

Source : Site de la CGT

Le mot d’ordre du patronat et du gouvernement : toujours moins pour les salariés !

Alignement vers le bas

C’est le mot d’ordre du patronat et des gouvernements. Trois exemples dans l’actualité.
Fiat:
Le constructeur italien fait fabriquer ses Fiat Panda en Pologne, pays à bas salaires, et projette de fermer son usine de Promigliano (Italie du Sud). Pour montrer qu’il lutte contre le chômage en Italie Fiat propose de rapatrier la fabrication de la Panda avec un chantage à la clé : travail en 3 x 8 six jours par semaine, heures supplémentaires, suppression des pauses, licenciement en cas d’arrêts trop fréquents, sont les exigences de Fiat. Et de soumettre ses propositions au vote du personnel.
Les trois confédérations syndicales ont appelé à voter pour les propositions du patron. Malgré cela  38% des salariés ont voté contre ce qui porte un coup aux prétentions de Fiat qui espérait 70% de oui. C’est aussi un désaveu pour les syndicats qui bradent les intérêts de salariés pour le profit capitaliste. Le ministre du Travail se dit catastrophé du résultat. Affaire à suivre.
Général Motors (Strasbourg):

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