Energie/E.On : le PCF demande une intervention publique

eonSous prétexte des nouvelles normes environnementales et refusant de faire face aux investissements à engager pour y répondre, E.On confirme vouloir fermer en France, d’ici fin 2013, 5 tranches sur les 7 que comptent les 4 centrales à charbon héritées de la Société Nationale d’Électricité Thermique (SNET). Pourtant E.On a les moyens d’investir dans la SNET pour la mise à niveau de son parc et/ou pour de nouveaux outils de production performants. Ce groupe industriel préfère opérer d’autres choix, celui de la recherche de rentabilité maximale.
535 emplois sont menacés de supression dans un secteur industriel stratégique. Cette décision désastreuse aura des conséquences sociales et économiques sur les bassins de vie concernés : Nord (Hornaing), Moselle (Emile Huchet), Saône et Loire (Lucy) et Bouches du Rhône (Gardanne).
Le PCF condamne ces décisions et demande au gouvernement une intervention publique. C’est tout le sens de la proposition de résolution déposée par les députés communiste en mars dernier. Il est de la responsabilité de l’État de piloter la production d’électricité et d’être le garant de l’alimentation électrique pour les citoyens.
La fermeture de plusieurs sites de production d’E.On représente un manque de 1.3GW sur le réseau. D’ici 2015, ce sont 6.9 GW qu’il manquera sur l’ensemble du parc charbon, avec les fermetures à venir des centrales thermiques d’EDF. Même toute relative, la part du thermique à flamme (10%) reste indispensable pour l’équilibre de notre mix électrique : Les centrales thermiques assurent les consommations en période de pointe et sont indispensables pour faire face à l’intermittence de l’éolien et du photovoltaïque. Les fermer revient à multiplier considérablement les risques de black-out ou à s’orienter vers un rationnement de l’électricité, et une remise en cause de l’égalité d’accès à l’énergie via une forte hausse des factures.
Il est indispensable que le gouvernement prenne les initiatives nécessaires pour mener au préalable une étude d’impact complète sur le triple terrain énergétique, écologique et social de ces décisions au risque de voir notre pays ne plus disposer de la puissance électrique nécessaire à son fonctionnement quotidien.
Nous réaffirmons que dans le mix énergétique électrique la place du thermique à flamme a une place indispensable bien que limitée. Il est temps que le gouvernement et les entreprises développent autour de cette énergie de nouveaux projets, pour répondre aux enjeux environnementaux et sociaux de demain. Investir pour développer des centrales à charbon propre super critique et pousser les développements des technologies de captage et stockage du CO2.

Un an après Fukushima

Le 11 mars 2011, le Japon était frappé par un terrible séisme suivi d’un tsunami dévastant 250 km de la côte Nord-Est et qui ont fait 23 000 morts et disparus, des milliers de blessés, des maisons et des industries détruites. Beaucoup de Japonais sont encore aujourd’hui sans toit. Ces évènements ont aussi déclenché un accident nucléaire majeur à la centrale de FUKUSHIMA DAÏCHI produisant une zone contaminée par des éléments radioactifs. Ce sont les catastrophes les plus dévastatrices de ces dernières années. Le peuple japonais mettra longtemps à reconstruire son pays. Cette catastrophe a affecté l’ensemble de la communauté internationale.
En France, l’accident nucléaire a eu pour conséquence d’ouvrir un débat sur la politique énergétique. Il y a un an, le Parti Communiste Français soulignait l’urgence de tirer les enseignements susceptibles d’éclairer les conditions d’exploitation de la filière nucléaire dans notre pays mais également au plan international.
Depuis, l’ASN (l’Agence de sûreté nucléaire indépendante) a conduit une étude sur la sûreté des centrales nucléaires françaises. Elle considère que les installations examinées présentent un niveau de sûreté suffisant, et ne demande donc pas l’arrêt immédiat d’aucune d’entre elles. Dans le même temps, l’ASN considère que la poursuite de leur exploitation nécessite d’augmenter, dans les meilleurs délais, au-delà des marges de sûreté dont elles disposent déjà, leur solidité face à des situations extrêmes.
L’ASN rappelle, à juste raison, que la sûreté ne dépend pas « seulement » de conditions technologiques mais « repose fondamentalement sur les hommes. Ainsi nous exigeons, à nouveau, le renforcement des effectifs qualifiés et un haut niveau de garanties sociales pour l’ensemble des salariés concernés par l’exploitation et la maintenance des centrales, comme pour les installations du cycle du combustible, de la mine au traitement des déchets.
Le PCF affirme que toutes les recommandations et exigences demandées par l’ASN pour améliorer la sûreté doivent être effectuer par tous les exploitants, en premier lieu par EDF. L’atout constitué par le nucléaire civil, pour être maintenu et optimisé, ne peut se passer du souci permanent de sécurisation, tant sur le plan matériel qu’humain. Les moyens financiers doivent être mobilisés à cette fin.
Face aux enjeux planétaires du changement climatique et aux inégalités de développement en France et dans le monde, le PCF réitère le besoin d ‘un nucléaire sécurisé, 100% public, dans un mix énergétique rééquilibré, au cœur des « 10 principes pour une transition énergétique réussie » rendus publics par Pierre Laurent, Secrétaire National, et soumis au débat public.

Sarkozy à Tricastin/ délocalisations dans le nucléaire : « C’est l’hôpital qui se moque de la charité »

Réaction de Pierre Laurent, présent devant l'usine Areva de Romans, aux propos de Nicolas Sarkozy à Tricastin ce jour.
Nicolas Sarkozy, en déplacement ce jour à Tricastin a mentionné, en parlant de l'accord PS-EELV
qu'il y avait un risque de « mouvement massif de délocalisations ». C'est l'hôpital qui se moque de la charité !
Depuis bientôt dix ans que la droite est au pouvoir, Nicolas Sarkozy en tête, elle passe son temps à dérèglementer et privatiser. Elle a supprimé 30 000 emplois dans la filière énergétique et massacre l'industrie française. Elle fragilise la filière nucléaire en la soumettant aux logiques de rentabilité à court terme. Le président-candidat sert, en 2011 aux salariés du Tricastin, la même démagogie qu'aux salariés de Gandrange en 2008 avant de les trahir, laissant 575 salarié-e-s sur le carreau.
Le Président de la République vient aujourd'hui à Tricastin faire peur aux salariés alors qu'il refuse tout dialogue de fond avec eux et avec les syndicats, sur l'emploi et l'avenir de la filière. C'est indécent.

Énergie : « Que le débat s’ouvre vraiment à gauche ! »

Nous avions alerté la semaine passée sur les dangers de la conclusion d'un accord réalisé à la hâte, et en dehors de tout débat public, entre le PS et EELV sur les enjeux énergétiques.
Nous considérions en
effet qu'il n'était pas possible que l'avenir énergétique de la France se règle par des « tractations de couloirs » en échange de circonscriptions. Le résultat est là, comme le souligne Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, « Un accord bâclé, sans ambition réelle pour une politique cohérente de transition énergétique, avec des dangers évidents pour la maîtrise publique et industrielle de la filière, le sort des salariés et les tarifs de l'énergie ».
Ainsi cet accord comporte l'engagement de la fermeture de 24 réacteurs nucléaires d’ici 2025, en commençant par l’arrêt immédiat de Fessenheim, l'arrêt du retraitement et la filière MOX (combustible) mais aussi la réduction de la consommation d'électricité !

Le contenu de cet accord provoque de l'inquiétude et de la colère chez les salariés du nucléaire. Arrêter un site nucléaire, ce sont des conséquences économiques, sociales en cascade ! Ce sont des familles entières qui vont se trouver prises en otage, subissant la délocalisation de leur emploi, voire la perte de celui-ci.
Comment, pour des forces de gauche, prendre de telles décisions sans leur donner voix au chapitre ?
La polémique relative à la valse hésitation du passage concernant la filière MOX dans le texte du PS conforte notre opinion sur la légèreté d'un compromis politicien qui risque – s’il devait être confirmé – de compromettre l'avenir énergétique de notre pays. Le Front de gauche propose une autre méthode incluant les citoyens : un grand débat public national et citoyen auquel seront associés les salariés.
Un débat conduit de façon sérieuse et approfondie, tranché par un référendum. La gauche pour réussir le changement et assurer le droit à l'énergie pour toutes et tous, à un prix abordable, ne peut faire l'impasse sur cette exigence démocratique.
C'est la seule méthode qui vaille puisque ce débat traverse tout le pays, toute la gauche, y compris le Front de gauche, sur la question du nucléaire. Nous considérons que la première des urgences est de faire face aux risques patents du réchauffement climatique et donc d'élaborer un plan de sortie des énergies carbonées. Plus généralement nous sommes favorables à un plan d'économies d'énergies.
Nous visons la sobriété énergétique c'est à dire moins de consommation pour des usages identiques. Pour ce qui est du nucléaire, l'avenir de la filière doit être tranché dans le cadre d'une vision d'ensemble de la transition énergétique.
Le PCF est favorable au maintien d'une filière industrielle 100% publique et mieux sécurisée au sein d'un mixe énergétique rééquilibré. Pour ce faire nous versons au débat la proposition de la création d'un véritable service public à travers la constitution d’un pôle public de l’énergie, émancipé des logiques financières ; contrairement à ce qu’organisent actuellement les partis de droite et le MEDEF dans le secteur : privatisation et sous-traitance.
Ce pôle serait doté de capacités d'investissement dans la recherche, dans la promotion d'un plan industriel de développement des énergies renouvelables et de nouvelles capacités de production, tout en maintenant un coût d’accès à l’énergie acceptable pour tous les usagers. Il s’agirait également de fédérer tous les acteurs de la filière énergétique, qu’ils relèvent de la recherche, de la production ou de la distribution de l’énergie, et en premier lieu EDF, GDF, du CEA et d’AREVA et ceci pour aller vers de nouvelles formes de nationalisations. En toute indépendance, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) avec l’appui technique de l'Institut de recherche en sûreté nucléaire (IRSN) doivent rester les outils de contrôle de la sûreté et de la radioprotection. Que le débat s'ouvre vraiment à gauche !

Fukushima – Vivre dans la zone mortelle

Pendant une semaine, un correspondant d'une chaîne allemande a observé le quotidien de ces japonais qui luttent contre un ennemi invisible…
Une fois le sensationnalisme evanoui, l'interet pour les médias s'estompe également. Pourtant, au Japon, la situation est plus que jamais préoccupante, comme en témoigne ce reportage réalisé par la chaîne de télévision Allemande WDR, appartenant au groupe ARD.
Un correspondant de la chaîne au Japon s'est ainsi rendu à Minamisōma pendant une semaine en compagnie de Miura, moine et citoyen engagé, glanant le témoignage du quotidien post-Fukushima de ces japonais totalement désarmés.

http://www.youtube.com/watch?v=u3zGz8NcqWA

À lire : la chronique de Laurent Mabesoone, Français expatrié au Japon depuis 20 ans, qui révèle les mensonges d'Etat concernant les zones contaminées, maquillant les sols qui ne sont plus exploitables.

L’arme nucléaire, Israël

En 1986, après avoir travaillé 8 ans dans un laboratoire de recherche nucléaire, Mordechai Vanunu publie des photos qui incriminent Israël en ce qui a trait à son programme d’armement nucléaire.
Israël a toujours nié avoir un tel programme et a toujours refusé de se soumettre aux inspections internationales.
Quant à Mordechai Vanunu, à la suite de son enlèvement par le Mossad à Londres, il a été condamné à 18 ans de prison pour trahison.

La rue gronde : Grèce, Syrie, Chili, Grande-Bretagne, Egypte…

Au cours de la semaine, des mouvements de protestation, des manifestations, des grèves, ont fleuri tout autour du monde. Comme une sorte d’épidémie mondiale de contestation qui se propagerait dans les rues surchauffées…
En Grèce c’est un deuxième plan d’austérité qui indigne la population. Malgré les grèves générales et les manifestations, qui souvent deviennent violentes, l’étau des financiers se serre toujours plus. Les banquiers prêteurs ne sont pas prêts à lâcher leurs profits, quitte à mettre un policier derrière chaque citoyen grec qui ne se résoudra pas à rester à genoux…
Quel gaz est utilisé par la police grecque ?

En Syrie la rue gronde depuis des semaines, pour se débarrasser d’un régime qui ne supporte pas la contestation. Les représailles ont déjà fait des centaines de morts et pourtant la rue ne plie pas…
Au Chili on manifestait afin d’obtenir davantage de moyens pour l’enseignement public. Entre 100 000 et 200 000 manifestants à Santiago. Que croyez-vous qu’ils ont obtenu ? Des gaz lacrymogènes envoyés directement depuis les voitures blindées des forces de l’ordre…

En Grande-Bretagne la pilule de la réforme des retraites ne passe pas. Entre 600.000 et 700.000 personnes étaient dans les rues pour manifester leur mécontentement face aux réformes des Conservateurs…

L’Egypte a aussi connu des soubresauts cette semaine. La place Tahrir reste l’épicentre de la contestation, dans un pays encore endeuillé par les affrontements de la récente "Révolution Egyptienne"…

En Pologne on manifeste dans les rues de Varsovie pour dénoncer un salaire minimum trop faible : "A vous la politique, à nous la misère"…
En France les anti-nucléaires manifestent (chaîne humaine) à Fessenheim pour obtenir la fermeture de la centrale nucléaire jugée dangereuse…

La liste pourrait s’allonger indéfiniment tellement les raisons de s’indigner sont nombreuses et l’envie de changement est FORTE…

La commission Européenne vient d’autoriser une augmentation spectaculaire de la teneur en radioactivité des aliments importés


http://www.cartoradiations.fr/

La commission européenne a promulgué discrètement un décret qui relève jusqu'à 2000 % le taux de nucléides présents dans la nourriture.
Ainsi, les doses considérées comme dangereuses hier ne le seront plus demain. On pourra ainsi importer des pois(s)ons irradiés pêchés dans les eaux japonaises ou des champignons made in Tchernobyl pour la consommation.
Il y a deux façons de lutter contre la catastrophe de Fukushima : isoler et colmater la centrale afin que les radiations cessent de se propager dans l’atmosphère, mais c'est long, coûteux et donne mauvaise presse à cette énergie, ou tout bonnement relever les taux de radioactivité afin de rendre acceptable aujourd'hui l’inacceptable d'hier. Ca ne coûte rien, mieux, ça peut rapporter !

Greenpeace révèle que la France s’apprête finalement à expédier du Mox au Japon

Contrairement à ce qui a été annoncé la semaine dernière, le transport de Mox entre la France et le Japon est confirmé la semaine du 4 avril. C’est ce type de combustible particulièrement dangereux, qui encore en train de brûler dans le réacteur n°3 de Fukushima
« La France et Areva se montrent totalement irresponsables : tous les responsables politiques et industriels s’accordent à dire que le point le plus problématique, à Fukushima, c’est le réacteur 3 parce qu’il carbure au Mox, un combustible particulièrement nocif car il contient du plutonium, déclare Yannick Rousselet, en charge de la campagne Nucléaire pour Greenpeace France. Malgré ça, Areva et l’État français organisent dans le plus grand secret une nouvelle ’exportation de Mox au Japon ! Voilà bien la preuve que la France n’a enaucun cas pris la mesure de ce qui se passe au Japon. »
Le Mox, un combustible dangereux en cause à Fukushima
Le Mox, est un combustible issu du retraitement des déchets nucléaires. Il se compose notamment de 6 à 7 % de plutonium, l’un des radiotoxiques les plus puissants qui existent. Un réacteur carburant au Mox pose donc un double problème : il a un point de fusion beaucoup plus bas et, si une fuite survient, le potentiel de rejets radioactifs est le double. Les réacteurs EPR d’Areva sont conçus pour utiliser jusqu’à 100 % de Mox.

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