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Le FN, ce parti unique des matinales radiophoniques

temps-de-parole-660-2-fafeaLe Front national, parti d'extrême droite qui aime tant se déguiser en parti « anti-système », a démontré ce matin qu'il était bien implanté dans le système médiatique. On avait beau changer de fréquence sur sa radio, tour à tour, il y avait Ravier (FN) sur France Info, Philippot (FN) sur France Inter et Le Pen (FN) à RMC et BFM-TV. Le FN est en passe de devenir le parti unique des matinales radiophoniques !
Et que l'on ne nous parle pas de coïncidence. Le CSA a pointé « certains déséquilibres non encore compensés » dans ses relevés, en précisant même que 43 % du temps d’antenne de BFM TV consacrés à l'enjeu national des élections municipales étaient squattés par le parti d'extrême droite entre le 10 février et le 7 mars 2014. Un chiffre effarant, à mettre en regard avec le sort médiatique fait au PCF, pourtant 3eme parti en terme d'élus municipaux, présentant des candidats sur 7500 listes contre moins de 600 pour le FN.
Au soir du premier tour dimanche, si le FN fait un score important, le PCF invite certains médias à balayer devant leur porte. A force de jouer avec le feu, il finit par prendre. Les électeurs ont un bon moyen de déjouer ce mauvais scénario. Ils disposent pour cela d'un atout maître : leur bulletin de vote. En votant pour les listes du Front de gauche et de large rassemblement soutenues par le PCF, ils feront tord aux Cassandre de tous bords qui annoncent un succès du FN tout en l'organisant. Ils feront œuvre de démocratie.


Baisse de l’aide financière publique aux partis : un coup contre la démocratie

assemblee-nationale_2Prenant prétexte de la crise, Nicolas Sarkozy et le gouvernement de droite avaient décidé en 2011 de diminuer de 5 % l'aide attribuée aux partis politiques.
Par décret, le gouvernement socialiste vient de raboter encore cette aide, et cette fois ci pour un montant de 10 %. Cette décision vient durement pénaliser les partis, notamment les moins représentés au parlement.
Cette aide bénéficie déjà essentiellement – pour plus des deux tiers – au PS et à L'UMP. Les députés communistes ont à ce propos récemment déposés une proposition de loi visant à modifier les conditions d'attribution de cette aide. L'aide financière aux Partis est en effet une contribution au débat d'idées et à une vie démocratique plus intense dans notre pays. Elle doit constituer un point d'appui permettant de faire face au bipartisme qui marque nos institutions et notre mode électoral.
Le PCF élève une protestation vigoureuse contre cette décision injuste et dangereuse.
La démagogie au prétexte de la crise ne doit pas limiter le débat d'alternative et sur la façon même d'affronter cette crise. Frapper les partis au porte monnaie, c'est frapper la vie démocratique du pays alors que le débat d'idées et d'alternatives s'avère d'une brûlante nécessité.


Parfois faut savoir rappeler les choses : 15 Mars 1944, le programme du Conseil National de la Résistance (C.N.R)

LE CONSEIL NATIONAL DE LA RÉSISTANCE

Le CNR se réunit pour la première fois le 27 mai 1943, clandestinement, dans un appartement parisien, sous la présidence de Jean Moulin, représentant en France occupée du Général de Gaulle (installé à Londres puis à Alger comme chef de la France libre). Jean Moulin sera arrêté par les nazis en juin de la même année. Lui ont succédé Georges Bidault, démocrate chrétien, puis, à la Libération, le 15 septembre 1944, Louis Saillant, CGT.
Le CNR regroupait :
► huit mouvements de RÉSISTANCE intérieure : "Combat", "Libération zone Nord", "Libération (Sud)", "Francs-tireurs partisans (FTP)", "Front national" (rien à voir avec le Front national actuel), "Organisation civile et militaire" (OCM), "Ceux de la Résistance" (CDLR), "Ceux de la Libération" (CDLL),
► les deux grandes confédérations syndicales de l'époque : CGT (réunifiée) et CFTC,
►six représentants des principaux partis politiques reconnaissant la France Libre, dont le parti communiste, le parti socialiste, les radicaux, la droite républicaine et les démocrates-chrétiens.
Le CNR a défini son programme prévisionnel pour la Libération le 15 mars 1944. Comme vous pourrez le constater, on y trouve des objectifs d’une troublante actualité.


LE PROGRAMME DU CONSEIL NATIONAL DE LA RÉSISTANCE
Née de la volonté ardente des Français de refuser la défaite, la RÉSISTANCE n'a pas d'autre raison d'être que la lutte quotidienne sans cesse intensifiée.
Cette mission de combat ne doit pas prendre fin à la Libération. Ce n'est, en effet, qu'en regroupant toutes ses forces autour des aspirations quasi unanimes de la Nation, que la France retrouvera son équilibre moral et social et redonnera au monde l'image de sa grandeur et la preuve de son unité.

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