Vive le déficit s’il est gouverné par le peuple et non par les marchés car le crédit est un bien public !

François Hollande n’a pas voté la loi sur la burqa, et pour cause, sous son voile de socialo présidentiable, son raisonnement est celui de la ménagère. Interviewé le 17 novembre sur « France-Inter », il ne s’oppose pas, même un peu, à la politique de soumission à Bruxelles.
En filigrane il n’a qu’une proposition: renforcer encore l’alliance avec l’Allemagne, celle-là même qui a écrasé ses syndicats et ses salaires, celle-là même qui a imposé le statut privé de la Banque centrale européenne, c’est-à-dire la soumission à la finance dont on a vu le comportement…
Hollande se propose de faire la politique… actuelle: la réduction des déficits, ce qui passe par le saccage de l’emploi. «Oui il faudra réduire les déficits. La dette sera transmis au président futur… car c’est une des façon de l’Etat de se débarrasser des marchés.. la meilleure façon c’est de maitriser la dette.. les agences de notation ne vont pas disparaître..».le journaliste, un Patrick Cohen amusé se moque: on peut dire que justement vous obéissez aux agences de notations !... Pour un fois Cohen tape juste.
Le déficit fiscal est un problème à traiter, insiste Hollande, promettant que le PS au pouvoir y travaillerait, ce qu’il justifie en disant: diminuer les déficits, c’est réduire la dépendance de l’Etat par rapport aux marchés financiers…

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Un plan au secours de l’Europe ou des marchés ?

Un mécanisme de soutien des finances publiques de 750 milliards d’euros. Une accélération des mesures d’austérité est annoncée. La BCE va racheter des titres de dettes. Le FMI est associé. Les Bourses s’envolent. Le besoin d’une véritable transformation de la construction européenne grandit.
Lundi, après les places asiatiques, les Bourses européennes se sont envolées : Wall Street a ouvert en hausse, l’euro a repris des couleurs face au dollar. Les taux des obligations d’État grecques à dix ans se sont sensiblement détendus. Ces réactions interviennent à la suite de la publication, par les ministres des Finances de la zone euro, dans la nuit de dimanche à lundi, de ce qu’ils ont appelé un "mécanisme de stabilisation européen". Ce dispositif est articulé autour de deux volets. En premier lieu, des prêts de la Commission européenne pouvant aller jusqu’à 60 milliards d’euros pour les pays de la zone euro en difficulté, accompagnés de contreparties sévères. A cette fin, la Commission empruntera sur les marchés. En second lieu, un système de prêts et garanties pouvant aller jusqu’à 440 milliards d’euros est mis sur pied. Une société spéciale empruntera sur les marchés avec une garantie apportée par les États de la zone euro proportionnellement à leur participation dans le capital de la Banque centrale européenne. La France apportera une garantie de 88 milliards d’euros qui, selon la ministre des Finances, n’alourdira la dette française que si elle est effectivement utilisée. Le FMI, pour sa part, pourrait apporter une participation supplémentaire de 250 milliards d’euros et ce "à travers ses lignes de crédit habituelles" selon le communiqué final des ministres.

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