Manuel Valls est passé sur l’autre rive en assumant une politique de droite

valls_6A la tribune de l'Assemblée nationale, le Premier ministre a répondu à la fronde de députés socialistes par quelques aménagements cosmétiques mais l'affront à notre pays, aux familles, aux fonctionnaires et aux retraités est assumé crânement.
Pour la première fois sous la V° République, un chef de gouvernement issu d'une majorité parlementaire de gauche défend une politique dont la droite et le patronat avaient rêvé sans jamais espérer aller aussi loin, aussi brutalement.
Un âge d'or pour les entreprises, sans contre-partie, payé sur le dos du monde du travail et des plus fragiles. Une hémorragie de 50 milliards d'euros dans la dépense publique et sociale pour moins de service public, de solidarité et d'égalité de traitement, le dynamitage en règle de la protection sociale et de la démocratie locale.
Il n'y aura pas  « d'apaisement » avec une telle orientation comme y invite M.Valls mais une aggravation rapide et dangereuse de la crise politique, sociale et économique. « Ce qui empêche d'installer la confiance », c'est une politique de droite alors que le changement, en 2012, avait été annoncé à gauche. Le premier ministre lui est passé sur l'autre rive en assumant une politique de droite : celle d'une austérité à perpétuité.

L’esclavagisme est de retour, on y arrive doucement, mais sûrement ! Le billet du jour…

MOI_pRÉVOLUTION !!!
Bonjour et bises à toutes et tous mes amis (es),
en colère les Françaises et les Français, très en colère et ils l’ont démontré dans les urnes les dimanches 23 et 30 mars en ne reconduisant pas de nombreux maires socialistes dans leurs villes.
Réponse du pouvoir en place qui se dit de gauche et qui n’a de gauche que le sigle PS nommer Valls comme premier ministre, ce Valls qui est le jumeau dans les gestes et les paroles de ce Sarkozy que nous avons jeté à la rue en 2012.
En colère le peuple de gauche, très en colère et c’est pourquoi une centaine de milliers de militants de tous les partis de gauche et bien à gauche ont manifesté dans la rue le samedi 12 avril à Paris pour dire que cela suffit !
Et depuis lundi, des annonces fracassantes nous parviennent des amis (es) de ce gouvernement, des déclarations qui vont encore et encore provoquer plus de pauvreté. Comme s’il n’y en avait pas assez !
« Le changement c’est maintenant » que disait Hollande, il avait oublié de dire dans la continuité, qu’il continuerait à faire des cadeaux à la finance et au MEDEF, qu’il continuerait la politique d’austérité et de nous plonger dans la précarité.
En effet, d’abord l’APL (aide personnalisée au logement) pour les étudiants on entend ici et là, qu’elle sera supprimée pour celles et ceux qui ne sont pas boursiers. Bien évidemment, nos dirigeants démentent, mais nous savons qu’il n’y a jamais de fumée sans feu.
Puis voilà le grand GATTAZ qui propose un SMIC pour les jeunes, un SMIC moins important, un SMIC transitoire qu’il dit. D’abord pour quoi ? Les jeunes n’auraient-ils pas ce droit de vivre décemment ? N’auraient-ils pas ce droit pour un travail égal de percevoir la même chose que les moins jeunes ?
Et puis le transitoire on a déjà donné, il se transforme toujours en définitive.
Ensuite, le GATTAZ le patron des patrons, sait-il que le SMIC n’est que de 1 445,38 € brut ? Et qu’avec cette somme quand tu as payé ton loyer, tes énergies, que tu te sois nourri il ne te reste que les yeux pour pleurer !
Voilà des gens qui touchent des sommes extravagantes qui se permettent de nous dire qu’il nous faut encore et encore serrer la ceinture.
Et ils se prennent au sérieux, il faut voir avec quel aplomb ils sortent ce genre de propos !
Le 12 avril, nous avons dit que cela suffit, nous avons marché contre l’austérité et la précarité, nous étions 100 000 et apparemment cela n’a pas suffi, allons-nous en rester là ? Allons-nous, encore subir de ces gens qui ne connaissent pas la misère ? Allons-nous, nous laisser faire ?
Cela suffit ! Il y en a marre ! Ce sont des baffes qu’il faut leur donner, des coups et réagir et agir vite, très vite, car ZOLA n’est pas loin ! L’esclavagisme est de retour, on y arrive doucement, mais sûrement !
Depuis des années, de nombreuses années, que je fais partie de celles et ceux qui dénoncent et qui dénoncent non pas seulement pour dénoncer, mais pour informer qu’il est possible de faire autrement, qu’il est possible de partager toute cette richesse qui aujourd’hui se répartit parmi une élite. Qu’une minorité vit dans l’oisiveté et que la majorité que nous représentons vit dans la misère. Cela fait des années que nous le disons et d’autres avant nous au péril de leur vie ont lutté pour nous donner une vie plus convenable, allons-nous gommer sans rien faire toutes ces luttes qui nous ont donné des acquis ?
Arrêtez d’écouter tous ces médias qui ne sont que des chiens de garde du pouvoir. Ayez le sens de l’écoute et de l’information, elle est diverse aujourd’hui et nous permet de savoir les choses, il suffit pour cela d’aller sur la toile pour connaître les vérités.
Nous ne sommes que des militants, des femmes et des hommes comme vous, mais nous savons aussi qu’il est possible de faire autrement, nous savons que nous n’avons pas le droit de laisser faire ne serait-ce, que pour notre avenir, nos enfants et nos petits-enfants. Essayez pour une fois de nous faire confiance, rejoignez-nous, vous n’avez plus rien à perdre seulement à gagner !
C’est ENSEMBLE, rassemblé que nous y arriverons, et nous pouvons y arriver, il suffit de le vouloir. Alors, sois des nôtres, rejoins-nous, lutte pour garder toute ta dignité d’être humain, lutte pour que ta vie ne soit pas un enfer, lutte et résiste face à ces attaques d’un autre temps, lutte pour que demain l’humain soit la priorité, pour que demain tu puisses mourir tranquille en sachant que tu as fait ce qu’il fallait faire pour que tes enfants puissent vivre décemment.
Liberté, égalité, fraternité, solidarité, laïcité, accessibilité poing fermé et levé.

Nouveau gouvernement : « Une sidérante fin de non recevoir » (Olivier Dartigolles – PCF)

valls-hollandeAlors que la politique gouvernementale a été très fortement sanctionnée lors des élections municipales, la composition de nouveau gouvernement confirme une sidérante fin de non recevoir, symbolisé par le choix de M.Valls à Matignon, un véritable acharnement de F.Hollande et des principaux dirigeants du PS à ne pas prendre en considération l'état réel du pays, le niveau des attentes et des souffrances.
Rien ne change ? Pas exactement puisque ce gouvernement « resserré » sera celui d'une accentuation de la cure d'austérité avec, comme première conséquence, une aggravation de la crise politique.
Symbole saisissant, a peine quelques minutes avant l'annonce du nouveau gouvernement, F.Hollande partait pour Bruxelles avec, sous le bras, le pacte de responsabilité, les 50 milliards d'euros d'économies et une nouvelle attaque contre le financement de la sécurité sociale déguisée en « pacte de solidarité ».
Nous proposons de prendre une tout autre direction avec la marche du 12 avril, celle du sursaut citoyen et populaire, d'une remobilisation de l'ensemble de la gauche, avec des socialistes et des écologistes qui ne veulent pas de l'austérité comme seul horizon.
Aujourd'hui, ce gouvernement dont le combat consiste à abandonner notre pays aux marchés financiers ne dispose pas d'une majorité de gauche à l'Assemblée nationale. Les prochains jours peuvent ouvrir une nouvelle séquence politique avec un grand débat sur les alternatives, les solutions, les grands chantiers à engager pour un changement de gauche.

Depuis dimanche, vivre dans une commune dirigé par un FN ne doit pas être facile à supporter. Le billet du jour…

MOI_pRÉVOLUTION !!!
Bonjour et bises à toutes et tous mes amis (es),
Depuis dimanche soir, les commentaires vont bon train. Percé du FN, profit à l’UMP et raclée au PS.
C’est de cela que l’on entend parler depuis dimanche soir.
On oublie de vous dire que les villes dirigées par des communistes ont augmenté et que les listes autonomes Front de gauche ont réalisé où elles se sont présenté des scores non négligeables.
Bien évidemment, la coutume médiatique continue à jouer à un jeu dangereux et surtout le passe temps d’une actualité faussée.
Quoi qu’il en soit, qui aurait pu penser le contraire du résultat qui s’est dessiné dimanche soir ?
1) Comment exiger des électrices et des électeurs de faire l’impasse de la situation nationale sur des élections locales où nous retrouvons sur des listes des gens qui ne critiquent pas et qui approuvent la politique menée depuis 24 mois par ce gouvernement dit de gauche ? Alors que nous savons déjà que celles et ceux qui nous gouvernent ont choisi la diminution des dotations aux communes.
Il faut arrêter de prendre les Françaises et les Français pour ce qu’ils ne sont pas !
2) Après une décennie du pouvoir de droite où la politique menée par celle-ci n’a été que pour le peuple austérité, coupes sombres sur les acquis sociaux et cadeaux aux riches, en ajoutant depuis deux ans la continuité de cette politique par un gouvernement dit de gauche, comment s’étonner aujourd’hui que les Françaises et les Français puissent ne pas se retourner vers les extrêmes ? Et en l’occurrence le FN qui bien évidemment cache le jeu de la vérité en se disant proche du peuple. D’autant, que les médias en portent une lourde responsabilité. Il y a qu’à voir l’audience du FN sur nos chaînes télévisées, il gagne le pompon de leur présence sur les plateaux.
À jouer avec le feu, on finit toujours un jour à se brûler.
3) Comment peut-on prétendre être crédible en faisant dès le 1er tour des alliances, des compromis avec celles et ceux que l’on critique depuis deux ans ? Aujourd’hui, plus qu’hier même si hier nous avions déjà faux, il nous faut, plus que jamais, être sincère avec nos électrices et nos électeurs. Elles et ils ne supportent plus d’être des pions que l’on souhaite placer où l’on veut les mettre. Aujourd’hui, il y a ce qu’il faut pour les informer de la vérité. Ils sont assez grands pour faire leur choix seul.
4) Comment peut-on prétendre après avoir allumé l’incendie, demander au peuple de France de l’éteindre ?
Le premier ministre (sinistre) appelle à un front républicain, la droite dit ne pas vouloir faire alliance avec le FN, mais n’appellera pas à voter pour une liste de gauche. Avec ça, on ne va qu’amplifier l’embrase qui s’est déjà bien étendu dans le pays.
5) Enfin, on appelle les abstentionnistes à se réveiller et prendre le chemin des urnes dimanche prochain. Comment peut-on croire un seul instant que ces gens puissent revenir aux urnes alors que rien n’est annoncé pour une nouvelle politique ?
On devrait pouvoir en rire, sincèrement ce n’est pas le cas, devoir pour certaines et certains depuis dimanche vivre dans une commune dirigé par un FN ne doit pas être facile à supporter. Certes, le choix des électrices et des électeurs doit être respecté, et si cette situation existe, on ne peut que donner la responsabilité aux politiques passées, celle de la droite hier et celle du PS aujourd’hui.
Au niveau local, chez moi, dans mon secteur, il n’y a pas de FN et c’est déjà beaucoup. Par contre, les choses ne vont pas trop changer, dans ma ville le maire sortant (divers gauche) a encore toutes ses chances d’autant que ce matin on apprend que le candidat socialiste rejoint la liste du maire sortant. Il faudra tout de même prendre en compte la poussée de la liste UDI/UMP.
À Longwy, c’est autre histoire. Longwy qui est dans notre secteur une ville de plus de 14.000 habitants, qui était à gauche (PC de 1977 à 1989 et mené par le PS jusqu’en 2008) et qui en 2008 est passée à droite.
Reprendre cette ville aujourd’hui a été un défi que ce sont donné les socialistes de la ville. En 2008, ils ont perdu à cause d’une mésentente des forces de gauche. Ensemble ils représentaient en 2008, 2.294 voix soit 54,13 % des exprimés. Ils ont cru bien faire de se rassembler aujourd’hui afin de faire bloc, de démontrer qu’ensemble il pouvait… Malheureusement en tenant compte de la situation nationale et du vote des Françaises et des Français ceux-ci n’ont voté la liste présentée par le PS à hauteur de 1.445 voix soit 38,24 % et ils font face à deux listes de droites et une autre plus proche de la droite que de la gauche. Ce matin dans la presse on apprend que ces trois listes font bloc contre la liste du PS. Les socialistes et nos camarades du Front de gauche qui ont préféré faire avec au lieu de choisir une liste autonome auront certainement dimanche prochain perdu leur pari.
Jouer et encore jouer démontre bien que ce n’est pas ce qu’attendent les électrices et les électeurs. La politique n’est pas un jeu, ne doit pas être un jeu, elle ne doit plus être un jeu, c’est elle qui gère notre vie de chaque jour, et vouloir jouer n’est pas respecter celles et ceux qui prennent le chemin des isoloirs.
Liberté, égalité, fraternité, solidarité, laïcité, poing fermé et levé.

Loi sur la famille : un recul qui sonne comme une retraite

ayrault_pics_390Matignon a annoncé que le gouvernement ne présentera pas son projet de loi sur la famille en 2014. En dépit des explications du gouvernement, ce recul sonne comme une retraite. Au lendemain d'une manifestation rassemblant droite et extrême-droite, il cède aux slogans indignes de ce dimanche et du précédent.
Ce manque de détermination aujourd'hui, ce sont des milliers d'enfants de familles adoptives, recomposées et en crise qui le paieront demain. Ce projet de loi voulait leur rendre des droits, apaiser les conflits qui les déchirent : ils attendront. Cette dérobade sous la pression est une défaite pour tous.

Retraites : Les 43 ans, un compromis sur le dos de la jeunesse !

ayrault_2En entérinant l'allongement de la durée de cotisation prévue par la réforme Fillon-Sarkozy et en prolongeant cette augmentation à 43 ans d'ici 2035, Jean-Marc Ayrault tourne le dos à l'attente des Français qui ont élu la gauche et s'étaient mobilisés en 2010 contre la réforme de la droite.
Cette mesure va continuer à pénaliser durement les jeunes quand ils atteindront l'âge de la retraite. Elle entraînera une baisse régulière du niveau des pensions. De plus, l'augmentation des cotisations annoncée par le Premier ministre pèsera autant sur les salaires déjà trop bas, que sur les profits.
Contrairement à ce qu'a affirmé le Premier Ministre, il y a d'autres solutions pour financer l'équilibre des régimes, notamment la mise à contribution des revenus financiers et la modulation des cotisations des entreprises en fonction de leur politique d'emploi et de salaires.Une nouvelle fois, Jean-Marc Ayrault écarte cette piste sans même l'évoquer. Nous continuerons à la porter.
Certes, les annonces du Premier Ministre portent la marque des protestations et des mobilisations sociales en préparation. Le gouvernement renonce pour le moment à une augmentation de la CSG. Nous veillerons à ce que cette annonce ne cache pas de nouvelles contreparties accordées au patronat.  
Le gouvernement a toutefois pris en compte plusieurs exigences syndicales exprimées de longue date pour réduire des injustices. Pour la pénibilité, les retraites des femmes, des apprentis et jeunes en formation, des salariés aux carrières heurtées et des salariés agricoles, des mesures positives corrigent en partie les inégalités existantes. C'est la preuve que la pression sociale engagée et les mobilisations prévues sont utiles, même si ces mesures ne compensent pas les effets de l'allongement de la durée de cotisation.
Le Parti communiste français appelle à poursuivre la mobilisation jusqu'au débat législatif dans lequel les Parlementaires communistes et du Front de gauche porteront des propositions alternatives.

Eté sacrifié des ministres : « Sujet dérisoire quand on pense aux vrais oubliés des vacances »

cequevacanceLes ministres partent en vacances pour deux semaines, pas une de plus. Le plan de communication autour de cette « actualité » ne date pas d'aujourd'hui. Voilà plusieurs jours que l'opération médiatique sur le « martyrologue » des membres du gouvernement a été lancée, avec les conseillers de l'Elysée, quand ce n'est pas le chef de l'Etat lui-même, qui communiquent lourdement sur cette question.
Que les membres du gouvernement puissent prendre quelques jours de vacances est bien naturel. Mais cela apparait dérisoire au regard des préoccupations réelles de l'écrasante majorité de nos concitoyens. Les lieux de villégiatures des ministres ne changera rien aux conditions d'existence de toutes celles et ceux qui ne pourront pas s'évader et changer d'air quelques jours.
En France, un enfant sur trois ne part pas en vacances. Ce plan de communication sur l'été sacrifié des ministres laisse un goût amer quand on pense aux millions de familles qui sont les vraies oubliées des vacances. Quant à celles qui peuvent s'accorder quelques jours, tout est calculé à l'euro près pour ne pas mettre son compte en banque dans le rouge avant la rentrée de septembre. Une rentrée de tous les dangers pour le pouvoir d'achat.
Bonnes vacances aux ministres qui auront tout loisir de réfléchir à l'indispensable changement de cap et au droit aux vacances pour tous.

 

Le billet du jour : Élu par le peuple, l’élu doit avoir ce courage de dire les choses face au peuple, et le peuple doit avoir cette audace de l’exiger.

manif 06032013_01

MOI_pManifester pour manifester, faire grève pour faire la grève, en serions-nous arrivés à ça ?
Austérité, accords patronaux, licenciements, délocalisations, tout est fait pour tirer la classe ouvrière vers le bas, tout est mis en œuvre pour mettre le peuple à genoux. Absolument tout.
Alors certains syndicats appellent à manifester, à faire grève, le Front de gauche soutient ces appels avec d’autres, mais est-ce suffisant ?
C’est le peuple et uniquement le peuple qui fera stopper toutes ces mesures néfastes à la vie de tous à chacun, c’est le peuple, la jeunesse et force est de constater que lors de ces appels le peuple ne répond plus, la jeunesse est absente. Ce sont des défilés parsemés auxquels nous assistons, des défilés tristes et qui ne sont plus la force d’opposition qu’ils devraient supposer démontrer.
Certes, après une longue période de politique de droite, beaucoup a été cassé, de nombreux cadeaux aux riches ont été réalisés. L’année dernière, au mois de mai les rênes du pays sont passées à gauche du moins nous l’espérions, dans tous les cas nous avons fait ce qu’il fallait pour que cela change.
On nous a dit pendant des mois que le changement c’était maintenant, et en guise de changement, nous vivons la continuité de ce qui s’est passé pendant de longues années avec la droite au pouvoir.
Alors le peuple est-il dégoûté, effaré, offusqué, de ces politiques qui nous mènent droit dans le mur ?
Le peuple en a-t-il marre de constater que ce sont toutes et tous les mêmes ?
Le peuple n’a-t-il plus cette énergie et l’envie pour se faire entendre ?
Certes, on pourrait l’analyser de la sorte, mais quand notre avenir, l’avenir de notre jeunesse est mis en jeux, rien, absolument rien ne peut excuser ce laxisme face à la destruction de nos acquis.
Il faut se réveiller, réagir, agir, ne rien lâcher face à cette minorité qui veut nous faire croire et subir n’importe quoi.
Nous entendons à travers nos médias que jamais notre pays, notre Europe, notre monde n’a compté autant de milliardaires, ce qui prouve que de l’argent il y en a. Alors pourquoi ? Pourquoi si peu de gens présents lors de ces manifestations ? Pourquoi ?
J’ai cette impression, ce sentiment que l’on tend l’autre joue après avoir pris une bonne claque.
Déçu, écœuré, dégoûté, je veux bien l’entendre et le comprendre, mais est-ce pour autant qu’il faut baisser les bras ? Laisser-faire ?
Sans réactions du peuple aujourd’hui, demain sera trop tard.
Et puis il y a ces élus socialistes, celles et ceux qui seraient censés mettre en place une autre politique, une politique réellement à gauche qui agissent comme les élus de droite que nous avons connu. Elles ou ils ne parlent plus avec le peuple, ils reçoivent une délégation, tout se fait et se dit en catimini loin des oreilles du peuple, c’est inadmissible, inconcevable et pourtant !
Hier je l’ai vécu et personne, absolument personne n’a dit quoi que ce soit. Les représentants syndicaux sont rentrés dans la permanence du député sans broncher, les présents se sont tus.
Élu par le peuple, l’élu doit avoir ce courage de dire les choses face au peuple, et le peuple doit avoir cette audace de l’exiger.
EXIGER, oui EXIGER, car que sera notre vie après toutes ces mesures mises en place ?
Avoir peur du lendemain n’est pas une honte, aujourd’hui cela devrait être le souci de toutes et de tous, et quand on a peur, on combat cette peur, on lutte pour ne plus avoir cette anxiété qui nous bouffe l’esprit tous les jours, faut-il attendre d’être au fond du trou pour réagir et agir ?
Être au fond sera trop tard !

manif 06032013 02

Bulgarie : le gouvernement démissionne sous la pression de la rue

La preuve que nous pouvons faire fléchir
celles et ceux qui nous gouvernent…
Un peu de courage, de volonté, et ENSEMBLE ON PEUT !
Chez nous, on annonce 30 % d'augmentation du prix de l'électricité !

Ça ne vous choque pas ?

bulgarieLe Parlement bulgare a accepté jeudi la démission du gouvernement du très libéral Boïko Borissov après une série de manifestations contre la hausse du prix de l'électricité et la pauvreté, ce qui devrait ouvrir la voie à des élections anticipées.
"Nous nous excusons auprès des Bulgares qui n'ont pas eu la politique qu'ils espéraient, mais nous avons fait tout notre possible pour sauvegarder la stabilité financière", a déclaré Tsvetan Tsvetanov, vice-premier ministre et ministre de l'Intérieur. La démission a été approuvée par tous les partis parlementaires. Elle ouvre la voie à des élections législatives anticipées au printemps prochain, alors qu'initialement la législature arrivait à son terme en juillet. Les partis parlementaires doivent confirmer dans les prochains jours auprès du chef de l'Etat, le président Rossen Plevneliev, leur refus déjà exprimé de constituer un gouvernement, ceci afin de lui permettre de former un gouvernement intérimaire d'experts chargé de l'expédition des affaires courantes et de l'organisation d'élections législatives à la fin avril ou au début mai.
Le pays "est proche d'un effondrement économique. Le chômage est énorme (…), des monopoles règnent dans chaque secteur" de l'économie, a lancé Serguei Stanichev, président du parti socialiste (PSB), principale force d'opposition. Pendant dix jours, des milliers de personnes, issues de groupes civils, avaient manifesté à Sofia et d'autres villes, d'abord contre les factures élevées d'électricité, puis contre la pauvreté, le chômage et le gouvernement. Les rassemblements ont dégénéré en début de semaine et des dizaines de manifestants et de policiers ont été blessés au cours de heurts violents. Le limogeage, lundi, du ministre des Finances, Simeon Djankov, qui incarnait la politique d'austérité actuellement mise en œuvre en Bulgarie, n'aura pas calmé les manifestants.
Selon un sondage de Gallup publié jeudi, 92% des Bulgares interrogés soutiennent les manifestations, même si 84% n'y ont pas participé. Les manifestants réclament, entre autres, une "nationalisation" des "monopoles" dont les trois sociétés de distribution d'énergie qui se partagent le territoire bulgare: l'autrichienne EVN et les tchèques CEZ et Enero Pro. La Commission européenne a déjà épinglé Sofia pour son retard dans la libéralisation du marché de l'énergie.

septembre 2018
L M M J V S D
« Juil    
 12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930

Traduire

%d blogueurs aiment cette page :