Naissance d’une association pour défendre l’hôpital

Capture2L’Association pour un hôpital général public du territoire de Longwy est née. Plus de 80 personnes ont participé, mais seulement deux maires étaient présents sur les cinquante invités.

Philippe Spillmann a animé la réunion qui visait à transformer le Comité provisoire pour un hôpital général public du territoire de Longwy en association.
Ce comité est à l’origine du rassemblement du 15 décembre dans la cour de l’hôpital pour dire non à la fermeture de la pédiatrie et au démantèlement progressif de l’hôpital de Mont-Saint-Martin. La volonté de l’association est de créer un hôpital public plus à même d’offrir une offre de soins sans logique de rendement. Elle souhaite également voir se renforcer la coordination de tous les acteurs de santé du territoire et que la loi Bachelot dont sa mesure principale, la tarification à l’activité, soit abrogée.
Une ligne du service des urgences a déjà disparu et le service de pédiatrie est directement menacé de fermeture, avec des incidences probables à terme sur la maternité. Au-delà, un plan de sauvegarde de l’emploi est en cours de négociation, avec la suppression de 200 emplois sur l’ensemble de l’hôpital.
Coordination nationale
Après quelques échanges, Philippe Spillmann a passé la parole à Paul Cesbron, représentant de la Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité. Cette association a été créée en 2004 pour la sauvegarde de l’hôpital de proximité de Saint-Affrique où des actions ont été menées comme le blocage d’un chantier du viaduc de Millau. « La population doit prendre en charge sa santé, ce n’est pas qu’une affaire de spécialistes », a-t-il déclaré.
Aujourd’hui, ce sont 250 comités qui se sont créés dans toute la France.
Fuites des soins
« Le manque de transparence du groupe SOS a souvent été évoqué. Pour certains, les annonces de fermetures non fondées et incessantes servent à déstabiliser les usagers et casser le moral des personnels soignants qui, par peur de faire partie de la prochaine vague de licenciements, cherchent déjà du travail ailleurs », précise le Dr Bajolle, chef du service de pédiatrie à Mont-Saint-Martin.
Sur le bassin de Longwy, qui compte 80 000 habitants, beaucoup de gens prennent la décision de se faire soigner ou d’accoucher ailleurs. Selon Paul Cesbron, ces fuites sont généralement de l’ordre de 15 % à 30 % et les raisons sont nombreuses.
À Mont-Saint-Martin, ce sont des baisses entre 30 et 60 %, en fonction des services. Sur un potentiel de 950 naissances attendues, seulement 636 enfants sont nés à Mont-Saint-Martin en 2012. « Ces fuites servent d’arguments à l’Agence régionale de santé (ARS) pour fermer des hôpitaux », précise le Dr Bajolle.
Autres problèmes évoqués : « les campagnes de diffamation envers l’hôpital et de déstabilisation des personnels soignants », le manque de personnel formé en France, l’obligation d’embaucher des médecins étrangers, le manque d’intérêt des nouveaux soignants pour le travail en hôpital, le manque de moyens : « Les personnels viennent de Nancy pour aller travailler au Kirchberg au Luxembourg car les salaires sont beaucoup plus intéressants. »
« Plus généralement, c’est l’accès des soins pour tous qui est directement menacé. L’heure est grave : 30 % des malades retardent leur accès aux soins ou y renoncent. Il est important de rétablir l’égalité sociale et géographique en matière de santé et d’offrir une même qualité de soins pour tous », précise Paul Cesbron .
Objectifs
Après une lecture studieuse du projet de statuts et quelques amendements, ceux-ci ont été adoptés à l’unanimité.
Les buts de l’association sont :
• la défense et la promotion de l’offre de soins sur le territoire de Longwy et sa zone transfrontalière, dans ses composantes de qualité, de proximité et d’équité, dans le respect des intérêts et des besoins de la population, avec notamment l’existence d’un hôpital général public et un renforcement de la coordination avec tous les acteurs de santé sur ce territoire ;
• la recherche, l’obtention et la diffusion à la population, en toute transparence, des informations nécessaires à la réalisation de ces objectifs ;

Capture• la prise de toute initiative jugée indispensable pour atteindre ces buts.
Prochaines actions : dans un premier temps, l’association va confirmer son adhésion à la Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité pour bénéficier de l’expérience d’un réseau national, demander des informations claires auprès de la direction de l’hôpital, solliciter les instances qui ont le pouvoir d’apporter des solutions (ARS, sous-préfète, groupe SOS) et enfin, aller à la rencontre des personnels soignants, afin d’imaginer des actions en rapport avec les problèmes locaux.
Pour tous renseignements et adhésion, Patrice Zolfo au 06 30 03 26 36 ou Philippe Spillmann au 06 86 78 06 08.

Comité pour un Hôpital Général Public de Proximité sur notre Territoire : Pour garder notre pédiatrie et sauvegarder notre maternité !

CaptureHier, à l’hôpital de Mont-Saint-Martin, 150 personnes ont protesté contre la fermeture de la pédiatrie. La foule en a profité pour apporter un soutien à la maternité et rappeler à l’État qu’il a un rôle à jouer.

15 Décembre 2012 Rassemblement Hopital de MSM_14C’est déjà pas mal ! » C’est en ces termes que les membres du Comité pour un hôpital général public du territoire de Longwy (CHGPTL) ont salué la présence de plus de 150 personnes dans la cour d’honneur de l’Hôtel-Dieu, à Mont-Saint-Martin, hier en début d’après-midi.
La foule était réunie pour protester contre la fermeture du service de pédiatrie de l’hôpital. « Il faut être sérieux, a annoncé en préambule Patrice Zolfo pour le comité , sans pédiatrie une maternité ne peut pas sérieusement vivre ! »
Le CHGPTL a souligné l’importance d’une mobilisation générale : élus, personnels de l’établissement, médecins de ville, patients et usagers mais également de toute la population.
« Une santé à deux vitesses »
Et comme chaque force vive compte, c’est saint Nicolas qui a embrayé. « Je suis venu dernièrement dans le service pédiatrie. J’ai entendu les inquiétudes des docteurs et des sages-femmes mais également des parents. Ceux de Laura, atteinte de polyarthrite dont la maman, sans voiture, ne pourrait aller la voir à Arlon. Mais aussi ceux de Kevin, diabétique, qui, s’il était hospitalisé à Metz ou Briey, ne pourrait recevoir quotidiennement la visite de sa famille… », a-t-il expliqué derrière sa barbe blanche, en ajoutant que « contrairement à la légende, je ne fais pas de miracle. Mais vous avez eu un réflexe citoyen, celui de dire : “Nous ne voulons pas de cette décision ! ” »
Cette fermeture, justement, a été fortement critiquée, mais plus généralement, c’est la gestion de l’avenir de l’hôpital qui a été conspuée. « Le groupe SOS se présente en sauveur, mais c’est un des leaders du social business en France. Il gère la santé comme une entreprise privée en réalisant des économies sur la masse salariale. Entre SOS qui gère depuis Paris et l’État qui maintient le cap de la baisse des dépenses publiques, nous avons une santé à deux vitesses. Une pour les riches et l’autre pour les pauvres », a énoncé un membre du Comité. « Contre la logique de l’argent et pour le principe républicain où chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins », le comité a invité les participants à rejoindre ses rangs. Le CHGPTL a d’ailleurs annoncé qu’à partir de janvier prochain, il rejoindrait la Coordination nationale de défense des hôpitaux et maternité de proximité, rassemblant plus de 250 organisations locales de tout le pays.
615 naissances cette année
Plus éloignés de la politique, des membres des services de pédiatrie et de la maternité ont témoigné pour expliquer, en termes simples, à quoi ils servent.15 Décembre 2012 Rassemblement Hopital de MSM_57
Bronchiolite, détresse respiratoire brutale, appendicites, maladies chroniques et ambulatoires sont le lot quotidien du service pédiatrie. Celui-ci accueille la mère et l’enfant « car le lien avec la cellule familiale est aussi important que les médicaments » pour les 6 000 enfants de 0 à 6 ans et les 10 000 de 6 à 16 ans qui passent chaque année par ce service.
Quant à la maternité, à quelques semaines de la fin de l’année 2012, elle a notamment réalisé 615 naissances, 7 500 consultations gynécologiques, 5 000 consultations obstétricales et nombre d’échographies en 3 et 4D.

SAMEDI 15 DÉCEMBRE à 14h30, dans la cour de l’Hôpital pour dire Oui à la Pédiatrie ! Oui à la Maternité à l’Hôpital de Mt St Martin !

Le Billet du jour : Toutes et tous ENSEMBLE le 13 et le 16 MARS 2012, deux jours importants pour l’avenir de notre bassin.

Hôpital là, hôpital ici, c’est dans toute la France que la santé est mise à mal.
Dans notre bassin c’est à Mont-Saint-Martin et à Hayange, alors pourquoi lutter pour l’une ou l’autre ?
C’est pour les deux qu’il faut lutter. C’est un combat dans notre bassin de vie. C’est pour tout le bassin qu’il faut lutter, se battre pour garder le droit fondamental aux soins.
Manifester, OUI ! Mais pas avec celles et ceux qui ont cautionné les lois Juppé et Bachelot, on ne peut pas admettre les discours de circonstances, la droite avec Sarkozy ont mis en œuvre et cautionné cette politique, et aujourd’hui nous manifesterions avec eux ?
La Gauche, la Droite, ce n’est pas la même chose !
Alors que nous disons
« L'HUMAIN D'ABORD ! », « PLACE AU PEUPLE ! », la droite avec Sarkozy pendant ces cinq dernières années ont dit oui à encore plus d’argent pour les riches, et oui au racket des acquis sociaux de la classe ouvrière.
Depuis 2003, depuis la loi Juppé que ces directives pour mettre à mal la santé existent.
Il faut cesser avec ces pratiques où les responsables de ce qui se passe ne seraient pas montrés du doigt. Il faut aujourd’hui dire les choses, comme elles doivent être dites.
Ne pas vouloir le faire serait encore tromper les gens, le peuple.
Chacun ses responsabilités, et il faut les souligner.
J’ai participé au rassemblement du mercredi 07 Mars 2012 à l’hôpital de Mont-Saint-Martin, j’ai entendu tous ces discours qui étaient il faut le dire contraire à ce qui était dit auparavant dans la presse. On ne peut plus entendre tout et n’importe quoi, nous n’avons plus le droit de jouer avec les mots, car faire de cette façon, c’est en quelque sorte se rendre complice de se qui se passe. On ne peut pas se réjouir de la nomination d’un administrateur provisoire et demain appelé à la révolte. On ne peut pas dire qu’aucun candidat à la présidentielle propose autre chose alors que c’est le cas (voir le programme du Front de Gauche), faire, et dire cela, c’est tromper le peuple.
Il y en a marre des discours stériles, aujourd’hui il faut démontrer notre réelle détermination à vouloir changer cette société uniquement basée sur le rendement et l’argent.
Nous revenons à grand pas au moyen âge.
Notre pays a les capacités à mettre en place une autre politique, une politique de solidarité, où les êtres humains peuvent vivre dans de meilleures conditions, disons-le ! Mettons tout en œuvre pour que cela se passe ainsi !
Manifester son mécontentement, ne pas vouloir subir, vouloir vivre dans la dignité comme les humains que nous sommes sont la moindre des choses. Mais manifester avec celles et ceux qui ont cautionné et mis en pratique cette politique néfaste au peuple est contraire à l’éthique et aux convictions que nous pouvons avoir.
Être de Gauche, n’est pas être de droite, il y a une grande différence entre ces deux opposées.
Manifester oui ! Mais je suis persuadé qu’aujourd’hui ce n’est plus crédible, il faut passer à la vitesse supérieure, faire plus de bruit qu’il n’en faut pour nous faire entendre.
Un ami me disait après une réunion, qu’il fallait frapper fort, très fort pour nous faire entendre, il proposait la grève de l’impôt, et pourquoi pas ?
Trois millions de Françaises et de Français ont manifesté contre les mesures sur les retraites, cela à changé quoi ?
En 2005, plus de 50% des Françaises et des Français ont dit non au traité de Lisbonne, ça a changé quoi ?
Alors frappons, frappons fort, ou ça fait mal !
N’attendons pas les élections, n’attendons pas toutes ces négociations inefficaces, n’attendons pas d’être comme en Grèce, en Espagne ou au Portugal ! Non faisons ce que nous devons faire maintenant avant que cela arrive.
Nous sommes la majorité, nous ne pouvons pas accepter, et nous n’avons pas le droit pour notre jeunesse d’attendre que cela se passe.

Si nous devons agir et réagir, ce sera le 13 et le 16 Mars qu’il faudra être aux côtés des syndicats et des personnels des deux hôpitaux.
Le 13 Mars à 14H devant la préfecture de Metz où se tiendra une réunion avec les représentants de l'état, d'alpha santé, du CHR et les députés pour discuter de l'apport financier de l'état au projet de restructuration d'alpha santé.
Le 16 Mars à 15H devant l'hôpital de Hayange, d'où nous partirons en cortège de voitures jusque Thionville, où aura lieu l'AG extraordinaire d'alpha santé pour entériner le changement des statuts nécessaire au projet de restructuration. Notre mobilisation est cruciale pour l'avenir de notre système de santé dans la vallée mais aussi dans tous les établissements d'alpha santé, dont l'hôpital de Mont-Saint-Martin, dont les salariés et la population sont également mobilisés à nos côtés.
Deux jours où le mot RÉSISTER aura tout son importance, car aujourd’hui il nous faut faire cette RÉSISTANCE, car RÉSISTER c’est garder notre DIGNITÉ.
Toutes et tous ENSEMBLE le 13 et le 16 MARS 2012, deux jours importants pour l’avenir de notre bassin.

SOCIAL : LE FRONT DES LUTTES EN LORRAINE ! ALPHA SANTE, ça bouge en Lorraine, Le “PEUPLE” se fait entendre !!!! Hôpital : la mobilisation s’organise, mais avant…

Pour faire sortir l’État de son silence paralysant, élus, syndicats et personnels soignants de l’Hôtel-Dieu planchent. En attendant les actions, petit tour d’horizons des diverses réactions de ces derniers jours.

Une question de temps
« Longwy demeure trop éloigné des hôpitaux de Verdun (cinquante minutes), Thionville ou encore Briey. On est bien loin des vingt-deux minutes jugées maximales pour prendre en charge correctement une urgence vitale, qu’elle soit cardiaque ou obstétrique », précise Valérie Maurice, adjointe à la santé de Longwy dans un mail adressé à Jean-François Benevise, directeur général de l’Agence régionale de santé, le 8 mars.
Tous ensemble, tous ensemble…
« L’union locale CGT du bassin Longwy, Longuyon et, Villerupt estime que la volonté populaire doit s’exprimer bien au-delà du cadre de l’établissement et qu’une très grande manifestation est nécessaire, sans exclusion syndicale, sans opposer les sites. C’est dans ce sens qu’elle a fait parvenir une invitation aux unions locales CFDT – FO – CGC – CFTC et aux représentants FSU pour une rencontre commune », invite-elle, le 6 mars, dans un communiqué.
« L’hôpital de Mont-Saint-Martin est un outil structurant de l’offre de soins dans le Pays-Haut : la mobilisation la plus grande est nécessaire », glisse Morgane Ditel, présidente du syndicat intercommunale d’aménagement de la Chiers, lors du vote du budget, le 7 mars.

… à Paris ?
« Un malade doit être soigné, un point c’est tout. Et celles et ceux qui composent avec l’ARS sont dans l’erreur : la santé et les soins, ne peuvent trouver des compromis. Les agences régionales de santé doivent être supprimées. L’ensemble des dispositions en faveur de la santé doivent être mis en œuvre par des instances regroupant les personnels et les professionnels, les élus et les citoyens. Il est de la responsabilité du maire d’Hayange, président du conseil d’administration d’Alpha Santé, ainsi que de tous les élus du secteur, de prendre position pour une manifestation à Paris, au ministère de la Santé ! », soutient, le 6 mars dans un communiqué, Philippe Marx, candidat communiste aux élections législatives.

L’ARS dans le viseur
« Depuis 2003, le Collectif pour un hôpital de qualité et de proximité a mis en garde sur des solutions intermédiaires. Il faut renforcer les coopérations entre l’hôpital, la médecine de ville, les centres de santé, la médecine ambulatoire. Proximité et qualité sont liées, avec des unités à taille humaine, Puis il y a la loi sur la tarification à l’activité, et celle de hôpital-patient-santé-territoire, qui donne toute puissance aux agences régionales de santé sans aucun contre-pouvoir et au mépris de la moindre démocratie sanitaire. Elles ont été conçues pour être le bras armé de l’État, pour couper et trancher dans les budgets, pour instruire une rentabilité des hôpitaux sur le modèle des établissements privés dont la vocation est de gagner de l’argent », explique dans un communiqué, le 7 mars le Collectif pour un hôpital de qualité et de proximité.
La question qui tue
« Demain vendredi se déroule à Paris une réunion "technique" où le ministère de la Santé verra les responsables locaux et régionaux et mesurera comment construire, valider et accompagner la poursuite des activités du groupe. Plutôt que de penser à la santé des gens, à l’emploi des salariés, le gouvernement chercherait-il à faire faire une bonne affaire à un groupe privé ? », se demande le député Christian Eckert sur son blog le 9 mars.
« À quoi joue le ministère de la Santé dans cette affaire ? Il pousse au dépôt de bilan pour des vautours ? Vitalia, le groupe privé lucratif est certes italien, mais derrière, il y a un fonds de pension américain. L’État joue un jeu malsain ! », estime Jean-Marc Duriez, adjoint à Longlaville, hier.

Républicain Lorrain du 10 MARS 2012

SOCIAL : LE FRONT DES LUTTES EN LORRAINE ! ALPHA SANTE, ça bouge en Lorraine, Le “PEUPLE” se fait entendre !!!! Alpha Santé menace d’une journée sans hôpital

Après l’annonce de la validation du groupement d’associations SOS en tant qu’adosseur de l’hôpital de Mont-Saint-Martin, rien n’est réglé pour le groupe Alpha Santé.
SOS attend toujours une réponse de l’État sur les aides financières, et menace de retirer son projet s’il n’obtient aucune nouvelle avant le 16 mars, jour de l’assemblée générale d’Alpha Santé.
Un message que l’intersyndicale FO-CGC-CFE-CFDT a bien entendu : pour faire comprendre au ministère de la Santé à quel point le maintien de l’Hôtel-Dieu est nécessaire dans le bassin de Longwy, elle menace à son tour, si elle n’obtient aucun signe de vie avant le mardi 13 au soir, de « faire la démonstration de ce que signifie le bassin de Longwy sans hôpital ».
Le lendemain, le 14 mars, « aucune hospitalisation, admission, consultation ne seront possibles, quel qu’en soit le motif. Le SMUR ne pourra plus assurer sa mission. Seuls les malades hospitalisés seront pris en compte. La balle est dans le camp des pouvoirs publics…»

Républicain Lorrain du 10 MARS 2012

Tous mobilisés pour l’hôpital ! Et nous on se mobilise quand pour l’Hôpital de Mont-Saint-Martin

Le collectif de défense de l’hôpital de Hayange y croit encore. Dès 10h ce matin, il va une fois de plus manifester sa volonté de maintenir le service des urgences et le bloc opératoire au sein de l’établissement jusqu’à présent géré par Alpha Santé. « Hélas, les nouvelles de l’ARS ne sont pas bonnes », déplore Francine Portailler au sortir, hier, d’une réunion avec l’Agence régionale de santé de Lorraine. « L’hôpital de Hayange va être repris par le Centre hospitalier régional mais sans la chirurgie qui se fait déjà à Bel-Air Thionville », annonce carrément la déléguée syndicale Force Ouvrière. Quant au personnel de ce service, « il devra être repris, comme les Ehpad [NDLR : les maisons de retraite] et le centre hospitalier de Mont-Saint-Martin, par l’adosseur qui devra aussi payer le plan social », croit comprendre la secrétaire du comité d’entreprise coté meurthe-et-mosellan. De quoi raviver son inquiétude, d’autant que des trois candidats potentiels, seul le groupe SOS, déjà repreneur d’Hospitalor Saint-Avold, est encore sur les rangs pour secourir un groupe Alpha Santé au bord du dépôt de bilan. En marge du comité central d’entreprise extraordinaire qui se tiendra cet après-midi à 14h à Hayange, Francine Portailler a donc écrit au président Sarkozy pour lui demander « une aide conséquente des pouvoirs publics ». Et de solliciter son intervention car « l’ARS ne mettra pas un centime pour accompagner la restructuration d’Alpha Santé tant que le dossier sera bloqué au ministère ».
Dans la vallée de la Fensch, l’Association des médecins libéraux entend aussi riposter « contre la désertification médicale du secteur ». Jeudi 1 er mars sera ainsi proclamé " jour de deuil pour les soins de proximité et la population du bassin de Hayange".
« Kinés, infirmières… tous les professionnels de santé baisseront leurs volets et s’habilleront symboliquement de noir car on est en train de mourir », dénonce le Dr Gilles Arous, présidant ladite association. « Sans un hôpital attractif, plus aucun jeune médecin ne viendra s’installer ici », craint le praticien en colère qui accueillera néanmoins ses patients ce jour-là.

Républicain Lorrain du Mercredi 29 Février 2012 – Virginie Dedola.

Vivre dans la ville dans l’impasse ?

Le conflit entre le conseil général de Meurthe-et-Moselle et les éducateurs de rue de Vivre dans la ville se dirige lentement mais sûrement vers l’impasse.
Mathieu Klein a envoyé un courrier à cette association de Vandœuvre-lès-Nancy pour lui demander son positionnement sur un projet départemental de mutualisation. « Faute de réponses précises, nous ne renouvellerons pas la convention de cette association », prévient le vice-président du CG, en charge de ce dossier. Puis d’ajouter dans un doux euphémisme : « On n’a pas pris le chemin de l’accord. »
Réduction de la voilure administrative
Contraints par leur budget et décidés à réorienter des moyens publics vers les personnes les plus fragiles, les conseillers généraux ont voté un plan de réorganisation qui prévoit d’entamer les moyens administratifs consacrés à la prévention spécialisée. Deux associations du Pays Haut (Haucourt-Moulaine et Mont-Saint-Martin) devront par exemple composer avec une seule secrétaire, un seul comptable, etc. Cette réduction de moitié s’appliquera aussi pour le sud du département avec un rapprochement des personnels administratifs des associations de Laxou, Maxéville et Vivre dans la ville. « Il n’est pas question de faire disparaître la prévention spécialisée de Vandœuvre qui est une ville prioritaire, précise Mathieu Klein. Il n’y aura aucun licenciement de travailleurs sociaux ».
Durant plus de vingt jours, ces éducateurs ont organisé une grève tournante dans les locaux du CG. Ils s’opposent à cette réduction de la voilure administrative et craignent notamment de devoir intervenir sur d’autres secteurs. Ils reprochent aussi à Mathieu Klein son refus du dialogue. « Faux, répond ce dernier. Je suis allé voir spontanément les salariés au début du mouvement et ils ont refusé de négocier avec moi. On n’est plus dans l’échange fairplay. Maintenant, je refuse de traiter en direct avec eux mais il y a un dialogue constant avec le conseil d’administration. »
Que se passera-t-il si la convention de Vivre dans la ville n’est pas renouvelée ? « Il y aura toujours une équipe de prévention spécialisée sur Vandœuvre, insiste Klein, mais, demain, nous ferons avec ou sans cette association. Dans les clauses, on inclut la reprise du personnel et l’hypothèse de l’internalisation est possible. L’association pourra aussi "recandidater" pour un nouveau conventionnement mais elle sera en concurrence avec d’autres. » Dans ce contexte tendu, elle n’aurait surtout aucune garantie de remporter le pompon.

Ch. J. Républicain Lorrain du 26 Janvier 2012

Marie-George Buffet à la rencontre de ses camarades

L’ancienne secrétaire nationale du Parti communiste français, Marie-George Buffet, s’est entretenue avec des militants et des élus locaux du Pays-Haut, hier. Après une halte à Saulnes, elle s’est rendue au Val Saint-Martin.
Les communistes et militants du Front de gauche ont réservé un accueil chaleureux à l’ancienne ministre des Sports, hier. Il faut dire que Marie-George Buffet ne venait pas en terre inconnue, puisqu’elle était déjà passée par Mont-Saint-Martin en octobre 1998 lors de l’inauguration de la nouvelle salle des sports du Val.
Se donner les moyens
Mais cette fois, la visite a pris des allures plus politiques pour l’actuelle députée de Seine-Saint-Denis. Dès son arrivée à Saulnes, le ton et la couleur étaient donnés. De nombreux élus locaux et militants étaient rassemblés devant le bureau de poste.
« C’est avec une grande joie et un immense honneur que nous accueillons Marie-George Buffet aujourd’hui à Saulnes, devant ce centre administratif, qui regroupe la mairie et la poste, a souligné Adrien Zolfo, maire de Saulnes. Ta présence ici apparaît pour nous comme un soutien affirmé, une reconnaissance du combat que nous menons depuis près de deux ans, pour sauvegarder et maintenir ce bureau de poste dans notre ville. »
Le maire a également rappelé les bons scores engrangés par les candidats du Front de gauche lors des derniers scrutins. « La population de notre commune s’est clairement orientée vers cette unité politique. Elle a exprimé ainsi une véritable volonté de changement et d’alternative face aux orientations capitalistes, aux arrangements affirmés d’une partie de la gauche avec les idées libérales, à la montée manipulée de l’extrême droite. »

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