ministère de l’intérieur


Régularisation/Valls : « la gauche ne doit pas mettre ses pas dans ceux de Claude Guéant »

Alors que les principales organisations syndicales et associatives de défense des sans-papiers ont demandé au Premier ministre Jean-Marc Ayrault une rencontre sur la base de leur plateforme de revendications, on apprend aujourd'hui par voie de presse que le ministre de l'Intérieur Manuel Valls envisage une circulaire visant à la régularisation au cas par cas des sans-papiers. Curieuse conception de la concertation démocratique.
On ne peut accepter que la gauche mette ses pas dans ceux de Claude Guéant en poursuivant la politique du cas par cas. Il faut au contraire définir des critères qui permettent à tous d'être à égalité. Ces critères ne peuvent s'appuyer sur une conception d'un autre temps selon laquelle les immigrés seraient un problème alors même que toutes les études démontrent le contraire.
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Malgré des annonces prometteuses sur la fin de la rétention pour les enfants ou la création d'un titre de séjour de 3 ans, les propos de Manuel Valls sur la question des migrants sont encore trop simplistes parfois même inquiétants : rien sur les conditions de vie des immigrés expulsés dans leur pays où ils risquent parfois le pire, rien sur la question des droits tel que le droit de vote des résidents étrangers comme le demande activement le PCF.

Le PCF demande le rétablissement de la carte unique de 10 ans et le droit au regroupement familial, conditions d'une vie digne. Un nouveau code de la nationalité, fondé sur le respect intégral et automatique du droit du sol dès la naissance et sur un droit à la naturalisation permettant à tous les étrangers qui le souhaitent d'acquérir la nationalité française au-delà de 5 ans de résidence doit être mis en place. Enfin, pour que ces questions soient correctement prises en compte et traitées avec le respect de l'humain, il est urgent que le sujet de l'immigration soit détaché du ministère de l'Interieur.


Dépêche AFP : le PG dénonce “la manipulation du ministère de l’Intérieur” 1

PARIS, 16 mars 2011 (AFP) – Le Parti de Gauche a dénoncé mercredi "la manipulation du ministère de l’Intérieur" qui, selon lui, "manoeuvre pour brouiller le résultat des élections cantonales", en refusant "d’enregistrer le Front de Gauche parmi les nuances politiques" pour communiquer les résultats.
Dans une lettre aux rédactions, les coprésidents du PG, Martine Billard et Jean-Luc Mélenchon, s'indignent : "Alors que le Front de Gauche se présente pour la troisième fois au suffrage populaire, qu’il est présent dans plus de 1.600 cantons, niveau dépassé seulement par le Parti socialiste, le ministère de l’Intérieur refuse d’enregistrer le Front de Gauche parmi les nuances politiques qu’il utilisera dimanche soir pour vous communiquer les résultats".
"Au mépris de la réalité politique et de la volonté des organisations du Front de Gauche, les préfectures ont donc réparti les 1.660 candidats du Front de Gauche parmi les seules nuances admises par le ministère : PCF (COM), PG, divers gauche (DVG) voire extrême gauche (EXG)", poursuivent-ils, craignant que soit ainsi "minorée artificiellement la représentation du Front de Gauche".
"Pour mesurer notre poids politique, il faudra donc procéder à l’addition du résultat prêté au PCF et de celui prêté au PG. Ce total ne prendra malheureusement pas en compte les voix des autres candidats de notre rassemblement unitaire issus de la Gauche unitaire, de la Fase, de mouvements locaux comme ADS dans le Limousin ou de personnalités non membres d’un parti qui ont été comptabilisées dans les catégories divers gauche ou extrême gauche", préviennent-ils.
Et d'ironiser : "Alors que l’UMP cache l’étiquette de ses candidats pour masquer la raclée qui l’attend, le ministre Guéant, récemment nommé par Sarkozy pour préparer sa présidentielle, voudrait en plus effacer l’étiquette Front de Gauche !"


Des petits avions pour des expulsions plus discrètes

Le ministère de l’Intérieur a de plus en plus souvent recours à des petits avions de location, pour expulser des sans-papiers, depuis des aérodromes discrets. L’association Réseau éducation sans frontières a pu en repérer une, près de Lyon. Motif : les incidents avec les passagers ou les équipages seraient trop nombreux sur les vols réguliers, surtout quand dans enfants sont expulsés. Mais ces vols coûtent cher.
Le ministère de l’Intérieur a de plus en plus souvent recours à des petits avions de location, pour expulser des sans-papiers, depuis des aérodromes discrets. L’association Réseau éducation sans frontières a pu en repérer une, près de Lyon. Motif : les incidents avec les passagers ou les équipages seraient trop nombreux sur les vols réguliers, surtout quand dans enfants sont expulsés. Mais ces vols coûtent cher.
Sur le tarmac de l'aéroport de Bron (Rhône), la Police de l'air et des frontières (PAF) expulse une famille entière
© RESF

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