Vous avez dit : Place au peuple ! Ne rien lâcher ! Résister ! Prenez le pouvoir ! Pourquoi vouloir encore se soumettre aux exigences de celles et ceux qui nous regardent de haut ? Le billet du jour…

2014-10-27_05-53-47


MOI_pRÉVOLUTION !!!
Bonjour et bises à toutes et tous mes amis (es),
Il fut un temps, et il n’y a pas encore longtemps, quand on savait que des personnalités politiques venaient à Villerupt ou ailleurs dans le pays haut du 54, tout était fait pour que l’on puisse les rencontrer. Tout était fait pour que les militants puissent au moins distribuer un tract faisant état de nos revendications pour la ville ou le secteur.
Aujourd’hui, pour un « coup de pub magnifique » comme il est dit dans l’article, seuls les responsables savent, et ces responsables jouent le jeu de celles et ceux qui nous plongent dans la misère, ils se taisent.
Dites-moi ! Aujourd’hui, qu’est-ce qui est le plus important ?
Pouvoir crier son indignation face à la politique menée par ces dirigeants ou se faire de la pub pour un festival qui ne dure que 15 jours ?
Et quand on parle de publicité, il faut relativiser, seule la presse écrite et régionale en fait état.
Nos élus locaux pour la plupart dans notre secteur se disent Front de gauche et critiquent à juste raison la politique de Hollande depuis son élection en 2012.
Dans le même temps, ils se font un malin plaisir de recevoir ces gens. Comment interpréter cette attitude ? Quel en est l’intérêt pour la commune ou le secteur ?
En effet, le Secrétaire d’État sur la photo de l’article ci-dessus, le même jour dans la même presse écrite disait haut et fort que sa famille politique (le PS) devait se serrer les coudes. Le même Secrétaire d’État fait partie de ce gouvernement qui dit haut et fort aux Françaises et aux Français qu’en famille il faut se serrer la ceinture pour réduire la dette !
Les deux autres personnalités, l’ex-ministre de la Culture (Aurélie Filippetti) et l’ex-ministre du Redressement productif (Arnauld Montebourg) qui ont dû démissionner du gouvernement faute d’une politique plus à gauche et qui se disent frondeurs s’abstiennent sur le vote du budget 2015. Et s’abstenir c’est dire « OUI » à voix basse. Alors quel intérêt de recevoir en grande pompe et de donner la parole à ces gens ?
Quel intérêt de garder secrète cette venue ?
Nous laisser et nous permettre de manifester aurait été plus judicieux pour le « coup de pub magnifique ». Cela aurait montré, qu'en France il y a encore des gens qui bougent.
Nous aurions pu démontrer qu’en France il n’y a pas de « sans dents », qu’ici il y a encore des gens qui ont des crocs ! Des gens pour qui le mot « résistance » a toute son importance, que le slogan « ne rien lâcher » est toujours de mise. Que dans notre région, dans notre ville, nous sommes toutes et tous des indignés de cette politique qui nous mène droit dans le mur.
Cela me rappelle la venue de Valls à Longwy en février 2014, quand il était encore ministre de l’Intérieur. Nous étions une vingtaine de militants avec nos petits drapeaux PCF, Front de Gauche et CGT et on a fini entre deux immeubles et gardé par une centaine de CRS afin que l’on nous ne voit et nous entende pas.
Si c’est cela être de gauche, bonjour les dégâts !
Ces élus qui se disent Front de gauche adhèrent au slogan « Place au peuple », alors pourquoi ne pas lui donner cette place quand l’occasion se présente ?
« Prenez le pouvoir » disions-nous pendant la campagne de la présidentielle, et quand il est possible d’en prendre un peu, on nous cache la venue de celles et ceux qui veulent nous faire taire.
Nous ne sommes pas nés pour être soumis !
Nous n’avons pas voté pour cette gauche qui est plus à droite que la droite elle-même !
Début septembre, l'hebdomadaire « Paris Match » dévoilait des photos de leur idylle. Sur la couverture, Aurélie Filippetti et Arnaud Montebourg prenaient un selfie et le magazine titrait « Love story à San Francisco ». Villerupt n’est pas San Francisco et ni Cannes, il s’agissait de l’ouverture d’une manifestation culturelle, et pas n’importe laquelle, cela fait 37 ans que celle-ci existe.
La culture quoique l’on puisse en dire, est idéologique. Elle a besoin de moyens et le gouvernement actuel a mis en baisse le budget du ministère de la culture.
S’il devait y avoir des gens qui devaient se pavaner, c’était celles et ceux qui organisent ce Festival, les bénévoles, car sans eux ce Festival n’aurait pas lieu.
Villerupt et tout son secteur souffre de cette politique. Permettre à ces gens de se montrer en toute quiétude n’a pas été un bon choix. On ne nous a pas permis de démontrer notre mécontentement ! Notre indignation !
« Surtout, soyez toujours capables de ressentir au plus profond de votre cœur n'importe quelle injustice commise contre n'importe qui, où que ce soit dans le monde. C'est la plus belle qualité d'un révolutionnaire » (Le Che).
Liberté, égalité, fraternité, solidarité, laïcité, poing fermé et levé.

Social : Aide aux chômeurs et travailleurs précaires – Agir de Longwy… à Philadelphie !

La ligne Longwy-Thionville-Philadelphie sera inaugurée le 3 avril à Longlaville. L’initiative a pour but de mener des actions afin d’aider chômeurs et travailleurs précaires.

La Ligne Longwy-Thionville-Philadelphie va être inaugurée mardi 3 avril à 16h, devant le Pôle emploi à Longlaville. Pas de chef de gare ou de voie ferrée, mais une seule et grande motivation : « Agir pour aider chômeurs et travailleurs précaireset dénoncer la politique actuelle », précise Marilène Bombardieri, secrétaire de la section PEP (privés d’emploi et précaires) au sein de la CGT, qui fera office de "contrôleuse de bus" au sein du collectif.
La ligne Thionville-Philadelphie existe déjà et sait faire parler d’elle avec des actions loin d’être banales, notamment à l’approche des élections présidentielles. Ainsi peut-on évoquer : un contre référendum inspiré par le cas réel, dans l’Hérault, d’une chômeuse de 53 ans à qui Pôle emploi avait proposé un travail de stripteaseuse. Le collectif a également posé cette question aux femmes élues en Lorraine : « Cette chômeuse doit-elle accepter cet emploi de stripteaseuse ? » Le dépouillement aura d’ailleurs lieu samedi. Autre action : "Je rebaptise le nom de ma rue" ou encore des convocations au "Peuple emploi" pour les candidats. Cette initiative n’a pas laissé indifférents la section PEP de la CGT qui a décidé de prendre le train en marche.
Ainsi, à l’occasion d’une première assemblée générale, la ligne Longwy-Thionville-Philadelphie va ajouter un wagon à la locomotive Thionville-Philadelphie, samedi après-midi, sachant qu’il existe également la Ligne Thionville-Metz-Philadelphie. Un démarrage qui se fera en présence du secrétaire général de la section PEP de la CGT, Jean-François Kiefer. Après l’assemblée générale, l’inauguration aura lieu à 16h. Un coupé de ruban auquel auront été convoqués de nombreux élus du territoire. Une convocation copiée sur le modèle de celle envoyée par Pôle emploi aux chômeurs. Ceux qui ne viendront pas recevront une lettre de fin de droit et seront "radiés"…

Républicain Lorrain du Samedi 1er Avril 2012 – Valérie Imbault.

Depuis bientôt un an, Martine Thiry, 55 ans, a trouvé une oreille attentive auprès de la section PEP (Privés d’emploi et précaires) de la CGT.
En effet, le syndicat l’a soutenu dans ses démarches comme il peut le faire pour les demandeurs d’emploi qui rencontrent des difficultés (problèmes de remboursements, d’assurances…) ou encore se retrouvent radiés.
Comme l’explique Marilène Bombardieri, « nous avons des bonnes relations avec Pôle emploi pour faire avancer les dossiers » mais, ce qu’il manque, « ce sont des offres d’emplois.
Il faut également améliorer les conditions de travail, les salaires… « Plus on est nombreux pour bouger mieux c’est ! »
Martine a été licenciée en 2007, alors qu’elle travaillait dans un restaurant belge. À part un CDD de quatre mois chez Ikea en Belgique, non renouvelé, elle n’a pas trouvé d’autre emploi depuis. Et pourtant, ce n’est pas faute d’avoir suivi une formation, avec le Greta au lycée Darche, et d’avoir obtenu un CAP cuisine.
Mariée, elle s’est occupée de ses enfants. Son mari disparu, elle a dû chercher un emploi. Pas facile. Ce qu’on lui reproche souvent, c’est le manque d’expérience. Et « c’est souvent par le bouche à oreille que j’ai trouvé un travail. Et, on m’a déjà proposé du travail au noir, mais je n’accepte pas », raconte Martine, qui vit aujourd’hui avec une allocation veuvage et reçoit une allocation de solidarité, soit 2,70 € par jour. Une demande qu’elle doit renouveler tous les six mois. Ce qui lui fait environ 1 000 € par mois.
« Il faut que les demandeurs d’emploi adhèrent, plus on est nombreux pour bouger, mieux c’est. »