Retraites complémentaires ARRCO et AGIRC : Compte rendu succinct de la négociation MEDEF – Syndicats du 9 mars 2011

Comme elle l’avait annoncé, la délégation patronale a remis sur table un projet d’accord dès le début de cette sixième séance. Mais sa stratégie a été quelque peu perturbée par la remise, également en début de séance, de 2 projets d’accords CGT.
Sans surprise, le projet patronal porte la marque de nouveaux reculs sociaux en occultant délibérément la question pourtant centrale des ressources. On se souvient que faute de ressources nouvelles, la baisse des droits pour les retraités actuels et futurs serait la seule perspective.
Plutôt que de pérenniser le droit à une retraite sans abattement pour les salariés accédant au taux plein dans les régimes de base, le MEDEF choisi la reconduction de l’AGFF, considérant que ce dispositif pourrait faire encore l’objet de chantage à l’avenir et donc constituer un moyen de pression sur les salariés.
En matière de revalorisation des pensions ainsi que de taux de remplacement du salaire d’activité par la pension de retraite, c’est l’orientation à la baisse qui est proposée dans l’accord, conduisant à de nouvelles dégradations, tant pour les retraités actuels, que pour les futurs retraités. Année après année, pour des carrières et des salaires comparables, la pension de retraite calculée au moment du départ en retraite continuerait de baisser. Pour mémoire, à l’ARRCO, pour une carrière de 40 ans, le taux de remplacement instantané est passé de 26,9 % en 1993 à 19,80 % en 2010, soit une baisse de 26,34 %. Sur la même période, à l’AGIRC, le taux de remplacement a baissé de près de 30 %.

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Grève à la SNCF : Entretien avec Didier Le Reste

Le secrétaire général de la CGT revient sur l’échec des négociations et appelle le gouvernement à prendre ses responsabilités dans le conflit.
Les raisons de la grève. Six cheminots témoignent.

Pourquoi les négociations dans le cadre des préavis de grève ont-elles échoué ?
Didier Le Reste. Il n’y a pas eu de véritables négociations. Ce sont au mieux des bavardages, au pire de petits arrangements entre amis. Aucune des revendications formulées dans chacun des préavis n’a fait l’objet de réponses sérieuses et adaptées. La plupart des annonces de la direction présentées comme des acquis de la discussion sont en fait des mesures qui ont déjà été actées en 2009. Rien sur le fret. Rien sur les salaires alors que l’augmentation de 0,9 % chichement concédée est en dessous de l’inflation prévisible. Rien sur les réorganisations. Rien non plus sur les revendications propres à chaque métier. Au lieu de vraiment négocier, la direction a mis à profit le préavis pour s’employer à diviser les syndicats.

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