Brésil : la mobilisation populaire exprime l’exigence de plus de changements

manifestations_bresilLes manifestations massives et populaires qui ont lieu au Brésil depuis quelques jours expriment les grandes contradictions et limites auxquelles est confronté le processus de transformation sociale en cours depuis une dizaine d'années.
Les progrès réalisés par les gouvernements de Luis Inacio da Silva et de Dilma Rousseff sont importants et non négligeables : des millions de personnes sorties de la pauvreté grâce à des programmes sociaux de grande envergure, hausse du salaire réel, accès pour les pauvres à l'énergie, et mise en place d'une politique active en faveur de la création d'emplois. Toutes ces avancées n'ont pas résolu les problèmes posés par un mode de développement propre au capitalisme néolibéral : un taux d'urbanisation chaotique parmi les plus importants au monde, des services de mauvaise qualité et chers, notamment les transports urbains, toujours entre les mains d'entrepreneurs avides de profits.
Le Parti communiste comprend que la présidente Dilma Rousseff salue cette “la force de la voix de la rue”. Ces manifestations citoyennes expriment l'exigence d'une gestion économique de transformation sociale et d'une meilleure qualité de vie avec, notamment, de services publics de qualité et accessibles à tous. Elles sont aussi l'expression du rejet de la corruption et de l'inertie d'un pouvoir législatif encore entre les mains d'une majorité conservatrice. La gauche de transformation, le Parti des travailleurs, le Parti communiste du Brésil et leurs alliés ne représentent, en effet, qu'un tiers des forces présentes au Parlement. Elles mettent à l'ordre du jour l'exigence d'aller plus loin dans le changement en faisant reculer les inégalités. Elles révèlent avec force l'exigence de transformations qui mettent au centre la participation démocratique et la nécessité de la réforme politique voulue par la gauche brésilienne.

Le billet du jour : Disons que pour le consensus nous étions 180.000 dont 30.000 avec des balais !

MOI_pHier dimanche 05 mai 2013 a été un grand jour pour le peuple de gauche, nous manifestions pour une 6ème République, contre la finance et l’austérité, pour un changement de politique, une politique de gauche, réellement à gauche.
La police a évoqué 30.000 participants, ce qui nous a bien fait rire, en effet nous étions 180.000, et dans tous les cas nous avons dépassé les 100.000. Il y en avait partout, sur les ponts, les cabines téléphoniques, les abris bus, même certains étaient perchés sur les arbres et il nous a fallu plus de 3 heures pour ne faire que 3 à 4 kilomètres.

Marche du 05 Mai 2013_118aAprès les discours de Pierre LAURENT, de Jean-Luc MÉLENCHON, Clémentine AUTAIN, Christian PICQUET, Eva JOLY etc. Etc. il nous a fallu plus d’une heure avant de pouvoir démarrer.
Nous n’allons pas faire la course au chiffre, disons que pour le consensus nous étions 180.000 dont 30.000 avec des balais (bien trouvé François DELAPIERRE).
Des jeunes, des moins jeunes mais aussi des personnes âgées, des chômeurs mais aussi des actifs, toutes et tous ont défilés en criant des slogans contre la politique menée par HOLLANDE et dans toute l’Europe.

Marche du 05 Mai 2013_094Il faut en finir ! Ça suffit ! Stop ! Il faut écouter le peuple et remettre l’humain en avant ! La finance, ça suffit ! L’austérité aussi !
Tous des mots que l’on pouvait entendre dans la foule. Des mots qui en disent long sur ce que pensent les Françaises et les Français après un an du règne de HOLLANDE.
En ce qui nous concerne, nous sommes partis en bus dès 7 heures 30 du matin, un bus pratiquement plein ou l’ambiance était bon enfant, où la fraternité était présente. Nous sommes arrivées aux alentours de 12 heures à la bastille. La place était vide, le temps de prendre un repas et celle-ci s’est vite rempli.

Marche du 05 Mai 2013_123aRencontres avec des amis (es) de notre département mais aussi d’ailleurs, des amis (es) rencontrés sur Facebook, de la joie en nous voyant, de la joie à voir tout ce monde prêt à ne pas subir, à ne pas se laisser faire, à vouloir réagir et agir, à ne pas vouloir être des moutons.
Des chants aussi, des chants à nous faire dresser les poils de notre corps, l’internationale, la Marseillaise, le chiffon rouge, des chants qui donnent l’envie de chanter, qui l’envie de continuer.
Malgré la lenteur du déroulement causé par le nombre de participants cette journée de lutte, de révolte, d’indignation s’est vite passée.
19 heures nous étions dans notre bus prêt à repartir dans notre département.

Pat et moiLa radio allumée nous entendions VALLS a répété maintes et maintes fois que la police savait compter et qu’elle n’avait dénombré que 30.000 participants, calcul mental, arithmétique frauduleuse dans tous les cas notre police doit ajouter puis diviser par 6 le nombre exact de participants. Enfin cela nous a permis de bien rire de ce VALLS qui ne veut pas reconnaître que le peuple de France critique ouvertement la politique de son gouvernement.
23 heures 30 arrivée sur le lieu de notre départ du matin. Nous nous quittons après avoir passé toute une journée ensemble.
Et ce matin, c’est le mal de jambes, de dos qui nous ont atteints.
Mais nous sommes requinqués, remontés, et je reste persuadé que nous sommes prêts pour une nouvelle manifestation.
Nous avons été pendant cette journée du 05 mai 2013 des acteurs, nous avons fait partie de celles et de ceux qui ne veulent pas que ce soient les autres qui choisissent pour nous, nous n’avons pas envie de suivre un berger qui nous amène dans une prairie où l’herbe est inexistante.
C’est d’un monde meilleur que nous voulons, un monde où le peuple à sa place, toute sa place, un monde de l’humain d’abord !

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Bulgarie : le gouvernement démissionne sous la pression de la rue

La preuve que nous pouvons faire fléchir
celles et ceux qui nous gouvernent…
Un peu de courage, de volonté, et ENSEMBLE ON PEUT !
Chez nous, on annonce 30 % d'augmentation du prix de l'électricité !

Ça ne vous choque pas ?

bulgarieLe Parlement bulgare a accepté jeudi la démission du gouvernement du très libéral Boïko Borissov après une série de manifestations contre la hausse du prix de l'électricité et la pauvreté, ce qui devrait ouvrir la voie à des élections anticipées.
"Nous nous excusons auprès des Bulgares qui n'ont pas eu la politique qu'ils espéraient, mais nous avons fait tout notre possible pour sauvegarder la stabilité financière", a déclaré Tsvetan Tsvetanov, vice-premier ministre et ministre de l'Intérieur. La démission a été approuvée par tous les partis parlementaires. Elle ouvre la voie à des élections législatives anticipées au printemps prochain, alors qu'initialement la législature arrivait à son terme en juillet. Les partis parlementaires doivent confirmer dans les prochains jours auprès du chef de l'Etat, le président Rossen Plevneliev, leur refus déjà exprimé de constituer un gouvernement, ceci afin de lui permettre de former un gouvernement intérimaire d'experts chargé de l'expédition des affaires courantes et de l'organisation d'élections législatives à la fin avril ou au début mai.
Le pays "est proche d'un effondrement économique. Le chômage est énorme (…), des monopoles règnent dans chaque secteur" de l'économie, a lancé Serguei Stanichev, président du parti socialiste (PSB), principale force d'opposition. Pendant dix jours, des milliers de personnes, issues de groupes civils, avaient manifesté à Sofia et d'autres villes, d'abord contre les factures élevées d'électricité, puis contre la pauvreté, le chômage et le gouvernement. Les rassemblements ont dégénéré en début de semaine et des dizaines de manifestants et de policiers ont été blessés au cours de heurts violents. Le limogeage, lundi, du ministre des Finances, Simeon Djankov, qui incarnait la politique d'austérité actuellement mise en œuvre en Bulgarie, n'aura pas calmé les manifestants.
Selon un sondage de Gallup publié jeudi, 92% des Bulgares interrogés soutiennent les manifestations, même si 84% n'y ont pas participé. Les manifestants réclament, entre autres, une "nationalisation" des "monopoles" dont les trois sociétés de distribution d'énergie qui se partagent le territoire bulgare: l'autrichienne EVN et les tchèques CEZ et Enero Pro. La Commission européenne a déjà épinglé Sofia pour son retard dans la libéralisation du marché de l'énergie.

Québec : le Parlement adopte une dangereuse loi d’exception pour museler les étudiants

Le Parlement québécois a adopté vendredi dernier une "loi spéciale" pour mettre fin aux manifestations étudiantes contre une hausse vertigineuse de 82% des frais universitaires. Cette loi restreint le droit de manifestation et d'expression. Elle prévoit de très lourdes amendes quasiment insupportables pour les personnes et les associations étudiantes. Cette loi appelée "loi matraque", votée afin de museler une jeunesse inquiète pour son avenir, est vivement critiquée notamment par le mouvement syndical et par des leaders et personnalités universitaires.
Le Parti communiste français exprime sa consternation et sa condamnation devant le vote d'une telle loi de répression et d'exception. Il est très préoccupant qu'une loi puisse être ainsi adoptée pour régler un conflit spécifique par la restriction des libertés fondamentales au nom de l'urgence et de la raison d'Etat. C'est une politique de force. C'est le principe même de l'Etat de droit et son universalité qui est ici directement mis en cause. Le PCF est solidaire de l'ensemble de la jeunesse québécoise et de toutes les forces qui agissent pour leurs droits et pour la défense de leurs libertés.

Les syndicats de toute l’Europe sont dans la rue

Des manifestations et arrêts de travail contre l'austérité se déroulent ce mercredi en France, mais aussi dans toute l’Europe, à l’appel de la Confédération syndicale européenne (CES), sur le thème "trop, c'est trop !"
Refus de l’austérité, refus des nouveaux traités européens, cette journée marque une vraie rupture entre l’Europe sociale et l’Europe des élites politiques. En France, l’ intersyndicale (CGT, CFDT, FSU, Unsa, Solidaires) a prévu environ 160 rassemblements et manifestations interprofessionnelles.
Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a estimé que la journée de mobilisation européenne mercredi contre l'austérité, appelée par la Confédération européenne des syndicats (CES), "est le plus important meeting du mois de février". "On est là contre l'austérité généralisée, pour qu'on sorte d'une approche politique qui fait payer aux salariés les conséquences d'une crise dont ils ne sont pas responsables. Il était temps de se coordonner contre ce traité". Derrière la grande banderole sur laquelle était écrite : "Partout en Europe, trop c'est trop, les alternatives existent pour l'emploi et la justice sociale", se trouvaient notamment le leader de la CGT et la secrétaire générale de la FSU, Bernadette Groison.
Pour François Chérèque, "le slogan de la Confédération européenne des syndicats c'est 'trop c'est trop' : trop de plans de rigueur, trop de remise en cause des droits sociaux qui ne règleront pas le problème européen s'il n'y a pas parallèlement un investissement dans la relance économique".
Impossible pour l’heure d’estimer le nombre de manifestants en France, mais ils sont environ 15 000 à Paris et plusieurs milliers dans les villes de Caen, Lille ou Marseille.
L’Espagne connaît une importante journée de mobilisation. Des marches étaient prévues dans environ 40 villes du pays, visant à dénoncer la cure d'austérité imposée par le nouveau gouvernement de droite pour juguler un déficit qui a atteint 8,51% du PIB en 2011, bien au-delà des 6% prévus. Les syndicats sont rejoints par de nombreux lycéens et étudiants.

Mobilisation contre la rigueur : “Il y a un fort mécontement social” selon Bernard Thibault

Le secrétaire général de la CGT a affirmé lundi que la mobilisation intersyndicale prévue demain, mardi 13 décembre, dans tout le pays contre l'austérité visait à dire aux élus qu'ils faisaient "fausse route" et risquaient d'amplifier la crise sur la voie d'"une récession".
Evoquant les rassemblements et manifestations prévus par l'intersyndicale, Bernard Thibault a indiqué sur RMC que cela visait à "dire aux élus: non, vous faites fausse route". "Ces mesures anti-sociales non seulement ne vont pas résoudre la crise mais elles vont amplifier les facteurs nous menant à une récession", a-t-il ajouté.
Si les Français n'étaient pas forcément prêts à descendre en masse dans les rues et ce, malgré un "fort mécontentement", cela peut s'expliquer par le fait "que le chef de l'Etat, à maintes reprises, n'a pas voulu prendre la mesure de ce mécontentement social qui s'est exprimé sur plusieurs dossiers phares", comme celui des retraites, rappelant que la réforme avait été adoptée en 2010 malgré la mobilisation de millions de salariés. "Il y a une difficulté à créer un cadre collectif parce qu'il y a du doute sur notre capacité aux uns et aux autres à être entendus", a-t-il souligné, ajoutant: "demain, je ne sais pas combien nous serons, mais nous y serons, et nous continuerons".
Après l'annonce début novembre par le Premier ministre, François Fillon, d'un deuxième plan de rigueur, l'intersyndicale – CGT, CFDT, FSU, Solidaires et Unsa – avait lancé un appel à des mobilisations mardi partout en France.
Concernant le sommet social, convoqué par le président Nicolas Sarkozy en janvier, et auquel la CGT participera, le leader de la CGT s'est interrogé sur "les points véritablement discutables à l'occasion de ce sommet, sachant qu'il est programmé quelques mois avant l'élection présidentielle". "Je pense que ça participe aussi d'un exercice de candidat qui n'en est pas tout à fait un", a relevé Bernard Thibault.

Violences/Mayotte : « situation explosive face à l’intransigeance du patronat »

A Mayotte, le mouvement contre la vie chère s'élargit et se durcit. Au milieu des interpellations et des arrestations de manifestants par les forces de l'ordre, un homme est mort et d'autres ont été blessés. Ces violences doivent cesser au plus vite avant que les victimes ne se multiplient !
Pourtant, les revendications portées par le mouvement actuel sont légitimes. Comme le PCF le réclame depuis le début du conflit, le gouvernement doit sans tarder peser en faveur de l'ouverture de véritables négociations et apporter des solutions aux problèmes de cherté qui touche la population mahoraise.
Les habitants de Mayotte ne doivent pas être considérés comme des citoyens de seconde zone. Alors que la situation devient explosive face à l'intransigeance du patronat et des pouvoirs publics, la négociation est le seul passage permettant la détente sociale.

LeNouvelOrdre.com juillet 2011

Gilet jaune motards – manifestation pour la Flottille de paix pour Gaza – Enrico Macias se confie – Eric Raoult, député UMP, dérape – Grèce, le plan de sauvetage vu par des économistes – Modification de l'histoire pas pressions d'assos juives – Manifestations dans le monde : Japon – France – Grèce – Hong Kong – Japon – Vietnam – Santiago

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