Retraites : Les 43 ans, un compromis sur le dos de la jeunesse !

ayrault_2En entérinant l'allongement de la durée de cotisation prévue par la réforme Fillon-Sarkozy et en prolongeant cette augmentation à 43 ans d'ici 2035, Jean-Marc Ayrault tourne le dos à l'attente des Français qui ont élu la gauche et s'étaient mobilisés en 2010 contre la réforme de la droite.
Cette mesure va continuer à pénaliser durement les jeunes quand ils atteindront l'âge de la retraite. Elle entraînera une baisse régulière du niveau des pensions. De plus, l'augmentation des cotisations annoncée par le Premier ministre pèsera autant sur les salaires déjà trop bas, que sur les profits.
Contrairement à ce qu'a affirmé le Premier Ministre, il y a d'autres solutions pour financer l'équilibre des régimes, notamment la mise à contribution des revenus financiers et la modulation des cotisations des entreprises en fonction de leur politique d'emploi et de salaires.Une nouvelle fois, Jean-Marc Ayrault écarte cette piste sans même l'évoquer. Nous continuerons à la porter.
Certes, les annonces du Premier Ministre portent la marque des protestations et des mobilisations sociales en préparation. Le gouvernement renonce pour le moment à une augmentation de la CSG. Nous veillerons à ce que cette annonce ne cache pas de nouvelles contreparties accordées au patronat.  
Le gouvernement a toutefois pris en compte plusieurs exigences syndicales exprimées de longue date pour réduire des injustices. Pour la pénibilité, les retraites des femmes, des apprentis et jeunes en formation, des salariés aux carrières heurtées et des salariés agricoles, des mesures positives corrigent en partie les inégalités existantes. C'est la preuve que la pression sociale engagée et les mobilisations prévues sont utiles, même si ces mesures ne compensent pas les effets de l'allongement de la durée de cotisation.
Le Parti communiste français appelle à poursuivre la mobilisation jusqu'au débat législatif dans lequel les Parlementaires communistes et du Front de gauche porteront des propositions alternatives.

Retraite/PS : « un encouragement à amplifier la mobilisation »

retraite_60La déclaration que le Bureau national du Parti socialiste vient d'adopter sur les retraites porte la marque des fortes inquiétudes qui s'expriment dans le pays face au risque d'une nouvelle réforme de régression du droit à la retraite.
Si cette déclaration ne propose pas de revenir sur les réformes Fillon comme la gauche devrait le faire, elle écarte plusieurs pistes du rapport Moreau dont la désindexation des pensions et l'accélération de l'allongement de la durée de cotisation à 44 annuités avant 2020. Elle soutient également l'idée d'une taxation des revenus du capital parmi les ressources nécessaires, comme nous le proposons depuis longtemps.
Cette déclaration reste sur bien d'autres points loin du compte mais elle laisse transparaitre beaucoup de doutes par rapport aux premières déclarations présidentielles estimant que l'allongement de la durée de cotisation était la mesure la plus juste. C'est un encouragement à amplifier la mobilisation contre tout recul des droits à la retraite et l'émergence d'un espace de rassemblement large sur cette question. Il faut aller beaucoup plus loin. Le droit à la retraite à 60 ans, ADN de la gauche, doit être au cœur de nos mobilisations. C'est ce que le PCF défend en avançant des propositions alternatives de financement.

Sur les suites du 5 mai… (Front de gauche)

2013-05-05t163018z_1_apae94419uk00_rtroptp_3_ofrtp-france-front-de-gauche-20130505Le Front de Gauche se félicite du succès historique de la marche du 5 mai. Un an après l’élection de François Hollande, cette manifestation a confirmé d’une part le refus du peuple de gauche de la politique d’austérité menée par le gouvernement, d’autre part la possibilité de rassembler une majorité alternative appuyant une autre politique. La présence de très nombreux syndicalistes, salariés d’entreprises en lutte et le caractère populaire de la marche forment de ce point de vue un grand sujet de satisfaction. De même que celle d’Eva Joly et de nombreux élus, responsables et militants d’Europe Ecologie – Les Verts qui constitue un événement majeur.  Enfin le mot d’ordre de changement de régime qu’exprime l’appel à une 6ème République a largement irrigué la marche.
La réponse du gouvernement n’a pas été à la hauteur de cette formidable aspiration. Au lieu de rassurer ceux qui ont permis la défaite de Nicolas Sarkozy il y a un an, Jean-Marc Ayrault a préféré dire une fois de plus sa sollicitude pour les chefs d’entreprise et annoncer la privatisation partielle d’entreprises publiques ! De son côté Manuel Valls joue de la provocation en minorisant outrageusement le nombre de manifestants.
Cette marche établit un rapport de force, ouvre de nouvelles perspectives, galvanise les énergies mais elle  doit surtout être le début d’un processus. C’est pourquoi le Front de gauche, dans le même objectif d’élargissement que le 5 mai,  propose d’ores et déjà d’autres rendez-vous dans les semaines à venir :

– la mobilisation aux côtés des syndicats le 16 mai en faveur de la loi d’amnistie sociale et de la loi interdisant les licenciements boursiers.
– le maximum d’initiatives populaires le premier week-end de juin sur le même mot d’ordre que la marche du 5 mai contre l’austérité, la finance et pour la 6ème République sous des formes décidées localement : marches, rassemblement, etc… dans les régions et départements
– Le soutien à la marche des femmes contre l’austérité le 9 juin
– les assises du 16 juin dont nous proposons la co-organisation à tous ceux, personnalités, associations, syndicats et forces de gauche qui partagent les objectifs d’une politique alternative à celle appliquée aujourd’hui par le gouvernement.

Le billet du jour : N’attendons pas, passivement que cela se passe, c’est activement que nous démontrerons notre mécontentement.

Une manifestation pour rien ? Ou une manifestation qui va servir ?

Hier encore à l’appel des syndicats CGT, CFDT, et FSU, une manifestation a eu lieu à Longwy-Haut en solidarité avec les peuples Européens pour combattre les mesures d’austérités qui nous sont annoncées. Nous faisons partie de ces peuples Européens.
On le voit que ce soit en Grèce, en Espagne, au Portugal ou encore en Italie, les peuples se meurent face aux mesures prisent par les gouvernements en place.

Et pourtant, aujourd’hui, ces annonces sont formulées en France, par un gouvernement de gauche, et au lieu de se mobiliser, au lieu d’être actif, les françaises et les français restent passifs, ils regardent celles et ceux qui bougent, qui réagissent et qui agissent.

Demain, la France, sera la Grèce, l’Espagne, le Portugal, l’Italie et ce sera trop tard.
Mais que faut-il faire pour que les peuples comprennent que ce n’est que dans l’action que nous pourrons faire changer les choses ? Que ce n’est que dans l’action, que nous pourrons démontrer que nous ne voulons pas payer pour les autres, nous ne sommes pas responsables de cette crise économique.
Et celles et ceux qui en sont la cause, les gouvernements, quels qui soient, leur font des cadeaux majestueux.
Il ne faut plus TERGIVERSER, il faut se MOBILISER, RÉAGIR et AGIR, il ne faut surtout pas les laisser faire, l’Humain d’abord, oui l’humain d’abord car l’humain n’est pas une monnaie, il n’est pas côté en bourse, mais c’est lui qui subit, c’est lui que l’on enfonce encore plus, c’est lui qui paie les pots cassés.

En France, en choisissant Hollande, nous avons voulu le changement, d’ailleurs ne disait-il pas le « changement c’est maintenant ! », parce que si nous n’avons que changer l’homme, ce n’était vraiment la peine de voter.
Obligeons celles et ceux que nous avons élus, pour un réel changement à respecter leurs promesses.
Ce n’est que nous, le Peule, les françaises et les français, qui avons ce pouvoir de faire respecter les choses.
N’attendons pas, passivement que cela se passe, c’est activement que nous démontrerons notre mécontentement.
Après sa conférence de presse d’avant-hier, tous les médias disent et redisent, que les propos de Hollande deviennent les mêmes propos que Sarkozy, que les propositions de l’un ressemblent étrangement aux propositions de l’autre.
Je n’ai pas voté pour cela, et vous non plus, Peuple de Gauche exigeons que notre vote soit respecté.

Egigeons que la parole donnée soit respectée !!!! NON A LA RATIFICATION DU TRAITÉ BUDGÉTAIRE ! Mobilisation !

Il y a un peu plus de 100 jours, le peuple de gauche a viré SARKOZY, oui viré, non pas pour virer un homme mais pour avoir choisi de mettre en place une autre politique.
Qu’en est-il aujourd’hui ?
Alors qu’il disait « chacun sait que si je suis demain président de la république il y aura renégociation du traité », et il ajoutait : « que l’austérité ne sera pas la seule norme, la seule règle, que la croissance sera portée » (voir vidéo dans l’article ci-dessous « François Hollande cuit en seulement 100 jours ».
Aurait-on à faire à ce qu’il appelle un président normal ? Faut croire puisque depuis des lustres on nous promet, mais on ne réalise pas.
Paroles données, mais paroles non respectées.
Il n’y a pas une minute à perdre : dans cinq semaines, six au maximum, le Parlement sera saisi du projet de loi ratifiant le TSGC.
Cette ratification ouvrira en France, les mesures d’austérité, auxquelles dans tous les domaines, salaires, Sécurité sociale, retraites, droits collectifs, emploi etc… etc… seront mis en causes.
Avons-nous changé l’homme pour un même résultat ?
Si oui, il fallait garder le « Sarko … » !!!!
Si non, il faut nous bouger, démontrer que le peuple de France ne veut pas de cette politique d’austérité, que le peuple de France tient à sa dignité, que nous ne sommes pas des moutons de panurge, mais un peuple révolutionnaire, celui qui tant d’années a été une référence, LA référence.
Alors peuple de France, peuple de gauche, obligeons celui qui a tenu des promesses à les tenir, obligeons celles et ceux qui avec les mots nous feraient rêver à nous faire rêver, obligeons celles et ceux qui nous disent, de faire.
Rien n’est fatalité, tout ce qui se passe aujourd’hui a été provoqué par les politiques successives du grand capital, cette volonté de voir les peuples revenir au temps du moyen âge.
Tous les acquis sociaux ont été rogné, à un tel point qu’aujourd’hui il nous reste que le trognon à manger, il nous reste que les yeux pour pleurer.
Évitons cela, c’est encore possible !
Obligeons celui qui a fait des promesses à les réaliser en demandant que ce soit le peuple qui décide et non les parlementaires, car ceux-ci nous représentent parce que nous les avons choisi, ce qui ne veut pas dire qu’ils ont ce droit de choisir pour nous.
NOUS AVONS TOUJOURS NOTRE MOT A DIRE !
MOBILISONS-NOUS !
EXIGEONS un référendum populaire !
Disons avec force :
NON A LA RATIFICATION DU TRAITÉ BUDGÉTAIRE !
Cela s’appelle tout simplement « Place au Peuple », car le peuple doit avoir toute sa place, car le peuple, c’est la majorité.
Agissons ensemble pour bloquer le traiter budgétaire européen, préparons une manifestation nationale unitaire, pour démontrer que nous ne voulons plus subir, où pour une fois, nous serons toutes et tous dans la rue pour EXIGER !

Touche pas à mes hôpitaux !!!!!! Toutes et tous à la manifestation “Hôpital en sommeil” demain mercredi 7 mars, à 13h30, dans la cour d’honneur de l’établissement.

La tension monte à l’hôpital de Mont-Saint-Martin. Hier, l’intersyndicale a appelé le personnel à se mobiliser, alors que le dernier adosseur en lice, le groupe SOS, attend une réponse du ministère de la Santé pour finaliser son projet. Une opération « Hôpital en sommeil » est programmée mercredi.

« Sans aide de l’Etat c’est la mort de l’hôpital »
Le dernier adosseur en lice de l’hôpital de Mont-Saint-Martin, le groupe SOS, est dans l’attente d’une réponse du ministère de la Santé pour finaliser son projet. Le temps est compté, l’intersyndicale a appelé à manifester hier
.

La tension est montée d’un cran hier à l’hôpital de Mont-Saint-Martin. Depuis quelques mois, l’avenir de l’établissement est soumis à de multiples rebondissements, ce qui joue sur le moral des personnels, inquiets pour l’offre de soins sur le bassin de Longwy et les emplois qu’ils occupent. Pour preuve, la mobilisation rapide d’une partie des salariés, suite à l’appel de l’intersyndicale FO-CFDT-CFE CGC, hier en début d’après-midi.
« Sans aide financière conséquente, le groupe SOS se retire également de l’adossement de notre hôpital », indique notamment le tract distribué aux automobilistes, aux ronds-points de la zone des Trois-Frontières, à Mont-Saint-Martin. De quoi alarmer. Une ambulance du Smur, toute sirène hurlante, semble d’ailleurs être là pour rappeler la gravité de la situation. « C’est une urgence, on veut savoir où on va. Le timing est réduit. Nous ne sommes conviés à aucune table de négociations, on veut être respecté et écouté », explique Philippe Palumbo, délégué CFDT.
Une réponse du ministère de la Santé ?
Emilie, Martine, Evelyne, Maryline… aides-soignantes, infirmières, médecins, personnels techniques ont vite réagi à l’appel syndical et manifesté leurs craintes. « Il faut que les politiques s’intéressent à nous. Il faut une offre de soins sur le bassin de Longwy », disent-ils de façon unanime. « On ne peut pas concevoir qu’il n’y ait plus rien, on pense à l’outil de soins », explique Véronique Guillotin, médecin à l’hôpital. Le docteur Abotchi, responsable des urgences, est venu dans le même esprit : « On veut pouvoir travailler calmement. » Difficile, hélas, dans les conditions actuelles.
En effet, après avoir vu le nombre d’adosseurs passer de trois à un très rapidement, la dernière chance de rebondir, représentée par le groupe SOS, semble s’amenuiser, même si tout n’est pas joué. Comme l’explique Jean-Marc Borello, délégué général du groupe SOS : « Nous sommes toujours candidats à l’adossement d’Alpha Santé », mais «dans l’attente d’une réponse du ministère de la Santé sur les moyens qui seraient mis à disposition ». Sachant que la présentation du projet d’adossement du groupe SOS devant le conseil d’administration d’Alpha Santé doit avoir lieu après-demain, le jeudi 8 mars.
Du côté de la direction d’Alpha Santé, on appelle « au calme et à la raison. On continue les échanges avec SOS, rien n’est rompu ».
Hôpital en sommeil
Après cette première mobilisation, l’intersyndicale invite la population et les élus du bassin à les soutenir lors d’une nouvelle manifestation "Hôpital en sommeil" demain mercredi 7 mars, à 13h30, dans la cour d’honneur de l’établissement.
« Le bloc ne fonctionnera pas, les consultations seront fermées. Seule une équipe d’urgence sera maintenue », explique Francine Portailler, déléguée syndicale FO. « Nous voulons montrer comment ce serait sans hôpital », souligne Philippe Palumbo, délégué CFDT. L’intersyndicale, qui souhaite également interpeller les candidats à la Présidentielle, ne mâche pas ses mots : « Si on n’a pas l’aide de l’Etat, c’est la mort de l’hôpital ».

Sommet « social » : le PCF appelle à la mobilisation les 17, 18 et 19 janvier

A cent jours à peine de la fin de son mandat, le président Sarkozy fait mine de redécouvrir les questions sociales et le drame du chômage que sa politique a généré. Faisant mine de n'avoir aucune responsabilité dans la destruction de centaines de milliers d'emplois, il a annoncé dans ses vœux du 31 décembre, un sommet « social » pour le 18 janvier.
En réalité, Nicolas Sarkozy veut imposer une TVA prétendument sociale, pourtant rejetée par 64 % des Français, et projette de conditionner l'indemnisation des chômeurs à d'obscurs plans de formation. Lui qui a refusé d'entendre la voix des millions de salariés, du public comme du privé, en lutte contre sa réforme des retraites, a détourné les fonds publics pour grossir les poches des actionnaires. Ne le laissons pas faire ! Le PCF appelle à aller à la rencontre des salariés dans tout le pays pour démasquer ses responsabilités et porter les propositions du Front de gauche, et de son candidat Jean-Luc Mélenchon.
Les 17, 18 et 19 janvier : le Sommet social sera dans la rue, dans les entreprises et zones industrielles, sur nos lieux de travail, devant les Pôles Emploi, dans nos quartiers ! Le PCF appelle à une mobilisation nationale pour l'emploi, les salaires, la protection sociale Ouvriers, employés ou cadres, salariés actifs ou en recherche d'emploi : faisons entendre le rejet massif de la politique de la droite, faisons entendre notre volonté d'une politique de gauche audacieuse pour les salaires, l'emploi et la protection sociale.
Le PCF invite ses organisations à tenir des rencontres publiques, à rencontrer les responsables syndicaux pour débattre de la mobilisation et des solutions nécessaires dans le domaine de l'emploi.
Le PCF et ses partenaires du Front de gauche ont des propositions :
■ interdire les licenciements boursiers et instaurer un moratoire sur la dérèglementation de services publics
■ mener une politique active de réindustrialisation du pays à partir des propositions des salariés et de eurs syndicat
■ reprendre le pouvoir sur les banques et les institutions financières
■ mettre fin immédiatement aux exonérations sociales patronales (30 milliards d'euros annuels) et taxer les revenus financiers des entreprises et les revenus du capital
■ moduler l'impôt sur les sociétés et les taux de cotisations
■ consacrer l'argent public aux emplois publics et abolir la RGPP pour reconstruire des services publics modernes, performants, efficaces et utiles à tous.

Mercredi, mobilisation record pour les indignés de Wall Street

New York: au moins 5.000 personnes contre Wall Street, mobilisation record

NEW YORK – Au moins 5.000 personnes ont joyeusement défilé mercredi dans le quartier financier de New York alors que s'amorçait un début de soutien politique et syndical au mouvement déclenché le 17 septembre par le collectif Occupons Wall Street.
Mettons fin aux guerres, Taxez les riches, criaient les manifestants, qui n'avaient jamais été aussi nombreux depuis le début de la mobilisation contre le monde de la finance.
Selon des organisations syndicales, quelque 8.000 à 12.000 personnes ont participé au défilé. C'est beaucoup pour un jour de semaine, a déclaré un syndicaliste à l'AFP.
Les défilés n'avaient jusqu'à présent pas dépassé 2.500 personnes, mais le mouvement a rencontré une forte audience samedi lorsque 700 manifestants ont été interpellés pour avoir bloqué le pont de Brooklyn. Des mouvements similaires ont été enregistrés dans d'autres grandes villes du pays, de Boston à Los Angeles en passant par Chicago.
Nous sommes les indignés de New York, les indignés de l'Amérique, les indignés du monde, a lancé Hector Figueroa, du Syndicat des employés des services (SEU), faisant écho au mouvement de protestation qui s'est emparé ces derniers mois de plusieurs pays européens.
Nous sommes les 99%, criaient les manifestants new-yorkais, appelant à occuper Wall Street tous les jours, toute la semaine.
Quand les riches volent les pauvres, ils appellent ça les affaires, quand les pauvres se défendent, ils appellent ça de la violence scandaient les contestataires. Anéantissons la cupidité de Wall Street avant qu'elle n'anéantisse le monde, reprenaient-ils.
Le cortège, très joyeux et dans lequel se trouvaient de nombreux jeunes ou des infirmières, a défilé sous un grand soleil au son des tambours.
Les manifestants étaient soutenus mercredi par plusieurs organisations syndicales et élus démocrates.
Ils parlent pour la vaste majorité des Américains frustrés par les banquiers et les courtiers qui en ont profité, sur le dos de ceux qui travaillent dur, a déclaré dans un communiqué Larry Hanley, président du syndicat des transports Amalgamated Transit Union, qui compte quelque 20.000 membres dans la région de New York.
Côté politique, le président du groupe démocrate à la Chambre des représentants, John Larson, a tenu à saluer des manifestants qui se battent pour donner une voix aux Américains qui luttent chaque jour.
La représentante démocrate de New York Louise Slaughter a elle aussi apporté son soutien aux manifestants, se disant fière de les voir se dresser contre la cupidité des corporations en participant de manière pacifique à notre démocratie.
Le mouvement se présente comme un mouvement de résistance sans leader et non violent. Nous sommes les 99% qui ne tolérerons pas plus longtemps la cupidité et la corruption du 1% (restant), précise son site internet.

Forte mobilisation attendue mardi pour la grève des enseignants

Les syndicats appelant à la grève mardi n'ont pas digéré que le ministre Luc Chatel ait communiqué en cette rentrée sur la nécessité de cours "sur-mesure", alors que se multiplient les suppressions de postes qui rendent impossible le suivi individuel des élèves.
"On ne fera pas de la qualité si on n'a pas des personnels formés en nombre suffisant. C'est ce qu'on dira le mardi 27 septembre", jour de grève unitaire, a lancé Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, la principale fédération syndicale de l'éducation, lors de sa conférence de rentrée. Les organisations syndicales veulent peser sur le projet de budget 2012 qui passe mercredi en conseil des ministres et prévoit 14 000 nouvelles suppressions de postes dans l'Education nationale (ce qui en fera 80 000 sur le quinquennat), alors que les effectifs d'élèves augmentent. En cette rentrée 2011, l'école primaire est particulièrement touchée: elle a perdu près de 9 000 postes, sur un total de 16 000.
L'enseignement privé sera également du mouvement. Son appel à la mobilisation est historique. Est réclamé "zéro retrait d'emploi pour 2012". Les enseignants du privé insistent sur le fait qu’ils sont chaque jour devant une classe, aucun professeur n'est en disponibilité, et qu’il n'y a pas de remplaçants. Le secrétaire général de l'enseignement catholique, Eric de Labarre explique que dans le privé, "la suppression de près de 1500 postes de plus cette année pose d'énormes problèmes. Il a fallu retirer des heures d'accompagnement personnalisé aux élèves, renoncer à un certain nombre de dédoublements".
La mobilisation s’annonce forte. En primaire, où les grévistes doivent se déclarer 48 heures à l'avance, entre 20,5% de professeurs (selon le ministère) et 54% (selon le SNUipp) devraient faire grève, ce qui devrait être "très significatif dans de nombreux départements" selon le syndicat. Une centaine de manifestations sont prévues dans le pays. A Paris, le défilé doit partir à 14h30 mardi de Luxembourg.
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