La LDH dénonce les “tares qui minent” la France après cinq ans de Sarkozy

Affaires Bettencourt et procès Chirac, "désenchantement démocratique", "concentration des pouvoirs asphyxiante" et "névrose obsessionnelle de l'étranger" : la Ligue des droits de l'homme (LDH) dénonce dans son rapport annuel "les tares qui minent la République".
Dans ce rapport 2012, "Etat des droits de l’Homme en France", paru jeudi, la LDH juge sévèrement "le bilan" des cinq années sous la présidence de Nicolas Sarkozy, mais aussi "l'endogamie" de la classe politique en général. "La sortie du présidentialisme sans responsabilité ni contrôle, la garantie d'une indépendance plus effective des contre-pouvoirs (juges constitutionnels, magistrats judiciaires, autorités indépendantes), la fin du cumul des mandats" devraient notamment "être considérés comme de véritables mesures de salut public démocratique", y prônent Stéphane Hessel, ancien grand résistant et auteur du best-seller "Indignez-vous", et Jean-Pierre Dubois, président d'honneur de la LDH.
Le bilan du président-candidat Nicolas Sarkozy est très critiqué. "Les promesses – qu'elles concernent les retraites ou les impôts – ont surtout alimenté colère, frustration et distance vis-à-vis d'un système perçu comme organisant le lâchage des catégories ouvrières et populaires par les couches moyennes et supérieures", dénonce le président de la LDH, Pierre Tartakowsky.
La récession et les plans de rigueur, qui affectent le secteur public, comportent "le risque d'une désaffection croissante vis-à-vis de l'action publique" se traduisant par "une explosion de l'abstentionnisme" aux prochaines élections, prévient-il.
La LDH se montre également très virulente avec les "affaires" qui ont touché l'exécutif. "Au cours de ce quinquennat (…) la France qui se lève tôt a découvert avec effarement, au fil des aventures de la famille Bettencourt, une société fin de race où l'on s'offre des îles, où l'on embauche la femme d'un ministre des Finances pour mieux frauder le Trésor public, où les chèques valsent au rythme des candidats méritants, lesquels, sous forme de bouclier fiscal, renvoient élégamment l'ascenseur", a déploré le président de la LDH, Pierre Tartakowsky.

14 juillet : Le PCF se mobilise contre le racisme et pour la République

Suite au discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy en juillet dernier, des centaines de milliers de personnes s'étaient mobilisées le 4 septembre 2010 pour montrer leur refus de la « politique du pilori » imposée par le gouvernement.
En stigmatisant les français de manière aussi décomplexée, en les opposant les uns aux autres, le gouvernement continue de jouer sur la peur et banalise un peu plus les propos xénophobes, racistes et discriminatoires colportés jusque là par l'extrême droite.
Pour en finir avec cette politique odieuse favorisant la haine de l'autre, le PCF se mobilise pour redonner à la République le sens de toutes ses valeurs. Le 14 juillet prochain, les élu-e-s et militant-e-s communistes manifesteront, place de la Bastille puis sur le Champs de Mars, pour dire stop à cette politique !
11h00 :
Signataires de l'appel « Liberté, égalité, fraternité : Retrouver la République », Marie-George Buffet, Députée et ancienne Ministre et Isabelle Lorand, Responsable de la commission « Libertés et droits de la personne » au PCF seront présentes au rassemblement, place de la Bastille et y conduiront une délégation du PCF.
En présence notamment de Jean-Pierre Dubois, Président de la LDH ainsi que de nombreuses personnalités du monde associatif, syndical et politique.
Place de la Bastille – Paris
A partir de 14h00 :
A l'initiative de SOS racisme, Patrice Bessac, porte-parole du PCF participera au débat organisé au village associatif.
Champs de Mars – Paris
17h30 :
Grand concert gratuit sur le Champs de Mars, en présence d'élu-e-s, responsables et militant-e-s communistes. Patrice Bessac, Porte-parole du PCF et Isabelle Lorand, Responsable de la commission « Libertés et droits de la personne » au PCF conduiront une délégation du PCF.
Champs de Mars – Paris