Municipales : Le PCF marseillais choisit la « co-construction »

coppola_0Les militants ont approuvé une stratégie qui conduit le Front de gauche à prendre l’initiative d’une liste de « large rassemblement populaire », distincte de celle du PS.
Le choix des communistes marseillais a été franc et massif. Appelés à se prononcer sur leur stratégie en vue de l’élection municipale, 92,5 % des votants (pour 68 % de participation) ont voté « pour ». Pour une liste autonome du Front de gauche ? Non, car ce n’est pas en ces termes que la question était posée. Le bulletin de vote explicitait une démarche consistant à « ouvrir le chantier d’un large rassemblement populaire à tous ceux et celles qui aspirent à un vrai changement », à « lancer un appel aux Marseillaises et Marseillais » à « présenter un projet alternatif à la hauteur des besoins sociaux, des attentes démocratiques et des nécessités écologiques pour Marseille » et à « lancer la réflexion sur les critères qui permettront de travailler aux candidatures pour des listes qui refléteront cette démarche ».
Jean-Marc Coppola, chef de file des communistes, a explicité, hier, le sens de cette démarche : « Nous ne cherchons pas le rassemblement autour du Front de gauche, nous cherchons un rassemblement autour de projets. » Il a plaidé pour un « travail de co-construction » avec des collectifs citoyens, associations, syndicalistes. « Nous avons d’ailleurs engagé des rencontres pour examiner les convergences sur le projet ainsi que sur la constitution de listes », a-t-il ajouté. Aux assises du Front de gauche, le 28 septembre, des militants du Sursaut démocratique (rassemblant des « déçus » des Verts et du PS ainsi que des « alter » et des membres du Mouvement du 1er juin contre les violences dans les quartiers) avaient dit leur volonté de construire ensemble. Appel entendu, puisqu’il y aura bien à gauche une liste distincte de celle présentée par le PS.

Camarades communistes, partout en France votez comme nos camarades de Marseille, votez pour des listes à gauche du PS !

Pétition de soutien à la militante PG harcelée par l’extrême-droite

2013-09-20julie-del-papaPlus de 5000 personnes avaient signé ce vendredi midi cette pétition lancée sur le web par une plateforme progressiste à l'encontre des appels au viol et au meurtre envoyés à Julie Del Papa via Twitter.

Signez la pétition ici

Rappel des faits:
Twitter est devenu un réflexe pour beaucoup de militants. Donner ses impressions, de la Fête de l’Humanité à un conflit social, d’une manifestation à une réaction à un discours, est aujourd’hui monnaie courante. Julie Del Papa, samedi, a fait l’expérience que le réseau social peut parfois, aussi, se retourner contre ses abonnés. Violemment. La jeune femme, coresponsable de la commission écologie au Parti de gauche, a manifesté à Marseille contre la tenue, dans la ville, de l’université du FN. En chemin, elle tweete. Des photos, d’abord, puis des slogans scandés sur la manifestation ou écrits sur des banderoles.
Presque aussitôt, « sur le ton de la moquerie », précise la jeune femme jointe par téléphone, des inconnus tentent de minimiser la portée du rassemblement. Elle n’y prend pas garde. Ce n’est que le soir, en rentrant à son domicile, qu’elle constate qu’elle a été « snoodée », autrement dit, plusieurs centaines de personnes, visiblement dans la mouvance d’extrême droite, lui ont envoyé des centaines de messages, jusqu’à saturation de son compte.

Meeting FDG à Marseille : la droite veut-elle freiner la dynamique du Front de gauche? (Pierre Dharréville – PCF)

La mairie de Marseille a fait connaître son refus de permettre la tenue d’un meeting de campagne du Front de gauche avec Jean-Luc Mélenchon le 14 avril prochain sur les plages du Prado.
Depuis plus d’un mois, des discussions sont engagées pour trouver la meilleure solution à notre demande. De nombreuses possibilités ont été envisagées et au bout de ces discussions, les plages du Prado ont fini par apparaître comme étant la solution la plus adéquate en termes de sécurité, d’accès et d’espace.
Ce refus apparaît aux yeux de beaucoup comme une volonté de la droite de freiner la dynamique du Front de gauche parce que son projet remet radicalement en cause le système.
Ces derniers temps la droite a trop souvent considéré que Marseille était son terrain de jeux. Peut-être craint-elle cette image de Marseille populaire, rebelle, rassemblée ?
Ce que nous demandons est simple : un lieu pour accueillir dignement notre candidat et cette foule qui déjà s’impatiente. Aucune autre solution correspondant à notre demande ne nous a été faite. C’est pourquoi, en l’état, nous la maintenons parce qu’elle nous semble être la plus sérieuse. A moins que la Canebière soit disponible ?
Il y aura bien à Marseille le 14 avril prochain un grand rassemblement populaire du Front de gauche avec Jean-Luc Mélenchon.
J’ai écrit ce jour à monsieur Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille afin de lui faire part de notre disponibilité afin de trouver une solution.

Un employé de Monoprix mis à pied pour avoir récupéré six melons et deux salades

Un employé de Monoprix à Marseille a été mis à pied lundi et entendu par sa direction lors d'un entretien préalable à licenciement mercredi pour avoir tenté de sortir six melons et deux salades récupérés dans le conteneur à poubelles, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.
«Les faits constatés dans le magasin et reprochés à ce collaborateur sont contraires au règlement intérieur du magasin», a affirmé un porte-parole de l'enseigne.
Cet employé de 59 ans, père de six enfants et travaillant chez Monoprix depuis huit ans, «a été contrôlé à la sortie du magasin avec des melons et des salades», a-t-il ajouté, refusant de confirmer que ces fruits et légumes avaient été récupérés dans les poubelles du magasin.
Selon Avelino Carvalho, représentant CGT du Monoprix situé sur la Canebière, «il n'est pas sorti du magasin, il a récupéré dans le conteneur à poubelles des fruits et salades périmées». «Un cadre du magasin l'a vu faire et a demandé l'intervention des agents de sécurité», a-t-il ajouté.
«Que ce soit pris dans les poubelles ou dans le magasin, ce n'est pas autorisé sans avoir demandé au préalable une autorisation pour les prendre», a souligné le porte-parole de Monoprix.
«Quand il y a une infraction au règlement intérieur, il y a une mise à pied à titre conservatoire» qui «n'est pas une sanction» mais qui «vise à faire la lumière sur ce qui s'est passé», a-t-il ajouté, précisant que l'employé conservait son salaire, un élément mis en doute par le représentant CGT.
La décision sera signifiée à l'employé lundi matin après le respect du délai légal obligatoire.
«Une décision de sanction peut être prise mais elle n'est pas automatique et cette sanction est proportionnée à la gravité de l'agissement, ce qui veut dire que ce n'est pas parce que c'est un entretien préalable à licenciement que derrière il y a un licenciement», a-t-il précisé.
«Il y a tout une gamme de sanctions, ça peut être un avertissement, ça peut être une mise à pied disciplinaire [sans salaire, ndlr] de un à quatre jours», a-t-il détaillé.
«On est scandalisé par la disproportion totale entre le licenciement envisagé et ce qui s'est passé», a souligné M. Carvalho.
«Kader est vraiment abattu. Il est à deux ans de la retraite. Il a mis au courant sa femme et ses enfants au bout d'une semaine parce que c'est paru dans la presse», a-t-il ajouté.

Camarades, quand on en arrive à ce point,  la révolution citoyenne s'impose de plus en plus…
Quand on en arrive à ce point de non retour, les décisions et actions doivent être à la mesure de cette … démesure.

Appelons au boycott de cette enseigne.

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