Licenciements boursiers : Pierre Laurent, Nicole Borvo Cohen-Seat et Roland Muzeau écrivent à Jean-Marc Ayrault

Monsieur le Premier ministre,
Passées sous silence au cours des dernières semaines de campagne de l'élection présidentielle, les menaces de plans sociaux drastiques se précisent et se multiplient aux quatre coins du pays.
3 000 emplois en ligne de mire à Air France, 3 000 également à PSA-Aulnay, 3 000 encore à Carrefour, 10 000 dans toute la filière de la grande distribution, des milliers encore à Fralib, Nouvelles Frontières, ArcelorMittal, Petroplus, SeaFrance, H2M ex-Québécor, Meryl Fiber, c'est une hécatombe annoncée.
Il nous paraît inacceptable que le gouvernement assiste impuissant à ces destructions massives de l'emploi industriel français alors que les Français ont exprimé avec force leur volonté de mettre un coup d'arrêt à ce gâchis et que votre gouvernement a affiché dans l'intitulé de son ministère l'ambition d'engager le redressement productif du pays.
C'est pourquoi, nous vous demandons instamment de prendre ce jour les deux décisions d'urgence qui s'imposent.
Premièrement, l'adoption d'un moratoire à effet immédiat sur les plans sociaux et licenciements jusqu'à l'entrée en fonction de la nouvelle Assemblée nationale.
Secondement, l'inscription en priorité à l'ordre du jour de la rentrée parlementaire d'un débat sur les mesures anti-licenciements dès le début de la session. Nous vous proposons d'inscrire dans ce débat la discussion sur la proposition de loi contre les licenciements boursiers débattue au Sénat le 16 février dernier.
Dans l'attente de votre réponse, veuillez croire, monsieur le Premier ministre, en l'expression de notre considération.

Pierre Laurent secrétaire national du PCF
Nicole Borvo Cohen-Seat sénatrice de Paris et présidente du groupe CRC
Roland Muzeau député des Hauts-de-Seine et président du groupe CRC-PG

Le 24 novembre 2011, soutenons les FRALIB !

Le Front des luttes (Front de gauche) appelle à participer massivement au rassemblement qu’organisent les salariés de Fralib (de Gémenos près de Marseille) et leurs organisations syndicales le jeudi 24 novembre à Paris, à l’occasion de la réunion du Comité Groupe d’Unilever. Les « Fralibiens » résistent et mènent une lutte exemplaire depuis le 28 septembre 2010 contre le projet de fermeture et l’acharnement procédurier des dirigeants d’Unilever.
Acharnement battu en brèche par la justice qui a jugé, le 17 novembre dernier, « sans valeur » le plan social de l'établissement. Ils seront à Paris pour continuer à défendre leur projet alternatif de reprise de l’activité sous forme de coopérative. Ce projet, qui a reçu l’appui de nombreux élu-e-s du Front de Gauche, permettrait de maintenir l’emploi et l’activité industrielle sur le site, mais aussi de garder la marque « Thé l’Eléphant » en France.
Face à un groupe mondial qui a explosé ses bénéfices en 2010 avec une augmentation de plus de 4 milliards d’euros, le Front de gauche exige le remboursement de toutes les aides publiques perçues par les entreprises qui délocalisent. L'état doit protéger l’outil industriel et les salariés, face à une délocalisation en Pologne, liées aux bas couts de mains d’œuvre. Dans son programme partagé « L'humain d'abord », le Front de gauche propose également le soutien public à l’économie sociale et solidaire, notamment aux coopératives, et l'octroi de droits nouveaux aux salariés dans la gestion de l’entreprise pour résister à l'emprise des banques et des actionnaires.
Le Front de gauche, avec le Front de luttes, appelle à au rassemblement en soutien aux « Fralib », à la Maison de la Recherche (rue de Varennes) le jeudi 24 novembre à 11h00. Une délégation du Front de gauche avec Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, Martine Billard, Didier Lereste et André Chassaigne sera présente. Pour le Front de gauche, Parti communiste français.

Une formidable victoire pour les Fralib

Le tribunal vient de déclarer "sans valeur" le plan social d'entreprise mis en oeuvre par la multinationale Unilever à Gémenos. Pour les salariés qui se battent avec courage et dignité depuis des mois, c'est une formidable victoire. Désavoué en justice, Unilever doit maintenant venir à la table des négociations et accepter d'accompagner le projet des salariés.
Nous l'appelons à cesser immédiatement cet acharnement contre les hommes et les femmes, contre les familles, contre la population de notre département.
Nous appelons également l'Etat à intervenir maintenant avec vigueur pour donner un avenir à la production de thé dans notre pays.
Ce jugement constitue un désaveu cinglant pour les marchés financiers et leurs choix destructeurs.
Cette victoire des salariés porte en elle un signal fort, un signal d'espoir pour tous ceux et toutes celles qui ne veulent pas se laisser dicter l'austérité et refusent le coup d'Etat financier, pour tous ceux et toutes celles qui se battent pour l'emploi et l'avenir industriel, pour tous ceux et toutes celles qui veulent remettre l'humain au coeur des choix de société.
Les banquiers et les marchés ne seront sans doute pas rassurés par ce jugement…
Mais j'ai pu mesurer sur place ce matin combien les hommes et les femmes en sont heureux.
Aux Fralib, je veux dire merci pour cette victoire qui montre la voie.

Pierre Dharréville, Secrétaire départemental du PCF13

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