La confrontation : Pierre Laurent et Pierre Gattaz. Humanité journalière du 12 décembre 2014

g1Quelques heures après que Pierre Laurent, indigné par les déclarations sur la «souffrance patronale» et la  monopolisation par le Medef du discours sur l’entreprise, eut proposé un débat public au patron des patrons, un tweet #gattaz relevait le gant et souhaitait l’Humanité comme champ clos. La confrontation s’est déroulée jeudi 11 décembre comme une conclusion aux mobilisations patronales de la semaine dernière et à leur réplique orchestrée par les militants du PCF.
Climat courtois, écoute mutuelle mais débat sans concession, animé par le directeur de la rédaction de l’Humanité, Patrick Apel-Muller, et par le chef du service politique, économique et social du quotidien, Sébastien Crépel.
Pierre Gattaz veut afficher un «esprit d’ouverture» afin de « faire avancer la démocratie » et se présente soucieux d’une «économie humaine». Pierre Laurent souligne que le travail est à l’origine de toute richesse créée dans  l’entreprise et relève leur opposition fondamentale à propos de son accaparement par le capital.
La controverse est lancée; elle déborde le temps d’abord imparti à cet échange; elle n’en restera pas là…
Jugez-en.


g21. LE CHÔMAGE EN FRANCE, LA FAUTE AU
COÛT DU TRAVAIL OU AU COÛT DU CAPITAL ?

PIERRE GATTAZ Une entreprise est une communauté d’hommes et de femmes. Il faut donner du travail aux Français, aux jeunes, aux chômeurs. C’est mon obsession. Nous sommes bien évidemment pour donner du salaire net, du pouvoir d’achat à nos salariés. C’est fondamental, il faut que la  fiscalité et le coût du travail ne pèsent pas trop sur ces salaires nets. Second constat, il faut  impérativement que ce travail soit compétitif, dans une économie ouverte et mondialisée. Sinon les entreprises risquent, qu’elles soient françaises ou étrangères, de partir de France pour s’installer ailleurs, ce que nous ne voulons pas, au Medef. Lorsque vous évoquez le coût du capital, le sujet est le financement des entreprises. Il y a un coût du capital qui s’appelle dividendes ou plus- values. Cette somme-là est la rémunération d’un risque.
On  oublie  souvent dans mes propos que je suis pour une  économie humaine, et mon combat n’est pas de distribuer plus de dividendes aux actionnaires, de vider de leur sens les  entreprises. Comment puis-je créer de la croissance,  préserver mes usines et au maximum les hommes et les femmes qui y travaillent, et faire que la mondialisation soit vertueuse ? Ce sont ces deux questions qu’au Medef, on se pose pour le pays.

PIERRE LAURENT Vous parlez «d’économie humaine», mais c’est incompatible avec le discours permanent de  culpabilisation qui est le vôtre sur le coût du travail. Le travail n’est pas un coût, c’est l’origine de toute la  richesse créée. Quand vous mettez en cause «les charges» sociales, en  prétendant protéger le salaire net, vous  attaquez aussi le  salaire, parce que ces charges sont des cotisations sociales qui sont du salaire socialisé. Vous dites: «Il faut du capital pour l’entreprise», mais le problème c’est que, depuis trente ans, le coût de la  rémunération de ce capital n’a cessé  d’augmenter au  détriment du travail. Vous masquez en  permanence dans votre discours qu’il y a une confrontation d’intérêts entre la rémunération excessive du capital et une pression sans cesse accrue sur le travail. La France ne se  développe pas dans la mondialisation en cherchant à  concourir dans les catégories des pays à bas salaires et à  emplois précaires. Vous en demandez toujours plus pour le capital, alors que nous devrions investir toujours plus dans les salaires, la formation et la qualification.
PIERRE GATTAZ Nous avons beaucoup de points de  convergences ! La valeur travail, magnifique, merveilleuse, il faut réhabiliter le travail, c’est au sommet de la pile.
PIERRE LAURENT Mais tous vos actes concrets, toutes vos  revendications sont à l’inverse !

G3PIERRE GATTAZ Mais non, pas du tout ! C’est là où j’insiste, j’ai géré durant vingt ans ma société Radiall en me posant une unique question : comment garder mes quatre usines françaises dans un marché parti principalement en Chine?J’ai perdu 40 % de mon chiffre d’affaires entre 2001 et 2002 mais, dix ans après, j’ai cinq usines en France. Mon chiffre d’affaires à l’exportation, c’est 90 %. Mais j’ai préservé le travail, j’ai préservé mes salariés français, et je les ai fait monter en gamme. Chez Radiall, 75 ou 80% des profits sont réinvestis dans la technologie, la  formation des salariés, dans la recherche-développement, principalement en France. Une boucle vertueuse s’est donc développée pour préserver les usines et les salariés français afin qu’ils donnent le meilleur d’eux-mêmes, et ça marche. Deuxième point de convergence, à propos du salaire et du pouvoir d’achat. Je veux des salaires nets les plus élevés possibles, mais vous avez une masse de charges qui représente 600 milliards, et que vous  nommez salaire différé. Moi, je pense que c’est un bousin qui n’est pas géré. Qui finance cette masse ? Ce sont les impôts que nous payons…
G5PIERRE LAURENT Il y a un problème sérieux, quoi que vous en disiez, de gâchis dû au coût du capital. Qu’est-ce qui justifie cette augmentation continue des dividendes ?  Sûrement pas l’efficacité des entreprises ! Vous répétez sans cesse qu’il faut baisser la dépense publique, mais  regardons plutôt l’efficacité de cette dépense, car il y a une dépense inefficace : celle qui consacre de plus en plus d’argent à compenser des exonérations et des niches  fiscales sans effet en matière d’emploi… Je récuse donc vos propos sur le coût du travail. Nous ne rendrons pas les entreprises françaises compétitives en laissant les jeunes à la porte de l’entreprise et en faisant travailler plus longtemps les seniors. Il faut investir dans le travail, la formation et la qualification, et pas seulement dans le haut de gamme. Nous devons cesser de sacrifier des pans entiers de notre industrie avec ses métiers de base, au point d’être devenus complètement dépendants de l’étranger pour la machine-outil et les biens  d’équipement. Il faut aussi changer les règles du marché pour permettre à tous un développement équilibré et des coopérations, faute de quoi nous irons vers des tensions internationales croissantes. Il y a donc une cohérence à changer les choix de gestion dans l’entreprise.
Nous devons envisager un autre type de «mondialisation» fondée sur le partage. La France et nos entreprises  devraient être actives dans ce domaine. Pour cela, il faut commencer par reconnaître plus de droits aux salariés. Vous dites que l’entreprise est une communauté humaine, mais aujourd’hui, ceux qui sont les plus nombreux – les salariés – n’ont jamais leur mot à dire sur les choix de gestion.

PIERRE GATTAZ Il faut cultiver, par la formation,  l’employabilité permanente. Dans le futur, un salarié connaîtra sans doute au cours de sa carrière trois, quatre, cinq, sept métiers. L’important est de ne pas rester au chômage longtemps durant ces transitions. Il y aura des crises, des montées et des baisses de marchés. Le modèle danois de flexisécurité est intéressant sur ce point. Vous évoquez les métiers en tension, il y a 400 000 emplois non pourvus en France face à 3,3 millions de chômeurs. Vous avez raison, ces métiers sont pestiférés, je dirai.
PIERRE LAURENT Comment voulez-vous y arriver avec 84% d’embauches en CDD ?
PIERRE GATTAZ Merci de cette question : pourquoi a-t-on ce taux de CDD ? Parce que le patron, ça va vous faire mal aux tympans, a peur d’embaucher en France. Des  petits patrons me disent : « J’ai eu quatre salariés, et bien j’ai eu quatre prud’hommes. Ne comptez plus sur moi pour embaucher. » Il faut impérativement sécuriser ou clarifier les conditions dans lesquelles nous pouvons nous séparer de nos salariés en CDI.
PIERRE LAURENT À quel salarié allez-vous faire croire qu’en supprimant toutes les garanties sociales vous allez libérer la possibilité d’embaucher ? Ce que vous allez libérer, c’est la possibilité de licencier. Nous, nous  proposons depuis très longtemps de construire une  nouvelle branche de la Sécurité sociale qui permettrait aux salariés, quand ils doivent changer d’emploi, de ne pas passer systématiquement par la case chômage. On pourrait très bien, plutôt que de dépenser de l’argent dans une indemnisation du chômage de plus en plus  inégale et injuste, investir dans un système de sécurité d’emploi et de formation.
PIERRE GATTAZ Sur le constat final, on est à peu près  d’accord, mais pas sur le moyen d’y arriver. Il y a deux choses à régler en France : il y a la peur des salariés de se faire licencier et la peur des patrons d’embaucher. Il faut trouver des moyens de les faire baisser. C’est ce que nous avons fait dans l’accord interprofessionnel des partenaires sociaux en décembre : nous avons essayé de pousser des droits supplémentaires, comme le compte personnel de formation. Qu’est-ce que je fais au niveau de Radiall ? Je fais des classes en entreprise depuis dix ans. J’emmène des professeurs et des classes, une fois par an, trois jours dans mes usines. Ils font classe de  français, de philo et de maths avec les profs qui viennent pendant deux heures. Je fais des groupes de 6 élèves et ils vont voir mes salariés, mes décolleteurs.
Le  décolleteur explique l’amour de son travail, il  explique la précision, il décollète à dix microns. C’est une pièce qui va dans l’horlogerie, dans un satellite. Il explique son métier avec passion. C’est tout ça, la vraie vie. Et au bout de trois jours, vous avez des enfants qui voient des métiers d’ingénieurs, de techniciens,  d’ouvriers professionnels qui sont des artistes dans leur métier. L’entreprise, ce n’est pas Germinal ou Zola, ce n’est pas vrai. Les ingénieurs tutoient les ouvriers, on s’entraide sur des projets, c’est propre par terre,  l’entreprise, c’est bien. Aimons l’entreprise.

PIERRE LAURENT Vous n’allez pas m’expliquer à moi qu’il faut respecter la classe ouvrière. Le monde de la création, le monde ouvrier, le monde du travail, c’est l’ADN des communistes. Et c’est pour ça d’ailleurs que je  revendique notre propre parole sur la question de  l’entreprise et que je récuse le monopole patronal sur cette question. Vous avez évoqué l’Allemagne.
Vous savez très bien que si l’Allemagne a maintenu un niveau de production industrielle bien supérieur au nôtre, c’est pour plusieurs raisons. Ils ont mieux protégé le  travail et la rémunération du travail dans l’industrie. Ils ont su mettre leurs services bancaires au service du dé-veloppement industriel. Où sont les banques françaises quand il s’agit de faire un tour de table pour sauver une entreprise industrielle française ? Et enfin, ils ont  continué à développer une politique de filières que nous avons totalement abandonnée. Les grands donneurs  d’ordres français, ceux du CAC 40, se comportent comme des groupes qui rançonnent toute la filière, les  salariés en dernière instance, et aussi leur PME. Donc plutôt que de montrer sans cesse le travail comme un
problème, comme un coût, nous devrions plutôt défendre ce travail et nous attaquer à ces problèmes structurels. Nous avons un capitalisme qui, en France, est en grande partie un capitalisme rentier.
PIERRE GATTAZ Il y a des excès et des problèmes à régler en France. Des directions d’achat qui pressurisent les PME qui utilisent le CICE, ça existe, maintenant est-ce que c’est 100 %, 95 % ou 1% ? Au Medef, on regarde les excès à chaque fois. Le CAC 40, c’est un porte-avions qui entraîne de plus en plus des PME et des ETI. Il y a quelques années, on a créé le pacte PME, avec le patron de Schneider Electric, pour motiver nos grandes  entreprises à chasser en meutes, c’est-à-dire à pousser leurs PME, leurs ETI dans leur sillage. Ça fonctionne. Nous allons continuer ce combat. Les banques françaises ont été les plus vertueuses au monde dans la crise de 2007-2008. Pour autant, nous n’allons pas tout attendre des banques. Au Medef, on pense qu’en dehors des banques, il faut utiliser toutes les autres sources de  financement : le crowdfunding, source de financement sur Internet, est intéressant. Si vous avez 1000 personnes qui mettent 15 euros, ce n’est pas énorme pour une  start-up, mais c’est un début. C’est un système attractif parce que plus il y aura d’employeurs, plus nous aurons la chance de créer des emplois. C’est mécanique. Personne ne m’a démontré le contraire pour l’instant mais  peut-être allez-vous le faire. Il faut donc absolument que ces gens qui arrivent avec peu, voire pas de moyens, puissent trouver des capitaux. Il faut également développer les fonds de pension à la française et une fiscalité incitative pour que les gens puissent mettre 2000 euros dans une boîte sans que tout le bénéfice du risque pris soit  confisqué en impôt.
PIERRE LAURENT Votre indulgence à l’égard du système bancaire est très étonnante. Car il y a effectivement un énorme problème de financement de l’économie. Le  système bancaire joue un rôle malheureusement très  important. Nous devons reprendre la main pour piloter différemment l’utilisation de ces fonds du système  bancaire et d’épargne. D’ailleurs, le problème est aussi européen. L’« indépendance » consacrée de la Banque centrale européenne est une aberration. On oblige et les entreprises et les États à aller se refinancer à des coûts prohibitifs sur le marché alors qu’on pourrait très bien  financer autrement. Quant à la fiscalité, vous prétendez qu’elle ne pèse pas assez sur la consommation et qu’on pourrait augmenter la TVA alors que la fiscalité sur le  capital est affreuse et insupportable. La réalité des  recettes fiscales de l’État, c’est l’exact inverse. La TVA est de loin la première recette fiscale, elle rapporte deux fois plus que l’impôt sur le revenu et six fois plus que l’impôt sur les sociétés. Nous avons une fiscalité d’une injustice totale au travers de laquelle passent des  richesses considérables. Je suis le premier à penser qu’il faut repenser totalement la fiscalité française et remettre à plat toutes les niches et toutes les exonérations fiscales accumulées ces dernières années et qui n’ont donné aucun résultat en matière d’emploi.
PIERRE GATTAZ Nous avons un point de divergence majeur sur la fiscalité.

2. QUEL RÔLE DE L’ÉTAT POUR PILOTER
ET STIMULER L’ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE ?

PIERRE GATTAZ De 1200 milliards d’euros aujourd’hui, la sphère publique augmente de 50 milliards par an grosso modo, et représente 57% du PIB. Qui paye ? C’est  l’entreprise in fine, celle qui crée de la richesse. L’entité qui paye les missions régaliennes, c’est l’entreprise. Le domaine de l’État doit se limiter à ses fonctions  régaliennes. Il faut revenir à un niveau de dépense qui  s’approcherait de 50% du PIB dans un premier temps. Et contrairement à ce que vous dites, pour moi,  effectivement, nous avons une fiscalité qui est inversée. Nous avons une TVA à 20% au taux maximum, alors que dans les pays à haute protection sociale que sont les pays du nord de  l’Europe, vous êtes à 23, 24, 25 et jusqu’à 27%. Nous sommes en compétition avec la moyenne européenne. Et le coût du travail montre en effet que, depuis 2000, nous étions à 8% de moins en taux horaire par  rapport aux  Allemands, nous sommes aujourd’hui à plus 12%. Et les 35 heures sont passées par là. On a donné 10% de plus aux gens en temps, sans baisser les salaires. C’est un problème. Ensuite, je terminerai par le capital et l’épargne. Tous les rapports du monde l’expliquent : quand vous mettez 10000 euros dans une entreprise, il faut que votre taxation soit simple et connue si vous  revendez. Or, aujourd’hui, ce n’est pas motivant, parce que la taxation des plus-values est compliquée, donc c’est décourageant. Après, vous avez ce problème des  dividendes. Je réinsiste, la question des dividendes qui est très diabolisée en France, c’est la  rémunération d’un risque. Donc, je veux bien tout ce que vous voulez, mais toutes les PME et toutes les TPE pour acheter des robots ont besoin de fonds propres. Ces fonds propres sont  apportés par des actionnaires. Ces  actionnaires, idéalement, ça devrait être nos salariés. Et je suis très content parce qu’on a poussé ça, d’améliorer la fiscalité de l’épargne des salariés, d’améliorer la possibilité pour nos salariés d’être actionnaires. C’est dans la «loi  Macron», et je m’en félicite.
PIERRE LAURENT L’impôt n’est pas là pour payer la  «dépense publique» mais sert au contraire à investir dans des domaines où justement l’entreprise ne le fera pas. Et dans des domaines qui participent au développement de la collectivité nationale. Nous avons besoin d’impôt pour financer le système d’éducation, pour soutenir les  infrastructures, dont d’ailleurs les entreprises se servent, que ça soit les routes, le ferroviaire, les installations  portuaires… Donc l’impôt n’est pas une charge. Je ne  méprise pas le rôle de l’entreprise, c’est un lieu de  création, mais l’entreprise ne résume pas non plus toute la société. Faire maigrir brutalement l’investissement  public, comme vous le proposez, ne va faire que dégrader la  situation.  Ensuite, on ne travaille pas trop en France. Il n’y a pas assez de gens qui travaillent, et la productivité des  travailleurs français est extrêmement élevée. Nous laissons à l’écart du travail une part croissante de la  société  française. Enfin, vous rendez hommage à la  «loi Macron», car elle va dans votre sens, après le CICE qui, jusqu’à preuve du contraire, n’a pas produit de résultat probant en matière de créations d’emplois. Avec cette loi, on va déré-glementer le marché du travail, flexibiliser  encore davan-tage, mais sans résultat efficient sur  l’activité économique.
3. LE GOUVERNEMENT VALLS,
UN GOUVERNEMENT MEDEF COMPATIBLE ?

PIERRE GATTAZ Non, je ne le sens pas du tout comme ça. Il faut que l’on dépasse le débat gauche-droite, parce qu’il est obsolète. Ni l’entreprise, ni l’économie de  marché, ni la mondialisation, ni le dialogue social ne sont une affaire de gauche ou de droite. Il faut avoir la lucidité de voir le monde qui tourne et qui bouge et qui est en  mutation accélérée, et d’en finir avec des postures, des dogmes et des idéologies. Nous avons travaillé au Medef sur notre projet « France 2020, faire gagner la France ». C’est une France qui retrouve de la croissance et c’est une France du plein-emploi. Car je suis persuadé qu’en France, on peut retrouver le plein-emploi : moins de 7%de chômeurs. C’est mon obsession absolue.
Et concernant le travail du dimanche, il faut demander à nos consommateurs et à nos salariés. Sur les Champs-Élysées, j’ai vu des jeunes femmes salariées qui pleu-raient parce qu’on les interdisait de travailler après 21 heures : c’est quand même scandaleux d’en arriver là !Ça ne vous aurait pas ému ?

PIERRE LAURENT Vous ne pouvez pas dire ça ! Allez dans la grande distribution : qui empêche les caissières de  travailler à temps plein ? Ce sont les patrons de la grande distribution, qui multiplient les contrats à temps partiel. Toutes les enquêtes le montrent !
PIERRE GATTAZ Vous parlez de travail subi, alors que moi, je dis qu’il faut s’adapter aux demandes de ces jeunes femmes qui veulent travailler après 21 heures parce qu’elles touchent des primes ou des salaires augmentés de 25 %.
PIERRE LAURENT Mais leurs salaires sont bloqués !
PIERRE GATTAZ Ça c’est complètement faux, si vous  travaillez après 21 heures sur les Champs-Élysées, votre salaire sera augmenté.
PIERRE LAURENT Allez discuter avec les salariés du  commerce et vous verrez ce qu’ils vous diront sur leur salaire !
PIERRE GATTAZ Je suis pour le travail le dimanche et après 21 heures sur volontariat des salariés quand cela a du sens. Amazon fait 25 % de son chiffre d’affaires le  dimanche. La consommation, c’est de la création de  richesses, c’est de l’emploi. Nous avons estimé que si on ouvrait certaines zones touristiques, pas partout, et avec autorisations des maires, les Chinois n’iraient plus faire leurs courses à Londres, à Madrid ou à Amsterdam.
PIERRE LAURENT L’avenir de nos sociétés n’est pas de  travailler en permanence, jours, nuits et dimanches. Concernant le volontariat des salariés, vous savez très bien que c’est une fable. Les salaires sont tellement bas dans le commerce – et ils sont de fait bloqués – les temps partiels sont tellement imposés, que certains acceptent, mais ça n’a rien à voir avec le volontariat. Il y a des choix de société qui ne sont pas les mêmes. Ce n’est donc pas aux chefs d’entreprise d’imposer leurs volontés.

g6G7Pourtant, j’ai l’impression que le Medef se comporte comme le  premier parti politique de France et qu’il fait la pluie et le beau temps dans les choix politiques. Vous vous vantez d’être un homme de terrain, mais je constate que le Medef est plus sûrement introduit dans les arcanes du système que je ne le suis et que ne le sont les  syndicalistes et les salariés. La vérité, c’est que vous jouez un rôle  politique permanent dans ce pays.
PIERRE GATTAZ Il faut observer ce qu’il se passe dans le monde. Dans les 150 pays en concurrence avec la France, les 30 qui ont bien réussi depuis 15 ans, sont celles qui ont mis l’entreprise au-dessus des considérations  politiques. Les clients doivent gagner de la satisfaction, les hommes et les femmes doivent garder de l’épanouis-sement, de la formation permanente. Et les actionnaires, qui sont, je suis désolé, propriétaires de l’entreprise,  récupèrent, en effet, des sommes qu’ils ont investies. Nous sommes dans une compétition mondiale où les  règles du jeu sont quand même tournées autour de ces trois valeurs clés. Et je constate que des gouvernements de gauche ou de droite jouent selon cette règle du jeu.
PIERRE LAURENT Derrière ce discours qui peut paraître de bon sens, en vérité vous développez l’idée qu’il peut y avoir des alternances politiques, mais finalement qu’il n’y aurait toujours qu’une seule politique possible.
Et c’est malheureusement ce à quoi on assiste. La  mondialisation telle qu’elle fonctionne ne ravit pas le monde entier. Il y a beaucoup de gens qui la contestent, de nations qui  cherchent d’autres voies que celles de la mondialisation actuelle. Oui, il y a des propriétaires, mais un des  problèmes justement c’est que ceux qui ne sont pas les propriétaires de l’entreprise, et qui pourtant en créent la richesse, n’ont pas assez leur mot à dire sur les choix faits.

4. LE PACTE DE RESPONSABILITÉ,
UNE FAUTE OU UNE CHANCE ?

PIERRE GATTAZ Le pacte de responsabilité, on l’a suggéré au départ par notre pacte de confiance. Il est sorti, on l’a applaudi, on l’accompagne. C’est une démarche non politique de la part
g8du Medef. Pour moi, l’état d’esprit de ce pacte, c’est de réduire le coût du travail, non pas en salaire net, mais sur les charges qui pèsent sur le coût du travail lui-même. C’est de réduire, aussi, la fiscalité qui pèse sur la productivité des entreprises françaises. Ce pacte a été voté en juin dernier, nous attendons encore un certain nombre de décrets d’application sur la baisse des charges. On parle de baisse de la fiscalité pour les  entreprises  depuis le début, et bien figurez-vous qu’en ce moment  encore, il y a des augmentations de charges sur les  entreprises : le versement transports, les taxes de  séjour. Il y a un manque de cohérence entre les discours et l’état d’esprit du pacte et les mesures qui sont prises. C’est pour cela qu’il y a eu une mobilisation la semaine dernière des chefs d’entreprises.
PIERRE LAURENT Nous sommes en désaccord total. Le pacte de responsabilité qui effectivement a été initié par le Medef a déjà prouvé son inefficacité et son échec. Ce pacte vient s’ajouter à toute une série de crédits d’impôts, de niches fiscales et d’exonérations de cotisations  sociales qui se sont accumulées aux cours des 20  dernières années sans aucun résultat en matière d’emploi. Malheureusement avec le pacte de responsabilité qui  coûtera la somme énorme de 41 milliards d’euros, nous nous dirigeons vers un immense gâchis de fonds publics.
PIERRE GATTAZ En France on a toujours l’habitude  d’augmenter les charges comme je vous l’ai expliqué. Donc vous avez un poison, et vous inventez l’antipoison (avec le pacte – NDLR)…
PIERRE LAURENT Non, mais vous ne pouvez pas dire que les charges sur les entreprises ont augmenté…
PIERRE GATTAZ 40 milliards. 40 milliards de plus. Je suis désolé, c’est les statistiques.
PIERRE LAURENT C’est faux. Il faut compter toutes les  exonérations de cotisations sociales, les crédits d’impôt, la suppression de la taxe professionnelle, tout ce qui s’est accumulé ces dernières années… La petite augmentation du versement transports va servir à construire des  infrastructures qui sont utiles aux entreprises, parce que les salariés en région parisienne ne se rendent pas à leur travail à pied, que je sache. Vous ne pouvez pas nier que sur les 20 dernières années, nous avons empilé  successivement toute une série de dispositifs, de niches fiscales et d’exonération de cotisations sociales.
PIERRE GATTAZ Monsieur Laurent, ce que je vous propose, c’est : gardez vos aides, gardez vos subventions, surtout ne nous donnez plus rien, mais baissez les charges.  Prenons le chiffre de 200 milliards que vous avez  annoncé, qui est faux, mais prenons-le : vous faites 200 milliards d’économies en gardant les subventions, mais baissez nos charges de 200 milliards.
PIERRE LAURENT Je suis pour remettre à plat toutes les aides financières accordées aux entreprises et pour  baisser  radicalement le coût du crédit. Les dividendes versés, les frais financiers, les frais bancaires, dont vous ne parlez  jamais, représentent le double de la totalité des cotisations sociales payées par toutes les entreprises  françaises.  Attaquons-nous ensemble à ces charges  financières, plutôt qu’aux dépenses sociales et publiques utiles.
COMPTE RENDU RÉALISÉ PAR MARION D’ALLARD, KÉVIN BOUCAUD,  SÉBASTIEN CRÉPEL, JULIA HAMLAOUI, CLOTILDE MATHIEU, AURÉLIEN  SOUCHEYRE ET LIONEL VENTURINI.
– PHOTOS RÉALISÉES PAR PATRICK
NUSSBAUM

“Avec le sous-smic, Gattaz assure le service après-vente du pacte de responsabilité”

2013-07-16gattazDepuis une semaine, suite à la déclaration de politique générale du nouveau premier ministre, nous assistons à une sorte de concours Lépine de la proposition la plus antisociale, la plus provocatrice pour le monde du travail, pour toutes celles et ceux qui subissent de plein fouet la précarité et l’explosion des inégalités.
Ce concours de la cupidité et de l'indignité se nourrit d'une déferlante médiatique, à longueur d'ondes et d'antennes, multipliant "les leçons d’économie pour les nuls", les rappels sur la dette, les difficultés des entreprises, le stress des patrons. Pierre Gattaz, lui, semble être en pleine forme, dopé quotidiennement par les annonces et des décisions du Gouvernement. Hier avec le volte-face sur le rythme pour atteindre le dogme des 3% de déficit, le 23 avril avec, en conseil des ministres, la saignée de 50 milliards d'euros dans la dépense publique et sociale. "Plus vite, plus fort", le patron du Medef s'applique et propose un sous-smic avec, de nouveau, la promesse, recyclée, de créer " un million d'emploi en 5 ans". Rappelons que cet objectif est un marché de dupes, notre économie crée aujourd'hui annuellement 250 000 emplois. Dans le climat ambiant, le patron du Medef se croit autorisé à cette nouvelle sortie qui n'est pour lui que le service après-vente du pacte de responsabilité.
La marche du 12 avril pour des alternatives à l'austérité, le rendez-vous syndical du 1° mai et celui du 15 avec toutes les organisations syndicales des fonctionnaires, le débat d'orientation qui se lève au sein du Parti socialiste après la désignation par l'Elysée du nouveau premier secrétaire, sont là pour rappeler au Medef et au Gouvernement que le terrain n'est pas dégagé.

L’esclavagisme est de retour, on y arrive doucement, mais sûrement ! Le billet du jour…

MOI_pRÉVOLUTION !!!
Bonjour et bises à toutes et tous mes amis (es),
en colère les Françaises et les Français, très en colère et ils l’ont démontré dans les urnes les dimanches 23 et 30 mars en ne reconduisant pas de nombreux maires socialistes dans leurs villes.
Réponse du pouvoir en place qui se dit de gauche et qui n’a de gauche que le sigle PS nommer Valls comme premier ministre, ce Valls qui est le jumeau dans les gestes et les paroles de ce Sarkozy que nous avons jeté à la rue en 2012.
En colère le peuple de gauche, très en colère et c’est pourquoi une centaine de milliers de militants de tous les partis de gauche et bien à gauche ont manifesté dans la rue le samedi 12 avril à Paris pour dire que cela suffit !
Et depuis lundi, des annonces fracassantes nous parviennent des amis (es) de ce gouvernement, des déclarations qui vont encore et encore provoquer plus de pauvreté. Comme s’il n’y en avait pas assez !
« Le changement c’est maintenant » que disait Hollande, il avait oublié de dire dans la continuité, qu’il continuerait à faire des cadeaux à la finance et au MEDEF, qu’il continuerait la politique d’austérité et de nous plonger dans la précarité.
En effet, d’abord l’APL (aide personnalisée au logement) pour les étudiants on entend ici et là, qu’elle sera supprimée pour celles et ceux qui ne sont pas boursiers. Bien évidemment, nos dirigeants démentent, mais nous savons qu’il n’y a jamais de fumée sans feu.
Puis voilà le grand GATTAZ qui propose un SMIC pour les jeunes, un SMIC moins important, un SMIC transitoire qu’il dit. D’abord pour quoi ? Les jeunes n’auraient-ils pas ce droit de vivre décemment ? N’auraient-ils pas ce droit pour un travail égal de percevoir la même chose que les moins jeunes ?
Et puis le transitoire on a déjà donné, il se transforme toujours en définitive.
Ensuite, le GATTAZ le patron des patrons, sait-il que le SMIC n’est que de 1 445,38 € brut ? Et qu’avec cette somme quand tu as payé ton loyer, tes énergies, que tu te sois nourri il ne te reste que les yeux pour pleurer !
Voilà des gens qui touchent des sommes extravagantes qui se permettent de nous dire qu’il nous faut encore et encore serrer la ceinture.
Et ils se prennent au sérieux, il faut voir avec quel aplomb ils sortent ce genre de propos !
Le 12 avril, nous avons dit que cela suffit, nous avons marché contre l’austérité et la précarité, nous étions 100 000 et apparemment cela n’a pas suffi, allons-nous en rester là ? Allons-nous, encore subir de ces gens qui ne connaissent pas la misère ? Allons-nous, nous laisser faire ?
Cela suffit ! Il y en a marre ! Ce sont des baffes qu’il faut leur donner, des coups et réagir et agir vite, très vite, car ZOLA n’est pas loin ! L’esclavagisme est de retour, on y arrive doucement, mais sûrement !
Depuis des années, de nombreuses années, que je fais partie de celles et ceux qui dénoncent et qui dénoncent non pas seulement pour dénoncer, mais pour informer qu’il est possible de faire autrement, qu’il est possible de partager toute cette richesse qui aujourd’hui se répartit parmi une élite. Qu’une minorité vit dans l’oisiveté et que la majorité que nous représentons vit dans la misère. Cela fait des années que nous le disons et d’autres avant nous au péril de leur vie ont lutté pour nous donner une vie plus convenable, allons-nous gommer sans rien faire toutes ces luttes qui nous ont donné des acquis ?
Arrêtez d’écouter tous ces médias qui ne sont que des chiens de garde du pouvoir. Ayez le sens de l’écoute et de l’information, elle est diverse aujourd’hui et nous permet de savoir les choses, il suffit pour cela d’aller sur la toile pour connaître les vérités.
Nous ne sommes que des militants, des femmes et des hommes comme vous, mais nous savons aussi qu’il est possible de faire autrement, nous savons que nous n’avons pas le droit de laisser faire ne serait-ce, que pour notre avenir, nos enfants et nos petits-enfants. Essayez pour une fois de nous faire confiance, rejoignez-nous, vous n’avez plus rien à perdre seulement à gagner !
C’est ENSEMBLE, rassemblé que nous y arriverons, et nous pouvons y arriver, il suffit de le vouloir. Alors, sois des nôtres, rejoins-nous, lutte pour garder toute ta dignité d’être humain, lutte pour que ta vie ne soit pas un enfer, lutte et résiste face à ces attaques d’un autre temps, lutte pour que demain l’humain soit la priorité, pour que demain tu puisses mourir tranquille en sachant que tu as fait ce qu’il fallait faire pour que tes enfants puissent vivre décemment.
Liberté, égalité, fraternité, solidarité, laïcité, accessibilité poing fermé et levé.

Pour beaucoup, les mots n’ont été que des mots et ne sont restés que des mots, rien n’a été fait pour que ces mots deviennent réellement des actes.

MOI_pRÉVOLUTION !!!
Bonjour et bises à toutes et tous mes amis (es),
Si la météo joue au yo-yo avec des températures de moins 40 aux USA et de plus 40 en Australie, la politique joue le même jeu, mais laisse rarement monter le yo-yo.
Cette semaine a été riche en événements notamment en France. Lors de sa dernière conférence de presse, François Hollande annonce fièrement qu’il est social-démocrate. Mais ça nous le savions déjà ! Ce n’est pas une annonce et ni un scoop, c’est une confirmation !
Depuis des années, les pouvoirs en place rognent continuellement sur les acquis durement gagnés par la classe laborieuse de notre pays. Il y a même des femmes et des hommes qui sont morts pour obtenir ces acquis.
Hollande fait mieux, il va plus loin, il s’attaque à la solidarité nationale mise en place par le Conseil National de la Résistance. Il s’est pacsé avec le MEDEF et lui fait cadeau des cotisations familiales patronales pour 30 milliards d’euros. Ambroise Croizat doit jouer de la toupie dans sa tombe.
Cadeaux et toujours cadeaux aux riches !

Mais cela n’est pas tout, il s’attaque également à la démocratie locale de notre pays, il veut réduire les régions et les départements, ce dont la droite rêve depuis des décennies, Hollande le réalise.
Pendant la campagne de la présidentielle en 2012, ce même Hollande déclarait au Bourget que son premier adversaire était la finance. Heureusement, car s’il avait été le dernier bonjour les dégâts !
Un monde où la classe politique joue au yo-yo avec le peuple n’est plus digne d’être un monde, une société, cela devient du n’importe quoi et il faudrait encore lui faire confiance.
Après le Marquis de Sade, le Marquis Hollande.
Il est l’heure que les peuples réagissent et agissent en conséquence, car sans résistance, qu’allons-nous atteindre ?
Tout cela donne des frissons dans le dos quand il s’agit d’envisager l’avenir. Que vont devenir nos enfants et nos petits enfants ?
Quand on voit aujourd’hui qu’aux USA, pour pouvoir se soigner, des tombolas sont mises en places avec des lots donnant droit à des soins gratuits parce que le peuple américain ne peut dignement se soigner, il y a de quoi s’inquiéter !
D’autant, que tout ce qui se traduit en Europe provient des USA.
Ce qui est invraisemblable, c’est l’inertie de celles et ceux qui critiquent les politiques mises en place, une manifestation par-là, une autre par-ci, et rien ne change, pire cela s’aggrave d’annonce en annonce.
Est-ce que les peuples ne seraient pas près ? Est-ce que nous ne saurions pas encore assez dans la mélasse pour continuer à jouer à la toupie ?
N’aurions-nous pas ce rôle à démontrer qu’il est possible de faire autrement ? Non ! On préfère se chamailler sur des places, des logos, des partenariats, des alliances, ou je ne sais quoi encore. Tergiverser, cela suffit !
Nous nous devons prendre des décisions afin de mettre un arrêt à toutes ces mesures qui nous enfoncent de plus en plus. Et si nos dirigeants n’en sont pas capables, alors c’est à nous de faire, mais de faire du concret, en y mettant nos égos de côté et en gardant nos convictions, car tout ce qui est fait aujourd’hui est fait sans valeurs, sans certitudes, seulement au nom de l’argent, des bénéfices et de la compétitivité.
Voulons-nous réellement revenir à l’époque de Germinal ? Car nous en sommes sur la bonne voie !
Cadeaux au patronat, cadeaux aux banques alors que ce sont ceux-ci qui ont fait que nous sommes en crise.
On a beau faire des cadeaux aux patrons, même s’ils sont bénéficiaires ils licencient et sans vergogne, car des cadeaux ils ont en déjà obtenu et pas des moindres. Il n’y a qu’à entendre les propos suite à l’annonce de ce de pacte de responsabilité, les patrons disent ouvertement que cette baisse des charges va profiter à la trésorerie et non à l’embauche.
Les banques ont plongé le monde dans une crise sans précédent et les gouvernements les aides au lieu de les nationaliser. Et ces mêmes banques aujourd’hui taxent de plus en plus leurs clients, ne prêtent plus, et les petites entreprises qui ne bénéficient d’aucune aide, et qui emploient plus que le MEDEF disparaissent une après l’autre.
C’est la réalité !
Je suis communiste depuis des décennies et fier de l’être, car mon parti a toujours été présent quand il a fallu défendre l’opprimé. Aujourd’hui, j’avoue avoir du mal à m’y retrouver, d’un parti révolutionnaire nous en sommes devenus un parti de compromis, un parti d’alliance et tout cela au nom d’une place au détriment d’une réelle lutte de classe. Car cette lutte est de plus en plus présente dans ce monde sans partage.
On critique, on manifeste, et quand il y a élection on fait avec, comment voulez-vous faire bouger le peuple dans ces conditions ? C’est d’une force de gauche bien à gauche que nous avons besoin, nous avons déjà créé un outil avec le Front de gauche, pourquoi aujourd’hui ne pas s'en servir ? Et cela vaut également pour toutes les composantes de cet instrument. Quand je vois les noms qui figurent sur la liste de soutien à Hidalgo à Paris, il y a de quoi se demander si dans notre pays, les convictions et les valeurs ont encore leurs places. C’est de gerber que nous avons envie aujourd’hui ! Vomir, car pour beaucoup, les mots n’ont été que des mots et ne sont restés que des mots, rien n’a été fait pour que ces mots deviennent réellement des actes.
Liberté, égalité, fraternité, solidarité, laïcité, poing fermé et levé.

Du concret OUI ! IL est social-démocrate voir libéral, enfin si vous ne le saviez pas, aujourd’hui vous en êtes certains. Le billet du jour…

MOI_pRÉVOLUTION !!!
Bonjour et bises à toutes et tous mes amis (es),
Hier a été un grand jour, un grand moment pour notre pays, François Hollande nous a retenus plus de deux heures, plus de deux heures pour souligner qu’il n’était pas cet homme de gauche que le peuple de gauche a élu en mai 2012.
Enfin celles et ceux qui en doutaient, aujourd’hui en sont persuadés.
C’est déjà une bonne chose. Il a tenu un discours contraire à ce qu’il avait tenu au Bourget lors de la présidentielle. Rappelez-vous : « mon adversaire est le monde de la finance ».
Il a commencé en rappelant son idée qu’il avait soumise aux Françaises et aux Français lors de ses vœux pour 2014, à savoir son pacte de responsabilité, un pacte qui ressemble comme un frère jumeau à ce pacte de confiance demandé par le MEDEF.
En passant, soulignons quand même que ce gouvernement et leur allié le MEDEF ne se satisfont plus de grignoter sur les acquis durement gagnés par les luttes, mais maintenant ils commencent à détricoter ce que le Conseil National de la Résistance avait mis sur pied s’agissant de la solidarité nationale.
Un homme qui se disait de gauche et qui aujourd’hui bafoue sans complexes ce qui a fait de notre pays un exemple. Nous savons aujourd’hui qui est réellement François Hollande. Non pas l’adversaire du monde financier, mais celui du peuple.
Ce n’est pas un pacte de responsabilité, mais bien le contraire qu’il propose, un pacte d’irresponsabilité, il emploie les mêmes façons que les terroristes, il dynamite en règle notre modèle social et républicain.
Après avoir tenu ses propos, les questions ont fusé, il a répondu sans gêne, sans complexes alors qu’il démontrait qu’il avait trahi le peuple de France.
Au sujet de la ou plutôt de sa vie privée, il a dit : « il y a des préoccupations qui m’habitent » aller savoir ce qu’il voulait vraiment dire en disant « m’habite » !
Une journaliste a employé ce mot de tâtonner, en fait François Hollande a reconnu qu’il n’avait pas mesuré l’ampleur de cette crise, eh oui ! Il a peut-être tâtonné, mais pas ce qu’il fallait n’est-ce pas !
Concernant une question sur le pacte de responsabilité, il a répondu que les entreprises peuvent et doivent créer des emplois, c’est tellement vrai qu’aujourd’hui celles qui font des bénéfices, licencient. Elles préfèrent de loin distribuer aux actionnaires.
Au sujet de Dieudonné ou de ce Dieudamné, il soulignait que la France est un tout, que nous ne pouvions pas admettre les propos racistes, xénophobes et antisémites. Qu’il fallait continuellement faire la chasse à ces gens qui les propulsent. Que tous les citoyens devaient être protégés. Rien à dire, sauf qu’il faut quand même se demander si les Roms ne sont pas des citoyens ? En 2013, leurs expulsions ont doublé.
Sur les impôts, d’un air très grave, il a dit : « je ne veux pas que les impôts des ménages augmentent », MENTEUR et encore MENTEUR, aujourd’hui même les personnes âgées de 90 ans payent des impôts. Peut-être a-t’il voulut dire qu’il ne voulait plus qu’ils augmentent, car ils avaient assez augmenté comme cela, allez savoir !
Suite à une autre demande où il était question de son changement de style, etc… Etc… François Hollande répondait qu’il fallait être responsable et tenir compte de la réalité, en clair le changement ce n’est pas encore pour maintenant, il continue sur la même voie, vous en doutiez ? Eh bien ! Maintenant, vous en êtes sûr.
Alors là j’ai ri, et bien ri, quand on lui a posé la question suivante : « qu’est-ce qui vous différencie de votre prédécesseur ? » Réponse : « il n’a pas fait ! » Fait quoi ? Et Hollande a fait, a fait ce que Sarkozy rêvait de faire. Pas belle la vie ?
Qu’est-ce qu’une politique progressiste lui a t'on demandait ! Réponse : c’est ce que ne nomme pas François Hollande, l’humain d’abord ! Place au peuple ! Ne rien lâcher ! Tout pour le patronat et la finance, si cela est progressiste, je veux bien rentrer dans les ordres et rejoindre l’autre François celui qui va lui faire le coup du père François quand il recevra notre François.
Le clou a été lorsqu’ont été abordé les problèmes internationaux et en l’occurrence notre participation armée au Mali et au Centrafrique, il nous a dévoilé un secret, oui un secret, vous avez bien lu, un secret concernant la Syrie. La France aurait pu intervenir seule. Il a dit : « L’enjeu est que la France reste une grande puissance. » Tu parles d’une grande puissance, 5 millions de chômeurs, des milliers et des milliers de repas servis aux restos du cœur, de plus en plus de pauvres, des inégalités qui ne cessent de se creuser, etc… Etc… Est-ce cela être une grande puissance ?
Comme dirait un ami, « bon alors notre Président vient de nous dire qu'il fallait continuer avec les vases communicants : prendre dans nos poches et remplir celles des patrons. Le CAC 40 en 2013 : + 18%, en 2012 : + 15,2%. Nous des milliers d'emplois en moins, les minimas sociaux toujours au minimum, nos impôts toujours au maximum et ce n'est pas fini. Il vient de leur supprimer les charges pour les familles. Donc, qui va combler ? Qui va être plus pauvre ? Qui va avoir plus de dividendes. Les mêmes ! Donc le principe des vases communicants va perdurer.
Eh oui ! Cela va perdurer et apparemment les syndicats suite à cette conférence de presse ne demandent que des garanties.
Non ! Et encore non !
Ce ne sont pas des garanties qu’il nous faut, aujourd’hui il nous faut réagir et agir, résister, ne rien lâcher, lutter contre toutes ces mesures qui nous seront néfastes et qui préparent un avenir ou les ceintures n’ont pas fini de nous serrer la taille.
Du concret OUI ! IL est social-démocrate voir libéral, enfin si vous ne le saviez pas, aujourd’hui vous en êtes certains.
Tu pousses le bouchon un peu trop loin FRANÇOIS !
Liberté, égalité, fraternité, solidarité, laïcité, poing fermé et levé.

Les retraites dorées des patrons du CAC 40

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En piochant dans les résultats 
financiers des groupes du CAC 40, les scandales sur les retraites chapeaux et les indemnités de départ sont monnaie courante. Le système est rodé afin d’inciter les dirigeants à contenter les actionnaires.
Avec 2 millions par an de retraite provisionnés pour Franck Riboud par le groupe Danone, près de 48 000 euros versés par mois à Thierry Desmarest, ancien patron de Total… Les 21 millions d’euros mis de côté par PSA pour son PDG sur le départ, Philippe Varin, ne sont pas une erreur de casting. Un système élaboré de rentes, d’indemnités et de privilèges existe au sein du CAC 40. Il vise à inciter ses dirigeants à tout faire pour que leur groupe crache le maximum de dividendes pour les actionnaires.
Total fonctionne à robinet ouvert
Franck Riboud, PDG du géant mondial du yaourt, devance tous ses confrères du CAC. S’il était remplacé au débotté à la tête du groupe, il pourrait avoir droit, selon les dispositions adoptées par l’entreprise et ratifiées en assemblée générale, à une indemnité de départ, certes soumise à des conditions de performance, mais qui pourrait aller jusqu’à 6 millions. Par ailleurs, lors de son départ en retraite, il pourrait percevoir une retraite chapeau annuelle de l’ordre de 2 millions d’euros !
Au 31 décembre 2012, la part du montant total de l’engagement du Groupe Danone au titre des retraites des dirigeants de l’entreprise est de 64,9 millions d’euros, équivalant à plus de 2 % de la totalité des salaires versés par le groupe en 2012.
La retraite chapeau n’est ni un parachute doré ni une indemnité de départ. Réservée aux cadres dirigeants des entreprises, elle est versée en complément de la retraite légale, sous forme de rente pendant la durée de la retraite du bénéficiaire, pour permettre à ce dernier de préserver un niveau de vie pas trop différent du sien pendant son activité. La rente du PDG est en général calculée sur la base de ses trois derniers salaires (primes comprises) quand le commun des salariés doit, lui, produire ses 25 meilleures années. Les salariés versent des cotisations pour leur retraite, pas les PDG qui encaissent sans payer.
Le code de bonne conduite Afep-Medef, refondu en juin 2013, recommande pour sa part de plafonner les retraites supplémentaires à 45 % du revenu de référence, ce qui fait déjà beaucoup. Mais, évidemment, ce texte, pourtant pas très rigoureux, n’a rien de contraignant.
Le groupe Total fonctionne lui aussi à robinet ouvert. C’est ainsi que Thierry Desmarest, PDG du groupe jusqu’en 2012, a pu bénéficier d’une retraite de 575 290 euros par an, soit 47 941 euros par mois. Christophe de Margerie, qui lui a succédé, aura droit au moment de son départ en retraite à une indemnité de 810 250 euros et à une pension annuelle pouvant aller de 755 477,10 à 1 366 405,60 euros par an (soit de 62 956,43 à 113 867,12 euros par mois).
Dans les rapports financiers annuels
Pour Henri de Castries, président du directoire de chez Axa, l’indemnité de départ pourrait aller jusqu’à 4 540 306 euros. Par ailleurs, les cadres dirigeants d’Axa bénéficient d’un régime de retraite supplémentaire qui s’ajoute à celui des salariés « normaux ».
Ce sont là quelques exemples piochés au hasard de la consultation de rapports financiers annuels publiés par les cracks du CAC et qui n’ont rien d’une nouveauté. Avant même les révélations sur la retraite chapeau de Philippe Varin, PDG de Peugeot, les scandales sur les indemnités de départ astronomiques, les rentes viagères mirobolantes et les rémunérations extraordinaires versées par les grands groupes du CAC 40 à leurs dirigeants ont été nombreux.
On se souvient notamment que l’ancien PDG de Carrefour, Lars Olofsson, demeuré seulement un an à la tête du groupe, avait perçu une indemnité de départ de 1,5 million d’euros. Que Maurice Lévy, du groupe Publicis, alors président du lobby des grandes entreprises privées, avait eu droit à un bonus de 16 millions d’euros.
Comment expliquer une telle gabegie ? Les rémunérations versées, les avantages accordés à ces dirigeants sont le plus souvent sous condition. Pour toucher le maximum, ils doivent impulser une gestion de leur groupe permettant de dégager la rentabilité financière la plus élevée, une masse de dividendes suffisamment importante pour satisfaire la cupidité des gros actionnaires.

Retraite moyenne à 1 547 euros. Des dizaines de millions d’euros que touchent les patrons 
du CAC 40 à l’heure de la retraite, les salariés lambda 
sont loin du compte quand sonne la fin de leur carrière. 
Aussi, d’après une étude de l’Insee datant du 24 avril 2013, 
le niveau de vie annuel médian des Français âgés de 65 ans 
et plus s’élèverait, à 18 560 euros (1 547 euros par mois). 
Les femmes sont particulièrement désavantagées. 
Fin 2012, le revenu moyen d’une femme à la retraite 
(de 65 ans et plus) et ayant eu une carrière complète atteignait péniblement les 1 196 euros ; pour celles qui ont eu une vie professionnelle avec des arrêts, cette moyenne baisse 
à 777 euros par mois. Les hommes s’en tirent mieux avec 
une moyenne de 1 790 euros par mois pour des carrières complètes, contre 1 489 euros pour les autres.

Marche pour la révolution fiscale à Paris

front-de-gauche-6Le Front de gauche appelle à une marche le 1er décembre
Contre l’injustice fiscale et sociale, le Front de gauche appelle à une grande marche le dimanche 1er décembre à Paris pour une révolution fiscale, la taxation du capital et l’annulation de la hausse de la TVA. Cette marche se dirigera vers le « portique » de Bercy, symbole de la politique du gouvernement Ayrault plus favorable au Medef et à la finance qu’aux salariés et à la grande masse de la population.
Cette manifestation aura lieu au moment du vote du budget d’austérité auquel nous nous opposons. Cette politique continue à entraîner le pays dans la stagnation économique, elle amène toujours plus de chômage et de licenciements. Après Sarkozy, elle aggrave l’injustice fiscale en augmentant les impôts pour la grande majorité de la population tout en multipliant les cadeaux au patronat et en continuant la destruction des services publics et de la
protection sociale. C’est inacceptable et cela bafoue le principe républicain d’un impôt juste. La hausse de la TVA prévue le 1er janvier en est l’exemple le plus scandaleux puisque prévue pour pallier une partie des 20 MDS d’Euros accordés au patronat sans aucune conditionnalité. C’est pourquoi nous exigeons son annulation immédiate.
La colère populaire contre les conséquences de l’austérité est juste et légitime. La droite, le Medef, l’extrême droite essaient aujourd’hui de la dévoyer. Leurs objectifs n’ont rien à voir avec les intérêts du peuple : il ne faut pas les laisser faire.
C’est pourquoi le Front de gauche conçoit cette initiative comme la plus ouverte possible. Il appelle en conséquence tous ceux et celles, organisations et personnalités, qui refusent cette politique socialement et écologiquement désastreuse à prendre des initiatives localement et à faire de cette marche la leur. Nous sommes donc disponibles à la préparer ensemble.
Il est temps pour ceux qui ont voulu la défaite de Nicolas Sarkozy et enragent de voir sa politique continuer à être appliquée, de se mobiliser le plus largement possible dans l’unité.

Ne laissons pas les mots rester des mots, notre peuple a besoin d’actes, d’actes forts. Le billet du jour.

MOI_pR E V O L U T I O N !!!!!
Bonjour et bises à toutes et tous mes amis (es),
Ça promet !
À vouloir jouer avec les électeurs, bonjour le résultat de la gauche aux prochaines municipales.
Brignoles, élection cantonale partielle, la gauche ne figure même pas au deuxième tour, ce sera un combat à droite UMP contre FN.
Le candidat communiste soutenu par le PS n’obtient que 14,60 % des voix et le candidat écolo 8,9 %.
Encore une fois, la mise en place du front républicain oblige, les électrices et les électeurs de gauche se voient dans l’obligation de voter pour un UMP afin de battre le candidat FN qui additionne 40,40 % des voix au premier tour.
Et pourquoi ? Ne prenons pas les gens pour des imbéciles, depuis l’avènement de Hollande et du PS au pouvoir en mai 2012, ceux-ci appliquent ce que Sarkozy n’avait pu faire aboutir.
Politique d’austérité, cadeaux au MEDEF, le chômage qui ne cesse de grandir, la pauvreté s’installe sous un gouvernement de gauche. 
Et chez nous, on se déchire, le PCF continue à vouloir composer avec le PS et le PG avec EELV les verts.
Quand ? Oui, quand ? comprendrons-nous que de faire de la politique, ce n’est pas jouer, ce n’est pas fricoter avec celles et ceux qui ne pensent pas comme nous, que nous devons redevenir nous, un parti révolutionnaire, un parti de gauche, de la vraie gauche.
Le Front de gauche, qui réunit toutes les composantes de cette gauche, cette gauche à gauche de cette gauche qui est aujourd’hui à droite doit continuer le combat qu’il a mené lors de la dernière présidentielle. Rassembler toutes celles et ceux qui ont réellement cette volonté de faire barrage à la droite, à l’extrême droite, sans équivoque possible. De mettre une politique réellement basée sur l’humain d’abord et de laisser la place au peuple, la place qu’il mérite. Ce n’est que si nous sommes nous, que nous démontrerons qu’il est réellement possible de faire autrement, que nous attirerons les foules.
Critiquer la politique du gouvernement, manifester contre les mesures allant à l’encontre du bien-être du peuple et se rallier ensuite avec celles et ceux qui pratiquent cette politique n’est pas la réponse qu’attendent les Françaises et les Français. Il nous faut faire la différence, démontrer que nous ne sommes pas les mêmes, que nous sommes capables non seulement de rassembler, mais aussi d’appliquer une autre politique.
Notre discours change à chaque élection, une fois nous sommes Front de gauche et une autre, nous faisons avec le PS. Comment voulez-vous que le peuple s’y retrouve.
La Marine a toujours les mêmes propos et cela depuis des années. Même si ceux-ci sonnent faux, même si ceux-ci sont racistes, même si ceux-ci nous rappellent une histoire que nous ne souhaitons pas revivre, ils sont toujours les mêmes, sa ligne est restée la même. Cela prend chez les gens, et la preuve est cette élection de ce dimanche sans compter tous les sondages qui annoncent une montée vertigineuse de ce parti haineux, ce parti qui fera certainement pire que la droite et le PS d’aujourd’hui.
Nous, on se bagarre non plus pour la lutte des classes, mais pour la lutte des places.
Certes, être dedans est mieux qu’être dehors, avoir des élus qui nous représentent est mieux que de ne pas en avoir, mais faut-il pour cela continuer à se rallier avec le diable ?
Ne serions-nous pas capables pour une fois de dire non à toutes ces « mamailles politiciennes » qui ne font que nous faire perdre. Perdre des élections et notre notoriété, perdre notre âme au nom de notre présence dans ces instances qui aujourd’hui tuent le peuple.
J’entends et je lis ici et là qu’il faut garder nos élus, voire en gagner pour faire barrage à cette politique austéritaire qui fait des ravages dans la population, des propos auxquels bien évidemment j’adhère, mais ce n’est pas en se ralliant avec ceux qui pratiquent cette politique que nous allons garder ou gagner des élus, nous allons en perdre, nous allons disparaître.
Nous avons manifesté pour une 6ème république, car nous savons qu’aujourd’hui il faut changer, tout changer et changer profondément les méthodes. Alors, pourquoi ne pas profiter de ces échéances qui s’approchent à grands pas pour démontrer notre sincérité, notre réelle volonté de voir les choses changer ? Pourquoi ne pas affirmer que nous ne sommes pas comme les autres ? Au nom de quoi, sacrifierons-nous tout un peuple pour une question de place ? Nous avons un programme, nous avons envie, la volonté, la différence alors, soyons pour une fois NOUS et rien que NOUS.
Je suis de gauche et bien à gauche et je n’ai pas envie à chaque fois de voter UMP, je veux voter pour des candidats de gauche et bien à gauche. Faisons que les conditions soient celles-ci et pas celles que nous ne souhaitons pas assumer.
Camarades et amis (es) ce n’est ni Pierre Laurent ni Jean-Luc Mélenchon qui doivent nous dicter la conduite à tenir. C’est nous, les militants qui doivent faire pression pour qu’enfin notre rassemblement soit un réel rassemblement pour démontrer notre différence, pour démontrer notre volonté de vivre dignement avec une politique qui soit réellement basée sur l’humain d’abord et la place au peuple, ne laissons pas les mots rester des mots, notre peuple a besoin d’actes, d’actes forts.
Liberté, égalité, fraternité, solidarité, laïcité et poing fermé et levé.

Pierre Gattaz veut faire de la France un paradis fiscal

2013-07-16gattazLe nouveau président du Medef a appelé ce lundi François Hollande à « réduire le coût du travail et les prélèvements obligatoires » pour faire de la France « un paradis fiscal ».
Pour son premier déplacement officiel à la tête du Medef, le successeur de Laurence Parisot annonce la couleur. Réagissant à l'intervention du 14 juillet de François Hollande, Pierre Gattaz estime que la réduction du coût du travail alliée à la baisse drastique des impôts, sont la seule recette contre la crise économique. Il s'agit selon lui, « d'une urgence absolue, car nous continuons de détruire 1.000 emplois par jour, 15.000 entreprises ont déposé le bilan depuis le début de l'année, nous sommes en récession et il ne faut pas minimiser la crise ».
Cri d'alarme
Face à la confiance affichée par le président de la République sur la sortie de crise de la France, Pierre Gattaz joue la surenchère en lançant un « cri d'alarme ». « J'ai entendu le président de la République. Il m'a fait un peu peur, d'une part en annonçant une sortie de crise que je ne vois pas personnellement. Nous voyons toujours des entrepreneurs très angoissés avec des carnets de commande très faibles. J'ai aussi compris qu'il risquait d'y avoir des augmentations d'impôts, ce qui nous fait extrêmement peur. Nous avons déjà des taxes et des charges extrêmement élevées, ce qui fait que nos entreprises n'ont plus les moyens d'investir, d'innover, d'embaucher", a poursuivi le patron des patrons, estimant que toute nouvelle hausse "risque de les couler, d'où ce cri d'alarme ».
Ce cri d'alarme est certes théâtral. Mais si elles étaient adoptées, les effets des mesures préconisées par Pierre Gattaz ne seraient pas du cinéma pour les salariés et les usagers des services publics. En cognant sur le «coût du travail», le patron des patrons espère arracher un transfert de 25 milliards du financement de la protection sociale vers la fiscalité, avec une augmentation de 3 points de la TVA, ainsi qu’une baisse équivalente des dépenses publiques. Soit un nouveau sacré coup de pouce, après les 20 milliards de cadeaux déjà accordés via le crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE).

OUPS ! Le Député de la 3ème circonscription de Meurthe-et-Moselle (Christian ECKERT-PS) a voté POUR !

513_communistes-36Voici la liste des députés qui ont votés contre l'ANI ou qui se sont abstenus.
Merci aux députés du Front de Gauche qui ont voté contre le projet de loi sur la flexibilté: François Asensi, Huguette Bello, Alain Bocquet, Marie-George Buffet, Jean-Jacques Candelier, Patrice Carvalho, Gaby Charroux, André Chassaigne, Marc Dolez, Jacqueline Fraysse, Alfred Marie-Jeanne, Jean-Philippe Nilor, Nicolas Sansu.
Merci aux 6 deputés PS qui ont fait de même : Pascale Boistard, Kheira Bouziane-Laroussi, Marie-Anne Chapdelaine, René Dosière, Christophe Léonard, Stéphane Travert
Les députés EELV se sont abstenus ainsi que 35 députés PS.
Nous saurons nous souvenir où sont les traîtres

Que l'on se comprenne bien, ce n'est pas de la délation, mais malheureusement un constat !
Nous militants Front de gauche avons appelés à voter pour Hollande et ces députés PS et aujourd'hui ils font comme s'ils étaient tout seuls.
Écouter la voix du Peuple, de votre politique de droite, le peuple n'en veut pas !
Mais où avez-vous mis vos convictions sois disant de gauche ?

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