Tiré du site “Public Sénat” : Une chercheuse refuse la Légion d’honneur

Dans une lettre adressée à la ministre, rendue publique samedi, Annie Thébaud-Mony, directrice de recherche honoraire à l'Inserm, demande à la ministre d'intervenir pour "la remise en cause de l'impunité qui, jusqu'à ce jour, protège les responsables de crimes industriels".
Dans une lettre adressée à la ministre, rendue publique samedi, Annie Thébaud-Mony, directrice de recherche honoraire à l'Inserm, demande à la ministre d'intervenir pour "la remise en cause de l'impunité qui, jusqu'à ce jour, protège les responsables de crimes industriels".
"Je ne fais pas ce geste contre Mme Duflot", précise à l'AFP la présidente de l'association Henri Pézerat (santé, travail, environnement) qui déplore que la crise économique occulte la santé des travailleurs et les questions environnementales.
"Ma démarche se veut un appel à la mobilisation citoyenne, mais aussi parlementaire et gouvernementale, pour le respect des droits fondamentaux à la vie, à la santé, à la dignité", écrit-elle en accompagnement de sa lettre à la ministre datée du 31 juillet.
"Nous voulons être pris au sérieux lorsque nous donnons à voir cette dégradation des conditions de travail (…), le drame des accidents du travail et maladies professionnelles, mais aussi l'accumulation des impasses environnementales, en matière d'amiante, de pesticides, de déchets nucléaires et chimiques…"
"Cessons les vraies fausses controverses sur les faibles doses. Des politiques publiques doivent devenir le rempart à la mise en danger délibérée d'autrui, y compris en matière pénale", dit-elle dans sa lettre à Mme Duflot.
Cette spécialiste, également porte-parole de Ban Asbestos France, évoque par ailleurs "la sous-traitance et le transfert des risques vers des populations très précarisées (maintenance, nettoyages, gestion des déchets)" .
La chercheuse dont la carrière a été "bloquée pendant dix ans", plaide pour qu'enfin la recherche sur l'exposition aux cancérogènes au travail soit dotée des moyens financiers publics nécessaires et que les jeunes chercheurs qui s'y adonnent cessent d'être maintenus dans un statut précaire.

Cécile Duflot a décerné le 14 juillet trente Légions d'honneur.

Un médecin humanitaire de Pau refuse aussi sa Légion d’Honneur « en raison de la politique actuelle d’expulsions de sans-papiers ».

Anne Marie Gouvet est médecin anesthésiste à la polyclinique de Navarre. Depuis plus de 30 ans, elle est très impliquée dans l’humanitaire et en particulier avec Médecins du Monde. Elle s’est rendue plusieurs fois en Inde, pour réparer « le visage vitriolé de femmes », mais aussi au Pakistan et en Afghanistan.
Son fils avait engagé secrètement une démarche qui avait abouti à son « élévation au rang de Chevalier de La Légion d’honneur dans la promotion du 14 juillet dernier », précise Sud Ouest. Cette décoration devait lui être remise en janvier prochain. Elle ne la désirait pas au départ, mais avait fini par l’accepter par respect pour son fils qui avait insisté sur l’importance de cet honneur…
Mais depuis, il y a eu des expulsions d’Afghans et aussi « le récent épisode des Roms ». Elle déplore cette politique, en particulier en tant que « Médecin du Monde » dont la devise est « nous soignons ceux que le monde oublie ». Au, nom de ses principes, elle a écrit au Président de la République pour lui expliquer pourquoi elle refuse la décoration.
Elle précise qu’elle avait pris sa décision, avant d’apprendre la démarche du prêtre lillois qui a rendu sa médaille de l’Ordre du Mérite.
Dans sa lettre reprise sur lexpress.fr, elle écrit qu'elle a "travaillé dans trop de camps de déplacés pour tolérer la manière dont sont traités par la France les réfugiés et autres sans-papiers, tandis que les Roms, citoyens européens, vivent dans la boue et assistent, impuissants, à la destruction au bulldozer de leurs rudimentaires campements, avant d'être mis dans un avion vers un avenir aussi pitoyable qu'incertain".

BRAVO MADAME ! RESPECT !

Edouard Leclerc : la légion du déshonneur ?

Edouard Leclerc, 84 ans, est le fondateur de la chaîne de distribution qui porte son nom et que dirige son fils Michel-Edouard. Le 14 décembre dernier, celui que l'on appelait "l'épicier de Landernau" dans les années 1960 a été décoré de la légion d'honneur, ainsi que sa femme Hélène par Nicolas Sarkozy. Petit problème: le décoré n'a pas eu, semble-t-il une conduite très honnorable sous l'occupation.
Certains, dans le monde du commerce qui est légion, s'étonnent que cette distinction vienne si tard. D'autres, dans le monde des anciens Résitants bretons, qui sont l'honneur de la France, sont dégoutés.  Histoire: Edouard Leclerc, 18 ans en 1944, a été arrêté à la Libération sous l'accusation d'avoir dénoncé des résistants. François Pengam engagé  à l'âge de 17 ans, dans un groupe de choc des FTP fut arrêté suite à une dénonciation auprès d'Herbert Schaad de la Gestapo, puis fusillé le 27 mai 1944 à  l'âge de19 ans, "emportant dans la tombe les noms de ses camarades qu'il n'avait pas voulu livrer" (extrait de sa citation). François Pengam était originaire de Landerneau (29), où une rue porte son nom. Edouard Leclerc vivait aussi à Landernau.
Arrêté, emprisonné plusieurs mois sous le coup d'une inculpation pour "atteinte à la sûreté extérieure de l'Etat, Edourad Leclerc  est libéré et l'affaire classée sans suite le 6 février 1945. Motif:

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