Tout est fait pour que les migrants se dégoûtent et partent ailleurs.

Aujourd’hui 4 août la presse est présente ainsi que la députée Caroline FIAT de la France insoumise. Nous y sommes aussi, en effet, les insoumis du pays des trois frontières de la 3ème circonscription de 54 sont venus accompagné d’Adrien ZOLFO maire de Saulnes afin de remettre aux associations tout le matériel qui a été récolté en une semaine pour les réfugiés du camp « BLIDA » à METZ. Une grande camionnette a été nécessaire. Merci pour tous ces dons, merci pour ces gestes de solidarité.

J’avoue avoir appréhendé cette visite, je suis sensible à la vue de la moindre injustice, aux moindres malheurs des autres. Je me doutais de ce que j’allais découvrir, mais pas à ce point, les mots me manquent.

Oui, aujourd’hui il y a de la visite, alors on s’affaire à nettoyer comme il se doit les abords des endroits où les réfugiés prennent leur douche (capacité de 70 douches chaudes… Ils sont 6 à 700) et où ils font leurs besoins. Une jeune femme d’une association (Collectif « le soleil de Blida ») nous dit que ce n’est pas le cas en général. Caroline confirme, la semaine dernière les réfugiés marchaient dans l’urine pour se rendre dans ces endroits.

Un monsieur arrive à vélo avec une remorque, celle-ci est pleine de pain, il n’aura pas fallu 5 minutes pour qu’elle se vide.
En parlant avec cet homme, il nous dit qu’il fait cette démarche tous les jours à titres personnels, il ajoute qu’avec les associations il faut perdre trop de temps pour prendre une décision. Il est content, aujourd’hui, il peut entrer dans le camp, nous sommes là, et le préfet a autorisé la visite.
Je me permets de faire quelques pas à ses côtés et il me dit qu’il fallait que je relativise, malgré ce que l’on peut voir et constater, ils sont plus heureux ici que chez eux (????). Tu vois me dit-il « ils ont aussi besoin de notre compagnie, notre présence est importante. » Et plusieurs migrants passent par là en le saluant tout en l’appelant par son prénom et lui tapotant les épaules en lui demandant s’il allait bien.

Arrive une dame membre d’une association, elle se joint à nous, elle a un petit carnet dans sa main et note tout ce qui lui semble louche. Alors les questions fusent : « pourquoi sont-ils les uns sur les autres alors qu’il y a encore une zone dans la suite de celle-ci ? » Elle me répond : « qu’il a déjà été difficile d’avoir cet endroit parce que tu vois à l’entrée il y a une bande de terre non bétonnée, et avant c’est là que les migrants étaient cantonnés. Et quand il pleuvait, ils pataugeaient dans la boue. » Curieux, je voulais encore savoir : « pourquoi certaines tentes sont sur des palettes et pas d’autres ? » Elle me regarda gênée et fini par me dire : « tu sais dans ces camps il y a des mafieux, ils profitent de la situation et tous les moyens sont bons pour se faire du fric. Pour les palettes, ils louent cela 5 € par jour et si les migrants ne payent pas ils leur enlèvent la palette et ils dorment à même le béton (les rats viennent régulièrement leur rendre visite). » Cinq euros par jour, soit pour le mois 150 €… Pour une palette ! C’est dégueulasse ! Cela m’a écœuré, comment peut-on aujourd’hui profiter du malheur des autres ?

Pendant ce temps-là, un avocat présent sur les lieux répond à la journaliste de BFM. Il est remonté, sur le revers de sa veste on peut apercevoir le pin’s du triangle rouge, le symbole de la résistance aux idées d’extrême droite. Il dit « intervenir chaque jour auprès du maire socialiste de la ville pour lui demander d’améliorer les conditions de vies de ces gens, mais rien n’y fait, cela fait des mois que cela dure. Il ajoute que tout est fait pour que les migrants se dégoûtent et partent ailleurs. » D’une voix plus forte il dit : « et ici j’ai affaire à des élus socialistes sans oublier de signaler qu’ils se disent de gauche. » Il majore son propos en disant « que c’est malheureux de voir cela alors qu’à quelques mètres de là, des casernes sont vides, que ces bâtiments ont tout le nécessaire pour accueillir ces gens. »

Je suis dans le désarroi, je ne sais quoi faire et dire, je me sens impuissant face à ces injustices, je me demande qu’avons-nous fait pour en arriver là ? Que faut-il faire pour ne jamais voir cela ?

Je retourne à l’entrée du camp, une petite fille a reçu un sachet plastique rempli d’ours en peluche, celui-ci se déchire et les peluches tombent sur le sol, comme une petite folle elle les ramasse de peur que l’on lui prenne. Un petit garçon joue avec un vélo, il n’a pas de pédales, c’est à l’aide de ses pieds qu’il avance. Des femmes vont et viennent au point cuisine, elles préparent le déjeuner.

Un homme s’approche de moi et me demande si j’étais communiste, comme si cela était écrit sur mon front, je confirme l’être et il me dit qu’il me suit sur Facebook et qu’il m’avait reconnu. Il venait aussi régulièrement sur le site pour tenir compagnie aux migrants. On a discuté un moment sur ce que je pouvais penser de ce lieu. Lui aussi me dit que je devais dédramatiser mon ressenti, que l’on ne pouvait pas régler tous les problèmes de cette société nous-même. Qu’il fallait que l’on continue de dénoncer et d’être solidaire avec ces gens. « Je suis fils d’immigré » me dit-il, « Italien je suis venu en France à l’âge de 10 ans, j’ai vécu ce que vivent ces migrants, et je sais ce que tu peux ressentir en voyant cela. »
« Si tu savais le niveau de ma colère en ce moment » lui dis-je, « je n’ai jamais eu autant de haine envers le genre humain, c’est grave ! »

Il est l’heure de repartir et d’aller décharger notre camionnette chez un militant.
J’ai le cœur gros, des larmes plein les yeux, je tremble de colère, la gorge serrée, j’ai du mal à parler, et je n’arrête pas de me dire que cette situation ne devrait pas exister, comment des humains peuvent traiter de cette façon d’autres humains.
Je me dis, alors que j’adore les animaux, que pour ceux-ci il y a plus de volontaires pour les bichonner que pour choyer des humains. Je me dis que sur cette planète les gens sont devenus fous, fous à lier.
Que cela ne peut pas durer, mais comment faire pour stopper cette machine infernale qui détruit tout sur son chemin ?
Je n’arrête pas de me demander, pourquoi toutes ces guerres ? Pourquoi toutes ces coutumes d’ailleurs qui font de la femme un objet ? Pourquoi ? Pourquoi ? Et encore pourquoi ?

Je ne possède pas, la ou les solutions, tout ce que je sais, c’est que cela doit cesser et que toutes celles et tous ceux qui ressentent cela doivent se réunir pour changer les choses.
Je demande à tous mes camarades d’agir et de réagir partout où il y a une injustice. Quelle qu’elle soit.
Je demande à ma camarade communiste du Conseil municipal de METZ d’implorer le maire socialiste de la ville Dominique Gros de faire en sorte que les conditions de vie de ces migrants ne soient pas un calvaire.
C’est de ton devoir camarade, c’est de ta responsabilité, quand on est communiste et élue comme tu l’es tu as la charge de mettre en valeur nos convictions profondes de justice. Tu n’as pas ce droit de dire « l’humain d’abord » et de laisser cette situation du camp de BLIDA perdurer.
D’autant que sur le site internet de la mairie de METZ sous le menu « EN ACTIONS » on peut atteindre des sous menus, ceux-ci : « Ma ville apaisée » tu parles d’un apaisement quand tu vas au camp de BLIDA. « Ma ville réinventée » on réinvente quoi ? La misère ? « Ma ville solidaire » Bonjour la solidarité de la ville de METZ ! « Ma ville citoyenne » Si c’est de cette façon que l’on apprend aux enfants de METZ à devenir un bon citoyen il faut urgemment revoir le programme ! Etc. Etc.

Le retour fut pesant, nous étions tristes et indignés de ce que nous avons vu et entendu.

Enrayer ces camps est une priorité d’autant qu’en France des milliers et des milliers de logements sont vides.
J’ai regardé les infos sur FR3 « Grand Est » hier soir, deux minutes et dix secondes a duré le reportage sur la venue de Caroline à BLIDA, alors que toute la journée les médias, tous les médias nous ont pompé le cerveau avec l’arrivée au PSG de ce NEYMAR qui est aussi un migrant, mais qui ne vivra jamais ce que vivent ceux de BLIDA.

C’est l’histoire de l’argent, de cet argent roi qui a remplacé notre attention sur les humains.

Pauvre monde ! Pauvre société !

Paix, liberté, égalité, fraternité, solidarité, laïcité, poing fermé et levé.
 
Le reportage qui est passé sur FR3 GRAND EST hier soir :

Celui de hier à midi.

Celui de BFM

Puisque les médias se taisent alors voici le meeting Front de gauche du 23/01/2013 à Metz pour l’alternative à l’austérité !

Plus de 2000 à Metz pour l’alternative à l’austérité !

le 23 Janvier 2013 : toutes et tous à METZ

METZ 23 JANVIER 19h30
BUS AU DÉPART : ►PARKING HYPER MARCHE VAUBAN LONGWY HAUT RDV 17H45
► BREHAIN POUR SECTEUR THIL-VILLERUPT RDV 18h00
PARTICIPATION : 5 € OU PLUS
INSCRIPTION : Patrice ZOLFO 06 30 03 26 36 Email : p.zolfo@wanadoo.fr

Tract Meeting 23 Janvier 2013_Page_1Tract Meeting 23 Janvier 2013_Page_2

Discours de Jean-Luc Mélenchon à Metz le 18 janvier 2012

En déplacement en Lorraine, à Metz, mercredi 18 janvier 2012, Jean-Luc Mélenchon, le candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle, a réuni plus de 2 500 personnes au Palais des Sports Saint-Symphorien.

Législatives : le Front de gauche boucle son casting

En attendant le meeting conjoint de Jean-Luc Mélenchon et Oskar Lafontaine à Metz, mercredi, le Front de Gauche panache ses listes entre PCF, Parti de gauche et Gauche unitaire.

Interrogez les gens. Ils sont perplexes. Même les électeurs de gauche manquent de visibilité », glisse, sur le ton de la confidence, Patrick Hatzig, secrétaire fédéral du PCF en Meurthe-et-Moselle. Visé, le PS n’est jamais cité. Tout de même, Hatzig s’interroge : « Sur la retraite, la fiscalité… la gauche ne doit pas être élue pour rien. Il faut enfin ouvrir des perspectives. Ne pas se contenter d’un petit quinquennat et puis s’en va. » Les temps sont durs, certes, « mais tout de même, la courbe des salaires baisse tandis que celle des placements financiers augmente, dopée par la hausse des emprunts découlant de la baisse des salaires ». La boucle est bouclée…
De L’Huma… à l’humain

Pour tordre le cou à la fatalité, le PCF vibre désormais en mode Front de gauche à l’unisson avec le Parti de gauche de Mélenchon et la Gauche unitaire de Christian Picquet (ex LCR).
« L’objectif, c’est de mettre en œuvre la logique de la présidentielle dans chaque circonscription », confirme le Mosellan Jacques Maréchal (PCF) candidat, lui, sur Metz 3. De lL’Huma… à « l’humain d’abord », résume le conseiller municipal messin.
« Entre le discours de Patrick Abate (PCF candidat sur Metz 1) et Jean-Luc Mélenchon, il n’y aura pas l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarette », promet Maréchal.
Oskar Lafontaine en renfort
En Meurthe-et-Moselle, Marx sera même de la partie, même si celui-là répond au prénom de Philippe. L’intéressé y a obtenu l’investiture Front de gauche sur la 3 (Longwy-Briey). Seule ombre au tableau, il devra ferrailler contre l’une des figures locales du PCF, Serge De Carli, disposant lui, du soutien des élus du secteur. Pas de quoi entamer la confiance des camarades. Lesquels trépignent en attendant l’arrivée de Jean-Luc Mélenchon. Le leader du PG est annoncé avec Oskar Lafontaine, fondateur de Die Linke, pour un meeting commun programmé mercredi 15 janvier à 19h30 au palais des sports, boulevard Saint-Symphorien, à Metz.
À deux circonscriptions près, la 7 e en Moselle (Créhange-Faulquemont) et la 4 e en Meurthe-et-Moselle (Lunéville), le Front de gauche a bouclé son casting.
Metz 1 : Patrick Abate ; Metz 2 : Danielle Bori; Metz 3 : Jacques Maréchal; 4 e circonscription – Sarrebourg/sud mosellan : Estelle Gallot; 5 e circonscription – Sarreguemines–Bitche : Alphonse Walter ; 6 e–Forbach : David Seyer; 8 e–Thionville Ouest : Patrick Perron; 9 e–Thionville Est: Annie Hackenheimer.
Première circonscription de Meurthe-et-Moselle : Mathieu Piotroski (gauche unitaire) ; 2 e : Pierre Hanegref (Parti de gauche); 3 e Philippe Marx (PCF); 5 e : Annie Levi-Cyferman (PCF); 6 e: Julie Meunier (PCF).

Républicain Lorrain du 12 Janvier 2012 (X. B.)

18 Janvier 2012 toutes et tous à METZ

PLACE AU PEUPLE ! LA FRANCE, LA BELLE, LA REBELLE !

Jean Luc MELENCHON, Candidat commun du Front de Gauche, sera à METZ le Mercredi 18 Janvier 2012
MEETING au Palais des Sports, Boulevard Saint Symphorien, à partir de 19 H 30, avec la présence d'Oskar LAFONTAINE (Die Linke – Allemagne)
Un déplacement en Bus (50 places) est organisé au départ de LONGWY, les amis et camarades du secteur VILLERUPT-THIL étant orientés vers le Bus (76 places) au départ d'AUDUN LE TICHE via VILLERUPT, pour réserver plus de places dans le Bus longovicien.
Départ à 17 H 30 du Parking Hypermarché Vauban à LONGWY HAUT, prière de s'inscrire auprès de Patrice ZOLFO au 06.30.03.26.36, Premier arrivé Premier servi jusqu'à 50 places.
Pour les amis et camarades du secteur VILLERUPT-THIL, départ de ► THIL à 18 heures, ► Villerupt devant l'hôtel de ville 18 heures 05, ► Audun-le-Tiche 18 heures 15 et ► Aumetz 18 heures 25. Prière de s'adresser à Philippe MARX au 06.84.82.57.29 qui se charge de réserver les places dans le Bus de nos camarades mosellans.

Manifestation à METZ, ce 4 Septembre 2010, contre la politique sécuritaire, les expulsions de Rroms et contre la xénophobie