Rapport Abbé Pierre : “Nous n’accepterons jamais le scandale”

triste-anniversaire-appel-abbe-1« Ce qu'il y a de scandaleux dans le scandale c'est qu'on s'y habitue » a écrit Simone de Beauvoir. Cette maxime prend toute sa résonance en ce jour de publication du rapport annuel de la Fondation Abbé Pierre. Chaque année l'association tire la sonnette d'alarme en dénonçant le caractère inquiétant et structurel de la crise du logement dans notre pays. Chaque année elle avance des propositions qui sont aussitôt remisées au placard par les gouvernements en place sous le poids des lobbys et des injonctions d'austérité. Pourtant les chiffres sont alarmants : 3,5 millions de mal-logés, 1,8 millions de personnes en attente d'un logement, multiplication des bidonvilles.

Mal-logement, asphyxie des structures d'hébergement, explosion de la précarité… les maux sont connus, les solutions aussi. Nous n'accepterons jamais le scandale. Il faut investir massivement dans le logement social, revenir sur les milliards d'euros de niches fiscales qui nourrissent la spéculation immobilière, rendre plus contraignante la loi SRU et aider les maires bâtisseurs. Encadrer les loyers et assurer le financement des structures d'hébergement d'urgence. Il faut instaurer un service public du logement et relancer la construction pour atteindre 500 000 logements nouveaux par an. Cette ambition est tout à fait réalisable, elle est au cœur du projet politique que nous portons pour le rassemblement à gauche.

Réagir et agir est une façon comme une autre de dire non, de savoir dire non. Le billet du jour.

MOI_pR E V O L U T I O N !!!
Bonjour et bises à toutes et tous mes amis (es),
Allé les filles, allé les gars, on se réveille, pas de soleil, mais une envie d’être en éveil.
La vie n’est responsable de rien, elle nous laisse le choix, le choix de bien faire ou de mal faire, le choix de nous laisser faire ou le choix de réagir et d’agir, à partir de ce constat, nous sommes les responsables.
Responsable, de toute cette misère qui peu à peu a pris le dessus du bien-être.
Responsable de toutes ces maladies qui ont pris le dessus sur le remède.
Responsable de toutes ces guerres qui ont pris le dessus sur un monde de paix.
Responsable de toute cette immigration qui a pris le dessus sur le départ de tous ces gens qui essaient de s’évader du mal, de l’autoritarisme, de la dictature de ces hommes qui sont friands de la déportation.
Responsable de cette société où les mots ne sont restés que des mots.
Tiens, tu connais Fraternité ? Ce mot qui te demande de vivre comme des frères et sœurs, car si tu regardes l’autre que vois-tu comme différence à part sa couleur de peau, sa culture qui n’est pas la même que la tienne, sa religion ? À part cela, l’autre a une tête, un corps et des membres, comme toi.
Connais-tu le mot Liberté ? Ce mot qui dit que tu dois être libre de faire, libre de penser et de dire, libre de choisir, libre d’accepter ou de ne pas admettre, ce mot, nous l’avons oublié, aujourd’hui tout nous est imposé.
Connais-tu le mot Égalité ? Ce mot qui veut dire le contraire de différence, car les femmes et les hommes ne sont différents que parce que nous voulons qu’ils soient différents. Tout ce que font les humains se retrouve chez tous les humains. De manières différentes, mais pour la même finalité. Vivre, vivre libre et égal de l’autre.
Connais-tu le mot Solidarité ? Ce mot qui pour ma part est le regroupement de ces mots Liberté, Égalité et Fraternité. Aider, supporter, porter, suppléer, éduquer, soigner ne sont-ils pas les devoirs de tout à chacun ? Être solidaire, c’est se donner l’envie d’exister, d’être, de pouvoir construire ENSEMBLE.
Ces mots de Liberté, d’Égalité, de Fraternité et de Solidarité, nous les avons transformés, ils n’ont plus aucune connotation avec le pourquoi ils ont été prononcés.
Liberté s’est transformée en interdiction, censure, contrat, domination, rigueur, servilité, etc.
Égalité est devenue irrégularité, différence, diversité, supériorité, infériorité, etc.
Fraternité a été remplacée par la haine, l’inimitié, l’hostilité, la désunion et la mésintelligence.
Solidarité est devenue indépendance et individualisme.
Si l’homme un jour a choisi ces mots de Liberté, d’Égalité, de Fraternité et de Solidarité, c’était bien parce qu’il les pensait, parce qu’il le souhaitait, parce qu’il voulait d’un monde juste. Alors pourquoi l’homme a décidé de les transformer ? Pour le pouvoir ? L’argent ?
Et pourquoi l’a-t-on laissé faire ? Par peur ? Par inconscience ?
On remarque bien que de laisser-faire, on en arrive à des situations qui n’ont rien d’humain, et que la vie n’y est pour rien, c’est bien l’homme qui a créé la condition.
Il n’est pas trop tard, il n’est jamais trop tard pour corriger ce qui a été créé à un moment et qui a dévié. De quel droit des humains seraient supérieurs à d’autres humains ? Qui a prédit ce genre de différences ?
Ils ont pris le pouvoir, ils ont fait qu’aujourd’hui ces mots sont devenus des maux, à nous de soigner, de corriger et de revenir à la genèse de ces mots. Si nous ne le faisons pas, ce sera la fin de ce vocabulaire et les mots de Liberté, d’Égalité, de Fraternité et de Solidarité disparaîtront à jamais.
Pourquoi ne pas ajouter à nos façons de faire ces mots de courage, d’envie, de transformation, de réaction et d’agissement ? C’est de cela qu’il s’agit de vouloir se réattribuer ces pensées d’une fois, ces pensées qui avaient pour but de vivre dans une société où toutes et tous auraient eu sa place, rien que sa place.
Réagir et agir est une façon comme une autre de dire non, de savoir dire non.
De refuser le monde que certains veulent nous imposer.
Nous n'avons pas ce droit de nous dérober.
Liberté, égalité, fraternité, solidarité, laïcité, poing fermé et levé.

Le billet du jour : Eh oui ! Les mots ne doivent pas rester des mots, ils doivent devenir des actes, des gestes !!!

MOI_pIls disent, ils disent maintenant, ils disent encore, ils disent souvent, ils disent toujours, ils ne font que dire…. Alors que dire ? ET LES ACTES ! JAMAIS ?
Des mots ne resteront que des mots ! On les entendra, on les lira, mais après est-ce qu’on les constatera ?
Dire un mot pour un mot, vaut mieux rester muet ! Faire de ces mots des phrases pour des phrases autant ne rien écrire !
Les mots, ça suffit ! Les maux aussi d’ailleurs !
Passons aux actes, c’est plus plausible, tangible, et puis les actes ça se voit, ça se constate, et passer du mot à l’acte c’est faire preuve de courage NON ?
« Le changement c’est maintenant ! » Imaginez un seul instant que ces mots auraient été actés ! Depuis douze mois cela aurait changé, il n’y aurait pas de politique d’austérité, il n’y aurait pas notre peuple plongé dans la pauvreté, il n’y aurait pas ces ouvriers licenciés, il n’y aurait pas…. Il n’y aurait pas … Etc… Etc…
Les mots auraient pris une valeur sûre, ils n’auraient pas été prononcés pour rien, et enfin on aurait pu dire que les mots n’ont pas été que des mots et qu’enfin on pouvait soigner les maux.
Mais peut être qu’aujourd’hui les mots sont devenus des pots, des pots de chambre comme dans une période lointaine, période où on nous ramène !
Eh oui ! Les mots ne doivent pas rester des mots, ils doivent devenir des actes, des gestes, des choses que l’on peut enfin un jour constater, car si les mots restent des mots, pas la peine d’apprendre quoi que ce soit, l’ignorance suffit, car les mots, souvent n’ont pas le même sens tout en étant le même mot, c’est tout le problème de notre langage.
Fallait-il lire « le changement, c’est maintenant ?» pour « la gauche a changé, elle vire à droite, et bien à droite ? ».
Écrire et dire des mots ne sont pas des exercices faciles, alors pourquoi se compliquer la vie pour écrire et pour simplement écrire ou pour dire et pour simplement dire ?
Allé restons optimistes, le printemps arrive malgré que les Qataris l’aient acheté.
Et puis ayons ce courage d’employer aussi nos mots tel que « ça suffit », « stop », « assez », car si eux ils disent, si eux écrivent, NOUS, nous devons le crier haut et fort !

Le billet du jour : Encore des mots, toujours des mots, les mêmes mots, rien que des mots, des mots faciles…..

MOI_pDes mots, toujours des mots, des mots qui restent des mots ou des mots qui deviennent des faits.
Allez savoir ! Normalement les mots ne sont pas que des mots, ils représentent des faits ou ils le deviennent. Pour le devenir, il faut que ces mots soient forts et décrivent bien des actes.
Des mots forts, des mots qui font réfléchir, des mots qui appellent aux débats, des mots qui doivent faire comprendre que les mots peuvent aussi soigner les maux.
Des mots, un enchevêtrement de lettres, des lettres qui assemblées deviennent des mots, des mots à mots qui deviennent une phrase, une phrase pleine de mots.
Des mots qui font plaisir et des mots qui blessent, des mots d’amour et des mots de haine, des mots, oui toujours des mots.
Liberté, Égalité, Fraternité sont des mots, mais aussi des actes.
Liberté ! Qui ne rêve pas de liberté ? Ce mot qui fait rêver, pouvoir faire ce que l’on veut où l’on veut et comme on veut. Mais sommes-nous vraiment libre de penser, d’agir, de dire ?
Je ne le crois pas, pour dire, il ne suffit pas de dire, mais aussi de se faire entendre, et qui t’entend, tes amis(es), ta famille est-ce suffisant ?
Pour faire, il faut les moyens et aujourd’hui les moyens deviennent de plus en plus rares.
Agir, pour agir il faut être ensemble, car seul tu n’agis pas, tu essaies seulement de te faire entendre.
Petit tu es et personne ne t’entend.
Égalité, force est de constater, que l’égalité n’existe pas, bien au contraire aujourd’hui ce n’est plus ce mot qu’il faut employer, mais inégalités, car le fossé, que dis-je, le détroit se creuse de plus en plus.
Pourtant des mots disent que les hommes naissent égaux et que l’homme est l’égal de l’homme.
Et c’est l’homme qui fait que ces inégalités progressent, augmentent de plus en plus.
Fraternité, mais qu’est devenu ce mot ? Fraternité, oui Fraternité un mot qui en dit long sur ce que devrait être les actes pour l’accomplir. Partage, solidarité, aujourd’hui, on ne réparti plus, on est plus solidaire, on tue. On tue à petit feu.
Ces mots ont été écris par des hommes, pour le moment ils ne restent que des mots.
Et voilà que les mots ne restent que des mots, que ces mots qui devraient soigner des maux en provoquent de nouveaux.
Des nouveaux maux, mais aussi des nouveaux mots. Mondialisation, austérité, pauvreté, terroriste, et j’en passe et des meilleurs, et à l’Académie française chaque année en rajoute de nouveaux mots dans les dictionnaires. Des mots créés par notre jeunesse, meuf (fille), keuf (policier), vénère (colère), reum (mère), et on rajoute avant de faire de ces mots qui existent une réalité.
Le monde est-il qu’un seul mot ? Non ! Il représente bien quelque chose de grand, d’immense, d’imaginable et qu’avons-nous fait de ce mot ? Un mot plein de maux !
Moralité de cette histoire, est-ce que les mots doivent ne rester que des mots ? Ou les mots doivent-ils devenir des actes, des faits, des mots pour soigner des maux ?
Pour que les mots deviennent des actes, il faut obliger celle ou celui qui les prononce à les mettre en adéquation avec des actes, et l’obliger, c’est notre rôle de citoyenne et de citoyen.