Licenciements boursiers : Pierre Laurent, Nicole Borvo Cohen-Seat et Roland Muzeau écrivent à Jean-Marc Ayrault

Monsieur le Premier ministre,
Passées sous silence au cours des dernières semaines de campagne de l'élection présidentielle, les menaces de plans sociaux drastiques se précisent et se multiplient aux quatre coins du pays.
3 000 emplois en ligne de mire à Air France, 3 000 également à PSA-Aulnay, 3 000 encore à Carrefour, 10 000 dans toute la filière de la grande distribution, des milliers encore à Fralib, Nouvelles Frontières, ArcelorMittal, Petroplus, SeaFrance, H2M ex-Québécor, Meryl Fiber, c'est une hécatombe annoncée.
Il nous paraît inacceptable que le gouvernement assiste impuissant à ces destructions massives de l'emploi industriel français alors que les Français ont exprimé avec force leur volonté de mettre un coup d'arrêt à ce gâchis et que votre gouvernement a affiché dans l'intitulé de son ministère l'ambition d'engager le redressement productif du pays.
C'est pourquoi, nous vous demandons instamment de prendre ce jour les deux décisions d'urgence qui s'imposent.
Premièrement, l'adoption d'un moratoire à effet immédiat sur les plans sociaux et licenciements jusqu'à l'entrée en fonction de la nouvelle Assemblée nationale.
Secondement, l'inscription en priorité à l'ordre du jour de la rentrée parlementaire d'un débat sur les mesures anti-licenciements dès le début de la session. Nous vous proposons d'inscrire dans ce débat la discussion sur la proposition de loi contre les licenciements boursiers débattue au Sénat le 16 février dernier.
Dans l'attente de votre réponse, veuillez croire, monsieur le Premier ministre, en l'expression de notre considération.

Pierre Laurent secrétaire national du PCF
Nicole Borvo Cohen-Seat sénatrice de Paris et présidente du groupe CRC
Roland Muzeau député des Hauts-de-Seine et président du groupe CRC-PG

Un employé de Monoprix mis à pied pour avoir récupéré six melons et deux salades

Un employé de Monoprix à Marseille a été mis à pied lundi et entendu par sa direction lors d'un entretien préalable à licenciement mercredi pour avoir tenté de sortir six melons et deux salades récupérés dans le conteneur à poubelles, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.
«Les faits constatés dans le magasin et reprochés à ce collaborateur sont contraires au règlement intérieur du magasin», a affirmé un porte-parole de l'enseigne.
Cet employé de 59 ans, père de six enfants et travaillant chez Monoprix depuis huit ans, «a été contrôlé à la sortie du magasin avec des melons et des salades», a-t-il ajouté, refusant de confirmer que ces fruits et légumes avaient été récupérés dans les poubelles du magasin.
Selon Avelino Carvalho, représentant CGT du Monoprix situé sur la Canebière, «il n'est pas sorti du magasin, il a récupéré dans le conteneur à poubelles des fruits et salades périmées». «Un cadre du magasin l'a vu faire et a demandé l'intervention des agents de sécurité», a-t-il ajouté.
«Que ce soit pris dans les poubelles ou dans le magasin, ce n'est pas autorisé sans avoir demandé au préalable une autorisation pour les prendre», a souligné le porte-parole de Monoprix.
«Quand il y a une infraction au règlement intérieur, il y a une mise à pied à titre conservatoire» qui «n'est pas une sanction» mais qui «vise à faire la lumière sur ce qui s'est passé», a-t-il ajouté, précisant que l'employé conservait son salaire, un élément mis en doute par le représentant CGT.
La décision sera signifiée à l'employé lundi matin après le respect du délai légal obligatoire.
«Une décision de sanction peut être prise mais elle n'est pas automatique et cette sanction est proportionnée à la gravité de l'agissement, ce qui veut dire que ce n'est pas parce que c'est un entretien préalable à licenciement que derrière il y a un licenciement», a-t-il précisé.
«Il y a tout une gamme de sanctions, ça peut être un avertissement, ça peut être une mise à pied disciplinaire [sans salaire, ndlr] de un à quatre jours», a-t-il détaillé.
«On est scandalisé par la disproportion totale entre le licenciement envisagé et ce qui s'est passé», a souligné M. Carvalho.
«Kader est vraiment abattu. Il est à deux ans de la retraite. Il a mis au courant sa femme et ses enfants au bout d'une semaine parce que c'est paru dans la presse», a-t-il ajouté.

Camarades, quand on en arrive à ce point,  la révolution citoyenne s'impose de plus en plus…
Quand on en arrive à ce point de non retour, les décisions et actions doivent être à la mesure de cette … démesure.

Appelons au boycott de cette enseigne.

Carrefour : une victoire pour les salariés qui en appelle d’autres

La justice a condamné l'enseigne de grande distribution Carrefour à verser 3,66 millions d'euros d'amendes pour non-respect du Smic à environ 1.200 salariés en France. C'est une grande victoire pour les salariés et leurs organisations syndicales, en lutte depuis de long mois. Dans la bataille contre la cupidité d'un patronat avide, prêt à tout pour amasser plus de profits, le camps des travailleurs a remporté une manche importante. Ce succès va compter en premier lieu, pour les salariés eux-même victimes de Carrefour, mais aussi pour tous ceux qui subissent la morgue d'un patronat qui se croit tout permis, encouragé par un gouvernement dont la proximité avec le monde des affaires n'est plus à démontrer. Le PCF salue ce succès qui en appelle d'autres. Aujourd'hui, plus un salarié ne doit être payé en dessous du SMIC. Le PCF demande que le salaire minimum soit augmenté au plus vite à 1600 euros.

Carrefour : “Succès sans précédent” de la grève

Magasins tout ou en partie bloqués, caisses fermées, réception des marchandises à l'arrêt: les salariés des hypermarchés Carrefour se sont fortement mobilisés samedi lors d'un mouvement de grève "sans précédent", selon les syndicats, pour ce géant de la grande distribution.
FO, la CFDT et la CGT avaient appelé à la grève pour exiger de la direction qu'elle revoie à la hausse ses propositions salariales pour 2011 pour les 65.000 salariés du groupe. Les syndicats avaient maintenu leur appel malgré l'annonce in extremis, vendredi, par la direction qu'elle allait rouvrir les négociations, en dénonçant un "piège grossier" destiné à casser la mobilisation. "C'est la première fois que je vois toutes les organisations appeler à la grève le même jour, après 38 ans chez Carrefour", a souligné samedi Serge Corfa, de la CFDT Services. "Je n'ai jamais vu une mobilisation aussi importante, touchant même de petits hypermarchés comme Beaucaire (Gard) qui a suivi à 80%", a-t-il ajouté, en estimant qu'entre 150 des 200 hypermarchés avaient été affectés.

Edouard Leclerc : la légion du déshonneur ?

Edouard Leclerc, 84 ans, est le fondateur de la chaîne de distribution qui porte son nom et que dirige son fils Michel-Edouard. Le 14 décembre dernier, celui que l'on appelait "l'épicier de Landernau" dans les années 1960 a été décoré de la légion d'honneur, ainsi que sa femme Hélène par Nicolas Sarkozy. Petit problème: le décoré n'a pas eu, semble-t-il une conduite très honnorable sous l'occupation.
Certains, dans le monde du commerce qui est légion, s'étonnent que cette distinction vienne si tard. D'autres, dans le monde des anciens Résitants bretons, qui sont l'honneur de la France, sont dégoutés.  Histoire: Edouard Leclerc, 18 ans en 1944, a été arrêté à la Libération sous l'accusation d'avoir dénoncé des résistants. François Pengam engagé  à l'âge de 17 ans, dans un groupe de choc des FTP fut arrêté suite à une dénonciation auprès d'Herbert Schaad de la Gestapo, puis fusillé le 27 mai 1944 à  l'âge de19 ans, "emportant dans la tombe les noms de ses camarades qu'il n'avait pas voulu livrer" (extrait de sa citation). François Pengam était originaire de Landerneau (29), où une rue porte son nom. Edouard Leclerc vivait aussi à Landernau.
Arrêté, emprisonné plusieurs mois sous le coup d'une inculpation pour "atteinte à la sûreté extérieure de l'Etat, Edourad Leclerc  est libéré et l'affaire classée sans suite le 6 février 1945. Motif:

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