indemnités journalières


PLFSS : « La solidarité majoritaire c’est de ne pas refuser en 2012 ce que l’on a porté ensemble en 2011 »

Même si le PLFSS comprend certes quelques annonces positives dont la mesure de la prise en charge à 100% des IVG, la loi Bachelot n'est nullement remise en cause, les ARS continuent les restructurations et les fermetures de services, de blocs opératoires, de maternités, de centres IVG.
Le PLFSS prétend lutter contre le renoncement mais ne propose aucune mesure contre les franchises médicales, la fiscalisation des indemnités journalières, le jour de carence, autant de mesures imposées par la droite.
L'augmentation du PLFSS votée est très nettement inférieure aux besoins exprimés par les professionnels comme l'a rappelé la Fédération Hospitalière de France. Alors qu'il faudrait entre 3,1 et 3,4%, il n'a été voté qu'avec une augmentation de 2,6%. Cela se traduira encore par des fermetures d'activités, de services publics.
Au niveau des recettes, la majorité de gauche sénatoriale ne s'est pas retrouvée autour d'amendements votés l'année dernière et que le groupe socialiste a refusé de voter cette année préférant mêler ses voix à la droite.
La « solidarité majoritaire » au Sénat, c'est de ne pas refuser en 2012 ce que l'on a porté ensemble en 2011.
Il est encore possible d'avoir un projet de financement de la sécurité sociale qui marque une orientation de gauche comme la suppression des exonérations de cotisations pour les entreprises ne respectant pas leurs obligations en matière d'égalité salariale. Pourquoi par exemple le PS a-t-il refusé avec la droite cet amendement ?
Les principaux amendements présentés par les parlementaires Front de gauche n'ont pas été retenus que ce soit à l'Assemblée ou au Sénat. Pourtant la majorité est diverse comme l'a été le rassemblement qui a permis de chasser la droite. Cette diversité doit être respectée et entendue.
L'attente d'une politique de gauche est grande dans le pays, il faut y répondre avec des actes concrets pour une protection sociale solidaire et une sécurité sociale renforcée.
Le gouvernement doit entendre et mettre le cap à gauche !


Baisse des indemnités journalières : « nouvelle injustice pour les salariés »

Le journal officiel publie ce matin la baisse du montant des indemnités journalières pour les arrêts de travail à compter du 1er janvier 2012.
Il s'agit d'une baisse de près de 15% de l'indemnité journalière maximale qui concerne les salariés du régime général, du régime agricole et les artistes-auteurs pouvant prétendre au bénéfice d'indemnités journalières maladie.

Ce mauvais coup vient compléter celui de l'instauration de la suppression de la rémunération du premier jour de congés maladie pour les agents publics et les salariés des régimes spéciaux.
Une nouvelle fois ce sont, injustement, les salariés les premiers touchés au nom d'une crise financière dont ils ne sont pas responsables. Le Front de gauche, dans son programme « l'Humain d'abord », veut rétablir le remboursement intégral à 100% des dépenses de santé couvertes par la Sécurité sociale. Le financement de la protection sociale doit être construit à partir des cotisations sur les salaires, avec une modulation et une contribution sur les revenus financiers des entreprises, des banques et des assurances.
Il
faut en finir avec les perpétuels coups de rabots en direction des salariés et mettre l'humain au cœur de nos préoccupations.


Le gouvernement fait les poches des malades

Le patronat affirmant que « les salariés s’arrêtent par plaisir et les médecins rédigent des arrêts de complaisances », le gouvernement obéit avec le projet de Loi de Financement de la Sécurité sociale 2012.
Il a décidé par décret, applicable dès le 1er janvier 2012, que les indemnités journalières qui sont actuellement de 50% du salaire brut pour les indemnités maladie et de 60% pour les accidents du travail, passeraient à 60% du salaire net.
7 millions de personnes en situation de faiblesse sont annuellement concernées par la mesure.
Le montant de ces indemnités, qui est déjà bas, diminuera encore pour ces personnes fragilisées par la maladie.
40 nouveaux euros de moins par mois pour un salarié au SMIC c'est énorme !
C'est en effet la baisse de revenu que la mesure qui se traduira sur les revenus des malades, déjà fortement amputés, dans une période où la maladie doit faire face à des dépenses accrues du fait de sa maladie.
Bel exemple de solidarité nationale que nous propose ce gouvernement d'égoïste et de mesquin, tout entier mobilisé au service de la défense des intérêts des plus riches.
Des augmentations de cotisations de prévoyances à prévoir pour tous les salariés.
En effet, au final, alors que l’organisation et les situations de travail sont très souvent la cause de pathologies, cela se traduira pour tous les salariés par une augmentation des cotisations prévoyances payées, ce qui est intolérable pour la CGT.


Un nouveau recul de la protection sociale : la baisse des indemnités journalières

Le Projet de Loi de Financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2012 propose, sous couvert « d’harmonisation des références au salaire », de passer, pour le calcul des indemnités journalières, du salaire brut au salaire net. Le montant du revenu de remplacement, qui est déjà bas, diminue encore scandaleusement pour des personnes fragilisées par la maladie, le tout accompagné d’un renforcement du contrôle des arrêts maladie.
Le gouvernement se fait antenne-relais du patronatpour qui : « les salariés s’arrêtent par plaisir et les médecins rédigent des arrêts de complaisances », alors que l’organisation et les situations de travail sont très souvent la cause de pathologies (TMS, dépressions, cancers) et que les syndicats sont souvent empêchés dans leur action pour l’amélioration des conditions de vie au travail.
Un salarié sur trois, ceux des petites entreprises n’ayant pas d’accord de branche, ceux ayant peu d’ancienneté et qui ne perçoivent que les indemnités journalières de la Sécurité Sociale verront directement leur salaire amputé.
Seuls deux tiers des salariés bénéficient d’une complémentaire en prévoyance qui prend en charge un complément de salaire en cas d’arrêt maladie. Un système particulièrement inégalitaire car le montant, la durée des versements varient en fonction des différents accords de branches, de groupes ou d’entreprises. Pour la plupart, ces accords spécifient qu’en cas de baisse de remboursement de la Sécurité sociale, la différence reste à charge des salariés et qu’une augmentation des remboursements devra être négociée.
Au final, pour tous les salariés, cela veut dire soit augmentation des cotisations payées, soit une baisse du montant de l’indemnisation, ce qui est intolérable pour la CGT.
Une nouvelle fois, ce sont les salariés qui paient les effets de la crise, en voyant se réduire leur protection sociale.
Baisse des indemnités journalières, taxation sur les complémentaires santé, des motifs complémentaires pour s’inscrire dans l’action du 11 octobre 2011.