Sarkozy-Kadhafi : la preuve du financement

http://www.dailymotion.com/video/xqge2s_infos-mediapart-la-campagne-de-sarkozy-en-2007-financee-par-la-libye_news

28 avril 2012 Par Fabrice Arfi et Karl Laske
Le régime de Mouammar Kadhafi a bien décidé de financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Mediapart a retrouvé un document officiel libyen qui le prouve. Cette note issue des archives des services secrets a été rédigée il y a plus de cinq ans. L’en-tête et le blason vert de la Jamahiriya préimprimés s’effacent d’ailleurs légèrement. Ce document, avec d’autres, a échappé aux destructions de l’offensive militaire occidentale. D’anciens hauts responsables du pays, aujourd’hui dans la clandestinité, ont accepté de le communiquer à Mediapart ces tout derniers jours.
La traduction intégrale du document est à lire sous l'onglet "Prolonger" de cet article
Dès 2006, le régime libyen avait choisi « d’appuyer la campagne électorale» de Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2007, et ce pour un « montant de cinquante millions d’euros » : c’est ce qu’indique en toutes lettres cette note datée du 10 décembre 2006, signée par Moussa Koussa, l’ancien chef des services de renseignements extérieurs de la Libye.

Mort de Kadhafi : « ouverture d’une nouvelle période pour la Libye »

La mort annoncée, par le Conseil national de transition, de Mouamar Kadhafi avec la prise de la ville de Syrte annoncent l'ouverture d'une nouvelle période pour la Libye.
Le peuple de ce pays, déchiré par une guerre civile meurtrière et destructrice, a droit à la démocratie, au respect des droits de l'homme, à la justice, au progrès social et à la sécurité.
C'est au respect de ces attentes populaires essentielles que seront jugées les nouvelles autorités.
Le PCF restera vigilant, en particulier sur l'exigence de souveraineté et la nécessité d'un désengagement immédiat et total de toutes les forces de l'OTAN.

Libye, Afghanistan : on tuera tous les affreux !

Par la corne de Léon Trotski ! La France gagne toutes ses guerres ! J’ai appris ça en regardant la télé.
En Afghanistan, notre Président a donné au monde une sacrée leçon, en expliquant à tous ces étrangers qu’« il faut savoir finir une guerre ». Nom d’un marteau ! S’il nous expliquait déjà pourquoi on l’a commencée, ça serait pas plus mal. Il pourrait aussi nous dire pourquoi il vient d’y envoyer des renforts. Et oui, car Sarko raconte, sans rire, qu’on retire les troupes de chez les Talibans parce qu’on a rempli la mission. Fillon balance carrément que « l’Afghanistan de 2012 n’est plus le sanctuaire du terrorisme ». Tiens-tiens : un « sanctuaire »… à Kaboul… Soit il confond avec Lourdes, soit il a vraiment envie de déconner. Les barbus, eux, ont répondu en massacrant six soldats français en deux jours. Mais pas de panique, tout est sous contrôle, c’est de l’Afghanistan de 2012 que parlait Fillon… A ce propos, j’ai appris grâce à cette histoire que les Mollah, mauvaises langues, appelaient les deux têtes (façon de parler) de notre exécutif « petit canon » et « rase-rafale ». Mais je n’ai pas compris lequel est censé être Fillon.

Lybie : les bombardements n’ont jamais instauré la démocratie

Communiqué des députés communistes, citoyens et du Parti de gauche :
Les Député-e-s communistes, citoyens, du Parti de gauche voteront contre la prolongation de la présence militaire française en Libye, soumise à débat cet après midi au Parlement. Comme ils en avaient souligné les risques évidents, le 22 mars dernier dans l'Hémicycle, l'enlisement est patent. Quatre mois après les premiers bombardements, la guerre n'a ouvert aucune perspective nouvelle pour les populations maintenues depuis des décennies sous le joug du dictateur Kadhafi. Le conflit a, en revanche, conforté l'hypothèse d'une partition du pays.
Les droits de l'Homme ont été brandis pour justifier la croisade dont Nicolas Sarkozy a pris la tête et l'OTAN le commandement. Les relations étroites entretenues jusqu'à très récemment encore avec Kadhafi suffiraient à s'interroger sur la sincérité des propos. La présence très importante des grands groupes français sur le territoire libyen et les intérêts financiers en jeu éclairent aussi les objectifs poursuivis. Les bombardements n'ont jamais installé la démocratie. Des voix s'élèvent pour demander un cessez le feu immédiat. Il faut leur faire droit.
Les Député-e-s communistes, citoyens, du Parti de gauche demandent qu'il soit mis un terme immédiat à la guerre en Libye et que soit, au plus vite, convoquée une réunion internationale qui, sous l'égide de l'ONU réuniraient toutes les parties concernées en présence de l'Union Africaine, pour qu'enfin une solution politique et pacifique puisse être construite.

Roland Muzeau au téléphone sonne sur France Inter face à Guy Tessier (député UMP)

Kadhafi visé pour crime contre l’humanité

Un procureur de la Cour pénale internationale, Luis Moreno-Ocampo, a demandé aux juges de délivrer des mandats d'arrêt pour crimes contre l'humanité contre le dirigeant libyen Kadhafi, son fils Seif Al-Islam et le chef des renseignements libyens Abdallah Al-Senoussi.
C’est en tout cas ce qu’il vient d’annoncer lors d’une conférence de presse à La Haye, siège du CPI. De là, les juges de la Cour peuvent décider d'accepter la demande, la rejeter ou demander au bureau du procureur des informations supplémentaires.
Pour Luis Moreno-Ocampo, "les preuves recueillies montrent que Mouammar Khadafi a personnellement commandé des attaques contre des civils libyens non armés". "Son fils Seif Al-Islam est le Premier ministre de facto", a-t-il poursuivi et "Abdallah Al-Senoussi est son bras droit et il a personnellement ordonné certaines attaques". Le procureur est confiant sur la réussite de son initiative : "nous avons des éléments de preuve solides, c'est vraiment solide, nous avons énormément de preuves directes, nous sommes pratiquement prêts pour aller au procès". La CPI a été saisie en février par l'Onu pour enquêter sur les milliers de victimes, depuis le début de l'insurrection.
Les accusations portent donc ici pour crime contre l’humanité. Des allégations de crimes de guerre, dont des viols, commis en Libye depuis la fin février, feront l'objet d'une autre enquête.
Rappelons que les juges de la Cour pénale internationale avaient mis huit mois pour délivrer le mandat d’arrêt contre le président soudanais Omar el-Béchir, toujours en place, pour les crimes commis au Darfour.
La Lybie a immédiatement réagit. Si on se félicité à Misrata, dans le camp des insurgés, à Tripoli, le pouvoir accuse le CPI de n’être qu’"une créature de l'Union européenne pour (poursuivre) les dirigeants africains". Tripoli à nouveau lourdement frappée par les bombes de l’Otan ce lundi.
Voir aussi notre reportage : quand le conflit libyen déborde en Tunisie
Le communiqué des députés communistes, républicains, citoyens : Libye : La France a autre chose à faire que la guerre

Libye: L’Otan vise Tripoli, où Kadhafi parade

L'Otan s'est engagée ce jeudi à "tout faire" pour protéger les civils libyens des troupes de Mouammar Kadhafi, dont la chute est désormais bien l'objectif avoué, mais sans réussir à mobiliser les quelques avions qui lui manquent pour assurer sa mission. Comme pour ponctuer cet engagement, des avions ont survolé jeudi la capitale libyenne où de fortes explosions ont été entendues, suivies de tirs de défense anti-aérienne.
Quelques heures plus tard, la télévision libyenne a diffusé des images de Mouammar Kadhafi circulant à Tripoli dans un véhicule décapotable en précisant que la scène avait eu lieu alors que la capitale était bombardée par l'aviation de l'Otan. Sur ces images, le dirigeant libyen portait un chapeau de safari kaki, des lunettes de soleil et une veste noire et faisait des signes en brandissant les poings.
L'Otan cherche des avions supplémentaires
L'alliance a confirmé qu'elle avait besoin d'avions d'attaque au sol supplémentaires pour mener à bien sa mission, à l'issue d'un déjeuner de travail de ses 28 ministres des Affaires étrangères et de ceux de six autres partenaires de l'opération "Protecteur unifié", plus l'Union européenne. Personne n'a immédiatement répondu à cette demande malgré les appels en ce sens de la France, du Royaume-Uni et du Danemark, trois des six pays à autoriser leurs avions à effectuer des frappes air-sol. L'Espagne et les Pays-Bas, dont les avions de combat se contentent de contrôler l'espace aérien, ou l'Italie, dont les appareils font seulement du repérage de cible, n'ont pas changé d'attitude.
Avant la réunion de Berlin, Paris et Londres avaient claironné leur intention de presser les alliés d'"intensifier" les raids aériens en fournissant plus d'avions et en les autorisant à participer aux frappes. Un diplomate allié avait évalué à une dizaine d'avions d'attaque au sol les besoins de l'Otan. Jeudi, le commandant en chef de l'Otan en Europe, l'amiral James Stavridis, a fait un exposé aux ministres confirmant qu'il avait demandé il y a déjà plusieurs jours aux alliés de lui fournir "quelques avions".

Kadhafi : tentative de viol sur une journaliste en 1984

Kadhafi : tentative de viol sur une journaliste en 1984

Extrait de 2007 de l’émission de Paul Amar "Revu et Corrigé", qui tente de décrypter l’actualité sur la visite de Kadhafi en France.
Sur la vidéo, à la 6 min 20 secondes Memona Hintermann, qui a révélé qu’elle aurait été victime il y a plus de vingt ans d’une tentative de viol de la part du colonel Kadhafi.

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