Spot publicitaire de la SNCF : une insupportable provocation.

sncf_1Alors que le texte de la réforme ferroviaire a été adopté mardi 24 juin dernier à l'Assemblée Nationale, la direction de la SNCF estime de bon ton d'avoir recours à la provocation et au mépris.
Un spot publicitaire diffusé à la télévision depuis hier présente, sur un ton surjoué, les « regrets » de la SNCF face au « moments pénibles » vécus par les usagers lors des mouvements de grève. La direction assure avoir « tout mis en œuvre » pour soulager des voyageurs quasi-martyrs, à qui l'on distribue des bouteilles d'eau, dans une mise en scène digne d'une opération de secours humanitaire.
Il s'agit là d'une insupportable hypocrisie. En rejetant la responsabilité des perturbations sur les cheminots, qui n'ont fait qu'exercer le droit de grève que leur garantit la Constitution, la direction de la SNCF cherche à se donner bonne conscience. Le conflit n'aurait-il pas été évitable si elle avait accepté d'écouter les revendications et les propositions portées par les syndicats ?
Pire encore, ce spot publicitaire cherche une fois de plus, comme l'a cyniquement fait le gouvernement ces derniers jours, à monter les Français les uns contre les autres. Faussement compatissante, la direction de la SNCF en est réduite à pointer du doigts ses propres salariés.
Ce sont pourtant ceux-là même qui contribuent chaque jour à faire vivre l'entreprise, à assurer le transport de millions de personnes au quotidien et qui se battent contre le démantèlement et la mise en concurrence de leur groupe, dans l'intérêt de tous les Français

Il faut savoir terminer une grève dès que satisfaction a été obtenue. Ils n’ont pas eu satisfaction. Le billet du jour…

MOI_pRÉVOLUTION !!!
Bonjour et bises à toutes et tous mes amis (es),
Alors qu’aujourd’hui nous devrions toutes et tous être solidaires avec nos cheminots, beaucoup ne comprennent pas la grève de ceux-ci, beaucoup se considèrent être les otages de ceux-là, beaucoup regrettent que cette grève immobilise le pays.
Certains avancent même que les cheminots ne respectent pas la démocratie.
Qui sont celles et ceux qui sont les premiers touchés par cette grève ?
Celles et ceux qui y travaillent bien évidemment, écoutons ce qu’ils nous disent, essayons de comprendre ce qu’ils veulent, parce que faire aujourd’hui grève n’est certainement pas du luxe, vouloir sauvegarder un service public c’est aussi lutter pour les utilisateurs que nous sommes, d’ailleurs les grévistes parlent « d’usagers » alors que les médias et les représentants de l‘état parlent de « clients. »
Parler de clients c’est forcément en faire la cible d’une organisation privée, parler d’usager, c’est en faire la cible d’une organisation publique. La SNCF est toujours un service public et s’il l’est encore c’est parce que les cheminots veillent à ce qu’il le reste. N’oublions pas ce qu’est devenu EDF, GDF, France Télécom, aujourd’hui nous sommes capables de faire cette différence entre le public et le privé. Et quand on en fait l’analyse, il y a de quoi se poser des questions NON ?
Ce qui est insupportable c’est de constater comment les médias traitent cette grève, en effet ils ne nous retracent que le négatif, ils ne font parler que celles et ceux qui sont contre.
Il y a même pire, voilà notre cher président qui se sert même des mots qu’un certain Maurice THOREZ a prononcés à une époque, des mots qu’il faut relire et réentendre, car ils sont clairs et bien plus clairs que le raccourci qu’en fait Hollande.
Hollande dit : « Il faut savoir arrêter un mouvement », mais bien sûr qu’il faut savoir arrêter un mouvement, qui dit le contraire ? Mais quand il y a un mouvement de grève, il y a aussi des revendications, et s’il y a revendications, les grévistes attendent des satisfactions. Alors Maurice THOREZ a dit : « Si le but est d'obtenir satisfaction pour les revendications de caractère économique, tout en élevant progressivement le mouvement des masses dans sa conscience et son organisation, alors il faut savoir terminer une grève dès que satisfaction a été obtenue. Il faut même savoir consentir au compromis si toutes les revendications n'ont pas encore été acceptées, mais si l'on a obtenu la victoire sur les plus essentielles et les plus importantes des revendications. » (11 juin 1936).
Force est de constater que si la grève continue, les satisfactions n’ont pas été obtenues.
Vouloir raccourcir les propos d’une autre personne sans tenir compte de son réel contenu démontre déjà, cette volonté de vouloir tromper son peuple.
On s’offusque d’une grève dès que celle-ci prend de l’ampleur et gêne la vie du pays.
Nous devrions aussi nous offusquer de cette grève de l’emploi provoquée par nos dirigeants, nous offusquer de constater que la misère prend le dessus, nous offusquer de constater que de se soigner, se nourrir, finir les fins de mois dignement devient de plus en plus difficile. Non ce n’est pas le cas, nous rentrons comme des moutons dans cette volonté de nous diviser, car c’est là que la question est posée.
C’est scandaleux ce que nous font vivre celles et ceux qui dirigent notre pays, c’est honteux et nous ne disons rien, ne faisons rien, si, nous critiquons celles et ceux qui bougent, qui luttent pour nous faire continuer à profiter de ce que beaucoup prennent en exemple. Les avantages, les acquis dont nous profitons encore aujourd’hui sont le fruit de luttes, de grèves que nos anciens ont faites, la sécu, les allocs, les congés, les 35 heures vous croyez peut-être que ce sont les patrons qui nous les ont attribués ? Certainement pas, aujourd’hui ceux-ci rêvent de nous faire revivre germinal.
On s’inquiète de savoir si le déroulement du bac va être perturbé, et alors s’il est, est-ce la fin du monde ? De toute façon, nos enfants passent le bac pour aujourd’hui s’inscrire au Pôle emploi.
Il faudra bien un jour frapper fort pour nous faire entendre, et les cheminots nous montrent le chemin.
Avant de les critiquer, faisons avec eux, dans l’unité, ensemble pour que cela change et pas seulement dans le transport ferroviaire, car du changement il y en a besoin PARTOUT.
LES CHEMINOTS NE SOUHAITENT QU’UN VÉRITABLE SERVICE PUBLIC, UN SERVICE PUBLIC DE QUALITÉ, UN SERVICE PUBLIC POUR LES FRANÇAIS ET LES USAGERS.
Liberté, égalité, fraternité, solidarité, laïcité, poing fermé et levé.

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Cliquez sur le lien ci-dessus pour connaître ce que propose la CGT.

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Réforme ferroviaire : « la lutte contre le démantèlement du service public est l’affaire de tous »

ferrovUne large mouvement de grève s'annonce à la SNCF. Le PCF apporte tout son soutien aux revendications portées par les cheminots mobilisés pour le retrait de la réforme ferroviaire qui sera présentée à l'Assemblée le 17 juin prochain.
Ce texte, qui prétend réunifier RFF et SNCF afin de réduire les coûts d'une structure en doublon, prépare en réalité l'élargissement de l'ouverture à la concurrence du transport ferroviaire exigée par l'Union Européenne. Le gouvernement entend en effet créer une société unique en façade, mais trois entités dans les faits, pour renforcer la séparation entre gestion des infrastructures et exploitation du réseau.
Le scénario est écrit à l'avance. L'exploitation des voies, éminemment rentable, sera captée par le marché privé tandis que les infrastructures seront laissées à la seule responsabilité du secteur public, qui se retrouvera seul à rembourser la dette de 44 milliards d'euros qui devait financer un réseau ferré public et de qualité. Avec le libéralisme, c'est toujours la même rengaine : privatisation des profits et nationalisation des pertes.
Le PCF condamne fermement cette prise en otage du bien collectif et de l'investissement public par la concurrence privée, et s'associe aux propositions formulées par les syndicats en grève. Il demande une réunification réelle de la SNCF et de RFF au sein d'un organisme public possédant le monopole du chemin de fer et de son exploitation. C'est seulement à cette condition que sera garanti un service public juste et efficace.
Le ferroviaire ne peut être laissé aux mains de la concurrence et du marché. C'est un enjeu stratégique national, une garantie fondamentale de la souveraineté de la France et de l'égalité des territoires.
Par ailleurs, le PCF soutient la proposition faite par la CGT de confier à une structure de défaisance la dette du système ferroviaire. Il est inacceptable que celle-ci pèse sur les conditions de travail et de vie des travailleurs du rail, ou sur les investissements en rénovation et modernisation du matériel et du réseau.
La lutte contre le démantèlement du service public, est l'affaire de tous les Français. Le PCF appelle le gouvernement à refuser de s'engager dans le sillon des politiques d'ouverture à la concurrence, dont les effets plus que néfastes ne sont plus à prouver.

SOCIAL : LE FRONT DES LUTTES EN LORRAINE ! LOGIFARE, ça bouge en Lorraine, Le “PEUPLE” se fait entendre !!!! « Nos salaires sont indécents »

La grève qui a explosé hier à Logifare témoigne d’un profond malaise dans cette usine installée sur la zone d’activité d’Henriville, près de Freyming-Merlebach.
Spécialisées dans l’emballage et l’étiquetage de DVD, les équipes ont suivi le mouvement à 90 %.
En jeu : les salaires.
« Chez Logifare, les salaires sont indécents : vous rentrez avec 1.074 €/mois et au bout de quatre ans d’ancienneté vous plafonnez à 1.100 €. Bref, on nous exploite pour une misère. On demande une hausse générale de 3 %. La direction dit niet », témoigne une déléguée CFTC.
De plus, les salariés, en majorité des femmes, se plaignent de conditions de travail « déplorables », « de rythmes infernaux », « de non-respect du travailleur ». Bref, l’ambiance est parfaitement malsaine.
De son côté, la direction déplore cette grève qui mettrait « en danger le site et un projet d’investissement pour une extension ». Pour les dirigeants du groupe belge propriétaire de Logifare, « nos coûts salariaux sont déjà supérieurs à ceux de l’Allemagne et les salaires respectent la convention des entreprises de logistique ». Hier soir, les négociations étaient encore quasiment au point mort.

Républicain Lorrain du 10 Mars 2012

Le billet du Jour : Quand il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir…

Une semaine vraiment dure à supporter, une semaine, où il nous est démontré, que quand il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir.
D’abord, notre Président de la République, vous savez celui qui a donné tant de millions d’Euros de cadeaux à ses amis les riches, il est allé rendre visite aux Restos du Cœur du XVème arrondissement de Paris.
Quel toupet ?
Alors, qu’en 2007, il nous annonçait que plus un français ne dormirait dans la rue, qu’il serait le Président du pouvoir d’achat, la pauvreté dans notre pays ne cesse d’augmenter.
Et lui, rend visite à cette association qui reconnaît aujourd’hui qu’en 2010-2011, les Restos ont servi 109 millions de repas à 860.000 personnes, et que cette année, ils reçoivent déjà 10% de personnes en plus.
En quittant les lieux, il s’est adressé à Véronique COLUCCI et Olivier BERTHE en lançant « Ce que vous faites est exceptionnel, soyez-en fiers ».
Si cela ne s’appelle pas de la provocation, que faut-il en croire ?

Oui Monsieur le Président, cette association peut être fière de ce qu’elle fait, car elle est obligée de réparer les dégâts que VOUS provoquez ! Et quels dégâts ? Vous brisez sans remords, sans regrets, des êtres humains, vous donnez à vos amis les riches, ce que vous prenez au peuple.
Honte à vous.

Puis, ce cher Président, qui se dit avoir des convictions (Mort de Rire), ne respecte pas la Démocratie, il envoie la police pour réaliser le travail des grévistes. Il casse le droit de grève, ce droit dignement gagné par la classe ouvrière. Pire, il va donner une prime aux policiers qui vont assurer le travail de nos amis qui luttent pour une augmentation de salaire.
S’il y a de l’argent pour une prime, il y a aussi de l’argent pour augmenter ces agents de sécurités !
Et cette prime, qui va la payer ? Ceux qui emplois ces agents ? Ou l’Etat ?
Et enfin, alors que notre cher Président n’arrive même pas à gouverner son pays, le voilà qui se mêle des histoires de la Turquie. Il demande à l’assemblée de voter une loi sur la négation du génocide arménien.
Parce que la France est propre, la France pendant les guerres qu’elle a engendrées n’a jamais, non jamais, provoqué de génocide ! Demandez au peuple algérien ce qu’il en pense ?
Revenir sur l’histoire pour en tirer des leçons OUI ! Mais d’abord balayons devant notre porte.
Il aurait été plus judicieux de pendre la défense de la Palestine, qui aujourd’hui même, et depuis 50 ans souffre de l’occupation Israélienne.
Mais ça, pour notre Président, c’est autre histoire. Et pourtant, quand on lui pose la question de savoir le pourquoi de cette loi, il répond sans gêne, sans scrupule, qu’il a des convictions, que la France porte des valeurs.
Oh que oui ! Notre pays porte des valeurs, celles de la FRATERNITÉ, de la LIBERTÉ, de l’ÉGALITÉ et de la SOLIDARITÉ.
Où est la FRATERNITÉ ? Quand on rend visite aux pauvres, alors que l’on aurait pu donner plus au peuple et moins aux riches.
Où est la LIBERTÉ ? Quand on réprime les grèves et que l’on ne respecte pas ce droit.
Où est l’ÉGALITÉ ? Lorsque certains ont tout, et d’autres n’ont rien (la majorité).
Où est la SOLIDARITÉ ? Lorsque l’on se mêle de ce qui s’est passé et que l’on fait l’impasse sur ce qui se passe.
Vous avez dit convictions ? Valeurs ?
Non Monsieur le Président, les mots les plus justes seraient, ÉLECTORALISTE, DICTATURE DÉGUISÉE, ANTI DÉMOCRATIQUE, CHASSE AUX VOIX, DIFFÉRENCE, NON RESPECT DE L’HUMAIN, et il y en aurait encore tant à y ajouter.
Le chef de l’Etat a déclaré : « j’ai voulu la mettre à l’honneur, la remercier, et à travers les Restos du cœur remercier tous les bénévoles (…) qui sont auprès de nos compatriotes dans la souffrance », cite 20minutes.
Oui les bénévoles, mais est-ce aux bénévoles, de pallier aux manque de l’état ?
Oui le Peuple souffre !
Monsieur le Président, ça ne vous gêne pas de constater cette situation ?
C’est un GÉNOCIDE SOCIAL que nous vivons, alors avant de faire la leçon aux autres, faites que votre peuple soit un exemple, qu’il vive dans d’autres conditions, que la France redevienne ce pays où il a fait bon vivre, ce pays d’accueil, un pays digne de ce nom. Un pays DÉMOCRATIQUE dans une RÉPUBLIQUE où l’HUMAIN passe AVANT.
Peuple de France, quand il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir, mais quand il y a de la vie, il y a de l’espoir, alors toutes, et tous ENSEMBLE, rendons cet espoir possible.
CHANGEONS LES CHOSES, NOUS LE POUVONS.

Le PCF soutient la grève unitaire dans l’Éducation nationale, jeudi 15 décembre

Le PCF et ses partenaires du Front de gauche, affirment leur entière solidarité à l’égard de l’intersyndicale, appelant l'Éducation nationale à la grève jeudi 15 décembre prochain.
L'Éducation nationale a perdu, en 10 ans, plus de 150.000 postes statutaires et les postes aux concours diminuent. C’est autant de millions économisés dans le cadre de la désastreuse RGPP (réduction générale des politiques publiques).
La question de l'école dans notre société est devenue un enjeu politique essentiel. Toutes les réformes et cures d’amaigrissement dont elle fait l’objet depuis une vingtaine d’années la conduise à être moins égalitaire, plus concurrentielle et plus sélective. Mixité sociale, autonomie des établissements sont autant de grands travaux conduits par un gouvernement qui cherche à accélérer la casse de ce service public avant les élections.
Le ministre Luc Chatel avait affirmé, en septembre, son mépris envers l’égalité républicaine de notre système scolaire.
En cette fin d’année, par décret, il poursuit en prévoyant de donner plein pouvoir aux chefs d’établissements pour évaluer les enseignants, les personnels d’éducation et d’orientation.
Les syndicats ont vivement réagi face à cette calamiteuse politique managériale à l’aide d’une pétition et d’un appel unitaire à la grève.
Avec le Front de gauche, avec nos candidats aux élections présidentielles et législatives, le PCF veut faire de la relance de l'école de l’égalité une priorité nationale. Il est impératif de lui redonner les moyens nécessaires à son travail d’émancipation intellectuelle pour chacun des élèves et étudiants pour lesquels l’éducation est un droit inaliénable et non un privilège de classe. Le PCF appelle à la mobilisation jeudi 15 décembre partout en France pour soutenir les enseignants, défendre leur statut et l'égalité entre les élèves.
Le Front de gauche sera présent à la manifestation parisienne sur un point de rencontre au niveau du Métro Vavin.

IMPORTANT MOBILISATION AUJOURD’HUI A LA POSTE A LONGWY BAS… GREVE ILLIMITE

Suites de cette action : la mobilisation continue, les agents de ce « TERRAIN »  n’ont obtenu aucune réponse de la direction ! le mépris affiché de celle ci n’ a pas entamer leur détermination. Ils, elles, seront en grève et seront devant le Bureau de Poste de Longwy Bas ce mercredi matin 12 Octobre à partir de 8H30..

N’hésitez pas à aller les soutenir

Forte mobilisation attendue mardi pour la grève des enseignants

Les syndicats appelant à la grève mardi n'ont pas digéré que le ministre Luc Chatel ait communiqué en cette rentrée sur la nécessité de cours "sur-mesure", alors que se multiplient les suppressions de postes qui rendent impossible le suivi individuel des élèves.
"On ne fera pas de la qualité si on n'a pas des personnels formés en nombre suffisant. C'est ce qu'on dira le mardi 27 septembre", jour de grève unitaire, a lancé Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, la principale fédération syndicale de l'éducation, lors de sa conférence de rentrée. Les organisations syndicales veulent peser sur le projet de budget 2012 qui passe mercredi en conseil des ministres et prévoit 14 000 nouvelles suppressions de postes dans l'Education nationale (ce qui en fera 80 000 sur le quinquennat), alors que les effectifs d'élèves augmentent. En cette rentrée 2011, l'école primaire est particulièrement touchée: elle a perdu près de 9 000 postes, sur un total de 16 000.
L'enseignement privé sera également du mouvement. Son appel à la mobilisation est historique. Est réclamé "zéro retrait d'emploi pour 2012". Les enseignants du privé insistent sur le fait qu’ils sont chaque jour devant une classe, aucun professeur n'est en disponibilité, et qu’il n'y a pas de remplaçants. Le secrétaire général de l'enseignement catholique, Eric de Labarre explique que dans le privé, "la suppression de près de 1500 postes de plus cette année pose d'énormes problèmes. Il a fallu retirer des heures d'accompagnement personnalisé aux élèves, renoncer à un certain nombre de dédoublements".
La mobilisation s’annonce forte. En primaire, où les grévistes doivent se déclarer 48 heures à l'avance, entre 20,5% de professeurs (selon le ministère) et 54% (selon le SNUipp) devraient faire grève, ce qui devrait être "très significatif dans de nombreux départements" selon le syndicat. Une centaine de manifestations sont prévues dans le pays. A Paris, le défilé doit partir à 14h30 mardi de Luxembourg.
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Le ras-le-bol des travailleurs de l’urgence sociale

Témoignages. Ce mardi, dans une trentaine de départements les travailleurs de l'urgence sociale, se sont déclarés en grève pour dénoncer les coupes budgétaires de l'Etat. Cette manifestation intervient deux semaines après la démission surprise du président fondateur du Samu social, Xavier Emmanuelli. Démission qui souligne la crise de l'hébergement d'urgence en France, laissé à l'abandon par le gouvernement qui a annoncé en mai une baisse budgétaire d'ici à la fin de l'année. Ainsi ce sont se sont plus de 4 500 places d'hébergement d'urgence qui vont disparaître.
A Paris, le rassemblement avait lieu dans le VIIème arrondissement, dans le square Boucicaut. "Pour moi c'est insupportable de voir à notre époque des mères avec des enfants dans la rue" explique Christine Remadere, éducatrice dans le Val-de-Marne, venue manifester comme quelques 300 personnes.
"Des familles se retrouvent avec des hébergements qui sont à des kilomètres"
Christine Remadere, éducatrice dans le Val-de-Marne: "Mes collègues et moi sommes épuisés. Sur le terrain on a de moins en moins de moyens, et on manque de personnel. L'autre jour une de mes collègues a appelé le 115 pour trouver un hébergement d'urgence pour une famille. Au départ, elle n'a pas eu de réponse. Après plusieurs appels, on a trouvé un hébergement pour cette famille qui venait de Créteil. Mais cet hébergement était à Fresnes. Cette histoire n'est pas anodine. De plus en plus de familles se retrouvent avec des hébergements qui sont à des kilomètres de leur lieu de travail ou des écoles de leurs enfants. Du coup, ces personnes ne reviennent plus et préfèrent dormir dans la rue. La suppression par le gouvernement de 4 500 places hébergements d'urgence d'ici la fin 2011 et leur remplacement par 4 500 logements, ne va pas arranger les choses. Pour le moment, les logements ne sont toujours pas construits et les personnes restent dans la rue. Ces derniers temps, nous voyons de plus en plus de mères avec leurs enfants qui dorment dans la rue ou dans leur voiture, à défaut d'avoir accès aux hébergements d'urgence. Et ce soir, comment ça va se passer avec le 115 en grève ?".
► "Les gens appellent mais nous n'avons pas de réponses à leur donner"

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« Carrefour Market » : grâce à leurs actions, les salariés obtiennent entre 2% et 2,5% d‘augmentation des salaires

Les syndicats CGT, CFDT et FO de « Carrefour Market » qui ont mené plusieurs journées d’actions de débrayage ces dernières semaines ont finalement obtenu jeudi 16 juin la signature d’un protocole. Il prévoit pour les 32 000 salariés de l’enseigne une augmentation générale de 2 à 2,5%, en fonction de l’ancienneté, avec effet rétroactif au 1er avril au lieu du 1er juillet.
Ils ont aussi obtenu des titres-restaurants de 4 euros pour les salariés ayant au moins deux ans d’ancienneté.
La remise sur les produits achetés dans les magasins de l’enseigne passera de 7 à 10%, à l’instar de ce qui avait été négocié pour les personnels des hypermarchés. Pour la CGT, "la direction a entendu le message des salariés qui dénonçait les inégalités entre les hyper « Carrefour » et les « Carrefour Market ».