licenciement


Le billet du jour : Voudrait-on nous priver de nos jours fériés ? 1

MOI_pDepuis quelques temps déjà certains et j’en fais partie disent que tout est fait pour que l’on revienne à l’époque de germinal.
Pauvreté en augmentation constante, licenciements par centaines et par jour, des salaires qui n’augmentent plus, mais pour tout ce qui se consomme c’est le contraire.
Il va bien arriver un jour, et par la force des choses, une explosion sociale que personne ne pourra gérer.
Cette semaine, on entend ici et là, que les ponts du mois de mai seraient un frein à la croissance, on avance le chiffre de 1 % du PIB soit deux milliards d’euros.
Évidemment, on en parle, mais nous savons toutes et tous qu’il n’y a jamais de fumée sans feu, voudrait-on nous priver de nos jours fériés ?
N’avons-nous pas entendu hier sur l’A2 une question posée au ministre des Armées, s’il ne fallait pas aujourd’hui rayer du calendrier la journée du 8 mai ?
Comme s’il y avait que les ponts qui mettaient en danger la croissance de notre pays !
Et quand ces entreprises qui font des bénéfices et qui licencient, qui dénoncent ?
Car le problème de l’économie de notre pays c’est bien ça, ces licenciements basés uniquement sur la possibilité d’accroître encore plus le bénéfice des entreprises, profit partagé par les actionnaires.
Encore hier nous avons appris que la Société Générale qui a fait plus d’un milliard d’euros de bénéfice va licencier 1 000 personnes, si ce n’est pas un danger pour l’économie française, que l’on m’explique que les ponts le sont !
Tout ce qui est bon pour les salariés, ne l’est pas pour l’économie de notre pays, mais tout ce que font de mal les grandes entreprises et la finance est bien.
Pourtant, n’est-ce pas les banques, la finance qui ont plongé toute l’Europe et le monde dans cette crise infernale que nous connaissons ?
N’est-ce pas cette politique d’austérité appliquée à toute l’Europe qui plonge nos pays dans une économie déficitaire ?
Allons ne nous faites pas croire que les enfants du Bon Dieu sont des canards sauvages ! Cela ne prend plus, car si tel avait été le cas, il n’y aurait pas celles et ceux qui ont tout et celles et ceux qui n’ont rien.
Sauvegarder ce qui reste de nos acquis est devenu une nécessité, réagir et agir doit être un devoir pour notre jeunesse, car désolé, mais l’époque de germinal n’est plus loin, elle s’approche à grands pas.


Profession, coupeur d’eau !

logo-veolia-eauÀ  Avignon, un salarié de Veolia subit une procédure de licenciement. Motif ? Il refuse de couper l’eau aux ménages en situation d’impayés. Une pétition va être lancée par l’UL CGT.
Un licenciement pour «refus de mettre en œuvre les fermetures de branchements faisant suite aux non-paiements des factures» ? C’est possible et ça se passe chez Veolia Eau. Précisément au sein de l’agence locale d’Avignon (Vaucluse). « J’étais technicien au service clientèle depuis vingt ans », explique Marc, quarante-huit ans, qui se retrouve, depuis le 6 avril dernier, en préavis de licenciement. « Au début, j’effectuais normalement mes coupures, mais en essayant constamment de faire entrer l’argent lié aux impayés. Puis, il y a environ sept ans, j’ai refusé de procéder à ces coupures nettes pour favoriser le dialogue avec les clients. »
Le salarié, militant CGT et ancien représentant du personnel, a ainsi contrarié la coupure de près d’un millier de branchements d’arrivée d’eau en l’espace de quelques années. Loin d’en tirer une gloire particulière, il explique son action par un problème de conscience : « Les coupures, ce n’est pas mon job à la base. Pour moi, c’était devenu un vrai problème moral vis-à-vis de ces personnes en situation défavorable. Alors, on a essayé de trouver un accord avec la direction, un terrain d’entente qui a fini par se concrétiser. » En d’autres termes, celle-ci l’a laissé faire. Puis, à partir de 2010, les courriers recommandés se sont accumulés.
« J’étais régulièrement convoqué à des entretiens », précise-t-il. « Le but de la direction était clairement affiché : que je coupe franchement, sans chercher d’alternatives. » Sur ce soudain revirement, Marc a une explication : « Dans la région, Veolia perd des parts de marché. Ils sont en période de renégociation active avec plusieurs collectivités, dont la ville d’Avignon. Et lorsque l’on sait qu’une coupure, puis une réouverture sont chacune facturée 40 euros, on comprend qu’il y a là de l’argent qui peut rentrer facilement dans les caisses. Au détriment du dialogue et de la prise en compte des situations des familles. »
Pour Bruno Chaloin, le directeur du centre d’Avignon, les raisons du licenciement sont beaucoup plus pragmatiques : « Ce salarié fait partie d’une équipe chargée de diverses tâches. Dans cette équipe, chacun effectue l’ensemble des missions, y compris en direction de ces foyers qui, malgré les nombreux rappels, refusent de payer. » L’union locale CGT d’Avignon indique qu’une procédure prud’homale « pour exiger la réintégration de Marc » a été entamée. « Nous sommes en contact avec les amicales de locataires et les comités de défense des salariés, rapporte Thierry Lapoirie, secrétaire de l’union locale. Et une pétition va être lancée. »


Anne-Marie, menacée de licenciement pour un ticket de caisse

Caissière à l'hypermarché Cora de Mondelange (Moselle) et, par ailleurs, représentante du personnel CGT, Anne-Marie est convoquée le 7 novembre à un entretien préalable au licenciement. Son crime : avoir récupéré un ticket abandonné par une cliente sur le tapis de caisse donnant droit à "deux sandwichs achetés pour le prix d'un". La direction affirme que le ticket lui appartient et l'accuse de vol.
"Employée depuis dix ans par l'hypermarché, la salariée, une mère de famille gagnant 940 euros par mois, a reçu un rappel à la loi du procureur de Thionville (Moselle) après avoir été interrogée pendant plus de deux heures par les gendarmes", précise Denis Pesce, secrétaire général de la CGT de la Moselle.
"J'ai détaché le coupon, au vu de tout le monde, et juste après, à 14 heures, à la fin de mon service, on m'a interpellée, l'adjoint de la sécurité et ma chef de caisse me disant que c'était la propriété de Cora", explique Anne-Marie, ce matin, au micro de France Inter. "La direction a ouvert une chasse aux sorcières pour masquer sa gestion brutale du personnel. Nous exigeons l'arrêt de la procédure de licenciement de notre élue", a ajouté Denis Pesce. Et de rajouter : "La CGT, qui a obtenu 85% des voix aux dernières élections professionnelles, dénonce depuis plusieurs mois les 42 emplois en CDI supprimés par la direction de Cora Mondelange et remplacés depuis par 862 contrats intérimaires".
Dans un communiqué, la députée (PS) de Mondelange, Aurélie Filippetti, a appelé la direction à "mettre fin à cette mascarade honteuse au nom du respect de l'action syndicale". "Je ne suis pas dupe quant au but poursuivi par la direction, à savoir se débarrasser d'une syndicaliste", a ajouté la parlementaire.
Sur la page Facebook des hypermarchés Cora, les commentaires se déchaînaient. Au point que le groupe a dû poster un message affirmant "comprendre" les réactions indignées des internautes et précisant "nous sommes actuellement en contact avec la direction de l'hypermarché de Mondelange afin de clarifier cette situation."


Un employé de Monoprix mis à pied pour avoir récupéré six melons et deux salades

Un employé de Monoprix à Marseille a été mis à pied lundi et entendu par sa direction lors d'un entretien préalable à licenciement mercredi pour avoir tenté de sortir six melons et deux salades récupérés dans le conteneur à poubelles, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.
«Les faits constatés dans le magasin et reprochés à ce collaborateur sont contraires au règlement intérieur du magasin», a affirmé un porte-parole de l'enseigne.
Cet employé de 59 ans, père de six enfants et travaillant chez Monoprix depuis huit ans, «a été contrôlé à la sortie du magasin avec des melons et des salades», a-t-il ajouté, refusant de confirmer que ces fruits et légumes avaient été récupérés dans les poubelles du magasin.
Selon Avelino Carvalho, représentant CGT du Monoprix situé sur la Canebière, «il n'est pas sorti du magasin, il a récupéré dans le conteneur à poubelles des fruits et salades périmées». «Un cadre du magasin l'a vu faire et a demandé l'intervention des agents de sécurité», a-t-il ajouté.
«Que ce soit pris dans les poubelles ou dans le magasin, ce n'est pas autorisé sans avoir demandé au préalable une autorisation pour les prendre», a souligné le porte-parole de Monoprix.
«Quand il y a une infraction au règlement intérieur, il y a une mise à pied à titre conservatoire» qui «n'est pas une sanction» mais qui «vise à faire la lumière sur ce qui s'est passé», a-t-il ajouté, précisant que l'employé conservait son salaire, un élément mis en doute par le représentant CGT.
La décision sera signifiée à l'employé lundi matin après le respect du délai légal obligatoire.
«Une décision de sanction peut être prise mais elle n'est pas automatique et cette sanction est proportionnée à la gravité de l'agissement, ce qui veut dire que ce n'est pas parce que c'est un entretien préalable à licenciement que derrière il y a un licenciement», a-t-il précisé.
«Il y a tout une gamme de sanctions, ça peut être un avertissement, ça peut être une mise à pied disciplinaire [sans salaire, ndlr] de un à quatre jours», a-t-il détaillé.
«On est scandalisé par la disproportion totale entre le licenciement envisagé et ce qui s'est passé», a souligné M. Carvalho.
«Kader est vraiment abattu. Il est à deux ans de la retraite. Il a mis au courant sa femme et ses enfants au bout d'une semaine parce que c'est paru dans la presse», a-t-il ajouté.

Camarades, quand on en arrive à ce point,  la révolution citoyenne s'impose de plus en plus…
Quand on en arrive à ce point de non retour, les décisions et actions doivent être à la mesure de cette … démesure.

Appelons au boycott de cette enseigne.