Réunion du Groupe d’action Villeruptiens (ennes) Insoumis (es) du vendredi 29 Juin 2018. LE COMPTE RENDU…

Vouloir changer le monde, modifier ces mentalités égoïstes, lutter contre « se laisser aller » au gré de ce que l’on nous impose tous les jours et sur tous les sujets est-ce vraiment des sujets qui intéressent nos compatriotes ?
La question est posée… La ou les réponses ne sont pas évidentes.

Pour autant, faut-il ne plus rien faire dans ce domaine ?
Faut-il laisser faire et se contenter de ces attitudes qui effacent notre rôle de citoyen ?
Nous ne le pensons pas, c’est tout le contraire qui nous anime.
En effet, ce n’est pas parce qu’une majorité n’est pas intéressée par les sujets qui nous touchent, qui nous préoccupent et qui nous sont régulièrement imposés qu’il faut baisser les bras.
Il faut continuer à EXPLIQUER, à INFORMER en espérant bien évidemment un changement clair dans les mentalités.
Notre rôle est de tout mettre en œuvre pour mettre en place partout où il est possible une éducation populaire, pour prévenir avec les moyens qui sont nôtres. Être sans cesse sur la brèche pour faire comprendre que si nous laissons faire, nous finirons par le regretter amèrement.
Parce qu’un jour, par la force des choses, quand nos concitoyens seront encore plus mis devant le fait accompli, face à ce mur, ils RÉAGIRONT, ils AGIRONT, ils n’auront plus le choix, car dans le cas inverse la DÉMOCRATIE déjà bien mise à mal, n’existera plus. Elle ne sera plus qu’un souvenir.
Notre DIGNITÉ D’ÊTRE HUMAIN déjà entamée par la volonté de ces responsables qui ne pensent qu’à faire disparaitre tout ce que nous avons acquis par nos luttes, à faire plaisir aux plus riches le sera encore plus, et QUE SERONS-NOUS ? QUE DEVIENDRONS-NOUS ?

Ne rien dire, laissez faire, c’est se rendre COMPLICE, nous ne le sommes pas, nous ne le serons jamais. C’est dans nos gênes. Nos convictions, nos valeurs nous l’interdisent.
Il y a encore un peu de pain dans la corbeille, mais les dirigeants de ce monde impitoyable, nos dirigeants, dessinent un monde où le pain se fera rare, et c’est dommage d’attendre ce moment pour AGIR et RÉAGIR.

Aussi, vendredi soir, ce 29 juin 2018, le « Groupe d’action Villeruptiens (nes) Insoumis (es) » a convié à une réunion publique, la population de Villerupt et alentour sur les thèmes de l’eau et des compteurs Linky.

SUR L’EAU D’ABORD, nous avons dénoncé le choix de notre municipalité à vouloir reconduire pour 10 ans le contrat qui la lie avec le privé au sujet du service des eaux. En fait ce choix a été réalisé sans concertation avec nos concitoyens, seuls les élus ont eu ce privilège du choix.
Oui ! Avec cet avantage, car c’est un privilège de pouvoir choisir. Choisir sans consulter, sans informer sur les tenants et les aboutissants de ce choix c’est tout simplement IMPOSER.
Nous citoyens, n’aurions-nous pas un mot à dire sur ces décisions, ces grandes décisions ?

Alors qu’au niveau National, les Sénateurs et les Députés de la France insoumise, communistes et Front de gauche argumentent pour la création d’une grande agence nationale publique de l’eau et de l’assainissement.
Pourquoi ne pas commencer dans nos villes où les Maires se disent de la même famille politique ?

Pourtant, la gestion de l’eau fait partie de ces grandes décisions, en effet, l’eau est source de vie, PAS DE PROFIT. En sachant que 3 jours sans eau et nous sommes morts.
L’eau est une ressource naturelle, un bien commun, un droit humain. Elle nous tombe du ciel pour approvisionner nos nappes phréatiques, nos sources, nos rivières, nos fleuves, nos étangs, nos lacs, nos mers et nos océans etc.
ELLE DEVRAIT ÊTRE GRATUITE.

NOUS, nous considérons, que les élus doivent être avant toutes choses nos représentants, celles et ceux qui doivent défendre ce que les populations souhaitent. Ce qui doit être le mieux pour les humains que nous sommes, celles et ceux qui doivent reprendre les rênes dans les décisions qui sont prises par les technocrates qui n’ont comme objectif que la gestion.

Ce que les populations souhaitent… Comment savoir ce qu’elles souhaitent si on ne leur demande pas leur avis ?
Comment savoir ce qu’elles souhaitent si elles ne participent jamais aux grandes décisions ?

LÀ SE POSENT TOUTES LES QUESTIONS !

Certes, les populations ne répondent plus à nos invitations ou si peu, n’est-ce pas aussi de la faute des élus qui ne prennent jamais le temps de les réunir ? De leur demander ce qu’elles pensent ? Ce qu’elles voudraient ?
Pour notre part, l’érosion des citoyens dans ces réunions est une cause de la façon dont sont prises les décisions, mais bien évidemment pas que…

Dans l’article paru dans le républicain Lorrain du 28 juin 2018 pour annoncer notre réunion, à la question : quelles sont les solutions ? Le Maire de Villerupt dit ceci : « On avait imaginé une gestion à l’échelle du territoire du syndicat intercommunal à vocation multiple de l’Alzette. Le prix de l’eau aurait alors été plus bas. Mais Audun-Le-Tiche ou encore Russange viennent de relancer leur contrat vers du privé pendant dix ans. Notre idée n’est donc plus possible. »

Plus possible ! Ne dit-on pas qu’impossible n’est pas Français ?
Nous vous avons entendu Monsieur le Maire, mais alors pourquoi n’avoir pas informé les citoyens que vous étiez dans cette démarche ?

Qu’il y avait des difficultés pour la réaliser ?
D’autant que nous sommes conscients qu’aujourd’hui dans le domaine des énergies et notamment pour l’eau, il faut mutualiser les besoins et les moyens.

Nous sommes des citoyens responsables, et quand il s’agit de défendre le service public et les droits communs nous pouvons et devons être aux côtés de ceux qui les défendent.

Ceci pour dire et ce qui prouve amplement l’importance de la participation des citoyens dans le débat démocratique et sur des sujets aussi importants que la distribution de l’eau.
Sur certains autres sujets aussi importants vous ne vous gênez pas, et quand les élus appellent à la mobilisation, il y a toujours plus de monde qui y répond.

Alors dire que sur cette question qu’est la gestion de l’eau faute de participants suffisants nous devrions vous laisser faire cela serait trop vite dit.

Nous n’arrêterons pas de demander notre juste participation. Nous ne stopperons pas nos demandes afin d’exiger que l’on réfléchisse sur notre territoire à une gestion des services de l’eau par un service public digne de ce nom.

Aussi, nous profiterons de cette période de vacances pour rencontrer celles et ceux qui sont pour la défense des services publics et mettrons tout en œuvre afin que l’on puisse mobiliser pour que sur notre territoire, un grand service public de l’eau voie le jour.
Est-ce trop demander ? 

Nous en avons par-dessus la tête de ces querelles de clochers, c’est ENSEMBLE et uniquement ENSEMBLE que nous pourrons améliorer notre quotidien.

Nous en avons assez qu’on nous impose tout, tout le temps, c’est ENSEMBLE et uniquement ENSEMBLE que les bonnes décisions sont prises.

Prendre le temps et la mesure, débattre avec nos concitoyens, faire de nos villes des lieux où nous prouverons que de mettre l’humain en avant à toute son importance.
Que de donner la place au peuple n’est pas utopique mais bien réaliste.

Changer de direction, innover, inventer, ne se fait pas avec un claquement de doigts, cela prend du temps, et nous, nous devons prendre ce temps pour construire un avenir meilleur.

Prendre le temps de discuter, de débattre, d’écouter, d’entendre celles et ceux qui font que la ville existe.
Ce n’est pas demander la lune.
Prendre ce temps est un besoin pour garantir une réelle démocratie dans notre cité.

SUR LES COMPTEURS LINKY : bien que le Maire ait pris un arrêté afin que Enedis ne trompe pas les abonnés à l’électricité, nous prenons en compte cette avancée, mais elle ne nous semble pas suffisante.
Il fallait un arrêté qui interdise la pose de ces compteurs ESPIONS ET DANGEREUX POUR LA SANTÉ… Plus de 648 communes l’ont déjà fait.

Nous ne nous laisserons pas faire, une distribution d’un tract est prévue sur toute la ville, afin d’expliquer ce que sont réellement ces compteurs.
Nous ne nous laisserons pas avoir par les MENSONGES d’Enedis et par les pressions de ses sous-traitants :
L’INSTALLATION DES COMPTEURS LINKY N’EST EN AUCUN CAS OBLIGATOIRE ! 

Nous demandons que le Maire revoie sa copie et prenne UN ARRÊTÉ POUR INTERDIRE PUREMENT ET SIMPLEMENT LA POSE DE CES COMPTEURS.
Nous appelons les propriétaires et les locataires à refuser catégoriquement la pose de ces compteurs.

Tout est fait pour que les migrants se dégoûtent et partent ailleurs.

Aujourd’hui 4 août la presse est présente ainsi que la députée Caroline FIAT de la France insoumise. Nous y sommes aussi, en effet, les insoumis du pays des trois frontières de la 3ème circonscription de 54 sont venus accompagné d’Adrien ZOLFO maire de Saulnes afin de remettre aux associations tout le matériel qui a été récolté en une semaine pour les réfugiés du camp « BLIDA » à METZ. Une grande camionnette a été nécessaire. Merci pour tous ces dons, merci pour ces gestes de solidarité.

J’avoue avoir appréhendé cette visite, je suis sensible à la vue de la moindre injustice, aux moindres malheurs des autres. Je me doutais de ce que j’allais découvrir, mais pas à ce point, les mots me manquent.

Oui, aujourd’hui il y a de la visite, alors on s’affaire à nettoyer comme il se doit les abords des endroits où les réfugiés prennent leur douche (capacité de 70 douches chaudes… Ils sont 6 à 700) et où ils font leurs besoins. Une jeune femme d’une association (Collectif « le soleil de Blida ») nous dit que ce n’est pas le cas en général. Caroline confirme, la semaine dernière les réfugiés marchaient dans l’urine pour se rendre dans ces endroits.

Un monsieur arrive à vélo avec une remorque, celle-ci est pleine de pain, il n’aura pas fallu 5 minutes pour qu’elle se vide.
En parlant avec cet homme, il nous dit qu’il fait cette démarche tous les jours à titres personnels, il ajoute qu’avec les associations il faut perdre trop de temps pour prendre une décision. Il est content, aujourd’hui, il peut entrer dans le camp, nous sommes là, et le préfet a autorisé la visite.
Je me permets de faire quelques pas à ses côtés et il me dit qu’il fallait que je relativise, malgré ce que l’on peut voir et constater, ils sont plus heureux ici que chez eux (????). Tu vois me dit-il « ils ont aussi besoin de notre compagnie, notre présence est importante. » Et plusieurs migrants passent par là en le saluant tout en l’appelant par son prénom et lui tapotant les épaules en lui demandant s’il allait bien.

Arrive une dame membre d’une association, elle se joint à nous, elle a un petit carnet dans sa main et note tout ce qui lui semble louche. Alors les questions fusent : « pourquoi sont-ils les uns sur les autres alors qu’il y a encore une zone dans la suite de celle-ci ? » Elle me répond : « qu’il a déjà été difficile d’avoir cet endroit parce que tu vois à l’entrée il y a une bande de terre non bétonnée, et avant c’est là que les migrants étaient cantonnés. Et quand il pleuvait, ils pataugeaient dans la boue. » Curieux, je voulais encore savoir : « pourquoi certaines tentes sont sur des palettes et pas d’autres ? » Elle me regarda gênée et fini par me dire : « tu sais dans ces camps il y a des mafieux, ils profitent de la situation et tous les moyens sont bons pour se faire du fric. Pour les palettes, ils louent cela 5 € par jour et si les migrants ne payent pas ils leur enlèvent la palette et ils dorment à même le béton (les rats viennent régulièrement leur rendre visite). » Cinq euros par jour, soit pour le mois 150 €… Pour une palette ! C’est dégueulasse ! Cela m’a écœuré, comment peut-on aujourd’hui profiter du malheur des autres ?

Pendant ce temps-là, un avocat présent sur les lieux répond à la journaliste de BFM. Il est remonté, sur le revers de sa veste on peut apercevoir le pin’s du triangle rouge, le symbole de la résistance aux idées d’extrême droite. Il dit « intervenir chaque jour auprès du maire socialiste de la ville pour lui demander d’améliorer les conditions de vies de ces gens, mais rien n’y fait, cela fait des mois que cela dure. Il ajoute que tout est fait pour que les migrants se dégoûtent et partent ailleurs. » D’une voix plus forte il dit : « et ici j’ai affaire à des élus socialistes sans oublier de signaler qu’ils se disent de gauche. » Il majore son propos en disant « que c’est malheureux de voir cela alors qu’à quelques mètres de là, des casernes sont vides, que ces bâtiments ont tout le nécessaire pour accueillir ces gens. »

Je suis dans le désarroi, je ne sais quoi faire et dire, je me sens impuissant face à ces injustices, je me demande qu’avons-nous fait pour en arriver là ? Que faut-il faire pour ne jamais voir cela ?

Je retourne à l’entrée du camp, une petite fille a reçu un sachet plastique rempli d’ours en peluche, celui-ci se déchire et les peluches tombent sur le sol, comme une petite folle elle les ramasse de peur que l’on lui prenne. Un petit garçon joue avec un vélo, il n’a pas de pédales, c’est à l’aide de ses pieds qu’il avance. Des femmes vont et viennent au point cuisine, elles préparent le déjeuner.

Un homme s’approche de moi et me demande si j’étais communiste, comme si cela était écrit sur mon front, je confirme l’être et il me dit qu’il me suit sur Facebook et qu’il m’avait reconnu. Il venait aussi régulièrement sur le site pour tenir compagnie aux migrants. On a discuté un moment sur ce que je pouvais penser de ce lieu. Lui aussi me dit que je devais dédramatiser mon ressenti, que l’on ne pouvait pas régler tous les problèmes de cette société nous-même. Qu’il fallait que l’on continue de dénoncer et d’être solidaire avec ces gens. « Je suis fils d’immigré » me dit-il, « Italien je suis venu en France à l’âge de 10 ans, j’ai vécu ce que vivent ces migrants, et je sais ce que tu peux ressentir en voyant cela. »
« Si tu savais le niveau de ma colère en ce moment » lui dis-je, « je n’ai jamais eu autant de haine envers le genre humain, c’est grave ! »

Il est l’heure de repartir et d’aller décharger notre camionnette chez un militant.
J’ai le cœur gros, des larmes plein les yeux, je tremble de colère, la gorge serrée, j’ai du mal à parler, et je n’arrête pas de me dire que cette situation ne devrait pas exister, comment des humains peuvent traiter de cette façon d’autres humains.
Je me dis, alors que j’adore les animaux, que pour ceux-ci il y a plus de volontaires pour les bichonner que pour choyer des humains. Je me dis que sur cette planète les gens sont devenus fous, fous à lier.
Que cela ne peut pas durer, mais comment faire pour stopper cette machine infernale qui détruit tout sur son chemin ?
Je n’arrête pas de me demander, pourquoi toutes ces guerres ? Pourquoi toutes ces coutumes d’ailleurs qui font de la femme un objet ? Pourquoi ? Pourquoi ? Et encore pourquoi ?

Je ne possède pas, la ou les solutions, tout ce que je sais, c’est que cela doit cesser et que toutes celles et tous ceux qui ressentent cela doivent se réunir pour changer les choses.
Je demande à tous mes camarades d’agir et de réagir partout où il y a une injustice. Quelle qu’elle soit.
Je demande à ma camarade communiste du Conseil municipal de METZ d’implorer le maire socialiste de la ville Dominique Gros de faire en sorte que les conditions de vie de ces migrants ne soient pas un calvaire.
C’est de ton devoir camarade, c’est de ta responsabilité, quand on est communiste et élue comme tu l’es tu as la charge de mettre en valeur nos convictions profondes de justice. Tu n’as pas ce droit de dire « l’humain d’abord » et de laisser cette situation du camp de BLIDA perdurer.
D’autant que sur le site internet de la mairie de METZ sous le menu « EN ACTIONS » on peut atteindre des sous menus, ceux-ci : « Ma ville apaisée » tu parles d’un apaisement quand tu vas au camp de BLIDA. « Ma ville réinventée » on réinvente quoi ? La misère ? « Ma ville solidaire » Bonjour la solidarité de la ville de METZ ! « Ma ville citoyenne » Si c’est de cette façon que l’on apprend aux enfants de METZ à devenir un bon citoyen il faut urgemment revoir le programme ! Etc. Etc.

Le retour fut pesant, nous étions tristes et indignés de ce que nous avons vu et entendu.

Enrayer ces camps est une priorité d’autant qu’en France des milliers et des milliers de logements sont vides.
J’ai regardé les infos sur FR3 « Grand Est » hier soir, deux minutes et dix secondes a duré le reportage sur la venue de Caroline à BLIDA, alors que toute la journée les médias, tous les médias nous ont pompé le cerveau avec l’arrivée au PSG de ce NEYMAR qui est aussi un migrant, mais qui ne vivra jamais ce que vivent ceux de BLIDA.

C’est l’histoire de l’argent, de cet argent roi qui a remplacé notre attention sur les humains.

Pauvre monde ! Pauvre société !

Paix, liberté, égalité, fraternité, solidarité, laïcité, poing fermé et levé.
 
Le reportage qui est passé sur FR3 GRAND EST hier soir :

Celui de hier à midi.

Celui de BFM

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